Chevaliers errants
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Description

Qu’ils soient à la recherche de rédemption, porteurs d’un vœu de vengeance inaltérable, serviteurs de la lumière ou dévoués à la destruction du monde : les chevaliers noirs et les chevaliers errants sont réunis dans notre anthologie pour vivre leur plus grande aventure.

Hommes, femmes, adolescents ; ils servent un idéal ou une obsession, veulent accomplir une mission qui les dépasse ou retrouver quelque chose qu’ils ont perdu... dans tous les cas, ils y consacrent leur existence, et parfois bien davantage.

Au cours de quinze récits, partagez leur raison de vivre et découvrez l’aboutissement de leurs quêtes !

Anthologie dirigée par Jean Bury, avec les nouvelles de : Carl Ansen, Florence Barrier, Olivier Boile, Anthony Boulanger, Kaliom Geefker, Brice Gouguet, Kevin Kiffer, Stéphane Lavenère, Mélaine Naël Legrand, Ambre Melifol, Émilie Milon, J. A. Reeves, Guillaume Sibold, Franck Stevens et Laurence Vigne.

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Informations

Publié par
Nombre de lectures 2
EAN13 9782372270786
Langue Français
Poids de l'ouvrage 4 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0022€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

CHEVALIERSERRANTS Anthologie dirigée par : Jean Bury Anthologie avec les textes de Carl Ansen, Florence Barrier, Olivier Boile, Anthony Boulanger, Kaliom Geefker, Brice Gouguet, Kevin Kiffer, Stéphane Lavenère, Mélaine Naël Legrand, Ambre Melifol, Émilie Milon, J. A. Reeves, Guillaume Sibold, Franck Stevens, Laurence Vigne.Préface de Jean Bury Illustration de couverture de Rumyana Zarkova
TABLEDESMATIÈRES Chevaliers errants Préface Des anges et des hommes Présentation de Carl Ansen À feu et à aubes Présentation de Kevin Kiffer Vivre par l’épée Présentation de Franck Stevens Humanités Présentation de Guillaume Sibold La Toile et l’épée Présentation de Florence Barrier Le roi des vermines Présentation de Brice Gouguet En attendant l’Orque Présentation d'Ambre Melifol Le bourreau vagabond Présentation d'Émilie Milon Dragon et trahison Présentation d'Anthony Boulanger Code chevalier Présentation de J. A. Reeves Lame éternelle Présentation de Laurence Vigne Le chant du cygne Présentation de Mélaine Naël Legrand SinOjos Présentation de Stéphane Lavenère Voyage avec Auryne Présentation de Kaliom Geefker Retour à Perpétuel-Automne Présentation d'Olivier Boile Déjà parus chez Mots & Légendes Chez notre partenaire : Les Ombres d'Elyranthe Mentions légales Résumé
PRÉFACE CHEVALIERSNOIRSETCHEVALIERSERRANTS
Laquelle prouve, s’il était nécessaire, qu’il faut toujours lire les préfaces à la fin : vous êtes prévenus !
L’homme en noir fuyait à travers le désert, et le p istolero le suivait. Un chevalier errant, traqué par un autre. Le premie r sert le mal, le second devrait servir le bien. Il suffit d’une phrase à Stephen Ki ng, en introduction deLa Tour sombre, pour imposer sa version des deux archétypes. Ils n’ ont ni armure ni caparaçon, ils progressent dans un désert fordien, l’homme en noir a les traits hollywoodiens de Matthew McConaughey et Roland porte le chapeau info rme des westerns-spaghettis. Pourtant, il s’agit bien de deux chevaliers errants . Ce qui les définit, ce n’est pas l’adoubement, c’es t la quête. L’homme en noir est prêt à tout sacrifier à un obje ctif unique, même si l’on n’en mesure pas encore l’absolu nihilisme. Et si le pist olero obsédé par la vengeance a oublié sa quête, la quête, elle, ne l’a pas oublié. Le destin (enfin, le « ka ») va bientôt mettre sur sa route deux jeunes gens à l’avenir inc ertain et un gosse perdu sans collier : il les sauvera et, sauvé par eux, il entr era dans la Tour sombre non en démon vengeur, mais en héros. C’est la quête qui fait les chevaliers errants. Pas l’écu de sinople au chef d’azur ni la solitude sur les chemins. On me reprochera l’arbitraire de ma définition. Il est vrai qu’on peut longuement en discuter : je me vois très bien en débattre auPoney fringant ou dans un bistrot de Tatooine avec mes camarades de Mots & Légendes, aut our d’une cervoise ou d’une bière romulienne (illégale dans la Fédération), jus qu’aux premières lueurs de l’aube. Cela dit, un anthologiste est comme Monsieur de Vil lars à la veille de Denain : il peut papoter tactique toute la nuit, mais quand l’ennemi paraît sur la crête, il lui faut bien clore les palabres et faire sonner les fifres et le s tambours. Et pour décider de la tactique à appliquer à cette préface, je n’ai eu qu ’à lire les quatre-vingt-quinze nouvelles que cet appel à textes a suscitées : dans leur infinie variété, la majorité d’entre elles s’axait sur la quête. Or, si c’est cela qui définit les chevaliers errant s, alors ces derniers prennent tous les visages. Ils peuvent, classiquement, être Perce val : le vrai, bien sûr, l’adolescent de Chrétien de Troyes dont la rose de sang fleurit sur la neige, pas le potache rougissant de Julien Gracq ni le ténor qui s’époumone au milie u d’un charivari de cuivres dans la mystique Oktoberfest en papier crépon de Wagner. Ils peuvent cependant avoir une apparence plus mode ste. Qui donnerait trois sous du narrateur de Proust ? Pourtant, cet avorton rach itique et souffreteux quitte soudain ses fumigations, ses petites laines et ses camomill es pour partir héroïquement, seul et sans arme, à la recherche du temps perdu. Parfois, c’est en se détournant un temps du combat que le chevalier errant se révèle. Tant que Chien du Heaume, chez Justine Niog ret, guerroie pour de l’argent, elle n’est qu’une mercenaire parmi tant d’autres. C’est le jour où elle part à la découverte
de son nom véritable qu’elle rejoint notre cohorte altière et un peu désolée. Sa quête est en partie intérieure : le voyage n’en sera que plus long. Certes, la protection de la veuve et de l’orphelin reste la tâche noble par excellence : aujourd’hui encore, on voudrait voir d avantage de Résistants libérer les enfants qui extraient le cobalt des fabricants de s martphones et moins d’électeurs hyperconnectés collaborer à ce crime en en vantant les plus-values financières (lesquelles sont probablement magiques, puisqu’elles on t pour propriété de ruisseler vers le haut). Cependant, la mission qu’on se choisit pe ut être plus immatérielle, plus personnelle, et ce n’est bien sûr pas pour sauver l a compagnie Rivière que Fabien part pour sonVol de nuit. La recherche pour soi d’un héroïsme sans guerre e t sans ennemi, rendu à sa forme pure, est pour les conquérants de l’Aéropostale un défi neuf. Pourtant, il suffit de lire les dernières lettres d e Saint-Exupéry pour comprendre que ce fut également, peut-être, une tentation. L’héroïsme véritable aurait pu être aussi de marcher tout doucement vers une fontaine, comme le Petit Prince. Il y a donc mille manières, prédestinées ou acciden telles, en armure ou en pyjama, dans la forêt de Brocéliande, dans les galaxies trè s lointaines ou au métro Barbès-Rochechouart, d’embrasser la quête plus ou moins so litaire qui fait de vous le chevalier errant de votre monde, et les auteurs de cette anth ologie ont su explorer toutes les variétés de cette thématique. Bien mieux, ils ont s u montrer qu’à chaque facette noire de la chevalerie perdue il existe un pendant vertue ux, qu’il est un miroir dans lequel se reflètent, transfigurées, les pulsions sombres des antihéros. Pour chaque messe noire, il y a une messe d’adoubement, pour chaque entrepri se impie, une pure œuvre de dévouement.
Le culte du moi
Par exemple,Dragon et trahisonexpose le chevalier usurpateur qui ne cherche que sa gloire propre. Aussi à l’aise dans la noirceur q ue dans la poésie ou l’action (on n’imagine pas de blockbuster plus palpitant que la partie d’échecs deZugzwang), Anthony Boulanger se montre cette fois-ci sarcastiq ue. Un peu de tendresse, pourtant, tempère l’ironie : on voit où vont les sympathies d e l’auteur. À rebours de John Ford, Anthony Boulanger n’a pas voulu imprimer la légende , et il a eu bien raison. Certains se perdent donc en ne servant qu’eux-mêmes . D’autres, au contraire, se sauvent en acceptant, presque malgré eux, une quête désintéressée. DansDes anges et des hommes, au titre steinbeckien, Carl Ansen nous montre ave c un vrai sens du décor et de l’évocation qu’on peut atteindre à la g randeur morale par les chemins les plus détournés. Il n’est pas jusqu’au paysage qui n e prépare chez l’héroïne son basculement vers la rédemption, et les golems qui p assent paisiblement, indifférents comme la fauvette de Ravel aux guerres des hommes, vous rappelleront la liberté retrouvée des animaux deThe Last of Usdans les ruines des villes anciennes. De même, Guillaume Sibold, très informé des convent ions du post-apo, nous présente un Vagabond seulement préoccupé de retrouv er le mythique Abri de ses rêves : il ne recule devant rien pour survivre et n e tend jamais la main à personne. Pourtant, sa quête du havre personnel doit cacher a utre chose, puisqu’il suffira d’une rencontre et d’un énième cadavre d’enfant pour qu’i l balaie d’un geste les principes égoïstes de toute une vie. Avec sa fin ouverte et s es tonalités grises et noires, Humanitésest une nouvelle étouffante, mais elle n’usurpe pa s son titre.
Gnôthi seauton
Autre miroir qui rapproche et sépare les chevaliers noirs des chevaliers errants, la quête qui vous accomplit, qui exhume et révèle votre nature profonde. Brice Gouguet ne nous raconte pas vraiment l’histoi re d’une vengeance. Le tort qu’on fait à son héros n’est qu’un boutefeu : s’il devientLe roi des vermines, c’est sans doute qu’il était destiné à l’être. Peut-il en alle r autrement sur cette terre corrompue où la fidélité à la couronne implique de servir l’inju stice ? La faute initiale est toujours celle des rois pécheurs. La lecture de cette histoire n’e st pas toujours plaisante : l’auteur a donc atteint sa cible. Cependant, une longue quête peut aussi révéler chez un individu ordinaire une nature lumineuse. Ambre Melifol, avec habileté, nou s maintient jusqu’à la dernière ligne dans l’ambiguïté : son histoire est-elle un d élire d’esprits fatigués ou un vrai passage vers un monde au-delà du nôtre ? Nous n’en saurons rien, mais qu’importe : les personnages d’En attendant l’Orque, héros chestertoniens qui vivent en couleurs dans un monde gris, traversent leur épreuve bien ré elle avec une dignité qui force le respect, sans jamais déroger. C’est toute leur vie qui les adoube et la transfiguration finale, réelle ou imaginaire, ne fait qu’en prendre acte. Parfois, on peut même se demander si l’échec face à la malédiction n’est pas un trompe-l’œil : à la fin deVivre par l’épée, tout semble perdu pour les héros de Franck Stevens. Pourtant, jamais ses chevaliers n’auront c essé de l’être. Cette histoire n’est pas seulement riche de splendides vieux contes que l’auteur invente comme s’il les avait collectés, elle parle aussi de serments, de d evoirs, de service et de fidélité. Dans cette légende, nul n’accepte sciemment la musique d u mal et, quoi qu’il advienne, c’est bien l’image d’un chevalier dévoué que nous devons garder de chacun d’eux.
Mal absolu, bien incarné
Certains, d’un côté comme de l’autre du miroir, von t plus loin encore et finissent par incarner un absolu de violence ou de dévouement. Dans une nouvelle qui maîtrise toutes les nuances d u cyberpunk et du roman noir, Stéphane Lavenère crée en quelques pages un monde c omplexe, crédible et profond que son personnage principal veut mettre à feu et à sang. On aurait tort de croire que SinOjosrçon frustré jusqu’au n’est qu’un habile truand solitaire, ou même un ga désespoir par sa nature et ses ressentiments. Sa qu ête véritable est totalement nihiliste. Il veut tout faire brûler et il n’est pa s nécessaire de l’approuver pour lui trouver une forme dévoyée de grandeur. Heureusement, c’est au bien pur que d’autres se con sacrent. DansÀ feu et à aubes, nouvelle steampunk riche en couleurs et, comme to ujours avec l’auteur, aussi historique dans le romanesque qu’une épopée d’Alexa ndre Dumas, Kevin Kiffer nous montre qu’il est possible à Josette, la fille de pê cheur, de s’entendre avec l’envoyé du roi, Jouffroy d’Abbans. Tous deux sont là pour serv ir, exclusivement pour servir, et tous deux connaissent les hommes, même si l’aristocrate les a rencontrés dans les camps du drap d’or et la jeune fille sur les marchés popu laires. Malgré la différence de rang, ils feront cause commune contre les monstres et les chefs de bande aux visées moins 1 nobles.
Autre exemple de dévouement pur, d’héroïne pour qui n’existe que la quête du bien (et une vieille fidélité qu’elle ne veut pas oublie r) :Code Chevalier, de J.A. Reeves. Dans cette nouvelle qui nous propose sans doute le chevalier errant le plus original de l’anthologie, un vaisseau refuse d’oublier ce que l ui a enseigné, de son vivant, l’humaine dont il était le symbiote. Chacun finira par le reconnaître et l’adoubement final ne manquera pas de panache, même sans la sole nnité des formules et des voûtes de cathédrale.
Ambiguïtés
Émilie Milon nous propose un chevalier noir compliq ué. En bonBourreau vagabond, il applique la justice de la façon la plus violente , la plus aveugle qui soit. Cependant, si l’on doit s’horrifier de cette brutalité qui décapi te femmes et enfants dont le seul crime est d’avoir abreuvé un fugitif, le monstre de cette histoire n’agit pas pour lui et ne gagne rien à une mission que la population elle-mêm e lui impose, malgré l’effroi qu’elle en éprouve. Ici, le chevalier impie est désintéress é. Au-delà, la nouvelle nous parle aussi des êtres perdus dans un monde étranger : le malheureux adolescent poursuivi est seul dans un pays, dans des mythes qui ne sont pas les siens et qu’il ne comprend pas. Les pires malédictions sont les plus solitaires. À l’inverse, certains paladins semblent éprouver un e lassitude : ils servent le bien depuis toujours, mais l’âge et les incertitudes les rattrapent, écornent leur foi. Dans leChant du cygneque de Mélaine Naël Legrand, dont la musique mélancoli finit par serrer la gorge, les héros ont survécu à leur époque. Il n’y a plus de place pour eux dans un monde où les hérauts du Mal sont des ga gne-petit, les dragons des espèces protégées et les idéaux d’hier des vieiller ies oubliées. Pourtant, n’enterrons pas trop vite les vertus héroïques d’autrefois. Com me le dit Jacques Perret dans Mutinerie à bord, « la mode et le besoin en pourraient revenir ». Le héros deLame éternelle, même s’il est un « guerrier aux mille victoires » , a le calme vieillissant de ceux qui n’ont plus qu’une mi ssion à accomplir, qu’un héritage à léguer. Dans un style un peu nostalgique, mais dont les ellipses d’églogue savent rendre la paix du temps qui passe, Laurence Vigne n ous montre que l’issue d’une flamboyante carrière peut être d’autant plus belle qu’elle est intime et discrète : une transmission sans témoin, pas sans amour. Olivier Boile aussi nous propose une héroïne rattra pée par l’âge et le souvenir de ce qui fut perdu, comme si sa quête ne pouvait aboutir qu’à unRetour à Perpétuel-Automne. Dans une Chine médiévale qui ne fait jamais décor hollywoodien, l’auteur peint une aquarelle en demi-teintes qu’on a envie d e lire en écoutantLa Vallée de cloches ouPoissons d’or-écarlate,. On n’oubliera ni la mélancolie de Tigresse-au-dos ni l’éclatante jeunesse de Scorpion-invisible. On n ’oubliera pas, surtout, la réplique finale.
Les saints sans auréole
Il y a donc les chevaliers au cimier couleur d’auro re chers à Colette, mais ceux, aussi, qui ne seront pas adoubés.
Ainsi, on peut lireVoyage avec Auryne du point de vue de l’héroïne, ou même de Naryth. On peut aussi rester tout du long au côté d u narrateur, enfant de quatorze ans que ce trop bref cheminement auprès d’une femme exc eptionnelle marque à jamais. Sans allégeance, sans roi, sans Table ronde, il portera l’épée sans être armé chevalier, mais il restera fidèle à l’enseignement, à l’idéal qu’on lui a transmis ; il honorera, toute sa vie, l’héritage de service errant qu’il a reçu. Kaliom Geefker, prouvant que les plus beaux dénouements sont les plus humbles, nous remet l’histoire d’Auryne, de son frère d’armes et de son écuyer : il dépend de nous de nou s en montrer dignes. Et gardons pour la fin le plus humble, le moins écl atant, le plus timide et le plus grand de nos héros : le jeune Lionel deLa toile et l’épée, invisible justicier du RER, dont les exploits enchanteront quiconque a, un jour, pris le métro parisien. Renouvelant 2 avec finesse le genre du manga MMO , Florence Barrier saute avec fluidité du supermarché d’à côté aux berges fantastiques où les paladins risquent leur vie pour 3 protéger la veuve, l’orphelin et le PNJ . La fin n’est ouverte qu’en apparence : nous ne savons rien de ce qui va se passer, mais nous avons pleine confiance dans la force inébranlable de ce jeune garçon timide et solitaire .
Envoi
Je devrais m’arrêter là, d’autant que ma bouteille de whisky breton est vide. Pourtant, je voudrais ajouter un mot. J’ai voulu pa rler dans cette introduction des histoires que nous avons retenues : c’était une dette de reconnaissance, il faut toujours remercier les conteurs. On aurait pourtant tort de croire que cette sélecti on épuise ce que les nouvellistes nous ont proposé. À l’issue de cet appel à textes, nous avions reçu une centaine d’histoires et, pour les avoir toutes lues, je veux dire leur qualité et leur infinie diversité. Elles brassaient tous les genres, tous les thèmes, collaient exactement à l’idée qu’on peut se faire d’un chevalier errant ou s’en éloigna ient de la façon la plus extravagante, étaient infiniment sérieuses ou comiques, allaient de la prose crue aux vers cadencés et de la station de métro d’à côté à la galaxie la plus lointaine. Lorsque Mots & Légendes m’a proposé de travailler sur cette anthol ogie, je n’ai pas compris quelle chance j’avais. Lire toutes ces histoires, ce fut u n grand voyage dans la thématique du chevalier errant, l’exploration d’un monde vaste au x décors richement variés et peuplé des êtres et des créatures les plus sidérants. À to us les auteurs, je suis reconnaissant. À tous, sans exception, même ceux que nous n’avons pas retenus, car c’est la variété de ce voyage qui en fait le prix, et cette variété fut construite par tous les participants. Je ne m’attendais pas à découvrir un tel foisonneme nt, une si vaste galaxie. J’espère que vous aimerez assez cette anthologie po ur supporter plus facilement, pendant quelques heures, le poids du monde. Mais j’ai eu un privilège qui vous est refusé : j’a i lu tous les envois. Et j’ai marché dans les étoiles. Jean Bury Annotation :
1 : Nos deux chevaliers errants sont ici navigants, mais pourquoi pas ? Après tout, au Helder, la cavalerie française s’est emparée de la flotte hollandaise. Retour au texte 2 : Le sigle MMO désigne tout jeu massivement multi joueur, c’est-à-dire joué par plusieurs dizaines de joueurs jusqu’à plusieurs mil lions. Tous ces joueurs sont répartis dans le monde entier et interagissent entre eux dan s un même jeu vidéo via leur connexion internet.vidéo via leur connexion interne t. Retour au texte 3 : Le terme PNJ désigne tout personnage d’un jeu q ui n’est pas contrôlé par un joueur humain. Retour au texte
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