F.L.I.C.
196 pages
Français

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F.L.I.C. , livre ebook

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Description

Thriller - 360 pages


F orte


L oyale


I ntuitive


C harismatique.



Voilà quatre mots qui décrivent l’impétueuse inspectrice Ashley Johnson. Ajoutons à cela un instinct inné pour flirter avec le danger, un sens de la répartie acéré, et nous obtenons un cocktail explosif.


Pourtant, derrière cette solide façade, Ash cache une blessure profonde. Comment construire un présent lorsque le passé n’est que néant, vide de tout souvenir ?



Au cœur de ses enquêtes criminelles, prête à tout, même à se perdre, qui pourra l’empêcher de voler en éclats ?




Laissez-vous surprendre par Ashley, une femme d’exception qui vous fera passer du rire aux larmes, de l’amour à la haine, à travers sa quête de justice et de vérité.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 15
EAN13 9782379611674
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0045€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

F.L.I.C. – 1 – Implosion

F orce, L oyauté, I ntuition et C harme


ABBY SOFFER
ABBY SOFFER



Mentions légales
Éditions Élixyria
http://www.editionselixyria.com
https://www.facebook.com/Editions.Elixyria/
ISBN : 978-2-37961-167-4
Photo de couverture : Everest Comunity
L’oubli et l’évitement n’offrent jamais la paix de l’esprit.


Le passé fait de nous ce que nous sommes, sans pour autant nous définir.
À mon mari, qui supporte, sans jamais faillir, les extravagances de sa folle passionnée.
Avant-propos



La plupart des gens occultent les premières années de leur existence. D’ailleurs, est-ce vraiment important ? Quel intérêt y a-t-il à se souvenir de sa naissance, de ses premiers pas ou encore de ses premiers mots ? La mémoire « collective » est là pour cela. Elle prend le relais et comble les blancs.
Ainsi, à l’image d’une toile d’araignée, notre personnalité se tisse à chaque expérience, en s’appuyant sur un passé constellé de cases aux bords flous. Bien entendu, ce n’est qu’une esquisse. Ce réseau se tresse et s’entrelace, tout au long de notre existence, afin de faire de nous des êtres pensants, interagissant les uns avec les autres.
Mais qu’en serait-il si, à la place de ce patrimoine, il n’y avait que le néant ? Que se passerait-il si cette période charnière de l’enfance se volatilisait en un simple claquement de doigts ? Qu’adviendrait-il de nous si nos parentés, nos amours et nos attachements étaient gommés, ne laissant qu’une page totalement vierge ? Comment l’enfant, devenant adulte, pourrait-il vraiment savoir qui il est ?
C’est une question purement rhétorique, parce que je sais très exactement quels effets et quelles conséquences peuvent avoir ce genre de situations. Le jargon médical parle d’amnésie rétrograde. Moi, je préfère largement évoquer un foutu « reset », une réinitialisation totale.
Si je connais si bien cette satanée sensation, c’est qu’elle m’accompagne au quotidien.
Un soir de décembre, il y a un peu plus de vingt ans, je me suis réveillée dans une ruelle de Manhattan, sans le moindre souvenir.
Au lieu d’images, de sons et d’odeurs qui auraient dû peupler mon esprit, il n’y avait rien d’autre que le néant. Un gouffre sans fond.
Aucun passé, juste ce voile si opaque que ma tête et mon âme s’apparentaient à une coquille vide. J’avais absolument tout perdu, tout oublié jusqu’à l’apprentissage des mots... Bien sûr, avec un tel trou noir à la place du cerveau, je ne risquais pas de savoir d’où je venais, qui j’étais et encore moins ce qui m’avait conduite dans cette foutue voie sans issue.
C’était et c’est toujours une énigme à laquelle je n’ai pas trouvé le moindre début de réponse.
Heureusement, la vie a mis sur mon chemin deux êtres exceptionnels qui ont fait de moi leur fille. Mes parents d’adoption, Jason et Meredith Johnson, m’ont rebaptisée Ashley, quelques mois après le tapage médiatique qui a fait suite à ma subite apparition. Quand il est devenu évident que, malgré tout ce qui avait été entrepris pour retrouver mes origines, j’étais et restais l’inconnue 19674, ils ont refusé de faire de moi une nouvelle victime du système.
Grâce à leur aide, j’ai réussi à tout réapprendre. Leur soutien, leur patience et leur dévouement m’ont donné les clefs pour faire de moi une femme accomplie, qui sait où elle veut aller, à défaut de savoir d’où elle vient.
Mais repartir de zéro, sans la moindre idée de celle que j’avais pu être, laisse des traces et des cicatrices indélébiles.
Aujourd’hui, je tente de laisser mon parcours quelque peu chaotique à distance. Je tourne mon regard vers les autres et choisis d’œuvrer pour la loi. Je me bats pour aider les plus démunis, les faibles et ceux qui, comme moi, reviennent de loin.
À l’image de mon modèle paternel, mon héros, j’ai choisi de devenir FLIC. C’est ce que je suis, jusqu’au bout des ongles. Pourtant, même si je refuse de me l’avouer, j’ai parfois l’impression que ça aussi ce n’est que du vent. J’ignore qui je suis vraiment et tant que je n’aurai pas trouvé de réponse, je n’aurai de cesse de me chercher.
Chapitre 1

 
 
Je redessine au crayon mon regard de chat et jette un coup d’œil distrait à mon image. Ce soir, après quatre mois de travail acharné et une semaine de planque non-stop, on m’a obligée à faire une pause. Mag, mon amie un poil folle dingue, s’est engouffrée dans la faille et m’a contrainte à passer la soirée avec elle. Elle n’a pas ménagé ses effets en me promettant mille sévices si je la laissais une nouvelle fois en plan. Comme pour moi, ses séances d’épilation et de vernissage d’ongles sont pires qu’une session d’entraînement intensif chez les commandos, je me suis laissé corrompre.
J’aurais préféré, pour mes premières heures de repos depuis une éternité, m’affaler sur le canapé du salon et dormir pendant soixante-douze heures. Mais je me dois, autant que possible, d’entretenir l’illusion que j’ai une vie en dehors du taf.
En réalité, je passe ma vie à travailler. Ma vie, c’est mon job. Chasser les petits malins qui s’imaginent au-dessus des lois, c’est mon créneau. J’aime ce que je fais et je le fais bien.
Pour autant, j’ai bien l’intention de faire un effort, au moins pour la soirée. J’ai conscience que c’est un mal nécessaire. Je le dois à mes parents. Ils ont tant fait pour moi. À défaut de leur avouer la vérité, je peux au moins donner l’apparence d’une vie sociale. Et pour une fois, j’aurai autre chose à offrir à ma mère qu’un silence réfrigérant intrinsèque au secret de mes enquêtes criminelles.
Je m’oblige à éloigner de mes pensées la dernière fosse aux lions dans laquelle nous nous sommes englués jusqu’au cou. Zyan et moi sommes tombés dans un nid de vipères. Reste à espérer que l’on ne va pas se faire mordre, parce que cette fois, c’est clairement du lourd.
Le « bip » strident d’un message me fait reprendre contact avec le réel. Sans même jeter un coup d’œil à mon téléphone, j’enfile mes bottes à talons aiguilles. Pas besoin de vérifier. Ce « Ding » crispant est l’apanage de mon exubérante amie, Magdalena Black, qui s’impatiente. Il faut dire que j’ai au moins une demi-heure de retard.
Dans un dernier geste de coquetterie qui me ressemble si peu, j’essuie le débordement imaginaire de mon rouge à lèvres et attrape mon blouson. Par habitude, je vérifie la poche intérieure de mon cuir, pour sentir le froid du couteau qui ne me quitte jamais. Certaines ne se départissent pas de leur maquillage, moi, c’est de mon cran d’arrêt. Chacun ses priorités. Dans ce genre de contexte, il est évident que je ne peux pas me balader avec mon arme de service. Pour autant, je ne peux me résoudre à m’exposer sans la moindre défense. Même si je suis tout à fait capable de me protéger à mains nues, on n’est jamais trop prudent. Qui sait sur quel fêlé je pourrais encore tomber au coin de la rue.
Je récupère mes clefs sur la console de l’entrée et mon sac à main. J’ouvre le tiroir pour prendre mes papiers et mon regard s’attarde sur mon arme de « fillette ». Mue d’un besoin soudain, j’attrape le petit trente-huit et le glisse dans l’étui, créé à cet effet, à l’intérieur de ma botte gauche. Je sais, je suis ridicule, même pour « bringuer » avec une copine, je ne parviens pas à me détendre suffisamment pour me balader sans une vraie arme. Pathétique ! En même temps, les rares fois où je la laisse à la maison, je me sens aussi nue que si je me promenais à poil sur Times Square.
Et puis, ce n’est pas non plus comme si je sortais avec l’artillerie lourde ! Un petit calibre chez l’oncle Sam, c’est comme un mascara dans le reste du monde.  
Je descends les quatre étages de mon immeuble et ferme ma veste avant de me jeter dans l’hiver glacial de Manhattan. Les premières chutes de neige sont annoncées pour la fin du week-end. En attendant, un froid piquant m’accueille et me brûle le v

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