Autonomie solidaire - Écovillages et habitats participatifs
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Description

Écohameaux, écovillages, habitats partagés, groupés ou participatifs.…

Vous vous intéressez aux modes d’habitat alternatifs ? Vous souhaitez vous engager dans un mode de vie collectif, écologique et solidaire plus respectueux des hommes et de la nature ? Vous aimeriez rejoindre un groupe existant ? monter votre projet ?

Ce guide vous offre un aperçu des questions essentielles à vous poser, des difficultés courantes et des solutions concrètes existantes. Grâce au véritable travail d’enquête des auteures, vous y trouverez de multiples et riches témoignages : des personnes aux profils variés, engagées dans toutes sortes de projets, à différents stades d’avancement, dans plusieurs régions, chacun avec ses propres objectifs et contraintes…

Vous découvrirez également une mine de conseils et de ressources qui vous aideront à vous lancer.


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 08 mars 2021
Nombre de lectures 0
EAN13 9782815316316
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0042€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Nathalie Boquien & Marie Thiriet
Autonomie solidaire
Écovillages & habitats participatifs
Témoignages et clés pour votre projet
Préfacé par Mathieu Labonne
Table des matières Préface Introduction Pourquoi ce livre ? Des auteures en quête Des rencontres inspirantes Préambule Remarques préalables Chapitre 1 - Les premiers pas pour démarrer La raison d’être du projet Pour faire quoi ? Avec qui ? Où ? Exemples de questionnaires Chapitre 2 - Vivre ensemble L’humain au cœur des projets Le groupe, un organisme vivant La gouvernance, les prises de décision Les relations au quotidien Soi, son couple, sa famille Ensemble mais pas coupés du monde Le partage au cœur des projets Chapitre 3 - Habiter autrement Écologie, autonomie, simplicité : des valeurs phares Quel type d’habitat ? Construction, rénovation ou habitat léger Changer son mode de vie : quelques pistes Chapitre 4 - Montage juridique et financier Choisir des statuts adaptés à son projet les principaux statuts utilisés Comment financer son projet ? Quelques exemples Chapitre 5 - Se former, se faire accompagner Pourquoi ? Quelles formations ? Quels accompagnements ? Chapitre 6 - Témoignages Aurélie et Cédric, Les Templiers Annie, Le Clos d’Émile Anne et Bastien, La Ferme du Val Aude et Gilles, Les Voisins Volontaires Jacques et Marie, L’Aronde Nicolas, La Morinais François et Marie-Thé, L’ôôôberge Isabel et Clémence, Écolectif Marc, Habiterre Conclusion Coécrire ce livre, un pas de plus vers nos projets Et vous ? L’humain au cœur des projets Des laboratoires du « vivre autrement » C’est bien beau tout ça, mais maintenant, on fait quoi ? Ressources Des ouvrages de référence Liste des sigles et abréviations Remerciements Page de copyright
Points de repère Page de Titre Couverture Corps de texte Page de Copyright

Préface
Partout en France, des collectifs citoyens inventent de nouveaux lieux de vie écologiques et solidaires. Écohameaux, habitats participatifs, écovillages, tiers-lieux… On dénombre aujourd’hui plus de 1 000 oasis en France et plus de 200 projets se lancent chaque année.
Ces lieux collectifs ont un rôle essentiel pour l’avenir. Ils sont le chaînon manquant entre l’action individuelle et l’engagement plus politique. Ils manifestent le potentiel du faire-ensemble et de l’échelle locale, et ils montrent que les citoyens peuvent se réapproprier leurs modes de vie en profondeur. Au-delà, nous savons désormais que ces lieux catalysent des changements plus grands et permettent la transition de territoires complets, car ils recréent du lien social, ils essaiment des techniques et surtout ils montrent à toutes et tous qu’il est possible de vivre autrement dans la joie et le partage.
Ce sont désormais des dizaines de milliers de citoyens et citoyennes qui rêvent de créer eux aussi leur écolieu. Cependant, pour passer du rêve à la concrétisation, ils ont à la fois besoin d’être inspirés, mais aussi d’être soutenus grâce à des outils et des connaissances qui s’affinent grâce à l’expérience des pionniers. C’est tout le mérite de Nathalie Boquien et Marie Thiriet d’avoir à la fois collecté des témoignages de nombreux porteurs de projets et de partager en même temps, d’une façon simple et claire, des clés pratiques et essentielles pour initier son projet. La force de leur livre est d’offrir un panorama très large de ce grand mouvement à l’œuvre dans la société.
Créer un écovillage ou un habitat participatif est une expérience merveilleuse, qui change une vie et qui participe à changer le monde. C’est sans doute le levier le plus puissant pour transformer en profondeur son mode de vie et ainsi participer activement au monde de demain. Plongez dans ce livre et laissez-vous guider pour comprendre ces initiatives innovantes et peut-être vous lancer dans l’aventure !
Mathieu Labonne
Président-directeur général de la Coopérative Oasis
Ancien directeur de Colibris
Fondateur de l’écohameau du Plessis
Introduction
Pourquoi ce livre ?
Le peu qu’on peut faire, le très peu qu’on peut faire, il faut le faire.
Théodore Monod
Des projets d’habitat groupé ou d’écovillage fleurissent un peu partout en France depuis une vingtaine d’années. Les médias s’emparent de plus en plus du sujet. Le « grand public » commence à se familiariser avec l’idée qu’il est possible d’habiter et de vivre autrement sur notre territoire.
Des initiatives du passé ont ouvert la voie à ces projets. On pense assez naturellement au mouvement d’autoconstruction coopérative des « Castors », en réponse à la crise du logement après-guerre, ou aux expériences communautaires inspirées par « Mai 68 ». Plus loin de nous, des initiatives d’habitat partagé volontaires ont vu le jour à différentes époques, dans différents contextes : depuis les esséniens cent ans avant notre ère, aux kibboutzim qui rêvaient d’une mini-société égalitaire, pour ne citer que celles-ci.
Jusqu’à ces dernières années, la France était un peu en retard dans ce domaine par rapport à ses voisins nord européens, mais le travail acharné d’associations facilite désormais l’implantation de ces projets en leur apportant un soutien et en œuvrant pour leur reconnaissance politique. De nos jours, on assiste ainsi à l’éclosion de plusieurs centaines d’entre eux.
Pourquoi cet engouement si fort aujourd’hui ? Dans un contexte de crises multiples (sociale, économique, environnementale, sanitaire) tout un faisceau de causes peut l’expliquer. L’éclatement des familles et son corollaire, l’isolement, donnent à certains l’envie de retrouver des liens pour plus d’entraide, de sécurité, de convivialité. Le coût élevé du logement et de la vie en général incite en outre à se rassembler pour faire des économies en partageant un lieu, du matériel, des services. La conscience de plus en plus répandue des dommages que nos modes de vie modernes causent à l’environnement nous pousse également à changer nos comportements, que ce soit en termes d’alimentation, de transport, de consommation plus largement, mais aussi d’habitat. De nombreuses personnes sont guidées par l’envie de redonner du sens à leur vie et de se réaliser autrement qu’en accumulant des biens matériels, tout en respectant le monde qui les entoure. Ces nouvelles orientations semblent ainsi se multiplier en réaction aux dérives du capitalisme, aux excès de la société de consommation. À travers elles, nous retrouvons en quelque sorte nos instincts d’« animal social » et, dans une certaine mesure, une connexion avec la nature. Il est question de renouer avec nos racines, mais aussi d’innovation : un mélange excitant !
Pourtant, si beaucoup rêvent de vivre autrement et si nous sommes nombreux à nous poser des questions et à modifier peu à peu nos modes de consommation, tous n’osent pas se lancer dans l’expérimentation d’un habitat partagé. Il faut dire qu’il y a de multiples échecs, des projets mal menés ou rencontrant trop d’obstacles sont abandonnés. Et ceux qui aboutissent n’en restent pas moins très énergivores et chronophages, ce qui décourage nombre de participants.
À ceux qui sont tentés par l’aventure, nous aimerions donner à travers ce livre un aperçu assez large des options possibles, en nous appuyant sur des exemples concrets et en suggérant des pistes facilitatrices.

Une maison de maître du dix-huitième siècle accueille depuis 2009 le collectif du Château partagé, à Dullin, en Savoie.
Des auteures en quête
Nous sommes Nathalie et Marie, des cousines et amies ayant vécu ensemble plusieurs voyages formateurs depuis l’adolescence et aimant échanger sur nos expériences, nos visions de la vie, nos rêves… L’un d’eux, que nous avons l’une et l’autre, étant d’occuper un lieu à plusieurs foyers, pour une vie plus simple et plus joyeuse !
Au cours des dix dernières années, nous avons, chacune de notre côté (notamment du fait de notre éloignement géographique) visité ou séjourné dans différents lieux 1 où existait une vie collective plus ou moins développée et participé à des réunions de montage de nouveaux projets. Sans jamais, jusqu’à maintenant, trouver LE groupe à rejoindre ou LE lieu « coup de cœur » pour démarrer un projet. Mais toutes ces rencontres ont nourri notre réflexion, et l’idée d’un projet commun fait peu à peu son chemin…
À l’aube de la quarantaine, le fait d’avoir chacune fondé une petite famille a certes freiné nos élans communautaires, mais en même temps, regarder nos enfants grandir nous pousse plus que jamais à réfléchir à nos choix de vie. Quelles valeurs leur transmettre ? Quel modèle de vie leur proposer ? Dans quel cadre ? Dans quoi investir pour l’avenir ? L’idée de partage s’impose comme une réponse sensée à toutes ces interrogations.
Mais par où commencer ? Avec qui ? Où ? Quoi ? Comment ? Ce sont les questions que nous approfondissons dans ce livre. Afin de vous présenter des pistes concrètes comme autant de réponses possibles, nous sommes allées de nouveau à la rencontre de personnes étant plus avancées que nous, cette fois de manière plus ciblée que par le passé. Comment ont procédé ceux qui ont sauté le pas ? Quels choix ont-ils fait en termes de groupe, de type de bâti, etc. ? Quelles difficultés ont-ils rencontrées ? Quelles solutions ont-ils trouvé pour les surmonter ? Voilà ce que nous voulions savoir.
1 . Ce furent, en particulier : l’Oasis de Lentiourel, le Rocher, le Viel Audon, le Hameau des Buis, la Ferme des Bruyères, ou encore, à l’étranger, Auroville en Inde, la communauté Camphill « Glencraig » en Irlande et d’autres expériences de WWOOFing en France et dans différents pays.
Des rencontres inspirantes
Quelques-unes des personnes rencontrées sont des précurseurs qui se sont lancés dès les années 1970, d’autres sont embarquées depuis quelques années dans des projets à différents stades d’évolution, certains encore sont tout nouveaux dans cette aventure. Cette mosaïque de projets nous semble bien représenter la diversité existante et témoigner de l’esprit du temps.
La majorité de ceux que nous présentons dans cet ouvrage sont installés ou vont s’installer dans le Grand Ouest. D’une part parce que ce territoire est particulièrement dynamique en la matière ; d’autre part, parce que nous y avons des attaches familiales, ces éléments représentant des atouts pour l’implantation de notre propre projet.
Toutes les interviews ont été réalisées durant l’été ou l’automne 2019, auprès de nouveaux et d’anciens contacts.
En Bretagne et en Pays de la Loire, nous avons eu la chance de rencontrer :
Aurélie et Cédric , deux des habitants des « Templiers », un groupe de copains installés depuis quelques années en copropriété au Temple-de-Bretagne, qui prend très au sérieux le vivre ensemble ;
Annie , qui a expérimenté toutes sortes d’habitats au cours de sa vie et choisi de passer sa retraite bien entourée, en rejoignant l’écohameau « Le Clos d’Émile » ;
Patrick Baronnet , à l’origine, avec son épouse Brigitte, de la Maison autonome et du écohameau du Ruisseau, à Moisdon-la-rivière : des pionniers qui vouent leur vie à l’expérimentation de l’autonomie dans tous ses aspects et à la transmission de leurs connaissances ;
Aude et Gilles , couple de jeunes retraités, avec plusieurs de leurs futurs voisins, engagés depuis quelques années dans l’aventure des Voisins Volontaires, un projet ambitieux en cours de construction au sein de l’écocité du Pré Vert à Saint-Nolff ;
Olaf Malgras , qui nous a présenté le travail de l’association Parasol (qui a pour but de favoriser la création de groupes d’habitat participatif) dont il est le cofondateur, et nous a donné son point de vue de président de Coop de construction, un promoteur immobilier coopératif ;
Jacques, Julien, Marie et leurs compagnons de l’Aronde, alors en plein chantier de construction de leur système de phytoépuration sur leur beau terrain à Languédias, avec qui nous avons partagé un repas dans leur salon provisoire ;
Camille et Gabriel , initiateurs du projet « C’est la vie ! » (en cours de développement), avec qui nous avons parlé de leur vision des écovillages ; inspiré par des séjours dans des communautés en Europe et en Inde, Gabriel Le Chemin est ambassadeur du Global Ecovillage Network ;
Alexis Robert , « vieux sage » de la forêt de Brocéliande, qui, après avoir fait tous les métiers et initié de nombreux projets coopératifs, accueille des particuliers en quête de sens et des groupes au lieu-dit La Guette ;
Mael , compagnon Oasis croisé dans son espace de coworking à Nantes, passionnant car très informé de tout ce qui se fait, engagé dans un projet d’accueil et intéressé par monter un projet de vie ;
Anne et Bastien , futurs habitants d’un écohameau à Allaire nommé « La ferme du Val », en mode « changement de vie imminent », bouillonnant d’idées et d’envies, à l’enthousiasme communicatif ;
François et Marie-Thé , engagés depuis plusieurs années dans la conception de l’habitat participatif l’Ôôôberge, situé à Dol-de-Bretagne, qui nous ont montré le chantier de leur futur lieu de vie agencé autour d’une ancienne auberge ;
Nicolas , qui a fait l’acquisition avec sa compagne d’une vieille ferme à La Morinais, au nord de Rennes, où un petit groupe est déjà installé en habitat léger tandis que des chantiers participatifs permettent la rénovation du bâti ancien ;
Pierre-Yves Jan , figure incontournable de l’habitat participatif, président de l’association Parasol, lui-même habitant depuis 1987 dans la mythique Petite Maison à Rennes, l’un des premiers habitats groupés en France, qui partage son savoir avec un sens profond du compagnonnage ;
Géraud et Virginie ainsi qu’un autre couple, vivant en yourte autour d’un projet nommé Quilombo, installé sur la commune d’Inguinel, qui nous ont reçus au moment de la fabrication collective d’une nouvelle yourte.
Nathalie a également pu rencontrer plusieurs personnes dont les projets ont pris racine dans d’autres régions :
Marc , qui a contribué à créer le projet d’Habiterre dans les hauteurs de Die, un lieu largement ouvert sur son territoire et à l’entraide entre projets ;
Clémence et Isabel , toutes deux fortement engagées dans la communication non violente ; Isabel a co-fondé l’écohameau d’Écolectif (en Haute-Garonne), où Clémence a vécu quelques années avant de rejoindre la Drôme ; elles ont pu, l’une et l’autre, apporter leur propre regard sur cette aventure ;
Alain qui l’avait accueillie en WWOOFing au Moulin de Busseix (en Haute-Vienne) en 2013 et a sans hésitation accepté de témoigner des évolutions qu’a vécues le groupe et le projet depuis ce séjour ;
Tchandra et Guillaume , tous deux investis dans la communauté de l’Arche de Saint-Antoine, qui ont trouvé chacun un petit créneau dans leur planning bien chargé pour raconter la vie à l’Arche, ses évolutions, les formations qu’ils organisent et leurs réflexions sur les nouveaux projets qui émergent.
Tous ont contribué à leur manière à cet ouvrage. Nous les remercions chaleureusement de nous avoir accordé du temps et partagé leur expérience !
Nous souhaitons vous offrir un livre vivant, à l’image du dialogue que nous avons eu avec eux. Ainsi, leurs mots viennent illustrer tous les points que nous avons estimés important d’aborder concernant le démarrage de votre propre projet : les questions à se poser avant de se lancer, la vie du groupe, les choix concernant l’habitat, les statuts juridiques et le financement, les formations et l’accompagnement dans ce domaine. Ces parties plutôt pratiques sont complétées par neuf témoignages, qui, nous l’espérons, seront pour vous aussi autant de sources d’inspiration.
Bonne lecture !

Le démarrage d’un projet : une porte ouverte vers tous les possibles.
Préambule
Habiter est le propre de l’espèce humaine. Habiter est un art. L’humain est le seul animal à être un artiste, et l’art d’habiter fait partie de l’art de vivre. […]Habiter, c’était demeurer dans ses propres traces, laisser la vie quotidienne écrire les réseaux et les articulations de sa biographie dans le paysage. […] Le logé a perdu énormément de son pouvoir d’habiter. Le logé vit dans un monde qui a été fabriqué. Il n’est pas plus libre de se frayer un chemin sur l’autoroute que de percer des trous dans ses murs. Il traverse l’existence sans y inscrire de trace. 1
Ivan Illich
Quand on commence à s’intéresser aux manières alternatives d’habiter, on est confronté à quantité de termes désignant des projets ayant en commun une dimension collective et la prise en compte de valeurs liées à l’écologie et à la solidarité : les écovillages sont beaucoup cités, mais aussi l’ habitat participatif , parfois appelé également habitat groupé ou encore cohabitat (ou cohousing en anglais), habitat partagé… On rencontre enfin la notion de communauté . Et certains réseaux, en particulier celui des Oasis en France, mais aussi le Global Ecovillage Network (GEN) sur le plan international, font circuler de nouveaux concepts. Ce n’est pas très facile de s’y retrouver ! Nous partageons ici avec vous quelques définitions et notre façon d’aborder ce sujet.
Le terme d’ écovillage , vecteur d’images qui font souvent rêver, est utilisé pour désigner de nombreux projets qui peuvent être en fait assez différents les uns des autres. Il n’existe d’ailleurs pas de définition officielle : « Éco » vient de oikos, en grec « maison », « habitat » et indique donc ce qui est en rapport avec la maison et, par extension, le milieu dans lequel on vit. Il est associé au terme d’écologie et fait ainsi référence à la dimension de préservation de l’environnement. La notion de village évoque une certaine taille, une certaine quantité de maisons, d’équipements, mais des projets nommés ou autodéclarés « écovillages » peuvent en réalité être très petits… Dans ce cas, pour les projets ruraux, le terme d’ écohameau , qui a cours aussi, peut sembler plus approprié. D’autres encore se nomment écolieux, mais ce terme n’inclut pas automatiquement la notion d’habitat, et c’est pourquoi il nous semble moins adapté à notre sujet. Quant aux termes d’ écoquartier , écocité ou encore écoville , ils désignent en général des projets portés davantage par les aménageurs que par les habitants. Selon le Larousse, l’écoquartier se définit par « une partie de ville ou ensemble de bâtiments qui intègre les exigences du développement durable, en ce qui concerne notamment l’énergie, l’environnement, la vie sociale ».
Le GEN donne plusieurs définitions intéressantes sur son site internet (en anglais) 2 . Selon le GEN, le terme « écovillage » désigne « une communauté rurale ou urbaine consciemment conçue à travers des processus participatifs locaux dans les quatre dimensions de la durabilité (sociale, culturelle, écologique et économique) pour régénérer son environnement social et naturel ».

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