Après la mort
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Après la mort , livre ebook

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Description

Arnaud Dumouch est né en 1964, marié et père de famille. Il est un théologien catholique belge. Professeur de religion durant plus de 20 ans, il a développé ce sens de la pédagogie face aux jeunes. Spécialisé en eschatologie, il enseigne la philosophie et la théologie sur internet dans « l'Institut Docteur Angélique » avec plus de 51 000 abonnés.



« Priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort »



La prière de l'Ave Maria montre à quel point l'heure de la mort, le passage entre ce monde et l'autre, est important.



Suite au livre « L'heure de la mort », publié par les éditions Docteur Angélique, et doté du Nihil Obstat et de l'Imprimatur de l'Eglise catholique, ces nouvelles théologiques s'efforcent de rendre concrets de nombreuses situations rencontrées à l'heure de la mort, depuis le sort de l'enfant mort sans baptême à celui du pauvre pécheur adulte.






AVIS




Puisqu’il s’agit de nouvelles sur la mort chrétienne, on peut mêler données de foi et simples hypothèses théologiques. Et ces récits sont susceptibles d’être appréciés par de nombreux fidèles qui vivent dans ces perspectives, notamment en ces jours qui suivent la Toussaint.




Les lecteurs devront veiller à distinguer ce qui est d’une part la foi et ce qui est d’autre part l’illustration imaginaire.




Père Michel. Dupuy



Secrétaire du service de l’Imprimatur



Archevêché de Paris









Merci pour votre beau travail en faveur de la Communion des saints. Votre initiative de rendre accessible à tous les réalités de la foi qui concernent la communion des saints et notre éternité bienheureuse est excellente. Je la trouve en totale conformité avec la mission du Sanctuaire ND de Montligeon.




Père Paul PRÉAUX,



Recteur du sanctuaire Normand de Montligeon, consacré aux âmes du purgatoire, supérieur général de la Communauté saint Martin.




Un grand merci à Guy GILBERT pour sa préface

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 12
EAN13 9782490591411
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0067€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Arnaud DUMOUCH
APRÈS LA MORT
20 Récits pour approcher le Mystère
 
© M+ éditions
Composition Marc DUTEIL
 
ISBN 978-2-490591-41-1
 
Droit d’auteur - 2020
Arnaud Dumouch
 
Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L. 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
 
Arnaud DUMOUCH
APRÈS LA MORT
20 Récits pour approcher le Mystère
M+ ÉDITIONS 5, place Puvis de Chavannes 69006 Lyon mpluseditions.fr
 
« Je vois les cieux ouverts »
Actes 7, 56.
 
 
« Je le suis, dit Jésus,et vous verrez le Fils de l'homme siégeant à la droite de la Puissance et venant avec les nuées du ciel. »
Marc 14, 62.
 
PR É FACE
Beau livre à méditer.
Le plus beau jour de notre vie c'est le jour de notre mort.
S'y préparer.
Ne pas avoir peur.
Et prier.
 
Ton frère
Guy Gilbert
 
AVIS
Puisqu’il s’agit de nouvelles sur la mort chrétienne, on peut mêler données de foi et simples hypothèses théologiques. Et ces récits sont susceptibles d’être appréciés par de nombreux fidèles qui vivent dans ces perspectives, notamment en ces jours qui suivent la Toussaint.
Les lecteurs devront veiller à distinguer ce qui est d’une part la foi et ce qui est d’autre part l’illustration imaginaire.
 
Père Michel. Dupuy
Secrétaire du service de l’Imprimatur
Archevêché de Paris
 
 
 
Merci pour votre beau travail en faveur de la Communion des saints. Votre initiative de rendre accessible à tous les réalités de la foi qui concernent la communion des saints et notre éternité bienheureuse est excellente. Je la trouve en totale conformité avec la mission du Sanctuaire ND de Montligeon.
 
Père Paul PRÉAUX,
Recteur du sanctuaire Normand de Montligeon, consacré aux âmes du purgatoire, supérieur général de la Communauté saint Martin.
 
INTRODUCTION GÉNÉRALE
À TOUTE LA THÉOLOGIE CATHOLIQUE
Il faut …
 
 
Il faut d’abord approcher le Mystère de Dieu et de ce qu’il nous propose. Sans cela, ces nouvelles paraîtront obscurs, voire scandaleuses. Car presque toutes racontent une errance sur terre, des souffrances, puis la mort. Or il est évident que tout cela est dans la main de Dieu et ne trouve son explication que dans ce qu’est Dieu.
Face aux faits de la souffrance dans nos vies, il existe deux explications possibles :
  Celle de l’ange révolté qui dit à Ève :
 
« Dieu ne soumet l’homme à l’errance sur terre que pour le dominer. Il se fait l’ennemi de sa liberté et de sa dignité personnelle pour rester Dieu ». Vue de l’extérieur, son interprétation paraît légitime. On dirait effectivement que le bonheur est soit inaccessible, soit éphémère. Les riches sont pris d’angoisse ; les pauvres aspirent à la richesse ; les gens heureux vieillissent. C’est comme si Dieu qui tient le monde dans sa main, y avait mis des lois ennemies de notre bonheur.
  Celle de Dieu :
 
Il l’a expliqué lui-même dans un grand cri et avec des larmes, lorsqu’il est venu sur la terre : « C’est pour préparer votre cœur, non pas au bonheur sur terre mais à la béatitude éternelle ». Et lui-même, Dieu fait homme, a voulu mourir pour montrer que tout cela venait bien de son amour et non pas de sa soif de pouvoir.
 
 
Voici …
 
Voici l’explication de tout, avec des mots que le Père aurait pu dire : « Je vous ai créés pour l’Amour, pour la Lumière et pour la Puissance infinis. Et votre cœur est sans repos tant qu’il n’a pas trouvé tout cela. Or cela, c’est moi seul, le Seigneur qui suis Saint Esprit (Amour), Verbe (Lumière) et Père (Puissance), qui le suis. Je le promets par moi-même. Personne d’autre ne pourra combler votre cœur ».
 
 
Mais…
 
« Mais nul ne peut me voir sans mourir à toutes ses attaches. » S’il était possible qu’il en soit autrement, je ferais autrement. Je me donnerais à tous les hommes immédiatement, dès leur création. Mon Fils me l’a demandé, le jeudi de sa Passion : « Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi. » Je ne peux pas. C’est que je suis moi-même « mort à moi-même ». Moi, le Père, je ne suis que par mon Fils ; Moi, le Fils, je ne suis que par mon Père ; Moi, l’Esprit Saint, je ne suis que leur amour. Cette humilité, cette mort à vos désirs, est indispensable. Sans elle, nul ne peut me comprendre puisque tout en moi est humble. L’orgueilleux ne peut me voir. Il ne me comprend pas.
C’est donc pour préparer votre cœur que je vous donne tout, puis vous enlève tout lorsque vous passez en ce monde. Je le fais pour tous, les méchants, les justes et même les saints (ceux qui me connaissent et m’aiment déjà). La terre, c’est comme le Golgotha avec ses trois croix.
Ensuite, à l’heure de la mort, je vous apparais sous la forme de mon ange ou mieux, de mon humanité (Jésus), accompagné des saints, des anges et des myriades du Ciel.
Et là, dans l’humilité, je vous explique tout. Je vous montre tout mon amour, toute ma lumière, toute ma puissance. Si vous m’aimez en retour, je vous demande en mariage. Si vous m’acceptez, je le promets, je m’y engage, je vous épouserai pour toujours.
Et par surcroît, j’essuierai toutes vos larmes. La mort, vous ne vous en souviendrez plus. Je vous ferai tout-puissants. Mon Esprit Saint sera toujours dans votre âme. Puis je vous rendrai votre corps, bien plus beau et immortel. Je vous comblerai de cadeaux inouïs.
Celui qui ne veut pas devenir humble, je ne le forcerai pas à m’aimer. Je le laisserai libre. Je lui ferai les mêmes cadeaux qu’à ceux qui m’aiment, mais il ne pourra me voir. Hélas celui-là transformera lui-même son cadeau en enfer insensé. Car il est coupé de ma présence qui aurait comblé son âme ».
 
INTRODUCTION
L’hypothèse des six degrés du purgatoire
 
 
Saint Thomas d’Aquin invite les théologiens catholiques à utiliser leur raison et leur foi. C’est dans cet esprit que la théologie progresse. Ce recueil de contes n’est que l’une des applications des progrès de la recherche catholique sur la vie après la mort. Ces progrès récents se sont appuyés sur :
  La fidélité absolue à toutes les définitions du Magistère de l’Église catholique depuis 2000 ans.
  Une compilation des indices bibliques et des écrits des saints canonisés.
  Des détails philosophiques passionnants et nouveaux venant des témoignages récents des expériences de morts imminentes (EMI).
 
Ces dernières expériences (EMI) permettent d’intégrer dans la recherche catholique sur la vie après la mort une donnée philosophique (libre au plan dogmatique) que saint Thomas d’Aquin niait mais que saint Augustin affirme par deux fois dans ses œuvres.
En effet, pour saint Thomas, l’âme qui perd son corps charnel à la mort devient un pur esprit, perdant par la même occasion tous les anciens souvenirs sensibles, les sensations qui sont le domaine du psychisme car ces facultés et sont pour lui totalement liées à l’organe du cerveau. L’âme n’emporte donc avec elle que ce qui est purement spirituel (lié à l’intelligence et aux choix de sa volonté libre).
D’après les EMI, il semble que, selon les recherches de saint Augustin 1 , les âmes emportent avec elles un reste de ce corps, une sorte de « corps psychique » qui leur permet de voir, d’entendre, de se souvenir du visage de leur mère et des parfums de la vie terrestre passée. Les âmes sont donc « localisables » et elles entrent dans un autre monde qui comporte des réalités sensibles, des paysages.
Ainsi ces contes deviennent possibles car l’autre monde, depuis ces découvertes, s’emplit de paysages et de visions sensibles des proches décédés, vivant dans un corps psychique, mais aussi du Christ et de la Vierge ressuscités. Des lieux et des temps peuvent être réintroduits dans l’autre monde, alors que la recherche théologique penchait, depuis ces dernières années, pour un paradis, un purgatoire et un enfer peuplés d’ « esprits purs », du moins avant la résurrection de la chair à la fin du monde.
 
Bien sûr, toutes ces récits restent de pauvres essais de reconstitution à partir de toutes ces sources et il est plus que certain que bien des secrets nous échappent.
 
***
 
 
Voici d’abord quelques certitudes absolues pour un chrétien
 
Le paradis est d’abord Dieu. Il nous y épouse. Il se donne à nous à travers un échange de consentements. C’est aussi le septième ciel où tout en nous est comblé : béatitude au plan physique, psychologique et spirituel : c’est un vrai paradis physique, fait de jardins et de mondes immenses, éternels
Dans la vie éternelle, si on l’accepte, on est marié avec Dieu. On le voit face à face. On voit l’âme de tous les habitants du ciel. A la fin de ce monde notre corps sera rendu.
Si Dieu ne veut proposer ce mariage dès ici-bas, dès le premier ciel, c’est qu’il est spécial .
Il est humble. Et il est amour. Il l’est tellement que nul ne peut rien comprendre et aimer de lui sans devenir comme lui : tout humble et tout amour. Il faut donc nécessairement une préparation de nos âmes.
Alors, il prépare la robe de sa future épouse, notre âme. Et telle est l’explication de la vie.
Jusqu’à l’entrée dans la salle des noces, la vie est comme une échelle dont les pieds sont sur la terre et dont le sommet 2 , après six échelons, ouvre à la vision face à face de Dieu. Toutes ces étapes ne sont pas obligatoires mais elles ont toutes en commun ceci : elles renforcent notre amour et notre humilité , jusqu’à les rendre totaux, sans retour en arrière.
L’étape la plus importante est le troisième ciel, la rencontre avec le Christ, car il bouleverse notre âme de façon apocalyptique. Et il nous permet de choisir Dieu et son paradis d’amour et d’humilité ; ou, si on le veut, il nous permet de choisir une liberté totale, qu’il respecte, une liberté de gens solitaires et dignes.
 
 
La vie terrestre
 
Le premier purgatoire est celui dans lequel nous sommes. Dieu nous y laisse comme abandonnés de son action. Il est là mais il se cache. On y souffre en particulier de l’ignorance de ce qu’il y a après la mort. En effet, personne ne peut dire avec certitude à quoi ressemble le paradis et s’il existe. Il est très pénible de ne pas savoir avec certitude si la mort conduira à la vie éternelle ou au néant. Par sa souffrance, cette vie nous permet de nous mettre sur le chemin de l’amour et l’humilité .
L’humilité en nous manifestant de manière expérimentale et jusqu’à la mort la petitesse de notre condition humaine.
L’amour à cause de ce silence de Dieu, de son apparente inaction pour la justice : ce purgatoire est le seul capable de faire grandir dans notre coeur des désirs immenses de salut, de bonheur, de grands amours romantiques donc, sans que nous le sachions encore, de Dieu. Or, il se donnera à nous dans l’au-delà à l’exacte mesure de notre désir.
Pour faciliter cette vie, nous pouvons croire à la religion chrétienne mais sans aucune preuve d’où la grâce que constitue une foi profonde : elle libère l’homme de la peur de son avenir.
 
Voici maintenant ce qui semble ressortir des multiples récits de l’Ecriture et des saints recueillis depuis plusieurs millénaires. Ce sont donc des choses probables, l’existence de purgatoires étant seule posée de manière dogmatique par l’Eglise. Le reste (sa nature, ses degrés, étant l’opinion des saints).
 
A l’heure de la mort, il se produit une séparation dans l’être de l’homme. Sa chair, devenue incapable de rester unie par l’âme, se sépare de son être. Mais l’homme se retrouve bien vivant. Les expériences proches de la mort (EMI) confirment que le mourant emmène avec lui toutes ses pensées profondes, ses choix et ses intentions (sa vie spirituelle) mais aussi ses souvenirs sensibles, ses sensations, son imagination (sa vie sensible) qui, d’ailleurs, se trouve surélevée. Je montrais que ce dernier point (la survie de la vie sensible à travers une sorte de corps psychique) est nouveau pour la théologie catholique. Il vient de certaines approches philosophiques récentes et permet de comprendre que les morts, loin de devenir de purs esprits comme les anges, entrent dans un vrai monde sensible et voient des lieux nouveaux constitués de paysages magnifiques. Ils sont accueillis par le Christ accompagné des saints qui peut leur apparaître de manière visible et sensible. Le temps s’écoule dans ce monde non comme ici bas mais selon une durée intérieure psychologique qui peut transformer une minute de temps terrestre en une expérience semblant durer des heures.
 
 
Les limbes des âmes errantes - territoires des ombres -
passage de la mort
 
La première étape de la mort est donc une sortie hors du corps puis l’entrée dans l’autre monde, à travers le passage de la mort .
Saint Bernard raconte cette étape dans son livre sur saint Malachie 3 : Tous les hommes transitent par cette sortie du corps qui précède l’entrée dans l’autre monde. Mais tout le monde n’y reste pas. N’y demeurent que les gens qui approchent de l’autre monde en étant vraiment trop attachés à la vie sur terre ou à eux-mêmes. Cet endroit situé sur terre, souvent sur le lieu où ces personnes ont vécu, est un état où l’on erre autour de ses névroses, autour de soi-même. On a tout le temps de réfléchir à ce qui nous a été proposé durant notre vie.
 
Ces personnes ont parfois été surprises par la mort. Leur attachement à quelque chose d’important pour elles est alors si grand qu’il les empêche de s’approcher de la Lumière du Christ venu les accueillir. Elles errent quelque temps avant de se tourner vers Dieu. Beaucoup de suicidés y demeurent un temps car ils ont raccourci la durée du purgatoire de la terre. Dans cette errance, ils se rendent compte que la mort n’est pas le repos du néant mais qu’ils ont emporté leurs blocages avec eux. C’est alors comme un prolongement miséricordieux de la terre, une deuxième chance pour approfondir son humilité et sa soif d’amour. Il est souvent vécu sur le lieu même où l’on a vécu, dans une désolante solitude. C’est donc un véritable purgatoire que l’on quitte dès que l’on a compris la bêtise de cet attachement matérialiste.
On peut aider ces personnes en priant pour elles et en leur faisant comprendre que leur place n’est plus sur terre.
 
 
L’apparition du christ accompagné des saints du ciel.
 
La troisième étape est l’apparition du Christ. Sainte Faustine l’a vue. Cette « parousie » se produit avant l’entrée dans l’autre monde, dans ce passage de la mort. Jésus et nos proches sont là, dans une vision de lumière et de gloire pour nous présenter le choix auquel nous devrons répondre : L’amour des autres jusqu’au mépris de soi-même (paradis), ou l’amour égoïste de soi-même jusqu’au mépris des autres (enfer). Ce choix est libre car
  Le christ nous libère de toutes nos anciennes peurs et faiblesses, devenues inutiles.
  Il permet aussi à Lucifer et aux anges déchus de nous montrer les avantages et les inconvénients du paradis et de l’enfer.
 
C’est le purgatoire le plus puissant car il déclenche une apocalypse dans l’âme : on comprend à ce moment là tout l'Evangile. L’apparition du Christ est la plus bouleversante des expériences qui, en un instant nous explique trois choses merveilleuses et une chose terrible:
1° Le but de toute cette histoire et le projet de mariage d’amour avec Dieu et les autres âmes.
2° La raison de toutes ces souffrances passées, du silence de Dieu.
3° La nécessité absolue de l’humilité .
4° La misère et le péché de notre cœur, à en mourir. Tout nous est dévoilé de nos péchés. Et si nous n’en étions pas conscients déjà, par une attitude de repentir, nous recevons cette révélation comme un jour de terreur.
En fonction de notre vie passée, de notre égoïsme et générosité, notre cœur est comme une balance. L’apparition de nos proches épanouit notre amour et fait pencher notre cœur vers le paradis de Dieu. L’apparition de Lucifer qui passe en revue notre vie attire tout notre égoïsme vers une liberté totale, mais solitaire car égoïste.
Cette apparition purifie notre âme et nous ouvre les portes du paradis. Celui qui ce jour là se tourne vers Dieu n’aura plus de progression de l’amour car il aime de tout son coeur.
L’autre choix nous est présenté par Lucifer : digne, beau, fier, il explique qu’il vaut mieux être libre et debout plutôt que de s’abaisser à demander pardon. Dans son monde, on sera libre de faire ce qu’on veut. Le choix de l’enfer est fait par des gens profondément égoïstes. L’homme qui fait ce choix sait qu’il va vivre librement de tous les effets d’une solitude totale (le feu de l’enfer est d’abord spirituel). Car les damnés restent faits pour voir Dieu. Leur cœur reste humain et fait pour lui.
La liberté étant devenue totale, chose inconnue sur terre, le choix de l’enfer est éternel. Rien ne saurait faire revenir en arrière : tout est su, pesé et choisi. Une seule obsession : ne jamais rencontrer un saint du ciel, dont le bonheur épanoui dans l’humilité provoque colère et jalousie.
 
 
Les trois purgatoires mystiques
 
Ils se passent après la mort, c’est-à-dire après l’entrée dans l’autre monde. L’âme sort du passage de la mort. Elle a vécu la mort. Elle vit le jugement dernier, en fonction de son choix.
La plupart du temps, les personnes qui vont au paradis doivent passer par trois autres purgatoires, ceux des amoureux. Ce sont des purgatoires de la lumière puisque tout a été révélé. Sainte Catherine de Gênes les a vus. 4
 
 
Le purgatoire des fiers : « je ne suis pas digne de toi. Je le deviendrai. »
 
A cette étape du chemin, l’âme aime Dieu pour toujours, de tout son cœur, de toute sa force. Elle sait que Dieu l’aime et qu’il lui a pardonné les péchés commis sur terre. Elle sait de science sûre que, un jour, au moment voulu, elle entrera dans la Vision de Dieu. Mais auparavant, elle croit pouvoir réparer deux choses :
  Elle veut payer pour tous ses péchés passés.
  Elle veut devenir, par ses efforts actifs, digne de Dieu (humble).
 
Bien qu’elle aime , elle ne comprend pas exactement l’implication de la notion d’humilité . Elle ne sait pas ce que veut dire, pour aimer Dieu, l’expression mourir à soi-même . Alors, volontairement et par amour elle se met elle-même pour un temps à l’écart des habitants du ciel.
Dans ce premier purgatoire, l’âme dit donc « Je t‘aime et tu verras. Je serai un jour digne de toi. »
On peut aider une âme de ces purgatoires par des indulgences qui leur font comprendre que les dettes des péchés passés sont remises. Mais on ne peut devenir tout humble à sa place. Elle doit expérimenter la nuit dans son esprit.
 
 
La nuit de l’esprit, l’usure du temps intérieur
 
C’est par amour que l’âme se condamne elle-même à un temps d’attente et de solitude. Ce temps intérieur est parfois tellement long qu’elle croit ne jamais en voir la fin. Elle remplit son coeur de solitude. C’est justement ce temps qui va agir, jusqu’à ce qu’elle se désespère. En temps terrestre, il est peut-être très court mais il paraît long à la mesure de la soif brûlante pour la présence de Dieu. Et cette solitude, cette attente infinie de l’amour doit faire son œuvre : il brise tous les restes d’illusion sur soi, sur sa capacité à être digne de Dieu.
 
 
Le parvis du Ciel : « je ne serai jamais digne de te recevoir ».
 
Usée, désespérée d’elle-même, l’âme a compris qu’elle n’était rien : elle est devenue humble. Elle dit, avec son être même : « Seigneur, viens. Je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri ». Elle ne se regarde donc plus. Elle est morte à elle-même.
 
 
Les Noces, la Vision béatifique
 
Alors il n’y a plus d’obstacle. Elle est arrivée à un degré d’humilité tel que Dieu ne « peut » (expression malheureuse, mais comment exprimer un tel amour gratuit ?) que la prendre avec lui. Il est attiré par les humbles. Il fait sortir tout le monde (comme l’exprime la parabole de la rencontre de Joseph avec ses frères, Genèse 45, 3) et, dans un tumulte de larmes, Dieu se révèle enfin à l’âme, son aimée. Et là, dans le paradis, c’est inimaginable. Voir Dieu face à face, devenir roi et reine de son cœur, c’est l’infini, l’inouï. Il n’y a plus de désir car Dieu jaillit à chaque instant, nouveau et aimant, en grâce, en puissance, en lumière, en amour.
Il vaut mieux faire silence.
 
***
 
Voici une série de nouvelles qui s’efforcent par leur diversité, de mettre en situation une grande partie des destins humains. Leur but est de donner une idée concrète de l’espérance chrétienne.
La doctrine chrétienne générale sous-jacente est conforme au contenu de la foi catholique. Il va de soi que les détails, comme il convient à des contes, sont purement imaginaires, mais n’entrent jamais en contradiction avec la foi. Ils sont l’application pour tout public du livre « L’heure de la mort », du même auteur. 5
 
Saint Marin Vierge et Mère
Le mystère de la sainteté, telle que Dieu la voit
 
***
Tout public
 
« Au contraire, lorsque tu es invité, va te mettre à la dernière place, de façon qu'à son arrivée celui qui t'a invité te dise: Mon ami, monte plus haut. Alors il y aura pour toi de l'honneur devant tous les autres convives. Car quiconque s'élève sera abaissé, et celui qui s'abaisse sera élevé . »
Luc 14, 11.
 
 
Bithynie, vers 750
 
Lorsque le père de Marin se retrouva veuf, ses désirs se tournèrent vers la vie monastique. Marin était son fils unique. Agé de moins de 17 ans, il était doux et obéissant. Lui aussi aimait Dieu. Il fut reçu moine avec son père et fut appelé par tous frère Marin. Il pratiqua la vie religieuse avec beaucoup de piété, et son obéissance était grande. Les années passèrent. Le père de Marin tomba malade, il appela son fils, lui parla longuement de Dieu et de la vocation religieuse, lui faisant jurer d’y persévérer de toutes ses forces. Puis il mourut. Marin avait 27 ans.
Marin allait souvent avec le chariot et les boeufs pour amener du bois au monastère. C’était un travail difficile qui l’obligeait, parfois, à ne pas rentrer avant deux jours. Il avait alors coutume de loger chez un hôtelier.
Cet hôtelier avait une jeune fille. Elle se retrouva enceinte. Lorsque son père se rendit compte de son état, il l’interrogea et la souffleta jusqu’à ce qu’elle révèle le nom du père. Pressée de toute part, elle répondit que c'était le moine Marin qui l’avait violée.
Ce fut un grand scandale. On arrêta Marin et on l’interrogea sans douceur. Il fut sommé d’avouer, pressé par l’Abbé puis par le sergent. Il resta silencieux mais demanda grâce. Ceci fut interprété comme un aveu. Le Père Abbé réunit son conseil et on décida de le chasser aussitôt du monastère.
Or Marin ne sut où aller. Désespéré, il était simple et depuis trop longtemps au service de Dieu pour se résoudre à s’éloigner de son église. Alors il s’installa sous un escalier à la porte du monastère. Il se contentait de quelques croûtons que la cuisine daignait lui donner. Il resta en tout trois années sous son abri de fortune.
Lorsque l’enfant fut sevré, son grand-père décida de s’en débarrasser et il le porta à l’Abbé. On le donna à élever à Marin, et il resta deux ans avec lui dans le même lieu. Il s’en occupa avec beaucoup de tendresse et il reçut aussi beaucoup d’amour de son enfant, un petit garçon vif et enjoué.
Or, parmi les frères, on ne cessait d’observer la patience et la douceur de Marin en toutes choses. Certains s’étonnaient même qu’il ait pu se rendre coupable de viol, on pensait plutôt à une faute consentie mutuellement. Pourtant, il ne niait jamais sa culpabilité, se contentant de ne rien dire. Finalement, le voyant dans cet état de misère avec son enfant en bas âge, on décida de lui faire pitié et de le recevoir dans le monastère, à titre d’ouvrier. On le chargea des fonctions les plus viles. Le père Abbé lui imposa de balayer et de les servir. Marin accepta et s'en acquitta avec tout son courage. C'était au-dessus de ses forces et il succomba après quelques jours de maladie, le 18 juin 750.
Le père Abbé résolut de ne pas l’enterrer dans le cimetière des moines mais à l’extérieur des terres saintes.
 
 
Jugement dernier
 
« Charmante histoire ! » disait avec ironie Lucifer à Marin lorsqu’il arriva aux portes de la mort. « Il y a de l’humilité, de la douceur et de la guimauve sirupeuse. Mais il y a surtout du mensonge. Et, sur ce point, les paroles même du Sauveur sont précises (Jacques 5, 12) : « Que votre oui soit oui, que votre non soit non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement. » Mon fils, votre faute est passible de l’enfer éternel, selon la théologie classique. »
Et Marin ne se défendit pas. Il avait depuis longtemps renoncé à se défendre. Il voulait juste rester dans la maison du Seigneur. Il était prosterné au sol, et il tournait ses pensées vers le Seigneur et la Vierge, acceptant à l’avance le sort éternel qu’il devinait.
Car l’ange des ténèbres ne lâche jamais aucune proie. Quand il ne trouve rien pour la séduire, puis pour l’accuser, alors il falsifie. Dans ce cas, il s’avérait que Marin arrivait dans la mort prosterné, chargé de repentir pour ses nombreux péchés, non pour un quelconque viol puisqu’il n’en avait pas commis, mais pour des fautes qu’il reconnaissait par avance.
Or ces fautes n’existaient que dans la rhétorique du Prince du mensonge. C’était un spectacle qui faisait pitié et, jusque dans la mort, l’ange gardien de Marin qui l’assistait dans le passage se disait que cet homme là ne penserait jamais à lui-même.
Alors les habitants du Ciel vinrent pour le défendre, avec, comme il est de coutume pour les âmes rares, une grande colère contre Lucifer, une colère qui devait se faire sentir jusque sur la terre.
Le Christ révéla publiquement la vérité. Il apparut donc à Marin et le releva. Il s’était fait accompagner de vierges saintes et martyres, Agnès, Cécile, Anastasie... Elles lui dirent : « Tu entres aujourd’hui dans le cortège des vierges et des martyres. Tu deviens en ce jour Reine et épouse du Roi. On se souviendra pour l’éternité de ce que tu as vécu. Tu porteras une couronne qui brillera de loin et illuminera le monde entier. On en fera un exemple du mépris des valeurs les plus humainement respectables comme l’honneur et la justice. Et cela à cause d’autres valeurs qui plaisent à Dieu comme l’humilité et l’amour, que tu as suivis héroïquement. Tu seras chargé d’accueillir les enfants dont on ne veut pas sur terre, puisque, pendant deux ans, tu as élevé avec amour un enfant qui n’était pas à toi sous ton escalier. Tu seras aussi chargé des mères qui refusent leur enfant, puisque tu as préféré vivre le martyre plutôt que d’accuser une pauvre pécheresse. Tu seras gardé pour un grand rôle sur la terre, vers la fin du monde ».
Marin fut tout troublé par cette salutation qui constitua son Jugement dernier. C’est que le vrai décret du Christ était : « Qui s’abaisse sera élevé ». 6
Et il entra aussitôt, plein de confusion et de joie, dans la salle des noces. C’est bien lui qui se maria ce jour-là, avec Dieu.
 
 
Séisme sur la terre
 
Et cette colère du ciel contre Lucifer fit trembler l’univers jusqu’à la terre. Ce soir là, le père Abbé chargea un moine d’aller creuser un trou dans la nature pour enterrer Marin. Le moine qui avait toujours apprécié ce frère discret et serviable, choisit une colline et, malgré les racines et l’augmentation du travail, il commença à creuser sous un arbre vert.
Un autre frère fut chargé de faire la toilette du mort.
Or, il se fit soudain une agitation particulière dans le monastère. Tout courant [on ne court jamais dans une Abbaye], le moine entra dans la cellule du père Abbé : « Père, Père ! Le frère Marin est une femme. Il n’y a aucun doute. C’est une femme ! » .
Tous furent stupéfaits et effrayés. L’Office religieux fut suspendu ce jour-là. Tous les moines accoururent à cette nouvelle si extraordinaire. On se regardait. On se demandait comment c’était possible. On reconstitua l’histoire : le père de « Marin », voulant entrer au monastère où aucune fille n’était reçue, avait dû changer l’apparence de sa fille, cheveux et vêtements, afin qu'elle passât pour un homme puis il lui avait fait promettre, jusque sur son lit de mort, de ne jamais révéler son vrai sexe.
Repensant à la mort de misère de frère Marin, à cause de sa faute et de son viol, on se demandait comment il serait possible d’obtenir le pardon de Dieu pour une telle ignorance et un si grand péché commis. Chacun se comportait comme un petit enfant, ne sachant que faire, et le père Abbé n’était pas le moins agité. On s’avoua avoir manqué étrangement de perspicacité. On se mit à se remémorer les traits fins, la fragilité corporelle de Marin. On pensa surtout à sa sainteté. Et on se disait : « Pourquoi ne s’est-elle pas défendue ? Qu’elle ait eu peur de l’interrogatoire musclé de la police est une chose. Mais pourquoi ne jamais avoir protesté de son innocence, pendant des années ? »
Quant au petit garçon de Marin, qu’on élevait au monastère, il demandait : « Alors il n’est pas mon père ? » Et on lui répondait : « Il est mieux que cela. Il est ta mère, ta mère adoptive ».
Quand la jeune femme par qui le scandale était arrivé fut mise au courant, elle fut saisie d’une grande agitation. Elle voulait se tuer à l’idée qu’elle allait bientôt devoir subir la même violence qu’elle avait fait subir à Frère Marin. Elle confessa qu’elle avait jadis fauté avec un soldat de passage. Mais on ne lui fit pas de tort, effrayé par le Jugement dernier et voulant sans doute, après coup, imiter la douceur et le silence de frère Marin envers elle. Elle se rendit plus tard sur le tombeau du frère et se sentit miraculeusement entourée de paix et de pardon.
Sainte Marine fut inhumée avec honneur, dans l’église du Monastère. On vint de toutes parts à cette tombe et il s'y opéra un grand nombre de miracles. Son histoire se transmit dans la chrétienté entière quand ses reliques furent transportées de Constantinople, puis à Venise, puis de Venise à Paris, où on éleva une église en son honneur.
 
 
18 juin 2005
 
En 2005, sainte Marine a été déclarée, conjointement avec sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, patronne de l’adoption céleste des enfants morts sans baptême. Cette décision, prise par un petit groupe de catholiques, ne fit que ratifier une autre décision du Ciel.
 
Sophie la petite fille morte sans baptême
Le sort des enfants morts sans baptême
***
Tout public
 
 
« On présentait à Jésus des petits enfants pour qu'il les touchât, mais les disciples les rabrouèrent. Ce que voyant, Jésus se fâcha et leur dit: "Laissez les petits enfants venir à moi; ne les empêchez pas, car c'est à leurs pareils qu'appartient le Royaume de Dieu. En vérité je vous le dis: quiconque n'accueille pas le Royaume de Dieu en petit enfant, n'y entrera pas." Puis il les embrassa et les bénit en leur imposant les mains. »
Marc 10, 13.
 
 
Sophie 
 
Je m’appelle Sophie et j’ai cinq ans aujourd’hui. Vous serez sans doute surpris mais je n'ai pas grandi sur la terre. Pourtant, ce soir, je vais faire ma communion, mais pas comme vous sur terre : Je vais faire ma communion éternelle : je vais voir Dieu. Je suis bien prête. Mes parents m’ont préparé une robe blanche et des fleurs dans les cheveux. Ils vous expliqueront mon histoire. Attention, seul un coeur d'enfant peut comprendre ce qui s'est passé avec moi.
 
 
Le père de Sophie
 
Oui. Ce que dit notre petite Sophie est vrai. Nous tous qui avons eu la chance de grandir sur la terre, nous avons retrouvé au Ciel toute la beauté de notre coeur d'enfant. Voici son histoire.
Elle était la plus petite des toutes petites filles quand elle est arrivée ici. Ses parents de la terre sont des adolescents qui ont joué avec leur corps. La toute jeune femme, prise de panique, avala une pilule du lendemain. Sophie avait été conçue deux jour avant. Elle n’avait alors pas de nom et ses parents ne seront mis au courant de son existence que dans quelques 70 ans, lorsqu’ils arriveront ici.
 
Sophie est entrée en agonie aussitôt. Elle n’a rien senti mais, arrivée dans le passage de la mort, elle a eu un moment de peur, une toute petite peur. Elle s’est trouvée seule dans le vide, flottant entre les deux mondes, sans personne pour la porter et l’aimer. Comme les esprits mauvais de ce monde intermédiaire, les Puissances, les Principautés*, commençaient à l’approcher, nous, aussitôt, nous sommes arrivés. Nous, je veux dire mon épouse et moi, et beaucoup d’autres compagnons. Nous étions mari et femme sur terre et notre plus grand regret avait été de ne pouvoir avoir d’enfant. Alors il nous a été donné de l’adopter. Je le savais déjà avant mon épouse, car elle est arrivée au ciel après moi. En l'accueillant, ce fut la première chose que je lui ai dit: « tu vas être mère ! » Oh ! Quel rayonnement dans son âme. 7  : « Car ce n'est pas contre des adversaires de sang et de chair que nous avons à lutter, mais contre les Principautés, contre les Puissances, contre les Régisseurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal qui habitent les espaces célestes ».
 
 
La maman de Sophie
 
« Je ne puis pas penser beaucoup au bonheur qui m'attend au Ciel ; une seule attente fais battre mon coeur, c'est l'amour que je recevrai et celui que je pourrai donner : faire baptiser les petits enfants, aider les prêtres, les missionnaires, toute l'Église ». 8
 
Sophie était une grande prématurée. Comme personne ne s’en occupait sur terre, nous avons tout de suite commencé par demander pour elle le baptême. C’est ce jour-là que nous sommes devenus ses vrais parents. Et aussitôt, à notre appel, l’Esprit de Dieu est venu vibrer dans son âme, tendrement. Mais Il ne s’est pas encore montré face à face à elle. Chaque chose en son temps. Elle doit être préparée à ce grand jour. C’est juste une vibration très douce de son âme. L’Esprit la berce dans ses bras et elle aime bien, puisque son cœur est comme un berceau pour Lui.
 
Nous savons que Lucifer est toujours très furieux de ces baptêmes que nous pratiquons à l’heure de la mort des enfants. Il essaye depuis toujours de rappeler les règles administratives. Il les cite avec une rigueur tout à fait précise : Il y a
A : Le choix primordial d’Adam et Ève dont il rappelle (citation) «  la validité formelle  ». Il y a aussi
B : La nécessité d’un baptême effectué avec
1° de l’eau,
2° sur terre
3° par l’Église militante.
Il n’a évidement convaincu que quelques habitants de la terre et, parmi eux, des canonistes sourcilleux. Ici comme sur...

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