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"Ne priez pas le Bouddha, devenez-en un."



La pratique du bouddhisme, eu particulier celle du Zen, est une pratique très terre-à-terre dans laquelle chacun peut s'engager, quels que soient sa religion, sa culture, son statut social, son parcours. Philosophie ouverte à tous, le Zen ne constitue pas un territoire spirituel séparé de la vie le quotidienne : la méditation s'appuie sur tous les aspects de notre vie moderne et s'y intègre.



C'est ce que maître Bon Yo, mère, artiste, pratiquante et enseignante de Zen nous révèle. Elle nous invite, à travers le dialogue qu'elle poursuit avec ses élèves, à trouver notre moi véritable, à devenir le Bouddha que nous sommes déjà.






  • La voie de la pratique zen : une porte ouverte sur la sagesse


  • Les quatre grands voeux


  • Découvrons les préceptes


  • Premier précepte : Je fais le voeu de m'abstenir de prendre la vie


  • Deuxième précepte : Je fais le voeu de m'abstenir de prendre ce qui ne m'est pas donné


  • Troisième précepte : Je fais le voeu de m'abstenir d'inconduite née du désir


  • Quatrième précepte : Je fais le voeu de m'abstenir de parole mensongère


  • Cinquième précepte : Je fais le voeu de m'abstenir de prendre des substances toxiques induisant l'insouciance


  • Sixième précepte : Je fais le voeu de m'abstenir de parler des fautes des autres


  • Septième précepte : Je fais le voeu de m'abstenir de me vanter et de rabaisser les autres


  • Huitième précepte : Je fais le voeu de ne pas être avide et d'être généreux


  • Neuvième précepte : Je fais le voeu de ne pas succomber à la colère et d'être harmonieux


  • Dixième précepte : Je fais le voeu de ne pas calomnier les trois joyaux


  • Les quatre types de pratiques formelles


  • Les enseignements de maître Kyon Ho


  • La pratique de la retraite intensive


  • La relation élève-maître


  • Les symboles et les formes




  • Allocution de transmission de maître Bon Yo


  • Index et glossaire des termes du zen


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Publié par

Date de parution

08 janvier 2015

Nombre de lectures

8

EAN13

9782212254426

Langue

Français

“Ne priez pas le Bouddha, devenez-en un.”

La pratique du bouddhisme, en particulier celle du Zen, est une pratique très terre-à-terre dans laquelle chacun peut s’engager, quels que soient sa religion, sa culture, son statut social, son parcours. Philosophie ouverte à tous, le Zen ne constitue pas un territoire spirituel séparé de la vie quotidienne : la méditation s’appuie sur tous les aspects de notre vie moderne et s’y intègre.
C’est ce que maître Bon Yo, mère, artiste, pratiquante et enseignante de Zen nous révèle. Elle nous invite, à travers le dialogue qu’elle poursuit avec ses élèves, à trouver notre moi véritable, à devenir le Bouddha que nous sommes déjà.

Grazyna Perl commence à pratiquer le Zen en Pologne en 1984. En 1988, elle entame une pratique intensive au centre zen de Providence (États-Unis) auprès du maître de tradition coréenne Seung Sahn. Elle reçoit en 1994 l’autorisation d’enseigner de celui-ci et devient maître de dharma à l’École Kwan Um. En 1995, avec son mari le maître Wu Bong, elle s’installe à Paris et y fonde le centre de Zen de l’école Kwan Um. Grazyna Perl devient maître Bon Yo en 2005. Mère de deux enfants, elle enseigne à travers l’Europe et poursuit sa carrière d’artiste peintre.

Spiritualités laïques : des sages de tous horizons témoignent de leurs questionnements dans un langage accessible et vivant.
Grazyna Bon Yo Perl
VIVRE LE BOUDDHISME ZEN
D EVENEZ LE B OUDDHA QUE VOUS ÊTES DÉJÀ
Traduit de l’anglais par
Federico Dainin-Jōkō Procopio
avec la collaboration de Elie Monju Mongin
Groupe Eyrolles 61, bd Saint-Germain 75240 Paris Cedex 05 www.editions-eyrolles.com
Avec la collaboration de Cécile Potel
Dans la collection Spiritualités laïques
Denis Faick Ne cherche pas et tu trouveras
Kōshō Uchiyama Ouvrir la main de la pensée
Federico Jōkō Procopio Le Chemin de la sérénité
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage, sur quelque support que ce soit, sans autorisation de l’éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie, 20, rue des Grands-Augustins, 75006 Paris.
© Groupe Eyrolles, 2015
ISBN : 978-2-212-55863-0
TABLE DES MATIÈRES

Préface
Avant-propos
1. La voie de la pratique zen : une porte ouverte sur la sagesse
Une pratique centrée sur la personne
Une invitation au détachement
2. Les quatre grands vœux
Les êtres conscients sont innombrables ; nous faisons vœu de les sauver tous
Les illusions sont sans fin ; nous faisons vœu de les détruire toutes
Les enseignements sont infinis ; nous faisons vœu de les apprendre tous
La voie du Bouddha est inconcevable ; nous faisons vœu de l’atteindre
Conclusion
3. Découvrons les préceptes
Les pièges de l’ego
La délicate mise en œuvre des préceptes
4. Premier précepte : Je fais le vœu de m’abstenir de prendre la vie
Tout est lié
L’important, c’est la manière.
5. Deuxième précepte : Je fais le vœu de m’abstenir de prendre ce qui ne m’est pas donné
Découvrir ce qui nous est donné
Cultiver un esprit rassasié
6. Troisième précepte : Je fais le vœu de m’abstenir d’inconduite née du désir
Le désir, générateur de souffrances
7. Quatrième précepte : Je fais le vœu de m’abstenir de parole mensongère
L’honnêteté n’est pas à la mode
Faire preuve de compassion
8. Cinquième précepte : Je fais le vœu de m’abstenir de prendre des substances toxiques induisant l’insouciance
User d’antidouleurs
9. Sixième précepte : Je fais le vœu de m’abstenir de parler des fautes des autres
Savoir parler et se taire
Agir ou laisser agir
10. Septième précepte : Je fais le vœu de m’abstenir de me vanter et de rabaisser les autres
Le juste équilibre : fierté et humilité
11. Huitième précepte : Je fais le vœu de ne pas être avide et d’être généreux
Une fausse générosité
Commencer par soi-même
Ne pas sous-estimer son influence
12. Neuvième précepte : Je fais le vœu de ne pas succomber à la colère et d’être harmonieux
Ne pas suivre la voie de la colère
Garder les yeux ouverts, et prendre du recul
Se préserver des contagions
13. Dixième précepte : Je fais le vœu de ne pas calomnier les trois joyaux
Les trois joyaux
La dévotion, une fausse voie
14. Les quatre types de pratiques formelles
« Digérer » les enseignements
15. Les enseignements de maître Kyong Ho
Une feuille de route détaillée
16. La pratique de la retraite intensive
Comment s’organisent les retraites ?
17. La relation élève-maître
Un échange, d’humain à humain
18. Les symboles et les formes
Prendre les choses pour ce qu’elles sont
Allocution de transmission de maître Bon Yo
Index et glossaire des termes du zen
PRÉFACE
Un moine demanda au maître zen Nanquan :
« Il est encore des enseignements qui n’ont pas été transmis aux hommes ? »
« Il y en a », répondit Nanquan.
Le moine répliqua : « Quelle est cette vérité qui n’a jamais été enseignée aux hommes ? »
Nanquan ajouta : « Il ne s’agit ni de l’esprit, ni de Bouddha, ni d’aucune chose. »
J ’ai rencontré le maître zen Bon Yo au début des années 2000 alors que j’étais pratiquant du bouddhisme zen de lignée japonaise Soto depuis déjà quelques années.
Depuis que cette voie du bouddhisme zen existe, les moines n’ont eu de cesse de visiter temples et monastères au cours de leurs pérégrinations et de rencontrer les maîtres zen. On parcourait parfois des routes improbables des mois durant pour découvrir l’enseignement d’un maître et entendre sa parole. Il fut une époque où la notoriété d’un maître volait à travers les contrées comme le vent traverse les forêts de bambous.
Ce fut la lecture de l’enseignement sur les kong-an ( kōan en japonais) du maître zen coréen Seung Sahn qui, bouleversant mon esprit en recherche, mena mes pas vers le temple Kwan Um de Paris un jour de janvier.
Ce ne fut pas Seung Sahn que j’y trouvai, premier parmi les grands missionnaires bouddhistes d’Asie à avoir apporté le Zen en occident, mais l’un de ses successeurs, Grazyna Perl, le maître zen Bon Yo Soen Sa Nim.
Je me souviens d’elle lors de cette causerie du dharma à laquelle je participai.
Je fus touché au plus profond par ce visage maternel, ce regard perçant, et pas cette présence simple, aimante, joyeuse, éloignée de l’image que tant de maîtres zen s’amusent à donner, en singeant des icônes, des sages, en s’aventurant à se donner des airs de sainteté, ou en parodiant l’ascète mythique qu’ils ne sont pas.
Je rencontrai ce jour-là une femme libre, moderne, proche, débordante de joie et d’attention pour les autres. Assise au même niveau que ses disciples, portant ses yeux dans leurs yeux, je le compris plus tard, elle portait son cœur dans leurs cœurs.
« Voyez-vous ceci ? » dit-elle en levant son bâton….
« Bam ! entendez-vous ceci ? » ajouta-t-elle en frappant le sol avec le bâton….
« Pas de commencement, pas de fin, ainsi la nature de Bouddha ; mais vous avez déjà compris… »
Et avec un immense sourire elle quitta le dojo, clôturant ainsi cette causerie à laquelle j’avais assisté pour la première fois. Tout ce qui avait précédé ce moment a quitté ma mémoire spontanée, mais je sais que ce jour-là je fus touché en plein cœur, bouleversé par sa simplicité.
« Voyez-vous ceci ? » dit-elle l’air de rien comme si elle nous prenait pour des imbéciles – bien sûr que je le vois je ne suis pas aveugle, hein – et pourtant, s’il vous plaît, regardez le monde autour de vous à cet instant même, là, ici, tout de suite : le voyez-vous vraiment ? En percevez-vous les couleurs, les formes, les liens qui vous pétrissent instant après instant ? En décelez-vous sa perte et à la fois toute sa beauté ? Ce ciel au-dessus de vous, le voyez-vous vraiment ? Mais vraiment ? Et cette terre, qui soutient vos pas la voyez-vous profondément pour ce qu’elle est ? En ressentez-vous toute la puissance, la complexité, l’incroyable énergie qui la façonne et vous régit ?
Oui, voyez-vous ceci ? Vos regards dans ce monde sont-ils présents face au miracle merveilleux de la vie, la puissante vie qui vous traverse bien au-delà du bonheur et du malheur qui dansent dans nos jours ?
« Entendez-vous ceci ? » Oui, les sons de ce monde, les entendez-vous ? La souffrance des êtres, et leurs joies, les entendez-vous ? Entendez-vous le malheur du monde au point de souffrir avec et pour lui ? Entendez-vous sa liesse et ses émois au point de vous réjouir de son bien aller ? Entendez-vous vraiment ce que l’ami vous dit, ce que vos proches vous transmettent, ce qu’un enfant vous dit en riant d’un rien, ou ce qu’un vieillard vous raconte dans ses larmes de nostalgie ? Et le chant du vent, l’allégresse de la nature, le bruissement délicat du soleil couchant, l’entendez-vous ?
Oui, entendez-vous ceci ? Là, ici, maintenant, le monde, l’entendez-vous ? Et mes mots, les entendez-vous ? Et votre esprit, votre histoire, les entendez-vous ?
Si le bouddhisme zen devait être résumé, je choisirais des mots qui nous aident à comprendre qu’il n’est aucune vérité au monde autre que le réel qui se manifeste sous nos yeux. Pèlerins de l’existence, nous nous épuisons à chercher un grand je-ne-sais-pas-quoi dans tous les ailleurs possibles, alors même que notre éveil, notre réalisation, notre grande Vérité sont ici sous nos yeux, près de nos sens, sous chacun de nos pas. Ce fut le premier enseignement que je reçus en plein cœur de maître Bon Yo. Avec une simplicité désarmante et une compassion dont je ne voyais à l’époque que le début de quelques éclats.
Entendre et voir. Cela paraît tellement simple, tellement évident, et pourtant, ce jour-là, je pris conscience que j’étais sourd et aveugle, aveuglé par mes illusions et assourdi par mon petit ego.
Je repartais de cette causerie avec une joie qui se déploya tous les jours davantage ; ce bâton qui avait frappé le sol du dojo, c’est mon esprit têtu qu’il avait frappé, telle cette roche jadis frappée dans le désert qui soudain se mit à jaillir généreusement d’une abondante eau de

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