Relever le défi du web mobile
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Description

iPhone, iPad, Android et autres smartphones, consoles de jeux, lecteurs MP3... Face à la déferlante des appareils portables, créer ou adapter un site ou une application web de manière à ce qu'ils soient utilisables et fonctionnels sur tous ces terminaux est une véritable gageure. Suivez le guide et adoptez les stratégies gagnantes pour aborder ce nouveau marché !



Les meilleures pratiques pour approcher les évolutions rapides du Web mobile en toute sérénité !



Tirer parti des innovations technologiques du Web mobile tout en s'adaptant aux nouvelles contraintes entraînées par son utilisation (petite taille d'écran et de clavier, accès aléatoire au réseau, batterie limitée, etc.)... Oui, mais comment s'y prendre ? Ce livre fournit tout un ensemble d'approches et de techniques pour répondre intelligemment aux situations concrètes auxquelles se retrouvent confrontés développeurs et concepteurs de sites et applications mobiles, en évitant les écueils : multiplicité des navigateurs, formats et langages de programmation, méthodes d'adaptation, utilisation des CSS et de JavaScript, sécurité, optimisation des performances...



À qui s'adresse cet ouvrage ?




  • Aux développeurs chargés de créer ou d'adapter un site ou une application web pour les terminaux mobiles


  • À tous les professionnels de la conception web qui souhaitent réussir leur entrée sur le marché du mobile


  • À tous les acteurs d'un projet web mobile : décideur, chef de projet, webdesigner, ergonome, commercial, etc.



Exemples et avis d'experts à l'appui, s'inspirant de l'expérience pratique des auteurs autant que des recommandations officielles du W3C, il deviendra le guide de référence pour relever le défi du Web mobile !




  • Le Web mobile, qu'est-ce que c'est ?


  • Le monde des navigateurs mobiles


  • Quels formats pour le Web mobile ?


  • Les bases d'un bon site web mobile


  • Adaptation


  • CSS : faites-le avec du style


  • JavaScript, un ami qui vous veut du bien


  • Optimisation : petit, c'est costaud


  • Bientôt dans un portable près de chez vous

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 07 juillet 2011
Nombre de lectures 234
EAN13 9782212414998
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0075€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Relever le défi du Web mobile


Bonnes pratiques de conception et développement


François Daoust

Dominique Hazaël-Massieux
Groupe Eyrolles
61, bd Saint-Germain
75240 Paris cedex 05
www.editions-eyrolles.com

CHEZ LE MÊME ÉDITEUR

D. G UIGNARD , E. R OBLES , N. S OREL , J. C HABLE . –  Programmation Android .
N°12587, 2010, 486 pages.

E. S ARRION . –  XHTML/CSS et JavaScript pour le Web mobile .
Développement iPhone et Android avec et iUI et XUI.
N°12775, 2010, 274 pages.

J. S TARK . –  Applications iPhone avec HTML, CSS et JavaScript .
Conversion en natifs avec PhoneGap .
N°12745, 2010, 190 pages.

P. C HATELIER .  – Objective-C pour le développeur avancé .
Le langage iPhone/iPad et Mac OS X pour les développeurs C++/Java/C#.
N°12751, 2010, 240 pages.

T. S ARLANDIE . –  Programmation iPhone OS 3 .
Conception, ergonomie, développement et publication .
N°12477, 2009, 276 pages.

A. B OUCHER . –  Ergonomie web illustrée .
60 sites à la loupe.
N°12695, 2010, 302 pages. « Design & Interface ».

B. M ORIN . –  L’iPhone OS 4 maîtrisé .
Pour utilisateurs avancés .
N°12746, 2010, 256 pages. « Sans Taboo ».


Le code de la propriété intellectuelle du 1er juillet 1992 interdit en effet expressément la photocopie à usage collectif sans autorisation des ayants droit. Or, cette pratique s’est généralisée notamment dans les établissements d’enseignement, provoquant une baisse brutale des achats de livres, au point que la possibilité même pour les auteurs de créer des œuvres nouvelles et de les faire éditer correctement est aujourd’hui menacée. En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’éditeur ou du Centre Français d’Exploitation du Droit de Copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.

ISBN 978-2-212-12828-4
© Groupe Eyrolles

Le format ePub a été préparé par Isako www.isako.com à partir de l'édition papier du même ouvrage.
Table
Couverture
Titre
Licence
Table
Avant-propos
Pourquoi ce livre ?
À qui s’adresse ce livre ?
Comment le livre est-il organisé ?
Apartés
Compléments en ligne
Remerciements
1 - Le Web mobile, qu’est-ce que c’est ?
Le Web mobile, un autre Web ?
Un peu d’histoire : le WAP
Le Web mobile
Terminal mobile
Les écueils spécifiques au monde mobile
Contraintes matérielles
Un contexte différent
Un domaine fragmenté
Les opportunités offertes par la plate-forme mobile
Disponibilité
Personnalisation
Innovations
Interactions tactiles
Mouvements et déplacements
Interactions vocales
Un œil sur le monde
Géolocalisation
Récapitulons
2 - Le monde des navigateurs mobiles
Dissection d’un terminal mobile
L’écran
Résolution et taille physique
Luminance, contraste et couleurs
Le microprocesseur
La mémoire
Les capacités de stockage
La batterie
Le clavier
Les claviers physiques numériques
Les claviers physiques alphanumériques
Les claviers virtuels
Le système de pointage
Le curseur
Le joystick
Les interactions tactiles
Écran résistif ou capacitif
Interfaces multitactiles
Le système d’exploitation
Capteurs en tout genre
Du GPS aux NFC
Le mobile à la pointe
Appareils non téléphoniques
Classification des téléphones
La jungle des navigateurs mobiles
Navigateurs monolithiques
WebKit, roi protéiforme
Opera
Le navigateur BlackBerry
Internet Explorer Mobile
NetFront
Obigo
Firefox mobile
Les navigateurs légers
Opera Mini
Bolt
Skyfire
Autres navigateurs légers
Parts de marché
Smartphones versus feature phones
Web classique versus Web mobile
Des disparités régionales
Éviter de reproduire l’Histoire
Classification des navigateurs mobiles
Les navigateurs de base
Les navigateurs web de première génération
Les navigateurs web de dernière génération
Les inclassables
Récapitulons
3 - Quels formats pour le Web mobile ?
HTML, XHTML : histoires de familles
Document Type
Media Type
Syntaxe XML
HTML 5 sur les téléphones
Vérification d’un document HTML
Pourquoi valider ?
Les outils à votre disposition
En résumé…
CSS, feuilles de styles en cascade
Le niveau monte
CSS sur les mobiles
Vérification d’un document CSS
En résumé…
JavaScript, à utiliser avec précaution
JavaScript et les navigateurs mobiles
Les outils à votre disposition
Images
Images bitmap : JPEG, GIF et PNG
Images vectorielles : Flash ou SVG ?
Codage des caractères
Les systèmes de codage des caractères
Le codage de caractères en HTML
Codage de caractères et affichage
Déclaration du codage de caractères
Via l’en-tête HTTP Content-Type
Via le prologue XML
Via <meta-http-equiv>
Prise en charge par les navigateurs
Polices de caractères
Les outils à votre disposition
Web, mensonges et vidéos
Avant HTML 5 : le règne des plug-ins
La balise <video>
La vidéo dans les mobiles
Autres formats et extensions
Des extensions pour améliorer son navigateur…
Types d’extensions
Flash et PDF
Autres extensions : ActiveX, applets Java et Silverlight
… mais pas dans les mobiles !
Éviter Flash, Silverlight et applets Java
PDF : est-ce bien raisonnable ?
En résumé…
Récapitulons
4 - Les bases d’un bon site web mobile
Retour aux sources de la simplicité
Privilégier une présentation linéaire
Ne pas chercher les problèmes inutiles
Images : la taille compte !
Préciser la taille avant toute chose
Des images aux mensurations parfaites
Soigner la navigation
Le juste équilibre
Une navigation cohérente
Touches de raccourci : prudence !
Contenu : aller droit au but
Limiter la longueur des pages
S’adapter aux interactions utilisateur
Liens : cliquer n’est pas jouer
Du bon usage des formulaires
Limiter les entrées manuelles
Guider la saisie
À chaque champ son étiquette
Compact et à suivre
Adresses et codes-barres 2D
Personnaliser l’expérience utilisateur
Authentification de l’utilisateur
Nom d’utilisateur et mot de passe
Contrôler sa ligne en mangeant des cookies
Compléter les liens avec un jeton de session
Mémoriser les préférences
Combler le trou de la sécu
Vie privée, vie publique
Adresse : .mobi ou m. ?
Trouver la version mobile d’un site web
Saisie de l’adresse
Référencement dans les moteurs de recherche
Partage de liens et de signets
L’utilisateur est roi
Récapitulons
5 - Adaptation
Adapter le contenu au terminal
Adaptation côté client
Amélioration progressive
Mécanismes HTML
La balise object
La balise <meta name="viewport">
CSS : adapter les styles au terminal
JavaScript
Adaptation côté serveur
Dis-moi tes en-têtes HTTP, je te dirai qui tu es
Reconnaître les capacités du client : Accept
Identifier le client
Les mensonges de l’User-Agent
X-WAP-Profile et le profil d’agent utilisateur (UAProf)
Les bases de description des terminaux
Méthodes d’adaptation côté serveur
Adaptation en fonction des en-têtes Accept
Réécriture d’URL au niveau du serveur web
Utilisation de langages de script
Les bonnes manières de l’adaptation côté serveur
Entre le client et le serveur : un réseau intrusif
Adaptation par les opérateurs réseau
Adaptation par les moteurs de recherche
Se prémunir du réseau
Récapitulons
6 - CSS : faites-le avec du style
Le style pour les petits et l’écran
Le bon pixel et le mauvais pixel
Les unités en CSS
La fenêtre d’affichage : pixels réels et pixels CSS
Taille de la fenêtre et zoom initial (viewport)
Insister sur la compacité
Privilégier la linéarité
Largeur des blocs
Blocs flottants et blocs positionnés
Accentuer les contrastes
En résumé…
Des styles adaptés au contexte
Cibler un type de média donné
Déclarer un type de média
@media handheld : une utilité limitée
Les requêtes de média pour un ciblage plus précis
width ou device-width : telle est la question
Détecter l’orientation du terminal
Quelques techniques d’adaptation
« Le retour de la feuille de styles mobile »
Cibler les navigateurs de bureau plutôt que les navigateurs mobiles
Adaptation côté serveur : pour CSS aussi !
Prévoir l’avenir
Tirer parti de CSS
Plusieurs tailles d’images
Un menu voyageur
Récapitulons
7 - JavaScript, un ami qui vous veut du bien
Le Bon – Techniques utiles sur les mobiles
JavaScript en mode strict
Séparer pour mieux régner
Merci de frapper avant d’entrer
Validation côté client
Le meilleur <script> pour la fin
Hors du temps : mode asynchrone
JSON et la Toile sont d’or
Du JavaScript dans un document XHTML
Stocker du contenu localement
La Brute – Écueils à éviter
Une bibliothèque qui brûle
Processeur : le tic-tac du réveil empêche de dormir
Le DOM est gourmand
Styles : repeindre, c’est fatigant
Variables : les scripts sont plus rapides dans le var
Le doigt ou la souris : événements onmouse...
Événements de groupe
Sus à l’interprète ! Vive l’anonymat !
Le Truand – Jongler avec les règles
Récapitulons
8 - Optimisation : petit, c’est costaud
Réseaux mobiles : vitesses et coûts
Caractéristiques des réseaux mobiles
Des petits paquets
Bande passante
Latence
Coûts
Réseau et batterie
Portée et continuité
Un détour au ski
Les réseaux de nouvelle génération
En résumé…
Tirer parti du cache
Durée de validité : ce message s’autodétruira dans…
Numéroter les versions
Vérifier le bon usage des directives de cache
Cachez ce script que je ne saurais revoir
Passer par un CDN pour cacher votre contenu
Le manifeste HTML 5 pour simplifier la donne
Requêtes HTTP : travailler moins pour gagner plus
Combien de requêtes pour une page web ?
Savoir mélanger les ingrédients
Combiner les scripts
Combiner les feuilles de styles
Des images et des lutins (sprites)
HTML, styles et scripts ensemble
Des images vectorielles intégrées à HTML
Du contenu binaire dans des adresses web
Trouver la bonne formule de réduction
Le tout-en-un
Séparer les torchons et les serviettes
Réduire les échanges annexes
Minimiser les redirections
Supprimer le rafraîchissement automatique
Un mot sur les documents multipart
Répartir le contenu sur plusieurs noms de domaine
Retour sur le site de la librairie Eyrolles
La chasse aux bourrelets : supprimer le superflu
Il faut éliminer !
Formats textuels allégés
Espaces et commentaires
Le HTML light
Une CSS mince et stylée
Affiner un JavaScript bedonnant
Mincir sans effort : les outils de minimisation
Les cookies, ça fait grossir
Formulaires aux acides gras saturés
Noms des champs
Champs optionnels et non modifiés
Validation côté client
Champs cachés
Optimisation des images
Le JPEG en bikini
Un PNG sans cellulite
Compression
Maigrir sans effort
Compression de contenu en PHP
Configurer Apache pour servir du contenu statique compressé
Limites de la compression à la volée
Récapitulons
9 - Bientôt dans un portable près de chez vous…
De nouvelles interactions
Géolocalisation
Interactions audio
Photo et vidéo
Les API JavaScript se ramassent à la pelle
Applications web et widgets
Applications natives contre Web mobile
Technologies web et applications natives
Un monde à inventer
Index
A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z
Avant-propos

À moins d’avoir vécu dans une caverne ces dernières années, il est difficile d’être passé àcôté de la déferlante du Web sur un nombre grandissant d’appareils portables : en premier lieu, les téléphones, bien sûr, mais aussi de plus en plus les consoles de jeu portatives, certains GPS, des lecteurs de musique, les tablettes tactiles, etc.
Le Web sur les terminaux mobiles apporte les réponses dont l’utilisateur a besoin,quand il en a besoin, et où il en a besoin – en tout cas, dans l’idéal !

Pourquoi ce livre ?
De nombreux sites web restent malheureusement difficiles à utiliser sur les écrans detaille réduite, avec des claviers à l’usage parfois délicat, et dans des conditions d’accèsau réseau plus ou moins bonnes.
Mais ces contraintes, revers de la médaille de la mobilité, ne constituent pas un murinfranchissable, loin s’en faut. Par bien des aspects, c’est aujourd’hui le domaine desterminaux mobiles qui pousse une grande partie des innovations en matière de technologies web : ignorer le monde du mobile devient de plus en plus impensablelorsqu’on s’investit un tant soit peu dans le Web.
Forts de notre expérience au W3C où nous avons participé à l’élaboration des« Bonnes Pratiques du Web Mobile » et des « Bonnes Pratiques pour les Applications Web mobiles », sans oublier les différentes occasions que nous avons eues de lesmettre en œuvre, au W3C comme ailleurs, il nous a semblé utile de mettre par écrit,en français, avec une approche que nous espérons didactique, les différentes leçonsque nous avons apprises au fil du temps.

B.A.-B A Qu’est-ce que le W3C ?
Le W3C (abréviation de World Wide Web Consortium ) est une organisation internationale à but nonlucratif, fondée par Tim Berners-Lee, l’inventeur du Web, et qui s’occupe de la standardisation des technologies web. C’est au W3C que sont définies les différentes versions de HTML (y compris HTML 5), lesfeuilles de styles CSS, ainsi que la plupart des technologies présentes dans les navigateurs web.
Le W3C a lancé en 2005 l’initiative pour le Web mobile, dans le but de faciliter l’utilisation des technologies web sur les terminaux mobiles.
Le monde mobile, en pleine évolution, voit naître de petites révolutions à peu prèstous les six mois. Dans un tel contexte, nous avons essayé de rassembler à la fois desapproches et des techniques qui collent le mieux au marché d’aujourd’hui (finaoût 2010) – quitte à dévier sur certains points des recommandations spécifiques duW3C. Surtout, nous tentons de les inclure dans des perspectives plus générales, afinde permettre d’approcher avec sérénité ces évolutions rapides sans tomber dans lepiège de la spécialisation à outrance sur la plate-forme à la mode du moment.
Certes, nous nous attendons à ce que certains points de détail soulevés sur les navigateurs mobiles actuels (Android, BlackBerry, Opera Mini, Safari, etc.), tels que lesparts de marché ou les bogues de certaines versions, deviennent rapidement obsolètes, mais espérons néanmoins que les conseils sous-jacents resteront valables demanière plus pérenne.

À qui s’adresse ce livre ?
Ce livre s’adresse en priorité aux développeurs web, amateurs ou professionnels, quisouhaitent mieux appréhender les différences concrètes auxquelles ils sont appelés àse confronter pour créer ou adapter des sites web agréables et fonctionnels sur les terminaux mobiles.
Nous avons incorporé force d’exemples et d’illustrations qui présument une connaissance minimale des différentes technologies de base du Web, HTML et CSS, etpour certains chapitres, de JavaScript et de la programmation côté serveur.
Nous espérons cependant qu’au-delà de ce contenu technique, le livre reste accessibleà un public plus large, et qu’il permettra en particulier aux différents acteurs de lacréation de contenus web, qu’ils soient fournisseurs ou clients, designers, commerciaux ou décideurs, de mieux comprendre et d’appréhender les spécificités liées àl’utilisation du Web sur les téléphones portables, et de connaître les meilleures stratégies à envisager lors de projets s’y rapportant.
Comment le livre est-il organisé ?
Dans le chapitre 1 , nous commençons par définir ce qu’on entend par le Webmobile, et les caractéristiques qui font qu’il requiert une attention spécifique enmatière de création de contenus web.
Nous faisons ensuite un tour d’horizon de la diversité en matière de terminaux et denavigateurs mobiles dans le chapitre 2 .
Nous entamons les considérations d’ordre plus technique dans le chapitre 3 , en nousintéressant aux différents formats et langages de programmation disponibles etrecommandés pour la création de contenus web mobile.
Nous reprenons un peu d’altitude au chapitre 4 , en étudiant les bases d’un site webmobile : aussi bien les grandes lignes des approches explorées plus en détail dans leschapitres suivants, que des points simples mais importants qu’il convient de garderen perspective tout au long de l’ouvrage.
Le chapitre 5  présente les différentes stratégies d’adaptation pour aller plus loin etfaire face à la diversité des terminaux, en identifiant les paramètres à prendre encompte pour choisir la stratégie la mieux adaptée à une situation donnée.
Nous replongeons alors dans les aspects techniques au chapitre 6  en abordant les particularités de l’utilisation des feuilles de styles CSS à destination des terminaux mobiles.
Dans une veine similaire, le chapitre 7  explore les visages multiples, à la fois ange etdémon, de JavaScript pour le Web mobile.
Le chapitre 8  est consacré à l’optimisation des contenus web à destination des téléphones portables, compte tenu en particulier des caractéristiques des réseaux mobiles.
Nous concluons dans le chapitre 9  par une mise en perspective des différentes évolutions attendues du Web mobile, et des larges possibilités qu’elles ouvrent à ceux quiauront pris le soin des les anticiper.

Apartés
Nous avons complété ces différents chapitres par des apartés, dont la lecture n’est pasnécessaire à la compréhension générale du chapitre, mais qui apportent un complémentd’information au sujet traité. Ces apartés sont regroupés dans les catégories suivantes :

À la pointe  : un coup d’œil sur les sujets et technologies en pleine évolution àl’heure où nous écrivons ces lignes ;
Attention  : des points qui méritent une attention particulière pour éviter certainspièges classiques ;
B.A.-Ba  : quelques piqûres de rappel sur certains points que certains considéreront de base, mais qui seront peut-être utiles à d’autres ;
Dans les coulisses  : les explications technologico-politiques, telles que nous lesavons perçues dans notre travail au W3C, à certaines des bizarreries auxquellesnous faisons allusion ;
Le saviez-vous ?  : des points un peu plus poussés qui surprendront ou conforteront les plus gourmands de nos lecteurs ;
Le Web vu du ciel  : des considérations plus théoriques sur l’architecture du Webtelle que l’envisage le W3C, et qui ouvrent des perspectives sur le fonctionnementconcret du Web ;
Point de vue d’expert  : les opinions personnelles (et pas nécessairement alignéesavec celles exprimées par ailleurs dans le livre) de quelques experts du Web mobilequi ont gracieusement accepté de compléter ce livre par leur point de vue spécifique.
Compléments en ligne
Passionnés du Web et de son interactivité, il nous a semblé indispensable de compléter ce livre par un site web auquel nous espérons que nos lecteurs participerontactivement :

> http://lewebmobile.fr
À chaque chapitre de ce livre correspond une page en ligne, sur laquelle nous collectons et publions :

l’intégralité du code utilisé à titre d’exemple tout au long des chapitres, sa mise enapplication concrète pour permettre à nos lecteurs de le tester en conditions réelles sur leurs appareils portables ;
les commentaires de nos lecteurs, en mettant en avant les corrections des erreursqui nous sont signalées ;
les liens vers les articles et outils évoqués, ainsi que vers des pages permettantd’explorer certains sujets plus en détail.
Pour faciliter l’utilisation combinée du livre et du site, nous avons inclus au début dechaque chapitre l’adresse de la page web correspondante, ainsi que sa version sousforme de QR Code , ces codes-barres à deux dimensions qu’un nombre grandissant detéléphones portables peuvent interpréter via leur appareil photo embarqué – commenous l’évoquons au chapitre 4.
Remerciements
Nous tenons tout particulièrement à remercier les personnes suivantes, qui ont jouéun rôle essentiel à la réalisation de ce livre :

nos différents interlocuteurs des éditions Eyrolles, en particulier Muriel Shan SeiFan et Karine Joly, qui nous ont guidés et aidés tout au long de l’aventure del’écriture de ces pages ;
nos collègues et collaborateurs au W3C, auprès de qui nous puisons continuellement plus de connaissance et de savoir-faire que nous ne saurions en rendrecompte ;
parmi eux, plus spécifiquement le groupe de travail des Bonnes Pratiques du WebMobile ( Mobile Web Best Practices Working Group de son nom anglais), et plus particulièrement Jo Rabin et Adam Connors, les deux éditeurs principaux des documents de bonnes pratiques qui ont inspiré ce livre ;
Bernard Hazaël-Massieux, frère de l’un de vos serviteurs, qui nous a gracieusement fourni les illustrations inaugurales des différents chapitres, en mettant enscène les pingouins que vous pourrez retrouver sur sa bande dessinée en ligne, http://lespingouinssontparminous.20six.fr   ;
Daniel Appelquist, Barbara Ballard, Daniel Glazman et Wolfram Kriesing, quiont accepté de partager leurs perspectives et leur expérience dans nos apartés« Point de vue d’expert » ;
Robin Berjon, pour sa relecture minutieuse du livre et ses commentaires avisés ;
la « Nouvelle Star » et « l’Amour est dans le Pré », qui ont permis de compensernos absences dues à l’écriture de ces lignes auprès de nos familles ;
et Bénédicte, Clémentine, Fanny et Mathias, à qui nous dédions ce livre, pourleur compréhension, leur soutien et leurs encouragements sans lesquels nousn’aurions pu mener à bien cet ouvrage.
1 Le Web mobile,
qu’est-ce que c’est ?

Avant de nous intéresser de près au Web mobile, découvronstout d’abord ce qui se cache derrière ce terme, et identifions cequi distingue l’utilisation du Web sur les terminaux mobiles del’utilisation du Web sur les autres terminaux, et en particulier lesordinateurs traditionnels.

SOMMAIRE

Un Web différent ?
Des écueils spécifiques
Dans un océan d’opportunités
Il convient, avant de plonger dans la compréhension du Web mobile, de cerner toutd’abord ce que cette expression désigne, et de mieux comprendre les spécificités deson contexte d’utilisation – contraintes et avantages – qui guideront les conseilsdonnés dans les chapitres ultérieurs.

En ligne !
Retrouvez en ligne les liens, le code source, les commentaires etéventuelles corrections de ce chapitre en scannant le QR Codeci-contre avec votre portable ou sur le site :
> http://lewebmobile.fr/1

Le Web mobile, un autre Web ?
Nous utilisons dans ce livre de manière répétée les expressions opposées « Webmobile » et « Web classique ». Malgré les apparences, il ne s’agit pas pour nousd’identifier un Web séparé ou différent du Web que la plupart d’entre nous ontdécouvert via un ordinateur, mais d’une expérience du Web différente, du fait deconsidérations à la fois matérielles et contextuelles.
Nous insistons particulièrement sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un Web séparé dans lamesure où les premières apparitions d’Internet sur les téléphones portables se sontfaites sans le Web, mais via un lot de technologies distinctes, connues sous le nom deWAP, acronyme de Wireless Access Protocol (protocole d’accès sans fil). Nous nousproposons de le présenter rapidement, puisque le concept du WAP reste fréquemment ancré dans les esprits comme synonyme du Web sur les portables.
Un peu d’histoire : le WAP
À la fin des années 1990, alors que l’utilisation du Web sur les ordinateurs était enpleine explosion, les fabricants de téléphones portables et opérateurs mobiles décidèrent de mettre en place des protocoles similaires à ceux utilisés sur le Web, maisnéanmoins incompatibles avec ces derniers. Cet ensemble de technologies futdénommé par l’acronyme WAP et standardisé via une organisation créée pour l’occasion, le WAP Forum.
Les raisons de ce choix stratégique d’imiter sans adopter les technologies du Webétaient multiples : il s’agissait d’abord de faire face aux capacités des téléphones portables de l’époque, immensément plus limitées que celles des téléphones disponiblesaujourd’hui ; le WAP fut aussi désigné pour être indépendant du protocole de trans mission au niveau réseau, et donc en particulier indépendant de TCP/IP, du fait desa difficulté à être déployé sur les réseaux mobiles de l’époque ; et enfin, de manièreplus subjective, il y avait sans doute une volonté du monde de la téléphonie de protéger une source de revenus contrôlée, face à la déferlante anarchique du Web.
Quelles que fussent ces raisons, les technologies WAP furent déployées sur la majorité des téléphones distribués pendant la première moitié de la décennie 2000.
Le WAP était incompatible avec le Web, dans la mesure où il utilisait un langage debalises différent de HTML, WML ( Wireless Markup Language ), et un protocole(WTP, Wireless Transaction Protocol ) distinct du protocole du Web, HTTP ( Hypertext Transfer Protocol ).
Nous n’aborderons pas WML dans ce livre, puisqu’il ne fait pas partie à notre avis dumonde du Web mobile, mais il nous semble tout de même utile de vous fournir unrapide exemple de WML pour illustrer ses similarités et différences avec HTML.

Un exemple de WML
<?xml version="1.0"?> <-- WML est un langage XML --> <!DOCTYPE wml PUBLIC "-//WAPFORUM//DTD WML 1.1//EN""http://www.wapforum.org/DTD/wml_1.1.xml"><wml> <!-- WML est organisé en cartes empilées qui sont similaires aux pages Web divisées en onglets --> <card id="carte1" title="Exemple"> <!-- L’attribut title équivaut à la balise HTML <title> --> <do type="accept" label="Sélectionner"> <!-- do correspond aux formulaires en HTML --> <go href="#carte2"/></do><p> <select name="test"> <option value="Web">J’aime le Web</option> <option value="WAP">J’aime le WAP</option> </select></p></card><card id="carte2" title="Résultat"><p>Vous aimez le $(test)</p> <!-- WML permet de définir une variable d’une carte à l’autre --> </card></wml>

Cette incompatibilité de formats et de protocoles signifiait qu’il n’était pas possibled’accéder au contenu des pages web existantes depuis un téléphone et, de manière similaire, un navigateur web classique n’était pas en mesure de lire un site WAP (àl’exception du navigateur Opera). Pis encore, un grand nombre d’opérateurs décidèrent de mettre en place une chasse gardée ( walled garden ) et de permettre l’accès uniquement aux sites WAP référencés sur leur portail, obligeant du même coup lesauteurs de sites WAP à négocier le référencement de leur site avec chacun d’eux.
Au final, et malgré des attentes placées très haut (vos serviteurs ayant eux-mêmes eu lajoie de créer des sites en WML), l’utilisation du WAP ne décolla jamais réellement.
En 2002, le WAP Forum fut intégré dans une nouvelle organisation de standardisation d’Internet pour les portables, l’OMA ( Open Mobile Alliance ), et les technologiesWAP migrèrent vers les technologies web traditionnelles : le WAP 2.0 tel que définipar l’OMA fit désormais référence à XHTML (dans une version optimisée pour lesmobiles, XHTML MP, ou XHTML Mobile Profile , mais compatible avecXHTML 1.0), CSS, HTTP, etc.

A TTENTION Éviter les confusions
Le WAP 2.0 est à proprement parler un sous-ensemble des technologies web, et fait donc partie de ceque nous définissons ci-après comme Web mobile. Mais du fait des confusions fréquentes entre leWAP 1.0 (utilisant WML et WTP) et Web mobile (HTML et HTTP), de la confusion additionnelle possibleavec le « Web 2.0 », nous vous recommandons fortement de vous abstenir de référer au Web mobileavec le nom de WAP, et de garder ce nom avant tout pour les technologies WML et associées.
Le Web mobile
Le terme de Web mobile que nous utilisons pour désigner le fait d’ utiliser le Web depuisun terminal mobile s’inscrit donc avant tout dans une continuité du Web (étendu audomaine du mobile), en opposition au WAP, et non comme un Web séparé ou distinct.

A TTENTION WML existe encore !
Nous ne discuterons pas de WML dans ce livre, mais sachez néanmoins qu’il existe encore des téléphones bas de gamme sur le marché pour qui WML est la seule porte sur Internet, et qu’il y a encore un certain nombre de services qui font toujours recette via des sites en WML.
La possibilité d’accéder au contenu optimisé pour les terminaux mobiles depuis unordinateur, de la même manière qu’on peut accéder au contenu conçu pour les ordinateurs depuis un terminal mobile, est constitutive de la notion d’un seul Web, etnon de deux domaines entièrement disjoints.
Comme nous le développons en détail dans le reste de ce livre, cette unicité technologique du Web d’un type de terminal à l’autre n’implique pas qu’il ne faille déve lopper qu’un seul site web qui fonctionnerait de manière identique sur tous lesterminaux : bien que cette approche soit également valide, il y a bien des cas où proposer à l’utilisateur une version mieux adaptée à son contexte d’utilisation se révélerala plus intéressante, tant pour l’utilisateur que pour le fournisseur de services.

P OINT DE VUE D ’ EXPERT Le Web mobile ne veut pas dire un Web miniature
Dan Appelquist est « évangéliste Internet » chez Vodafone, fondateur et présidentde Mobile Monday à Londres – un événement mensuel qui rassemble la très largecommunauté mobile londonienne sur des sujets se rapportant au monde des téléphones portables –, et l’un des acteurs clés des activités se rapportant au Web mobileau sein du W3C.
> http://www.torgo.com/blog/
> http://www.mobilemonday.org.uk
Nombre sont les compagnies et les organisations qui font l’erreur d’assimiler le Websur les terminaux mobiles au Web sur les ordinateurs, de bureau ou portables. Ils’agit d’une erreur car l’expérience utilisateur, ainsi que ses besoins, sont différentsdans le domaine du mobile, et ce, y compris pour les smartphones les plus avancés.
Le fait qu’on puisse dorénavant y afficher des pages qui ont été écrites pour des ordinateurs à écran large, avec une souris et un clavier intégral, n’implique pas qu’imposer cela à l’utilisateur soit une bonne idée, ni que cela remplisse ses besoins.
Le site web de la compagnie aérienne Swiss Air Lines est un exemple de site quiadopte une bonne approche. Le site classique pour PC ( http://www.swiss.com ) est remplid’informations sur la compagnie, utiles si vous cherchez à effectuer une réservationsur leurs lignes. Le site web mobile, accessible depuis l’adresse http://mobile.swiss.com ,est plus simple et dispose en haut de page des choix les plus probables pour les utilisateurs en situation de mobilité : le statut des vols, les horaires et l’enregistrement enligne – ce dernier offre même l’avantage supplémentaire de fournir directement surle téléphone une carte d’embarquement virtuelle sous la forme d’un code-barres 2D.
Twitter fournit un autre exemple d’une expérience utilisateur mobile complémentaire du site web pour PC. Dans le cas de Twitter, l’expérience utilisateur se décline endeux variantes : l’une pour les écrans tactiles, l’autre pour les téléphones plus limités,via l’utilisation présumée du mini-joystick de ces derniers.
Dans ces deux exemples, et pour bien d’autres, les personnes qui ont développé lesservices en question ont pris en compte dès le départ la façon dont un utilisateur surterminal mobile interagirait, et ont alors créé une interface utilisateur qui répondaux besoins spécifiques de l’utilisateur. Dans un contexte où une part croissante del’utilisation du Web se fait depuis un terminal mobile, il convient de penser et dedéfinir l’expérience utilisateur « Web mobile » en même temps que l’expérience utilisateur « Web PC ».
N’abordez pas le monde du Web mobile comme une version miniature du Web : considérez-le comme un nouveau mode de communication, avec ses spécificités propres.Les utilisateurs mobiles méritent d’être traités en citoyens de première classe sur leWeb.
Par ailleurs, il convient de noter (comme nous le développons dans le chapitre 3) quel’utilisation de technologies communes à la base (HTML et HTTP, pour résumer)n’implique pas que toutes les technologies utilisées aujourd’hui sur un site web initialement destiné aux ordinateurs fonctionneront sur téléphone portable, et vice versa.Flash est un exemple classique en la matière, puisque seul un nombre toujours trèsréduit de téléphones est capable de l’interpréter utilement.

Terminal mobile
Si le Web mobile est le Web utilisé depuis un terminal mobile, il nous reste à définirce que nous entendons par « terminal mobile ».
Nous ne chercherons pas à établir une liste de critères définitive et exhaustive pourdéterminer ce qui fait d’un appareil un terminal mobile – comme nous le verrons toutau long de ce livre, l’aspect primordial vient autant des attentes de l’utilisateur quedes caractéristiques physiques spécifiques de l’appareil.
Parmi ces caractéristiques, cependant, certaines jouent un rôle capital dans la façondont l’utilisateur interagira avec le terminal, et dans sa capacité à l’utiliser effectivement comme un appareil mobile  : la première consiste bien entendu en la possibilitéde déplacer facilement l’appareil en question ! On trouve ensuite :

une connectivité étendue à Internet ;
une utilisation sans recours à une prise électrique ;
de manière plus discutable, la possibilité de le transporter dans une poche, et del’utiliser d’une seule main.
Les téléphones portables sont bien sûr le principal terminal mobile auquel nous faisonsréférence ; nous employons d’ailleurs parfois le terme de « téléphone portable » enlieu et place de « terminal mobile ». Il n’y a cependant pas que les téléphones portables qui peuvent être porteurs de l’expérience du Web mobile, et nous évoquons rapidement les autres types de terminaux dans le chapitre 2.
Dans notre liste de caractéristiques des terminaux mobiles, le dernier critère (transportdans une poche, utilisation d’une seule main) positionnerait l’iPad et autres tabletteshors du champ du Web mobile ; de fait, en certains points, ces appareils sont plus proches des ordinateurs, mais en bien d’autres, les contraintes qu’ils connaissent sont fortsimilaires à celles des téléphones portables. Plutôt que de trancher de manière arbitraireune question qui ne nécessite pas de réponse absolue, nous invitons nos lecteurs àappliquer avec justesse les techniques qui répondent effectivement à ces contraintes.
Pour mieux comprendre en quoi l’expérience utilisateur sur les terminaux mobilesdiffère de celle à laquelle on est habitué sur un ordinateur, nous allons explorer à la fois les contraintes et les avantages, tant matériels que contextuels, que la plate-formemobile apporte à l’usage du Web.

Les écueils spécifiques au monde mobile
Quiconque commence à s’intéresser à la production de contenus Web sur les terminaux mobiles se heurtera très rapidement à nombre de difficultés et défis qu’il convient de bien identifier et comprendre pour pouvoir mieux les surmonter.

Contraintes matérielles
La première différence que la plupart d’entre nous noterons au sujet de l’utilisationdu Web sur les terminaux mobiles concerne l’écran : celui-ci, pour être utilisable demanière portable, est nécessairement réduit en taille, et cette dimension différentepeut avoir un impact important sur la lisibilité et l’utilisabilité de nombreuses pagesweb. Nous le verrons dans le chapitre 2, la problématique de la taille des écrans detéléphones se décline en questions de taille physique, de résolution (en pixels) et dedistance d’utilisation de l’appareil.
À cela s’ajoute le fait que, de manière générale, ces appareils s’utilisent avec un écranplus haut que large (orientation portrait), alors que la plupart des ordinateurs sontutilisés avec un écran plus large que haut (orientation paysage) ; ils sont aussi fréquemment soumis à des éclairages nettement moins confortables que ceux d’un écrand’ordinateur, en particulier en cas d’utilisation à la lumière du soleil.
Mais d’autres considérations matérielles aussi importantes, et parfois plus, peuventéchapper à une analyse trop superficielle :

Du fait de leur taille physique réduite, la majorité (sinon la totalité) des terminauxmobiles proposent un système d’entrée de texte au mieux malaisé, souvent pénible,et de manière générale nettement plus lent et limité que ceux disponibles sur unclavier d’ordinateur.
De même, les systèmes de pointage (curseur, mini-joystick ou système tactile)n’offrent que très rarement le niveau de précision qu’un utilisateur expérimentépeut obtenir via une souris (voire une tablette graphique) sur un ordinateur.
Une caractéristique trop souvent oubliée des développeurs (mais rarement desutilisateurs), la durée de vie limitée de la batterie  – ou plus précisément, sa propension à être vide au moment où l’utilisateur a besoin de son téléphone et qu’ilne dispose pas de moyen de la recharger – devra être un souci constant du développeur consciencieux.
Le processeur , dont l’usage intensif a un effet délétère rapide sur la durée de vie dela batterie, est également moins puissant que ceux disponibles sur les ordinateurs.
Les capacités limitées en stockage et surtout en mémoire vive (RAM) peuvent ellesaussi avoir un impact négatif sur l’expérience utilisateur, voire sur la capacité àcharger un site web existant et non optimisé.
Enfin, et non des moindres, les caractéristiques en termes de vitesse et de coût du réseau via lequel les terminaux mobiles sont connectés au Web devront aussi figurer parmi les préoccupations majeures du développement d’un site web mobile.
Nous revenons plus en détail sur chacun de ces aspects au chapitre 2, et ceux-ci guideront un grand nombre des spécificités du développement web pour les terminauxmobiles. Cela étant, les contraintes matérielles ne constituent qu’un des obstaclesauxquels nous aurons à faire face dans notre aventure.

Un contexte différent
Au-delà des difficultés auxquelles un utilisateur pourra être confronté lors de la navigation sur le Web depuis un terminal mobile, le contexte d’utilisation sera lui aussi engénéral très différent du contexte traditionnel de consultation sur un ordinateur.
En premier lieu, ce contexte sera nettement moins uniforme : pressé ou à larecherche d’un passe-temps, focalisé ou distrait, l’état d’esprit de l’utilisateur demobile, clé de la réalisation d’une expérience utilisateur réussie, sera nettement plusvariable que celui qu’on peut assumer d’un utilisateur assis face à un ordinateur.
Plus spécifiquement, un certain nombre d’utilisateurs du Web mobile se trouveronteffectivement en situation de mobilité , et auront de ce fait des attentes qui, si elles nesont pas satisfaites, impliqueront probablement l’abandon pur et simple de la sessionde navigation en cours. Parmi elles, on trouve :

l’accès rapide à une information contextuelle  – par exemple, pour faciliter leurtransit ;
la possibilité de trouver et d’utiliser ladite information sans être fortement concentré sur le site web ;
l’utilisation du site web avec un minimum d’interaction manuelle , et idéalement vial’emploi d’une seule main, voire d’un seul doigt.
Un autre contexte d’utilisation du Web mobile de plus en plus fréquent s’inscrit dansun usage social . Derrière cela, nous faisons bien sûr référence aux relations sociales virtuelles que facilitent les réseaux sociaux (type Facebook ou Twitter), qui sont intégrésde manière de plus en plus poussée au sein des téléphones de dernière génération– les réseaux sociaux restant l’un des types d’usage les plus importants du Webmobile. De ce fait, l’utilisateur sera probablement encore plus demandeur d’intégra tion de fonctionnalités de partage et de communication sur le Web mobile qu’il ne leserait sur son ordinateur.
Mais au-delà de ces relations sociales virtualisées, soulignons aussi, de manière plusconcrète, l’utilisation du Web mobile en famille ou avec des amis, pour chercher laréponse aux nombreuses questions et interrogations que font naître les discussionsautour d’un repas, d’un verre ou d’un jeu. Dans ce dernier cas, la nécessité d’un accèsrapide via une utilisation distraite sera à nouveau un élément clé de l’utilisation effective d’un site web.

Un domaine fragmenté
À la diversité des contextes d’utilisation que nous venons d’évoquer s’ajoute un phénomène qui fait frémir la plupart des développeurs web qui trempent un orteil dansle Web mobile : la fragmentation du marché des terminaux et navigateurs web.
Quiconque a déjà eu à lutter contre les problèmes d’interopérabilité des principauxnavigateurs de bureau (qu’on peut résumer en première approximation à InternetExplorer, Firefox, Safari, Chrome et Opera) ne peut en effet aborder qu’avec horreurle monde mobile : dans un marché où le nombre de navigateurs est nettement plusimportant, leurs mises à jour beaucoup moins fréquentes, et qui plus est sur des configurations matérielles largement plus diverses, la combinatoire des bogues possibleset des tests à effectuer prend rapidement des allures effrayantes.
Nous explorerons cette diversité dans le chapitre 2 et les moyens d’y faire face dans lechapitre 5.

Les opportunités offertes par la plate-forme mobile
Si la création de contenus pour les terminaux mobiles impose de se confronter à desproblématiques nouvelles par rapport aux contenus web pour ordinateur, en bien desaspects, elle est aussi une source d’opportunités pour ceux qui savent les saisir.

Disponibilité
Un des plus grands atouts des terminaux mobiles, et en particulier des téléphonesportables, réside dans leur très grande disponibilité.

Il y a nettement plus de possesseurs de téléphones portables que d’ordinateurs (enFrance comme ailleurs).
La plupart des utilisateurs de téléphones portables ne s’en séparent que très rarement.
Ils sont, sauf exception, toujours allumés et prêts à l’emploi, et ne requièrent quepeu de maintenance.
Ils peuvent en général être connectés partout et quasi immédiatement, avec unminimum d’intervention de leurs utilisateurs.
De ce fait, le Web mobile permet de toucher un nombre d’utilisateurs a priori plusimportant, et en davantage d’occasions que ce que ne permet l’accès via un ordinateur.
Ce dernier point recèle un large jeu d’opportunités, puisqu’il est en effet désormaispossible d’atteindre, via le Web, des utilisateurs dans des situations qui n’étaientjusqu’alors que très peu réalistes :

dans les transports ;
dans les lieux et situations d’attente ;
entre amis ou en famille, dans un contexte social ;
dans de nouvelles pièces des foyers, par exemple dans la cuisine ou dans lachambre ;
comme assistant de visite dans un lieu touristique ;
comme compagnon d’achats dans un magasin, etc.
Cette liste est bien entendu non exhaustive : il ne s’agit pour nous que de donnerquelques-unes des pistes qui peuvent inspirer la création de services et de contenusque le Web mobile rend possible, mais c’est à chacun d’explorer, voire de créer, cesnouveaux usages.

Personnalisation
Les téléphones portables sont, dans les pays développés en tout cas, des objets trèspersonnels.

Presque tout un chacun en possède un, limitant les cas de partage qui restent lanorme, par exemple, en matière d’équipement informatique à domicile ; ceci facilitenotamment l’usage de services où l’utilisateur est identifié de manière permanente.
Du fait de leur grande disponibilité, leurs utilisateurs y gèrent et stockent ungrand nombre d’informations personnelles (carnet d’adresses, liste de messageséchangés, agenda et rappels…) ; ils seront donc plus à même de les partager, voired’en transférer la gestion sur des services disponibles sur le Web mobile.
Pour les appareils connectés via les réseaux mobiles des opérateurs, ces dernierspeuvent, dans certaines conditions, rendre accessible certaines informations ouinteractions supplémentaires, propres à la relation qui existe entre les opérateurset leurs clients.
Du fait des nombreux capteurs qu’ils abritent (appareil photo, GPS, accéléromètre…), ces appareils sont aussi mieux à même de fournir une expérience utilisateur adaptée au contexte spécifique de leur emploi – par exemple, en fonction de lalocalisation géographique de l’utilisateur.
La combinaison de ces facteurs fait du Web mobile un moyen de communication trèsriche pour la création d’une expérience utilisateur personnalisée , permettant de ce faitde créer des services correspondant mieux aux attentes et besoins de leurs utilisateurs.

Innovations
Les opportunités qu’offrent les terminaux mobiles et que nous venons d’évoquer,combinées avec la montée en puissance des différents composants matériels qui lesconstituent, font du domaine mobile l’un des principaux moteurs d’innovation enmatière d’informatique à l’heure actuelle. Ainsi, la très grande majorité des grandessociétés d’informatique investissent très fortement dans ce domaine, et ont commencé à faire émerger de nouvelles formes d’interactions qui enrichissent considérablement les possibilités ouvertes au Web.

Interactions tactiles
L’apparition et la popularisation des écrans tactiles sur les terminaux mobiles créentde nouveaux modes d’interactions qui commencent tout juste à être explorés. Pourdes raisons ergonomiques (en particulier de positionnement des bras face à un ordinateur), il est loin d’être évident que ces écrans tactiles deviennent disponibles sur laplupart des ordinateurs.
Le succès des interactions tactiles et multitactiles ( multitouch ) tient sans doute au faitqu’elles permettent à l’utilisateur d’établir, de manière beaucoup plus simple qu’avecune souris ou un curseur, un lien entre ses gestes et les réactions de l’appareil. Ce liendirect peut être fertile en innovations, et verra sans nul doute naître de nouvellesmétaphores pour les interfaces graphiques disponibles sur le Web.

Mouvements et déplacements
En raison de leur portabilité, les terminaux mobiles peuvent être facilement déplacés,mais aussi secoués, retournés, voire utilisés comme sabre laser Jedi. Ces différentsmouvements et gestes peuvent être détectés par les appareils (via l’emploi d’accéléromètres et de gyroscopes) et, de ce fait, employés pour permettre à l’utilisateurd’envoyer des commandes de manière plus intuitive (par exemple, secouer pourchoisir un élément aléatoire), à des fins ludiques ou pour capturer des informationsde nouveaux genres. Les premières interfaces de programmation pour accéder à cesinformations depuis une page web commencent à voir le jour et devraient serépandre rapidement sur les terminaux les plus récents.
Interactions vocales
Sur les ordinateurs, l’accès à un microphone reste le plus souvent optionnel, parfoispeu pratique et, dans de nombreux contextes, socialement difficile : il peut être parexemple délicat de parler à son ordinateur dans des bureaux sans cloisons !
Les téléphones portables, eux, ont pour fonction première la communication vocale :l’accès au microphone fait donc partie des caractéristiques essentielles du design deces appareils, et les normes sociales en matière d’usage de la voix avec ces appareilssont nettement mieux établies.
Par conséquent, la possibilité d’utiliser la voix pour interagir avec le Web mobile estprometteuse. Bien que la reconnaissance vocale embarquée au sein même des téléphones soit encore limitée en raison de leurs faibles capacités, la possibilité d’effectuer cette reconnaissance sur des serveurs plutôt que sur l’appareil permet de contourner l’un des obstacles classiques des outils basés sur la voix.
L’intégration de la voix au Web tel que nous le connaissons en est encore à ses premiers balbutiements, mais il n’y a que peu de doutes que c’est là aussi un domaine surlequel de toutes nouvelles formes d’interactions vont rapidement devenir possibles.

Un œil sur le monde
On ne compte plus le nombre d’événements journalistiques ou médiatiques dont lesprincipaux témoignages photographiques et vidéo ont été capturés via des téléphonesportables. Là encore, la quasi-généralisation des appareils photo et caméras sur lemarché des téléphones rend très attractive la possibilité de faire appel à ceux-ci pourpermettre à l’utilisateur de contribuer du contenu sur un site web.
Mais au-delà du partage de photos et de vidéos, ces capteurs peuvent aussi être utilisés pour faciliter l’identification des besoins de l’utilisateur : identification d’un produit par un code-barres, repérage précis d’un lieu via une photo, voire expérience deréalité augmentée en superposant des informations à la vue vidéo. Tout n’est pasencore possible en la matière, mais tout porte à croire que de nombreuses expérienceset innovations verront le jour dans les années qui viennent.

Géolocalisation
Les terminaux mobiles sont utilisables presque partout : cela signifie aussi qu’ils sontutilisés dans des endroits nettement plus variés que ne le serait un ordinateur, et quela localisation de cet usage peut fournir des informations sur le contexte riches enenseignements.

Les téléphones peuvent, qui plus est, identifier leur localisation par plusieursméthodes : via le repérage des antennes de communication installées par l’opérateur,via le repérage de points d’accès Wi-Fi et via l’emploi d’un récepteur GPS embarqué.
Il existe d’ores et déjà une interface de programmation (API) qui permet d’accéder àces informations de géolocalisation depuis une page web, et qui est disponible sur ladernière génération de smartphones. Les possibilités de personnalisation qu’offre cepont entre le monde réel et le monde virtuel sont encore entièrement à bâtir.
Nous aborderons de manière plus poussée ces différentes innovations dans le dernierchapitre de ce livre ; il s’agit ici pour nous de vous faire entrevoir la richesse desopportunités qui restent encore à explorer dans le monde du Web mobile.

Récapitulons
Le Web mobile, c’est-à-dire l’utilisation du Web depuis un terminal mobile, se distingue du WAP en ce qu’il utilise les mêmes technologies que le Web utilisé depuisun ordinateur.
Les différentes caractéristiques matérielles (écran, clavier, réseau, processeur) et contextuelles (attention limitée, usage limité des mains) peuvent créer des obstacles à la miseen place d’une expérience utilisateur agréable, obstacles exacerbés pour les créateurs decontenus web par la multitude d’appareils et de navigateurs à prendre en compte.
Mais au-delà de ces difficultés que nous allons apprendre à contourner tout au longde ce livre, les terminaux mobiles apportent aussi des opportunités considérablespour ceux qui sauront les exploiter : la disponibilité à tout instant d’un appareil fortement personnel et personnalisé, combinée avec un jeu de nouveaux capteurs et interactions, terreau fertile d’innovations.
2 Le monde des navigateurs mobiles

Pour mieux appréhender les spécificités de l’utilisation du Webdepuis un terminal mobile, penchons-nous sur les différentsaspects qui les caractérisent : écran, clavier, batterie,microprocesseur, mémoire, système de pointage, systèmed’exploitation… avant de terminer par le plus important pournous, les navigateurs mobiles.


SOMMAIRE

Caractéristiques des terminaux mobiles
Survol des navigateurs mobiles existants
Parts de marché des différents navigateurs
Disparités régionales
Classifier les navigateurs mobiles
Nous allons étudier de près les différents éléments constitutifs des terminauxmobiles, et des réseaux qui leur permettent de se connecter : cette analyse guidera lesconseils détaillés au cours de ces pages.
Nous nous intéresserons alors à l’un des éléments clés de l’utilisation du Web sur cesterminaux : les navigateurs mobiles, dont nous découvrirons la diversité et les évolutions attendues. Le marché des téléphones et des navigateurs mobiles est en mouvement perpétuel, rapide et désordonné. Nous resterons prudents dans nosprédictions ; elles n’en seront pourtant pas moins susceptibles d’avoir déjà été contredites par la réalité au moment où vous en prendrez connaissance.

En ligne !
Retrouvez en ligne les liens, le code source, les commentaires etéventuelles corrections de ce chapitre en scannant le QR Codeci-contre avec votre portable ou sur le site :
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Dissection d’un terminal mobile
L’écran
Les différents appareils portables ont en commun de posséder un écran de taille nettement plus petite que les écrans d’ordinateurs – condition à l’heure actuelle à peuprès indispensable pour s’assurer de leur portabilité.
Résolution et taille physique
Deux caractéristiques principales définissent la taille de ce qu’un écran affiche :

sa taille physique , généralement mesurée dans la diagonale, et exprimée la plupartdu temps en pouces ( inch , en anglais) ; c’est la principale mesure utilisée commeargument commercial pour la vente d’écrans de télévision ;
sa résolution , c’est-à-dire le nombre de pixels que l’écran peut afficher ; elle est engénéral définie par deux nombres (par exemple, 320 × 480 pour l’iPhone 3G,signifiant 320 pixels de large pour 480 pixels de haut) ; les capteurs d’appareilsphoto numériques sont, eux, souvent caractérisés par la surface en « mégapixels-carré » (soit environ 1,5 mégapixels pour la résolution de l’iPhone).
Une autre caractéristique importante dérive directement de ces deux propriétés : la densité de pixels , mesurée en « ppp » (pixels par pouce) ou « ppi » en anglais. Plus unécran a une densité de pixels importante, plus il pourra reproduire des détails fins.L’écran de l’iPhone 4, sorti courant 2010, a été reconnu comme créant une nouvelleétape en matière de densité de pixels, avec 326 ppp, qualifiée, de manière fort habile,de « rétinienne », autrement dit suffisamment dense pour que l’œil ne puisse pas endistinguer les pixels.
Cela étant, ce dernier aspect dépend d’un autre facteur important : la distance àlaquelle l’écran est regardé. Une densité de pixels plus importante signifie de fait quel’appareil pourra être utilisé plus près, sans que l’œil puisse percevoir les pixels individuels. Un écran de téléphone, utilisé en général à 20 ou 30 cm de distance de l’œil,aura besoin d’une densité de pixels plus importante qu’un écran d’ordinateur (utiliséà 80 ou 100 cm de distance) pour un ressenti de qualité similaire.

A TTENTION Il y a pixel et pixel
Comme nous le verrons dans le chapitre 6 sur les feuilles de styles, la notion de pixels en CSS ne correspond pas systématiquement à la notion de pixels physiques.
La conséquence directe de ces considérations de taille et de résolution est bien sûrqu’un site web conçu pour être lu confortablement sur un écran de 1 024 × 768 pixels(par exemple) sera très probablement complètement inadapté à une lecture confortable sur un écran de 320 pixels de large, et a fortiori sur des écrans plus petits.
Par ailleurs, la plupart (mais pas la totalité) des terminaux mobiles sont pensés pourêtre utilisés dans un sens plus haut que large (portrait), alors que la plupart des ordinateurs offrent une disposition plus large que haute (paysage). Cette caractéristiqueimplique de concevoir des pages web dans une optique davantage verticale, en évitantpar exemple les présentations en plusieurs colonnes.

Luminance, contraste et couleurs
Bien que la résolution de l’écran soit la principale caractéristique propre à capterl’attention des utilisateurs, il convient aussi de rappeler d’autres propriétés des écransqui affectent très concrètement la qualité de rendu :

la luminance maximale (communément évoquée sous le terme de luminosité ), quidétermine l’intensité de la lumière émise par l’écran ; celle-ci influe sur la lisibilitéde l’écran de téléphone, par exemple sous la lumière du soleil (ainsi que sur lacapacité d’un téléphone à servir de lampe torche !) ;
le niveau de noir et le rapport de contraste déterminent à quel point l’écran peutafficher des noirs profonds – mais ceux-ci n’importent vraiment que dans desconditions d’éclairage très favorables ;
la réflectance ou albédo , qui indique à quel point l’écran réfléchit l’éclairageambiant – ces reflets peuvent réduire la lisibilité de l’écran de manièreimportante ;
la restitution des couleurs , en fonction notamment du nombre de couleurs quel’écran peut restituer, mais aussi du gamut calibré pour l’écran en question, quidétermine la saturation des couleurs restituées.

B.A.-B A Qu’est-ce que le gamut ?
Les différents écrans et imprimantes sont capables d’afficher un certain ensemble de couleurs, dépendant de la technologie utilisée. Si les appareils actuels sont capables de restituer à peu près l’ensembledes teintes que l’œil peut distinguer, ils ne peuvent pas nécessairement reproduire tous les niveaux de saturation (c’est-à-dire les niveaux de blanc et de noir) qui influent sur l’aspect plus ou moins « lavé » deces couleurs.
L’ensemble des couleurs qu’un écran ou une imprimante peut effectivement restituer est appelé le gamut de l’appareil.
En pratique, la leçon à retenir concernant ces différentes caractéristiques est que, enraison des conditions d’utilisation des terminaux mobiles sous des éclairages trèsdivers et avec des écrans de qualité variable, il faut porter particulièrement attentionau contraste utilisé pour la présentation du contenu, et se méfier de la couleur commeseul vecteur d’information.

Le microprocesseur
Les progrès exponentiels en matière de vitesse et de miniaturisation des puces électroniques font que certains téléphones disposent aujourd’hui de processeurs d’unevitesse comparable à celle des ordinateurs d’il y a une petite dizaine d’années(1 GHz). Ces vitesses restent cependant l’apanage du plus haut de gamme des terminaux mobiles, et sont nettement plus basses que celles des ordinateurs actuels – àl’exception notable des netbooks qui utilisent fréquemment des processeurs identiquesou similaires à ceux des téléphones haut de gamme. La majorité des téléphones disposent, quant à eux, de processeurs nettement plus limités.
Dans le cadre du Web mobile, ces limitations de vitesse se font principalement ressentir lors de l’utilisation de scripts JavaScript complexes, du visionnage de vidéos oud’animations Flash et SVG ( Scalable Vector Graphics ).

La principale faiblesse induite par l’usage du processeur sur les terminaux mobilesreste cependant son impact sur la durée de vie de leurs batteries, comme nous ledétaillons plus bas.

La mémoire
Outre un microprocesseur plus lent, les terminaux mobiles disposent en général aussid’une capacité en mémoire vive plus limitée que les ordinateurs. À titre d’exempledans le haut de gamme, l’iPhone 3GS dispose de 256 Mo de RAM, l’iPhone 4 et leNexus One (aussi connu sous le nom de Google Phone ) du double, là où la plupart desordinateurs disposent désormais d’un minimum de 2 Go. Les terminaux mobilesplus anciens ou de moindre gamme disposent de nettement moins de mémoire.
Qui plus est, lorsque la mémoire vive est saturée, les téléphones n’utilisent en généralpas le système de fichiers pour stocker de manière temporaire une partie de lamémoire et pouvoir ainsi en libérer de nouveau (technique dite du swap en anglais),comme c’est le cas sur les ordinateurs de bureau. En effet, les opérations de transfertde la mémoire font fortement appel au processeur, ralentissent le téléphone et peuvent, de plus, représenter un niveau d’activité trop élevé pour le système de stockage,plus fragile que les systèmes des ordinateurs de bureau.
De ce fait, la mémoire est une ressource gardée jalousement par les systèmesd’exploitation des terminaux mobiles, et le navigateur embarqué dispose rarement del’accès à l’intégralité de la capacité mémoire.
Cette limitation affecte principalement l’utilisation de JavaScript, pour lequel il conviendra de limiter le nombre d’objets créés et manipulés. Elle pourra se révélerimportante également pour l’affichage de pages HTML ou d’images SVG de poidsimportant : en effet, celles-ci requièrent la construction et le stockage en mémoire duDOM (modèle objet de document ou Document Object Model , en anglais), et celui-cipeut rapidement représenter un volume conséquent.

Les capacités de stockage
Outre la mémoire vive, la plupart des terminaux mobiles fournissent un espace destockage permettant aux différentes applications de sauvegarder leurs données. Lestéléphones présentent en général un stockage de base sur lequel sont installés le système d’exploitation et certaines (ou toutes les) applications ; les téléphones haut degamme permettent en général de compléter cette capacité initiale par un stockagesupplémentaire sous forme de cartes mémoire (de type SD ou micro-SD).
Si ces dernières permettent d’atteindre des capacités qui n’auraient pas fait honte auxordinateurs d’il y a une petite dizaine d’années, il n’en reste pas moins que de nom breux navigateurs n’ont pas accès à ces capacités de stockage pour leur fonctionnement courant, et donc en particulier pour la sauvegarde des cookies et la mise encache des pages web.
Il en découle qu’il conviendra de faire preuve de légèreté dans la création de contenusweb à destination des terminaux mobiles, en particulier pour permettre l’optimisation de l’utilisation du cache qui, comme nous le verrons dans le chapitre 8 sur l’optimisation, permet d’améliorer nettement la vitesse de chargement des pages déjà visitées et, par conséquent, l’expérience utilisateur.
Cependant, dans la plupart des cas, les limites des capacités de stockage ne représentent pas une barrière fortement ressentie lors de la création de contenu web mobile.

L E SAVIEZ - VOUS  ? Pas de système de fichiers sur l’iPhone
L’iPhone présente sans le moindre doute un espace de stockage, mais celui-ci n’est jamais présenté àl’utilisateur sous la forme d’un système de fichiers : la métaphore des dossiers et fichiers, née dans lesannées 1960 et inspirée de leurs équivalents physiques dans les bureaux, a été entièrement laissée decôté. L’utilisateur manipule des objets (photos, musique, cartes de visite, etc.) qui sont organisés en fonction des différentes métadonnées qui leur sont associées (par exemple : en albums pour la musique, engaleries pour les photos, etc.).
La batterie
Si les progrès en matière d’amélioration des processeurs sont grosso modo d’ordreexponentiel (suivant la fameuse conjecture dite « loi de Moore »), les progrès enmatière de stockage d’énergie suivent, eux, une évolution tristement linéaire. Ladurée de vie de la batterie est désormais le principal point faible des appareilsmobiles, et ce, d’autant plus qu’apparaissent de nouvelles fonctionnalités gourmandesen énergie.

B.A.-B A La loi de Moore
Gordon Moore, l’un des cofondateurs du fabricant de microprocesseurs Intel, a constaté que la densitédes transistors de microprocesseurs d’entrée de gamme doublait à peu près tous les deux ans. Ce constat, qui implique une croissance quasi exponentielle de la puissance des microprocesseurs, est souventqualifé de « loi de Moore ».
Si vous êtes l’heureux possesseur d’un téléphone portable (comme 91 % des Français,entre autres), il a dû vous arriver un jour ou l’autre de maudire votre appareil et samanie de disposer d’une batterie vide précisément au moment où vous auriez besoinde passer ou de recevoir un coup de fil important – ou bien sûr de récupérer uneinformation capitale sur le Web.
Si vous souhaitez donc ne pas trop contribuer à cette malédiction auprès de vos utilisateurs, vous veillerez à limiter autant que possible les opérations gourmandes en batterie,en particulier :

l’usage du processeur de manière prolongée, par exemple via l’exécution deJavaScript ;
l’usage fréquent et prolongé de requêtes réseau, si vous possédez un forfait illimité, comparez la durée de vie de la batterie de votre appareil lorsque celui-ci estdéconnecté et lorsqu’il est connecté en permanence, pour vous faire une idée del’impact de l’utilisation du réseau sur la batterie ;
l’usage de certains capteurs, par exemple les récepteurs GPS, les appareils photo(et leurs flashs, le cas échéant) ou les caméras vidéo.
Nous n’avons pas cité l’une des sources principales de décharge de la batterie,puisqu’il n’existe à l’heure actuelle que très peu de moyens d’en contourner l’usage :l’écran des téléphones est souvent extrêmement gourmand en énergie. L’apparitiondes interfaces vocales sur les combinés (à la fois pour la synthèse et la reconnaissancevocale) changera sans doute les capacités d’action en la matière dans les années quiviennent, mais elles restent pour l’instant limitées à un usage pratiquement confidentiel sur le Web – nous évoquerons ce potentiel plus en détail dans le dernier chapitre.

Le clavier
Le nombre de caractères nécessaires à la rédaction d’un texte et, de ce fait, la taille duclavier nécessaire à leur entrée, est en conflit avec les nécessités de compacité deforme des terminaux mobiles.
Face à ces besoins contradictoires, trois principaux types de claviers ont été mis enplace pour les terminaux mobiles : les claviers physiques numériques, les claviersphysiques alphanumériques et les claviers virtuels.

Figure 2–1 - Exemples de clavier numérique,clavier alphanumérique etclavier virtuel
Les claviers physiques numériques
Les claviers de ce type présentent des touches pour les dix chiffres, ainsi que les touches * et # . Ce sont les claviers de téléphones classiques, qui permettent en générald’entrer des caractères alphabétiques, soit en appuyant sur les touches numériques à répétition, soit en utilisant la prédiction de mots en fonction des touches préalablement tapées (le mode dit « T9 »).
Les claviers physiques numériques offrent l’avantage principal d’être optimisés pourl’utilisation d’un appareil comme téléphone : relativement compacts du fait dunombre limité de touches nécessaires, leur emploi pour l’entrée de texte un peu longs’avère fastidieux.

Les claviers physiques alphanumériques
Ces claviers présentent des touches physiques pour chaque lettre de l’alphabet. Leschiffres peuvent y être soit également présents séparément sur le clavier, soit êtreentrés via une combinaison de touches.
Les claviers physiques alphanumériques sont en général ceux qui offrent la meilleureutilisabilité en termes d’entrée de texte. Ce résultat est bien entendu obtenu au détriment du poids et du volume du terminal considéré.

Les claviers virtuels
Sur les écrans tactiles, les claviers virtuels permettent l’entrée de caractères via un clavier affiché sur l’écran. Le nombre et la disposition des touches peuvent varier enfonction du contexte.
Ils permettent de s’abstenir d’un élément physique supplémentaire, tout en offrantl’avantage de pouvoir contextualiser le clavier présenté à l’utilisateur. Cependant, leuremploi est en général moins précis et rapide que celui d’un clavier physique, ils nepeuvent être utilisés en aveugle (faute de repère physique pour les doigts) et l’affichage du clavier virtuel réduit très fortement l’espace utilisable de l’écran.

Le système de pointage
La manière classique d’interagir avec les éléments de l’interface graphique d’un ordinateur consiste à utiliser une souris, ou l’une de ses formes dérivées ( trackball , trackpad , etc.).
Sur les téléphones portables, la souris n’est évidemment pas une option viable :impossible de l’utiliser sans surface plane, en mouvement, et son degré de précisionsur des écrans de petite taille serait de toute façon insatisfaisant. Différentes solutionsont donc été mises en place pour lui suppléer dans ce rôle d’interaction avec l’interface graphique : curseur, joystick , ou encore interaction tactile.


Le curseur
Sur bon nombre de téléphones, la seule possibilité d’interagir avec les éléments del’interface graphique affichés à l’écran consiste à déplacer un curseur dans les quatredirections, voire uniquement vers le haut ou vers le bas.
On peut facilement imaginer à quel point ces téléphones limitent les possibilitésd’interaction sur le Web : l’utilisateur est alors plus ou moins réduit à naviguerséquentiellement au travers des différents éléments interactifs de la page (liens,champs de formulaires, boutons…). Il est par ailleurs difficile de créer des élémentsd’interface reposant sur le choix d’une zone précise de l’écran (comme les images àzones cliquables définies via la balise <area> ).

B.A.-B A La balise <area>
La balise HTML <area> permet de définir des zones cliquables, déterminées par un chemin décrit dansl’attribut coords , et d’appliquer cette définition à une image, via l’attribut usemap de la balise <img> .
De tels systèmes sont, de manière générale, uniquement adaptés à des téléphonesdisposant d’écrans de petites dimensions, sur lesquels l’expérience utilisateur du Webest en général fortement diminuée. Mais dans le cas de déploiements nécessitant decibler un très grand nombre de terminaux, cette contrainte ne peut être ignorée.

Le joystick
Un cran au-dessus du simple curseur, les mini-joysticks proposés par d’autres terminaux permettent de déplacer un pointeur sur l’écran, sans limitation dans les directions possibles, et de façon nettement plus souple. Ces joysticks permettentd’atteindre un ensemble de points sur l’écran beaucoup plus important que les simples curseurs, évitant ainsi une interaction purement séquentielle sur les pages web.
L’utilisation de ces joysticks peut généralement se faire par la main qui porte le téléphone, ce qui rend la navigation accessible dans les situations où seule une main peutêtre utilisée – situations courantes lorsqu’on est en mouvement.
Ces joysticks restent cependant le plus souvent peu agréables pour un emploi prolongé, et les manier avec précision reste difficile pour la plupart des utilisateurs.

Les interactions tactiles
Un nombre croissant de téléphones, en particulier parmi le haut de gamme, fontappel à des écrans tactiles pour faciliter l’interaction entre l’utilisateur et les élémentsgraphiques présentés sur ces écrans.
Écran résistif ou capacitif
Il existe deux principaux types d’écrans qui permettent ces interactions tactiles sur lestéléphones actuels :

les écrans résistifs qui détectent le toucher en fonction de la pression exercée surl’écran, et nécessitent en général de faire appel à un élément pointu pour déclencher une réaction – un stylet ou un ongle ;
les écrans capacitifs qui réagissent, eux, au contact de tout élément capable d’absorber les charges électriques accumulées sur leurs surfaces, y compris et en particulier les doigts potelés de leurs utilisateurs.
Parmi les interfaces tactiles, les écrans capacitifs sont à l’heure actuelle les plus populaires, puisqu’ils permettent de s’affranchir de tout élément extérieur (de type stylet)et de créer un contact direct entre l’utilisateur et le téléphone.
Il convient tout de même de noter qu’ils présentent une limitation majeure dans lacréation d’interfaces utilisateurs : la précision des opérations de sélection qu’ilsoffrent est limitée, parfois fortement, par la taille du doigt de l’utilisateur. En particulier, il conviendra de prêter attention à ce que les éléments activables d’une interface soient suffisamment espacés pour que l’utilisateur puisse sélectionner un élémentprécis sans difficulté.

Interfaces multitactiles
Parmi les différentes interactions tactiles rendues possibles par ces écrans, les interactions multitactiles (plus connues sous leur qualification anglaise de multitouch ) autorisent l’utilisation simultanée de plusieurs doigts, rendant possible des interactions plusriches que la simple sélection d’éléments : la captation des mouvements relatifs de deuxdoigts pour le zoom sur l’iPhone en est l’une des applications les plus connues.
Les interfaces multitactiles sont clairement celles qui ont le plus le vent en poupe àl’heure actuelle, et font d’ailleurs actuellement l’objet de violentes batailles de brevetsdans le monde des fabricants de téléphones mobiles.
Cependant, ces interactions multitactiles ne sont pas nécessairement la panacéeabsolue :

Il est en général impossible de faire appel aux fonctions multitactiles lorsqu’on nedispose que d’une seule main pour tenir et manipuler le téléphone.
Nombre d’utilisateurs ne découvrent jamais (ou oublient rapidement) ces interactions multitactiles, ou n’en connaissent qu’un sous-ensemble limité.
Enfin, cette multiréactivité rend parfois l’utilisation « unitactile » plus difficile,lorsque par exemple l’utilisateur pose involontairement un autre doigt sur l’écran,activant des opérations multitactiles qu’il ne comprendra pas nécessairement.
Il conviendra donc, même dans les cas où on ne ciblerait que des terminaux à interfaces multitactiles, de ne pas concevoir d’interfaces qui reposeraient entièrement surdes interactions de ce type.

Le système d’exploitation
Dans le monde des ordinateurs de bureau, les systèmes d’exploitation se comptentdésormais en petit nombre : Windows pour une très large majorité d’utilisateurs,Mac OS pour les amateurs d’Apple et, à la marge, GNU/Linux.
Certes, différentes versions de ces différents systèmes d’exploitation coexistent etfonctionnent sur différentes architectures de processeurs. Mais ces variations sontsans commune mesure avec la diversité du paysage en matière de systèmes d’exploitation sur les terminaux mobiles.
Les plus célèbres d’entre eux sont :

Symbian équipe la majorité des téléphones Nokia et certains téléphones d’autresmarques, faisant de lui le système d’exploitation le plus répandu sur lestéléphones ;
BlackBerry OS, sur les téléphones du même nom, fortement utilisés dans lemonde des grandes entreprises et de certaines administrations ;
iOS (anciennement iPhone OS), dont la popularité du téléphone d’Apple a favorisé le déploiement impressionnant en quelques années ;
Android, le système d’exploitation open source de Google distribué sur un nombre grandissant de smartphones ;
Windows Mobile qui, bien que loin d’être aussi populaire que son cousin sur lesordinateurs, est tout de même présent sur le marché des téléphones et dont la sortie de la version 7 est peut-être l’occasion d’un renouveau ;
Outre ces vedettes des smartphones, il convient de ne pas oublier :

WebOS, le système d’exploitation développé par Palm (désormais propriété deHewlett Packard) pour ses derniers terminaux, les Palm Pre et Pixi ;
Bada, le nouveau système d’exploitation de Samsung, l’un des principaux fabricants de smartphones ;
LiMO, l’une des versions de Linux pour les mobiles ;
MeeGo, la fusion de Maemo de Nokia et de Moblin d’Intel, destiné à la fois auxnetbooks et à certains téléphones portables ;
Brew, le système d’exploitation poussé par Qualcomm, a de longues annéesd’existence sur les feature phones (voir la classification des téléphones ci-après) etcommence à faire son apparition sur les smartphones (sur le HTC Smart,notamment) ;
enfin, pour les téléphones plus anciens et plus bas de gamme, les systèmesSeries 40 et Series 30 de Nokia occupent une large part de marché.
Si, en bien des aspects, le Web permet de s’abstraire de leurs différences, les systèmesd’exploitation peuvent tout de même affecter le développement pour le Web mobileà travers certaines des capacités des navigateurs.

La possibilité et la facilité d’installation de mises à jours et de plug-ins affectent laprobabilité de pouvoir utiliser certaines technologies Web.
Certains systèmes permettent l’utilisation de différents navigateurs, certains sontplus restrictifs.
La gestion des opérations en mode multitâches sera déterminante dans la manièrede présenter du contenu qui nécessite l’utilisation d’applications extérieures(comme la lecture d’un fichier PDF, par exemple).
Enfin, et de manière plus subjective, la facilité d’utilisation du système dans sonensemble, et l’intégration du Web au cœur de l’activité de l’utilisateur reste unfacteur déterminant sur les chances qu’un utilisateur donné soit un adepte duWeb mobile : s’il est un domaine dans lequel l’iPhone a révolutionné le Webmobile, c’est bien celui-là !
Capteurs en tout genre

Du GPS aux NFC
Les téléphones portables incluent un nombre croissant de capteurs.
L’appareil photo embarqué, devenu désormais à peu près incontournable, est évidemment à même d’enregistrer des photos et, souvent, des vidéos. Au-delà de cetteutilisation classique, il peut parfois aussi être utilisé comme scanner de codes barres(y compris les codes barres à deux dimensions que nous évoquerons dans lechapitre 4), voire comme sources d’informations pour la reconnaissance d’objets et depersonnes, et des applications de réalité augmentée.
Les GPS ( Global Positionning System ) font désormais aussi partie des additions classiques aux téléphones haut de gamme, permettant d’obtenir la position géographiquede l’utilisateur – si tant est que l’environnement d’utilisation le permette.
Souvent moins connu du grand public, de plus en plus de téléphones incluent unaccéléromètre, permettant de détecter les déplacements et l’orientation de l’appareil,ainsi qu’un ou plusieurs détecteurs de luminosité destinés à adapter l’éclairage del’écran, ainsi que le verrouillage des claviers virtuels lorsque l’utilisateur tient l’appareil collé à son oreille.
Enfin, certains appareils commencent à intégrer des capteurs de technologies ditesNFC ( Near-Field Communications , soit communications en champ proche), permettant d’interagir par exemple avec des objets équipés d’émetteurs RFID ( Radio Frequency IDentification ).

B.A.-B A Technologies NFC
Les technologies NFC sont utilisées pour permettre de transférer des informations entre un émetteur etun récepteur, lorsque ceux-ci sont approchés l’un de l’autre. On les retrouve par exemple dans les cartesde transports en commun (tel le Pass Navigo dans les transports parisiens). Leur ajout aux téléphonesportables permet de les utiliser à des fins de validation et de paiement.
Le mobile à la pointe
Compte tenu de leur succès et des applications innovantes que ces capteurs ont renduespossibles, on ne peut qu’imaginer que ces capteurs vont continuer à se multiplier et à seraffiner. Il y a fort à parier qu’en particulier des capteurs d’informations corporelles(telles que le rythme cardiaque) vont faire leur apparition sur certains terminaux.

À LA POINTE Tim O’Reilly et le Web 2
Ces différents capteurs offrent un élément d’intégration capital entre le monde réel et le monde virtuelqu’ont ouvert les technologies d’Internet. Le célèbre chroniqueur et directeur de maison d’édition TimO’Reilly (père, entre autres, de l’expression « Web 2.0 ») voit dans cette intégration le point de départ du« Web2 ».
Ces capteurs existent pour certains sur les ordinateurs mais, dans l’ensemble, les terminaux mobiles sont largement à la pointe dans ce domaine et, du fait même del’intérêt de l’utilisation nomade de ces capteurs, ont toutes les chances de le rester.
Bien que l’intégration de ces capteurs au sein des navigateurs web ne soit encore que balbutiante, comme nous aurons l’occasion d’en reparler en fin d’ouvrage, il est déjà possible d’utiliser certains de ces capteurs depuis des navigateurs web actuels : ainsi, il existeune API JavaScript de géolocalisation. Et il fait peu de doutes que ces points d’intégration vont continuer à être développés et déployés dans les prochains mois et années.

Appareils non téléphoniques
Bien que nous utilisions souvent les termes de terminaux mobiles et de téléphonesportables de manière équivalente dans nos pages, tous les terminaux mobiles n’ontpas vocation à être utilisés pour la téléphonie, et tous ne disposent pas d’une connexion de données faisant appel aux réseaux téléphoniques mobiles.
La plupart des considérations et des conseils qui s’appliquent aux téléphones portables s’appliquent de manière à peu près identique à ces appareils, et bien que leurusage soit pour l’instant plus restreint que celui des téléphones, il n’est pas du toutimpossible d’imaginer des changements profonds en la matière dans les années quiviennent, où la téléphonie ne sera qu’une des fonctionnalités optionnelles sur des terminaux avant tout orientés pour l’utilisation du Web.
On citera en guise d’exemple de ces terminaux mobiles non téléphoniques :

certains baladeurs musicaux, en particulier l’iPod Touch d’Apple dont la part demarché dans l’usage du Web mobile est, suivant les statistiques, relativementimportante ;
certaines consoles de jeux portables, entre autres la PSP de Sony et la DS deNintendo ;
les mini-tablettes Internet, du type du N810 de Nokia (bien que son successeur, leN900, inclue lui la téléphonie) ;
certains récepteurs GPS qui intègrent l’accès à Internet, tels que le Nüvi de Garmin.
On pourrait bien sûr inclure l’iPad d’Apple dans cette liste, bien que sa caractérisationde terminal mobile soit sujette à discussion, compte tenu de ses dimensions physiques.

Classification des téléphones
Comme nous venons de le voir, les différents téléphones portables peuvent varier largement en terme de tailles et types d’écran, systèmes d’exploitation, connectivité, etc.
En pratique, on classifie couramment les différents téléphones en deux catégories :

les téléphones de base , parfois qualifiés en anglais de feature phones , qui se focalisentavant tout sur la téléphonie, et ne fournissent que des options limitées pour l’installation d’applications supplémentaires ; la plupart des feature phones vendusaujourd’hui fournissent un moyen d’accéder au Web, mais de façon plus ou moinsagréable ;
les téléphones intelligents , plus connus sous leur nom anglais de smartphones  ; cettequalification est théoriquement liée à la possibilité d’installer des applicationsadditionnelles, mais en pratique recouvre d’autres considérations (taille de l’écran,clavier, puissance du processeur, etc.).
Certains souhaiteraient promouvoir une nouvelle catégorie (par exemple sous le nomde superphone ) mettant en avant les avancées rapides que certains terminaux proposent en matière de puissance de calcul, de mémoire, d’évolutivité, etc. En pratique,ces superphones ne sont que l’évolution logique des smartphones, et cette distinctionn’est probablement pas utile à moyen terme, les superphones d’aujourd’hui étant lessmartphones de demain.
La distinction entre feature phone et smartphone est plus profonde : la mission première des feature phones est de permettre de téléphoner et d’échanger des SMS, celledes smartphones se rapproche plus, dans ses capacités et la diversité des activités possibles, de l’utilisation d’un mini-ordinateur. Du fait du succès grandissant des smartphones sur les marchés occidentaux, certains commencent à se demander si, à plus oumoins court terme, les feature phones ne sont pas appelés à disparaître au profit deleurs cousins plus intelligents.
En tous les cas, en pratique, dans un projet de développement du Web mobile, unequestion importante qu’il vous faudra évaluer au plus tôt sera celle de la prise encharge des navigateurs de ces feature phones :

Leurs utilisateurs sont en général moins enclins à utiliser le Web mobile sur cesappareils, du fait de la fréquente difficulté à le faire.
A contrario, il y a souvent moins de concurrence sur ce marché-là, et certains ontréussi (et continuent) à exploiter ce segment de manière très profitable.
Certains de vos clients ou partenaires commerciaux (par exemple, les opérateursde réseaux mobiles) peuvent requérir leur prise en charge avant d’accepter d’intégrer votre projet.
Les navigateurs de ces terminaux sont en général nettement plus limités, et nécessiteront de ce fait un traitement probablement assez différent de celui destiné auxsmartphones.
La jungle des navigateurs mobiles
Cinq navigateurs principaux se partagent le monde des navigateurs de bureau. Mêmesi certains utilisateurs d’Internet Explorer 6.0 font de la résistance, les mises à jour etles corrections de bogues des navigateurs de bureau sont déployées de manière quasiautomatique.
Le monde des navigateurs mobiles est nettement plus fragmenté. Les versions desnavigateurs mobiles évoluent en effet tous les mois et les téléphones sortent bien souvent encore avec une version d’un navigateur web qui restera figée pendant toute ladurée de vie du téléphone (18 mois en moyenne). C’est un peu comme si vous deviezcomposer avec les bogues de toutes les versions d’Internet Explorer, Firefox, Safari,Opera et Google Chrome en même temps… à ceci près qu’il y a plus de cinq navigateurs mobiles au départ. Bienvenue dans la jungle !
Contrairement aux navigateurs de bureau, clairement identifiés par un nom demarque, il est parfois même difficile de connaître le nom du navigateur embarquédans un téléphone. L’opérateur et/ou le constructeur ont parfois signé des accords en marque blanche avec les vendeurs de navigateurs mobiles et peuvent changer le nomdu navigateur. Le navigateur web mobile Vision s’est ainsi vu appeler « WebPro »,« www3 », « 3Xplorer », « easyedge » et désormais « Ovi browser », depuis le rachatpar Nokia de Novarra, la compagnie à l’origine du navigateur.

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