Feu pour feu , livre ebook

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2020

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Un jet privé s’écrase sur une résidence dans le quartier des vieilles fortunes de Lagos avec à son bord le principal candidat au poste de gouverneur.


Aussitôt, on lui trouve un remplaçant, assuré d’être élu : Chief Ojo. La séduisante Amaka, l’avocate des femmes, se révolte : Chief Ojo est son ennemi juré, un salaud fini, avec un goût prononcé pour les très jeunes filles et quelques cadavres dans le placard. Elle a les moyens de le faire tomber. Et assez d’astuce pour jouer avec des filous et retourner contre eux leurs propres stratagèmes. De l’action, de la rouerie, du suspense.


Des descriptions impressionnantes des marchés de Lagos, des lyncheurs et des voleurs, mais aussi des gens honnêtes qui ne se laissent pas faire. Une intrigue menée à bride abattue, entre ethnologie, polar et bd. Leye Adenle est né au Nigéria en 1975. Il est considéré par sa famille comme la réincarnation du roi des habitants d'Osogbo. Il vit désormais à Londres où il travaille comme chef de projet et, à l’occasion, acteur.



Lagos lady est son roman précédent.


"Si vous voulez de l’action, une trame qui repose sur du concret, des personnages intéressants et une intrigue rythmée, c’est celui-ci que vous devez choisir." -

Blog Évadez-moi




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Date de parution

19 mars 2020

Nombre de lectures

275

EAN13

9791022608848

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

1 Mo

Leye Adenle
Feu pour feu

À Lagos, paradis des embouteillages, un jet privé s’écrase sur une résidence dans le quartier des vieilles fortunes avec à son bord le principal candidat au poste de gouverneur.
Aussitôt, on lui trouve un remplaçant, assuré d’être élu : chief Ojo. La séduisante Amaka, l’avocate des femmes, se révolte : chief Ojo est son ennemi juré, un salaud fini, avec un goût prononcé pour les très jeunes filles et quelques cadavres dans le placard. Elle a les moyens de le faire tomber. Et assez d’astuce pour jouer avec des flous et, malgré les pièges mortels, retourner contre eux leurs propres stratagèmes.
De l’action, de la rouerie, du suspense. Des descriptions impressionnantes des marchés de Lagos, des élections truquées, des chantages, des lyncheurs et des voleurs, mais aussi des gens honnêtes qui ne se laissent pas faire. Une intrigue menée à bride abattue, entre ethnologie et polar, qui vient fouiller les dessous peu reluisants de la société nigériane sans jamais perdre le sens de l’humour.
« Spectaculaire : Adenle est la meilleure nouvelle voix du roman noir depuis des années. » Lee Child
« Un thriller haletant et tout à fait captivant. » The Guardian
 
Leye ADENLE est né au Nigeria en 1975. Il est considéré par sa famille comme la réincarnation du roi des habitants d’Osogbo. Il vit désormais à Londres où il travaille comme chef de projet et, à l’occasion, acteur. Il est l’auteur de Lagos lady

Leye Adenle
Feu pour feu
Traduit de l’anglais (Nigeria) par David Fauquemberg
Éditions Métailié 20 , rue des Grands Augustins, 75006 Paris www.editions-metailie.com
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DESIGN VPC PHOTO© THOMASDWORZAK / MAGNUMPHOTOS
Titre original : When Trouble Sleeps
© Leye Adenle, first published in Nigeria by Cassava Republic Press, 2018
Traduction française © Éditions Métailié, Paris, 2020
ISBN : 979-10-226-1031-5
ISSN : 1248-6485
À maman et papa
Prologue

– T’as déjà voyagé en jet privé ?
Chief Adio Douglas déploya sa main sur l’épaule de Titi, à l’arrière de la Mercedes Classe S. Titi fit non de la tête.
– Tu vas en faire l’expérience aujourd’hui, dit Douglas.
Titi replia ses pieds sous elle, en faisant attention de ne pas érafler le cuir noir de la banquette avec les talons de ses nu-pieds Manolo Blahnik, et se recroquevilla entre les bras de l’homme. Elle leva les yeux vers son visage.
– C’est ça, la surprise ?
– Non. J’ai une surprise encore plus grande pour toi.
– On va où ? J’aurais dû apporter mon passeport ?
– Nous allons à Abuja. À la Villa.
Titi se redressa.
– À Aso Rock ?
– Oui. J’ai rendez-vous avec le président en personne.
– Waouh. Je vais rencontrer le président ?
Douglas éclata de rire.
– Non, ma chère, c’est moi qui vais rencontrer le président. Toi, tu m’attendras dans la suite présidentielle du Transcorp Hilton.
– C’est donc ça, la surprise ?
– Non, baby. – Il la ramena contre son torse et lui caressa le bras. – C’est une surprise plus grande encore.
 
Les policiers en faction devant la barrière firent un pas de côté et se fendirent d’un salut militaire quand la limousine passa devant eux pour emprunter la discrète rampe d’accès Execujet jouxtant l’aile privée de l’aéroport international de Lagos.
Des agents du DSS , le service de la sécurité d’État, qui avaient roulé devant à bord d’un 4  ×  4 Ford Explorer, se mirent à trottiner à côté de la Mercedes en tenant à deux mains leurs fusils d’assaut israéliens Tavor TAR - 21 , crosse calée contre l’épaule et canon basculé vers le sol. La limousine s’immobilisa devant un Embraer Phenom  300 , à proximité du bout retroussé de l’aile. Un agent balaya du regard le tarmac scintillant couvert de jets privés avant d’ouvrir la portière du chief.
L’agbada blanche de Douglas se gonfla dans la brise chargée de kérosène quand il la fit passer par-dessus sa tête. Titi, dans sa tunique noire, contourna la voiture blindée pour venir le rejoindre. Le coffre de la Mercedes s’ouvrit et des agents du DSS en sortirent l’attaché-case de Douglas et le petit sac de voyage de Titi.
La porte de l’avion, située juste derrière le cockpit, s’abaissa lentement. À travers ses lunettes noires, Titi la regarda s’arrêter à quelques centimètres du sol. Elle se tourna vers Douglas.
– Je peux faire une photo ?
Il sourit.
– Bien sûr. Tant que je ne suis pas dessus…
Elle tourna le dos à l’avion, leva son téléphone bien haut devant elle et prit la pose. Sur l’écran, elle vit le pilote qui descendait les marches.
– Tu ne m’as pas dit que ton ex-petit copain était pilote ? interrogea Douglas.
Le jeune homme était planté près de la passerelle, mains dans le dos, les yeux dissimulés derrière ses lunettes de soleil Aviator, le visage légèrement tourné vers le haut. Il se tenait parfaitement immobile, comme un soldat.
Douglas posa la main sur le dos de Titi. “ Allons-y ” , dit-il. Le corps de Titi résista à sa poussée.
– Quelque chose ne va pas ? demanda-t-il.
Titi détourna les yeux du pilote pour regarder Douglas.
– Il y a un problème ? insista celui-ci.
Elle secoua la tête, lentement.
– Bon, alors allons-y. Je ne voudrais pas faire attendre le président.
Ils attendirent que l’agent du DSS qui avait monté leurs bagages à bord de l’avion redescende les marches, puis, la main toujours au creux de ses reins, Douglas poussa Titi devant lui. Le pilote resta de marbre.
– Attends, ordonna Douglas.
Titi se figea, la main posée sur le métal froid de la rampe.
– Titi, je te présente notre pilote du jour : le capitaine Olusegun Majekodunmi. C’est bien cela ?
Le pilote opina du chef.
– Olusegun, je te présente ma petite amie, Titi.
Titi ne regarda pas le pilote. Celui-ci hocha la tête mais ne la regarda pas non plus.
 
Ils s’assirent au milieu de l’étroite cabine, sur deux sièges de cuir beige qui se faisaient face. Ils restèrent silencieux pendant le décollage et la brève ascension de l’appareil. Titi avait gardé ses lunettes de soleil, elle regardait par le hublot.
– Tout va bien ? lui demanda Douglas quand le jet se retrouva à l’horizontale.
– Vous saviez ? demanda Titi. Une larme apparut sous ses lunettes noires, et tomba sur sa main.
Douglas déverrouilla sa ceinture et se pencha vers elle.
– Dans deux mois, je serai le gouverneur de l’État de Lagos. Tu viendras vivre avec moi dans la résidence officielle.
– Vous êtes marié.
D’autres larmes coulèrent sur ses joues.
– Oui. Et alors ?
– Lui, c’est mon fiancé.
– Et moi, je suis quoi pour toi ? Un sugar daddy ?
– Vous êtes marié, chief. Vous êtes marié.
– Tu m’as menti, Titi. Mais je te pardonne.
Titi enfouit son visage dans ses mains.
Douglas prit sa main dans la sienne, mais elle la retira.
– Pourquoi ? dit-elle en relevant les yeux sur lui, son mascara coulant sur son fond de teint, juste en dessous des yeux.
– Je vais devenir gouverneur ; lui, ce n’est qu’un pilote. Un chauffeur, en plus glamour. Je veux que tu choisisses maintenant. Veux-tu venir avec moi, ou bien rester là où tu es ?
Elle secoua la tête et se tourna vers le hublot, et le soleil éblouissant lui fit fermer les yeux ; elle chercha à tâtons le store.
Douglas se leva, s’inclina au-dessus d’elle et tendit la main vers le store. Il regarda dehors et fit une grimace.
– C’est bizarre, grommela-t-il.
Elle se tourna vers le hublot, puis vers lui.
À cet instant, les moteurs de l’appareil rugirent, les lunettes de Titi décollèrent de ses genoux et elle se détacha de son siège, son corps n’étant plus retenu que par la ceinture autour de sa taille.
Douglas, qui était debout, perdit l’équilibre, son crâne heurta la paroi de la cabine et il s’effondra sur le plancher.
Titi fut prise d’un vertige. Des magazines, des gobelets et un plateau en argent volèrent à travers la cabine, tandis que le jet descendait en piqué, et elle perdit connaissance.
1

– Il m’a retrouvée.
– Qui t’a retrouvée ?
– Malik.
– Comment ça, il t’a retrouvée ? Qu’est-ce qui se passe, Amaka ?
– Ce salopard m’a appelée, et il m’a menacée. Tu lui as dit que je le cherchais ?
Un homme passa en courant devant la portière d’Amaka, posa la main sur le capot pour ne pas tomber, puis poursuivit sa course au milieu des voitures. Son crâne rasé, couvert de transpiration, avait quelque chose de bizarre : une grosse bosse sur le côté.
– Je dois te laisser, Gabriel. Je serai bientôt chez toi.
Amaka posa son téléphone, se pencha pour tenter d’apercevoir l’homme qui venait de passer en courant, mais il avait disparu. Un autre homme passa à toute vitesse devant sa vitre. Elle se retourna. Un tas de gens se ruaient vers sa voiture, avec des bâtons, des planches à la main, et au moins l’un d’entre eux une machette. Elle se tourna de nouveau vers l’avant, agrippant son volant et s’inclinant vers le pare-brise pour mieux voir. La chair nue d’un torse s’écrasa contre la fenêtre, côté passager, la faisant sursauter. L’homme se repoussa des deux mains, laissant sur la vitre l’empreinte de sa poitrine moite. Il donna un coup sur le toit de la voiture et se remit à courir sur la route avec les autres, agitant une planche au-dessus de sa tête. Un jeune homme tenait un pneu à bout de bras ; la gomme lissée par l’usure laissait entrevoir les fils de l’armature. Un autre portait un jerrican de cinq litres rempli d’un liquide qu’il s’efforçait de ne pas renverser.
D’autres hommes passèrent sur la chaussée, glissant sur les capots des voitures et menaçant du poing les conducteurs qui protestaient. Amaka jeta un coup d’œil par-dessus son épaule et vit que la foule continuait à affluer. Elle téléphona à l’inspecteur de police Ibrahim.
– Bonjour, Amaka. J’arrive bientôt, dit Ibrahim.
– Vous arrivez où ?
– Sur le lieu du crash.
– Quel crash ?
– L’avion qui s’est écrasé près de chez vous.
– Un avion s’est écrasé près de chez moi ?
– Oui. Un petit avion. Vous n’avez pas entendu l’explosion ? Je l’ai entendue depuis le commissariat…
– Non. Je ne suis pas chez moi.
– Où êtes-vous ?
– À Oshodi.
– Qu’est-ce que vou

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