Un crime la nuit , livre ebook

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Pierre Mareil, après une nuit de beuverie pour noyer son désespoir d’avoir perdu jusqu’à son dernier sou et bien plus au casino de Deauville, est réveillé au petit matin par la police, alors qu’il est endormi dans le sofa d’une villa inconnue.


Son intrusion, certes illicite, devient le moindre de ses soucis quand il apprend, de la bouche d’un magistrat, que le cadavre d’une femme gît dans la pièce à côté et que ses empreintes sanglantes ont été retrouvées sur le chemisier de celle-ci.


Pour sa première affaire à Deauville, l’inspecteur François PESSART se félicite d’avoir aussi rapidement trouvé le coupable mais il oublie un peu vite que, parfois, les apparences peuvent être trompeuses...

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Nombre de lectures

3

EAN13

9791070039601

Langue

Français

Inspecteur PESSART

- 20 -

UN CRIME LA NUIT

De
Marcel PRIOLLET
* 1 *
UN HOMME IVRE !

Fallait-il qu'il ait bu pour avoir entamé cette stupide partie de baccara avec ce Roumain ! Il y laissait les dernières bribes de son avoir et plus ! Après, la gorge sèche, n'avait-il pas été au bar américain. Le barman lui avait servi plusieurs cocktails et ce n'était que vers une heure du matin, lorsqu'on fermait l'établissement du casino, qu'il s'était retrouvé dehors, errant dans la campagne…
La fraîcheur de la nuit lui avait rendu une espèce de lucidité inconsciente sans qu'il fût pourtant conscient de ses actes. Il s'en alla sur la route où soufflait, cette nuit-là, un désagréable petit vent de nord-ouest venu de la mer et qui glaçait les os.
Pierre Mareil était un bon petit jeune homme sans méchanceté, mais qui avait eu le malheur de rester trop jeune orphelin, pourvu d'une fortune abondante.
Depuis trois ans, il jetait par la fenêtre, avec une prodigalité sans exemple, l'héritage laissé par ses parents. Ce soir-là, il était exactement au dernier chapitre de ses folies !
Une mauvaise chance au jeu, peut-être, qui sait, la mauvaise foi d'un partenaire peu scrupuleux, avait fait de lui, cette nuit-là, au casino de Deauville un homme ruiné !
Il avait joué sur parole la somme de deux cent mille francs qu'il ne possédait plus en banque. Le chèque qu'il avait signé ne serait pas payé, il le savait, et dans son ivresse, cette catastrophe ne prenait pas une forme définitive. Il venait de dépasser la place Morny, endormie sous un ciel clair... Une grande avenue plantée d'arbres maigres s'étendait devant lui, menant à l'écluse de Trouville. Et puis ce fut une large avenue bordée d'herbe rare en bordure de la mer.
Ici, le vent soufflait avec rudesse, donnant des claques aux petits arbrisseaux chétifs plantés le long de la plage.
Pierre Mareil, enfiévré par son ivresse, ne sentait ni le vent ni la pluie commençante dont son visage et ses membres étaient frappés d'un grand souffle. Bien au contraire, cette fraîcheur lui paraissait salutaire. Il allait, l'esprit embué, percevant des bribes de souvenirs comme si son cerveau eut contenu des écharpes de brouillard. Un banc de bois s'érigeait au bord de la route. Il s'assit.
Ce repos lui causa une sorte de bien-être, puis, presque immédiatement, la pluie se mit à tomber avec violence. C'était cette averse normande froide et impitoyable, qui dure des heures, des jours entiers, sans cesse et sans répit. Quand le jeune homme eut ses effets trempés et qu'un froid glacial lui eut gelé les os, il s'aperçut seulement qu'il pleuvait. Grelottant sous la rafale, il se leva, courut au hasard afin de chercher un refuge. Cette partie de la station mondaine présente un aspect assez désert… un alignement de villas presque toutes bâties sur le même modèle, bâtisses carrées ou chalets normands séparés de la route par un étroit jardin sablé, enclos d'une barrière de bois à hauteur d'homme.
Pierre Mareil trouva en bordure du port une villa dont l'entrée s'avéra ouverte. Il entra.
Son état présent ne lui permettait guère d'analyser les choses, car non seulement il eût trouvé singulier de voir le jardin ouvert, mais il l'eût été davantage de trouver la porte d'entrée bâillant également sur une antichambre déserte. L'endroit présentait ce confort factice des habitations aménagées uniquement pour la location saisonnière.
Pierre poussa une porte…
On n'y voyait pas, car l'obscurité la plus profonde régnait à l'intérieur. Cependant, par l'interstice des volets fermés, la lointaine lueur d'un bec de gaz et le reflet tournant du phare de la jetée mettaient par instant une sorte de clarté.
L'homme ivre crut distinguer, dans un angle, un divan. Il s'étira, bâilla :
Ah ! dormir ! dormir ! il n'en demandait pas plus pour l'instant, incapable de réfléchir et même de lier deux idées…
Il s'en alla en trébuchant jusqu'au sofa, tâta d'une main tremblante les coussins de velours, puis, avec un délice incroyable, il s'étendit, se roula pour ainsi dire sur cette couche inconnue et presque aussitôt s'endormit d'un sommeil pesant.
* 3 *
LA FAMILLE CHAMBERTIN
 
Ce jour-là, la famille Chambertin se trouvait réunie à l'heure du déjeuner matinal dans la claire salle à manger de leur cottage normand de Villers-sur-Mer. Par une...

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