La nouvelle révolution alimentaire
108 pages
Français

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La nouvelle révolution alimentaire , livre ebook

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Description

Comprendre le passé pour mieux manger au présent !

Dans une fresque historique passionnante qui remonte aux origines de l’humanité, Cyril Laporte et Pierre Joyeau expliquent comment les révolutions alimentaires (sédentarisation au néolithique et industrialisation au XIXe siècle) ont éloigné l’homme de ses besoins fondamentaux, favorisant l’augmentation dramatique des maladies dites « de civilisation » (cancers, diabète, maladies cardiovasculaires, auto-immunes, inflammatoires, etc.).

Tout en tenant compte de l’évolution de nos modes de vie, ils mettent en lumière ce dont nous avons réellement besoin pour ne pas tomber malades et nous donnent des clés précieuses pour nous protéger.

Il n’est jamais trop tard pour réagir, ne plus subir et prendre notre santé en main. C’est ainsi que nous pourrons faire notre propre révolution alimentaire !

Une enquête fascinante, riche en astuces pratiques à appliquer au quotidien pour vivre longtemps en bonne santé !


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 30 novembre 2020
Nombre de lectures 15
EAN13 9782317024832
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0600€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Important
Les messages et conseils donnés dans ce livre constituent un socle de prévention pour tous, que l’on soit malade ou en bonne santé. Ils pourront être adaptés au cas par cas en consultation. Nous nous basons principalement sur les avis et recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) et du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), qui sont probablement les organismes les plus indépendants actuellement, ainsi que sur les revues scientifiques reconnues et répertoriées dans la bibliographie.
D r Cyril Laporte
Pierre Joyeau
La nouvelle révolution alimentaire
Ce dont l’Homme a réellement besoin
Préface Préface Avant-propos Introduction L’homme avant la première révolution alimentaire L’émergence de la lignée humaine Dis-moi ce que tu manges... Homo sapiens (nous !) la première révolution alimentaire La révolution néolithique Premières modifications alimentaires majeures la deuxième révolution alimentaire L’élevage industriel L’agriculture intensive Le raffinage des aliments L’ultra-transformation alimentaire Les sucres libres La nouvelle révolution alimentaire Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi cette nouvelle révolution est-elle nécessaire ? Pourquoi est-il si difficile de changer ses habitudes alimentaires ? Diminuer l’inflammation, en partie responsable des maladies chroniques De la nécessité de retrouver la sensorialité Les objectifs de la nouvelle révolution alimentaire Et si bien manger était plus simple qu’on ne le pense ? Changer ses habitudes alimentaires : par où commencer ? Comment savoir si ce que j’achète est bon pour moi ? Mémos pratiques pour réussir sa révolution alimentaire Le mot de la fin Bibliographie Sources bibliographiques d’Arnaud van Holt Sources bibliographiques générales Notes Remerciements Page de copyright
Points de repère Couverture Page de Titre Corps de texte Page de Copyright
« On a vu les choses s'inverser complètement à partir des années 2000 et s'imposer le désir de « voir la main qui me nourrit », de savoir d'où viennent les produits. Comme il y a eu une perte de confiance en termes d'alimentation, et que nous savons que cela fait partie de notre survie, on retourne vers cette naturalité, on essaie de comprendre la racine des choses. Cette reprise en main de la planète s'impose à nous aujourd'hui tout simplement parce que si on veut continuer à y vivre, il va falloir faire attention au lien avec le vivant, se soucier davantage de la relation « de la terre à l'assiette ». Se nourrir en 2050, ce sera manger moins mais manger mieux, si on veut continuer à manger sain. De l'Antiquité grecque à Auguste Escoffier, au début du xx e siècle, l'alimentation a toujours été régie par un équilibre entre trois axes : plaisir, bien être et santé. Après la Seconde guerre mondiale, les choses se sont déréglées. On est arrivé à une surconsommation, à un épuisement des sols et à une méconnaissance de ce que l'on mange. Aujourd'hui, il y a un risque de santé publique qui oblige tout le monde à se dire : non, on ne veut pas mourir tout de suite, on veut reprendre les choses en main ! Beaucoup de gens savent désormais que mal manger a une incidence sur la santé. Donc, il faut en revenir aux principes de l'Antiquité grecque : je mange mieux, je mange moins et je comprends ce que je mange. »
THIERRY MARX
Extrait de l'entretien « Se nourrir en 2050, ce sera manger moins mais manger mieux » par Virginie Félix, Télérama , supplément Sortir , 2016.
Christophe Lavelle
Chercheur en science alimentaire - CNRS / Muséum National d’Histoire Naturelle / Sorbonne Université
Formateur à l’INSPE pour les professeurs de cuisine
Préface
Les maladies non transmissibles (cancers, diabètes, cardiopathies…) sont les principales causes de décès dans le monde et touchent davantage les populations à revenu faible ou intermédiaire. Comment en est-on arrivé là ?
Retraçant l’histoire de l’homme depuis ses origines, Cyril Laporte et Pierre Joyeau identifient les étapes clés des grandes évolutions de nos régimes alimentaires.
D’abord, il y a plus de 10 000 ans, le passage de notre statut de chasseur-pêcheur-cueilleur à celui d’agriculteur-éleveur, avec en corollaire, la promiscuité homme-animal et l’émergence de nouvelles pathologies (pestes, grippes…).
Puis, beaucoup plus proche de nous, la révolution industrielle et son lot d’aliments transformés, fabriqués par assemblage de diverses matières premières issues de l’agriculture et de l’élevage intensifs, avec comme conséquence, le recours systématique à des traitements préventifs lourds (pesticides pour les plantes, antibiotiques pour les animaux). Certes, cela a permis d’atteindre l’abondance alimentaire qui écarte les pays développés de tout risque de famine mais cela cause en même temps de vastes problèmes sanitaires et environnementaux dont on commence à prendre la mesure.
En effet, la sécurité alimentaire ne repose pas uniquement sur la quantité de nourriture disponible, mais aussi sur sa qualité. Symptôme de notre monde inégalitaire : quand plus de 900 millions de personnes souffrent de la faim, 1,4 milliard sont en surpoids, non plus seulement dans les pays « riches », mais aussi de plus en plus dans les pays en voie de développement. Ainsi, on meurt aujourd’hui plus de trop ou mal manger que de ne pas manger assez ! En cause : un déséquilibre énergétique entre les calories consommées et dépensées, et un accès omniprésent à des aliments abondants, certes, mais qui ne correspondent pas à notre histoire évolutive (trop gras, trop salés, trop sucrés, trop transformés) et sont donc mal adaptés à notre métabolisme. Manger moins/mieux et bouger plus devient alors le nouveau mot d’ordre sanitaire !
Mais comment « bien manger » ? À l’heure où les injonctions parfois contradictoires pleuvent de tous côtés sur le consommateur légitimement désireux d’accomplir au mieux l’acte quotidien qui consiste à se nourrir, la science est attendue pour ses arbitrages rationnels… qu’elle peine souvent à livrer ! Car le sujet est complexe. « Notre monde est loin d’être simple et l’on fausserait la perception de son fonctionnement et de la progression de la science en abordant uniquement les domaines où tout est limpide et sans matière à controverse », disait Stephen Jay Gould. Clairement, l’alimentation EST un domaine riche en controverses, que les auteurs n’occultent pas, assumant pleinement que la science propose souvent des nuances de gris en lieu et place du noir et blanc attendus.
Ainsi, dans la jungle des ouvrages sensationnels à charge, « avertissant » le lecteur des dangers les plus terribles qui le guettent dans son assiette (fruits et légumes couverts de pesticides toxiques, viandes cancérigènes, poissons remplis de métaux lourds, eau pleine de perturbateurs endocriniens, sucre et lait « poisons »…) et qui ne servent qu’à développer une épidémie… d’orthorexie ( !), les auteurs offrent ici un propos mesuré, argumenté, dont la lecture devrait être prescrite dans toute ordonnance… ou encore mieux, avant.
Ici, pas de recette miracle à appliquer, pas d’aliment diabolisé, mais plutôt des pistes raisonnées et raison-nables : distinguer le quotidien de l’exceptionnel, limiter les aliments raffinés, croquer des fruits plutôt que boire leur jus, favoriser le végétal, penser « alimentation » dans sa globalité et non « aliment » isolé…
Le lecteur sera ainsi mieux armé pour choisir sereinement son alimentation et élaborer en toute autonomie un régime qui saura allier santé, durabilité et, n’oublions jamais, plaisir !
Christophe Lavelle.
Avant-propos
Ce livre est né de trois rencontres.
La première rencontre a eu lieu il y a dix ans.
Soudaine, brutale et inattendue, comme, probablement, toute rencontre avec le cancer. Après la sidération, les examens et les traitements, est venu le temps de la colère. Une colère d’autant plus difficile à identifier car sans réel objet si ce n’est l’injustice de ce diagnostic derrière lequel plane, immanquablement, la notion de mort. Il a fallu apprendre à cohabiter avec cet objet menaçant. Nous le connaissons tous, mais pour beaucoup, il n’est jamais au premier plan, jamais à visage découvert. Alors que là, il se dévoile comme une certitude. La vulnérabilité révélée de la vie la rend subitement et charnellement limitée.
Cette intimidation de la vie ne pouvait pas rester sans réaction. Une aide, puis un travail psychologique profond ont permis de faire émerger le temps de la réflexion, la nécessité de trouver des sens à cette intrusion afin d’en remanier la substance.
Et s’il y avait des facteurs déclenchants à ce cancer ?
Et si la vie, l’histoire de notre vie, personnelle, familiale, et plus largement, contemporaine, était, en partie, responsable de l’apparition de ce cancer ?
Et si dans cette histoire, notre hygiène de vie était un facteur important ?
Et si, au sein de notre hygiène de vie, la nutrition était un élément essentiel ?
La deuxième rencontre s’est produite il y a huit ans, progressivement et tout aussi inattendue. Être de l’autre côté de la maladie, administrer les traitements, accompagner, soutenir, pleurer, rire et aimer partager ces moments uniques pour chaque patient. Se donner la possibilité de se sentir utile, parfois indispensable et se permettre de combler un manque, de nourrir une envie de plus, à peine enfouie, et qui n’attend finalement que l’autorisation de s’exprimer. Et cette autorisation, je me la suis octroyée. Pendant des années, j’ai appris à lire, à écouter, à sentir et ressentir les gens pour leur apporter au mieux ce dont ils ont besoin à cet instant de vie où la peur prend une place trop importante.
Et si les traitements, aussi indispensables qu’ils soient, ne suffisaient pas ?
Et si nous nous intéressions aux causes et non pas aux conséquences ?
Et si nous nous intéressions à l’humain et non à sa maladie ?
La troisième rencontre est née de ces deux sensibilités. De ces deux personnes animées par cette intuition qui porte à voir au-delà d’une maladie, au-delà d’un organe, au-delà d’un symptôme pour distinguer, caché, juste là derrière, un individu, singulier. Un être façonné par son enfance, son adolescence, ses amis, ses parents, ses grands-parents et aussi les lointains ancêtres que nous partageons tous.
Introduction
Cyril
Je me souviens très bien de ce que ma grand-mère cuisinait lorsque j’étais petit. Et je me suis demandé ce que préparait sa grand-mère à elle, et la grand-mère de sa grand-mère... Finalement, je suis remonté très loin pour tenter de comprendre ce qui nous a amenés à consommer des plats tout préparés qu’on n’a plus qu’à glisser 1 minute 30 dans le micro-ondes, ou des biscuits à la liste d’ingrédients aussi longue qu’une notice d’effets secondaires de médicaments. Des préparations souvent très salées, très grasses ou très sucrées dont on ne sait pas vraiment reconnaître ni les goûts ni les saveurs.
Je suis cancérologue depuis 15 ans.

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