Robes dérobées , livre ebook

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Le jeune détective Antoine LATRIPE, de l’agence Réal, est chargé d’enquêter au sein d’une célèbre maison de couture.


À la suite de fuites inexplicables, les modèles de robes et de manteaux créés dans ses ateliers sont régulièrement vendus au Mexique et aux États-Unis quelques jours avant leur présentation officielle à la clientèle parisienne...


* * *



Scénario original de Jean LEC, adapté et dialogué par : Jean MARSAC, Roger SALARDENNE, Raymond SOUPLEX, Robert ROCCA.



Mis en images par Maurice HENRY.



Le scénario a été découpé et distribué aux quatre adaptateurs.



Chacun développera son épisode, cherchant naturellement à mettre son successeur devant les situations les plus inextricables.



Il aura le droit de transporter les personnages dans toutes les parties du monde, de créer d’autres héros et de tuer ou faire disparaître tous ceux qui le gênent.



Il pourra donc donner libre cours à sa fantaisie, pourvu qu’il suive l’action du scénario original. Cependant, il lui est interdit de tuer les deux héros de l’histoire.



Il ne peut pas non plus les faire changer de sexe et il n’a pas le droit d’amener la fin du monde.

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Publié par

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0

EAN13

9791070039984

Langue

Français

Poids de l'ouvrage

1 Mo

Présentation de l'époque

Scénario original de Jean LEC, adapté et dialogué par : Jean MARSAC, Roger SALARDENNE, Raymond SOUPLEX, Robert ROCCA.
Mis en images par Maurice HENRY.
Pour les lecteurs qui n'étaient pas à l'écoute et pour les auditeurs avides de connaître la suite et la fin du « ciné-roman montmartrois », nous le reprenons à son début.
Le scénario a été découpé et distribué aux quatre adaptateurs.
Chacun développera son épisode, cherchant naturellement à mettre son successeur devant les situations les plus inextricables.
Il aura le droit de transporter les personnages dans toutes les parties du monde, de créer d'autres héros et de tuer ou faire disparaître tous ceux qui le gênent.
Il pourra donc donner libre cours à sa fantaisie, pourvu qu'il suive l'action du scénario original. Cependant, il lui est interdit de tuer les deux héros de l'histoire.
Il ne peut pas non plus les faire changer de sexe et il n'a pas le droit d'amener la fin du monde.

1 er  ÉPISODE
Par Jean MARSAC
 
— Bravo... bravo... bis ! s’exclamait une spectatrice dans une des premières loges de ce grand théâtre où paraissait en soirée de gala la plus grande troupe que les Comédiens-Français avaient depuis longtemps réunie.
Parmi la foule élégante qui s’écoulait lentement vers le foyer et le bar, la délicieuse Annette échangeait ses impressions avec son amie Yvette, du même âge qu’elle, aussi fraîche et aussi délurée.
De la pièce au jeune premier… du jeune premier à l’amour... leurs esprits ébauchaient de jolis rêves.
— Moi, j’aimerais être mêlée à une histoire policière, dit évasivement Annette.
— Qu’à cela ne tienne, lui répondit son amie, va donc cambrioler une banque !
— Ah ! non... je préférerais quand même avoir le beau rôle, le rôle de l’héroïne pour qui, justement, on cambriole avant de forcer son cœur. D’ailleurs, je crois que je suis née pour les grandes aventures !
— Et moi, donc, fit l’autre, c’est ce que m’a dit l’autre jour une cartomancienne.
Et pendant que l’on bavardait de chiromancie, de marc de café et autres tarots, retentissaient les trois coups, rappelant dans la salle le public fidèle.
 
EXTRA-LUCIDITÉ
Ce n’était pas légèrement qu’on avait parlé de cartes puisque, le lendemain, Annette courait chez M me  Emma.
— Un, deux, trois : un homme de loi — Quatre, cinq, six : à la nuit. — Sept, huit, neuf : qui vous apportera une nouvelle. — Un, deux, trois, quatre, cinq : pour un départ. — Six, sept, huit, neuf, dix : dans la rue. — Valet de carreau : avec un homme. Roi de pique : que suit un autre homme... Mais je vois deux hommes qui s'accostent…
Voici l’essentiel du discours que tint à la frêle Annette l’incommensurable M me  Emma, et le tout pour la somme de mille francs, malgré la voix d’un perroquet qui ne cessait de répéter : « Deux cents francs. Deux cents francs… », ce qui n’était peut-être que sa façon à lui de réclamer son pourboire ou mieux d’annoncer le prix de la consultation de M me  Emma... mais avant la guerre !
Et M me Emma, pour si incrédule qu’elle fût elle-même et si peu sûre de sa science de voyante, avait quand même, sans le savoir, mis le doigt sur le grand « X » qui allait se poser dans la vie de son aimable cliente.
Quel courant secret, en ce moment, liait la destinée de deux êtres qui peut-être n’avaient jamais pensé voir plus loin que le bout de leur nez ?
 
FILATURE
Antoine, fier de son nom, errait à cette même heure dans les rues de Paris où il rencontrait, par un de ces hasards que les chiromanciennes les plus raffinées n’arrivent pas à prévoir, un sien ami.
— Oh ! ce cher Antoine... Toujours dans le textile ?
Antoine eut un frisson qui lui rappela qu’en fait de « textile », il tenait entre ses mains un fil d’Ariane.
— Eh bien ! mon cher, dans le textile, oui, plus ou moins, c'est-à-dire que je file... je file jour et nuit, à droite, à gauche… je file dans toutes les rues... je file dans Paris… je file quelqu’un et, pour ne rien te cacher, je suis détective privé. À cet instant précis, sans que tu t’en doutes, je surveille et j’épie l’homme qui est en face sur le trottoir et semble admirer négligemment la vitrine d’un magasin de frivolités.
Et c’était vrai.
L’allure dégagée et sifflotant un air à la mode, un homme élégant, jeune d’allure et fièrement cambré, entra dans ledit magasin. Était-il attiré par ces froufrous, par ces dessous suggestifs ?... Remuait-il en son esprit quelque idée légère ?
Antoine, qui, sans doute, n’avait pas les mêmes désirs, entra à son tour et sollicita de la vendeuse, non pas quelques grammes de soie légère, mais simplement un renseignement,
— Mademoiselle, je voudrais bien savoir ce que vient d’acheter le client qui m’a précédé ?
— Mais, Monsieur, répondit la vendeuse, vexée et hautaine, nous ne sommes pas une agence de renseignements.
— J’en suis certain, mais, moi, répliquait Antoine, je suis détective policier privé. Voici d’ailleurs ma carte et je vous prie de...
— Bien, Monsieur. Alors, je vous dirai franchement que ce client vient de nous acheter une des plus belles parures de notre magasin.
Antoine sortit, sentant qu’il avait toujours en sa main le...

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