Le serpent et la colombe
304 pages
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Le serpent et la colombe , livre ebook

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Description

Dans ce livre bien documenté, l’auteur passe en revue les différentes expressions de l’occultisme et montre à quel point cette pratique est très répandue dans le monde et même parfois hélas au sein de la chrétienté. La Bible, souvent citée en référence, permet de contextualiser son argumentation et de mettre en évidence les nombreuses et formelles interdictions de Dieu par rapport à ce paganisme ancien qui entraîne inévitablement de graves conséquences pour celui qui y touche. Conçu pour ceux qui s’intéressent à la question du Bien et du Mal, ce livre s’adresse également à tous ceux et toutes celles qui seraient encore tenté(e)s de jouer avec ce jeu de la mort. Il indique le chemin de la victoire par la puissance de Jésus-Christ. Chrétien engagé, le frère LAMESSI Alain est un disciple de Jésus-Christ qu’il sert comme laïc et ancien à l’Eglise de la Coopération Evangélique Centrafricaine de Bangui et comme membre de l’Eglise de la Porte ouverte chrétienne à Mulhouse. Enseignant chercheur, il est titulaire de Doctorat en psychologie, DESS en psychopathologie et clinique, DEA en sciences de l’Education, CAFDES. Il est Maître de conférences de psychopathologie à l’Université de Bangui et Directeur de Maison d’Accueil Spécialisé pour adultes handicapés mentaux en Alsace, en France. Il est marié avec maman Micheline, diaconesse. Ils ont six enfants et trois petits-enfants.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2013
Nombre de lectures 2
EAN13 9782918629962
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,05€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Dr Alain LAMESSI
 
 
 
 
LE SERPENT ET LA COLOMBE
 
L’OCCULTISME AU PIED DE LA CROIX
 
© 2013, Dr Alain LAMESSI
Aucun extrait de cette publication ne peut être reproduit ni transmis sous une forme quelconque, que ce soit par des moyens électroniques ou mécaniques, y compris la photocopie, l'enregistrement ou tout stockage ou report de données sans la permission écrite de l'éditeur.
Sauf indications contraires, les textes cités sont tirés de la Nouvelle Bible Segond.
Publié par Editions l'Oasis, année 2013.
 
Ce livre a été publié sous la division auto publication ‘ Publiez votre livre ! ’ des Editions l'Oasis. Les Editions l'Oasis déclinent toute responsabilité concernant d'éventuelles erreurs, aussi bien typographiques que grammaticales, et ne sont pas forcément en accord avec certains détails du contenu des livres publiés sous cette forme.
 
Dépôt légal: 1e trimestre 2013.
Couverture faite par Damien Baslé: www.damienbasle.com
Imprimé en France

9, Rte d'Oupia, 34210 Olonzac, France
tél (33) (0) 468 32 93 55 * fax (33) (0) 468 91 38 63
email: editionsoasis@wanadoo.fr
Boutique en ligne sécurisée sur www.editionsoasis.com .
 
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A la mémoire du Pasteur Nicolas NGARASSO,
qui me conduisit au salut en Jésus-Christ.
 
A l’Apôtre Gatefossé YERIMA, notre père spirituel,
pionnier de la mission d’évangélisation des pygmées.
 
 
 
 
 
 
REMERCIEMENTS
 
Je voudrais remercier tout particulièrement le Révérend Pasteur Jean-Marie RIBAY de l’église évangélique de la Porte Ouverte Chrétienne pour ses conseils avisés et ses critiques constructives.
Discuter et échanger avec ce Ministre de Dieu a toujours été pour moi très enrichissant.
 
Contenu
LE SERPENT ET LA COLOMBE
L’OCCULTISME AU PIED DE LA CROIX
REMERCIEMENTS
AVANT PROPOS
Chapitre I
L’Occultisme dans la cité
Le spiritisme
L’Astrologie
La magie
La magie blanche
La magie noire
La sorcellerie
Les arts divinatoires
La rhabdomancie ou la baguette magique
La chiromancie
La cartomancie ou le tarot
Chapitre II
L’ésotérisme traditionnel
Le salut par la grâce et non par les œuvres
Réincarnation et immortalité de l’âme ou résurrection de la chair ?
Les arguments réincarnationnistes
Réincarnation ou résurrection ?
La loi du Karma ou du destin
Chapitre III
L’anti-christ à visage humain
Vie de Jésus-Christ
Ordre des templiers
L’Anthroposophie
La société Théosophique
Mouvement Graal
La personnalité de Jésus-Christ
Divinité de Jésus
Christ ne serait-il pas Jésus ?
Mort et résurrection de Jésus-Christ : une réalité historique incontestable
Chapitre IV
Développer des pouvoirs psychiques pour devenir des dieux
La précognition
La psychométrie
Le voyage astral
Le channeling ou la médiumnité
Chapitre V
La médecine parallèle profondément enracinée dans l’occultisme
Thérapie énergétique
L’acupuncture
L’homéopathie
La sophrologie
Energie universelle ou le SHY (Spiritual Human Yoga)
L’hypnose
Chapitre VI
Fétiches, amulettes et talisman
Les fétiches ou des armes de destruction massive
Amulettes et talismans pour avoir de petits démons dans la poche
Chapitre VII
Un mot sur la sirène des eaux ou Mami-wata
Mami-wata ou la déesse des côtes
Chapitre VIII
Le satanisme ou un autre visage de l’occultisme
Qui est Satan ?
Connaître le satanisme
L’église de Satan
La bible de Satan
Le luciférisme : De quoi s’agit-il ?
Chapitre IX
L’infiltration de l’Eglise du Christ
La séduction : une bonne et vieille stratégie à l’œuvre
La divinité de l’homme ?
Nouvelle pensée
Visualisation créatrice
Le spiritisme chrétien : une hérésie
Des pasteurs sorciers et des prêtres magiciens : cela existe malheureusement
Chapitre X
Occultisme, ésotérisme et foi chrétienne
Pour connaître la volonté de Dieu
L’obéissance vaut mieux que le sacrifice
Pour combattre le bon combat
CHAPITRE XI
Les conséquences de l’occultisme
Sur le plan spirituel
L’enfer
L’endurcissement et l’abandon de la foi
La malédiction
La possession démoniaque
Les incubes et les succubes
Sur le plan physique
Des maladies
La mort
Agonies terribles
Le suicide
Sur le plan psychologique
Personnalité exaltée
Etat de dépendance
Troubles de l’humeur et colère pathologique
Troubles de sommeil et insomnies
Les maladies mentales
Dépression
Délire
Hallucinations
Obsessions
Sur le plan social et familial
Difficultés relationnelles et tensions diverses dans le couple
Sur le plan environnemental
L’infestation démoniaque
Chapitre XII
Rompre avec l’occultisme : Une obligation spirituelle
La repentance : Une condition nécessaire et suffisante
La conviction de péché
Le regret
La confession des péchés
Rompre tout contact avec l’Ennemi
Changer d’environnement
Chapitre XIII
La victoire de la croix
Il y a puissance et puissance
Dieu pourvoit aux besoins de ses enfants
Le Seigneur qui guérit
Dieu protège ses enfants
CONCLUSION

 
 
AVANT PROPOS
 
Dans sa quête des réponses à de questions existentielles qui le taraudent depuis l’origine des temps comme par exemple : Qui suis-je ? D’où viens-je ? Où vais-je ? Que se passe-t-il après la mort ?, l’homme ordinaire, qu’il soit athée ou croyant, laisse transparaître un besoin spirituel profond. Il arrive parfois à le satisfaire tant bien que mal. Aussi a-t-il toujours cherché à établir des contacts avec ce qu’il considère comme le Plus Grand, le Plus Puissant et seul capable de l’aider à devenir maître de sa vie et de son environnement.
Aujourd’hui comme par le passé, face à un danger réel ou supposé, dans une situation désespérée ou simplement désespérante, la réaction « normale » est d’en appeler à Dieu ou d’invoquer une soi-disant « puissance supérieure ». Dans toutes les époques de l’histoire et sur toutes les latitudes la vénération des puissances surnaturelles semble être la règle. Des procédés plus ou moins sophistiqués sont utilisés soit pour s’attirer les faveurs des esprits bons, soit pour conjurer ou apaiser les esprits méchants.
Même dans un pays comme la France, gavé de matérialisme et imbu de rationalisme, la consultation des astrologues, des voyants, des devins ou autres diseurs de bonnes aventures, est en progression constante. En effet, la voyance en France représente un chiffre d’affaires annuel de 3,5 milliards d’euros. Ce n’est pas moins de quatre millions de français qui avouent avoir régulièrement recours à la voyance pour connaître l’avenir. Selon l’INSEE, un français sur quatre aurait déjà consulté un professionnel des arts divinatoires. De son côté, l’Institut national des arts divinatoires publie qu’en 2008, il y a eu 15.000 000 de consultations.
Sur dix personnes qui lisent leur quotidien chaque matin, neuf jettent un coup d’œil plus ou moins intéressé sur l’horoscope. Des journaux à forts tirages accordent de grands espaces et de colonnes entières à l’astrologie. Aujourd’hui on ne compte pas moins de 400.000 voyants en France qui se livrent bon gré, mal gré à ce prétendu commerce du bonheur. On y compte un médium pour cent vingt habitants et les guérisseurs sont plus nombreux que les médecins. Tous ces professionnels de l’occulte sont consultés pour trouver des solutions à des problèmes quotidiens comme par exemple trouver du travail, guérir d’une maladie, attirer une femme ou homme, etc. Et pire, pour éliminer un adversaire ou un ennemi.
Certes pendant très longtemps, des séances de spiritisme, des conjurations, le fait de jeter des sorts et l’utilisation des moyens peu orthodoxes pour se soigner, étaient exercés sinon en cachette, du moins de la manière la plus discrète possible. Aujourd’hui les choses ont vraiment changé. En devenant une distraction de société, l’occultisme est sorti du secret et se pratique publiquement, au vu et au su de tout le monde.
L’Afrique n’est pas en reste. Les feux de l’actualité sont constamment projetés sur des cas des moutons ou bœufs enterrés vivants en vue de promotions professionnelles, des sacrifices humains pour obtenir de richesses matérielles et financières, des ceintures magiques pour de la protection contre des ennemis, des bagues et autres pendentifs pour attirer soi-disant de la chance, etc. Il y a aussi tous ces cas de noyades, des foudres, des accidents mystérieux ou de morts subites dus pour l’essentiel à de pratiques magiques ou sorcières, à des crimes rituels où des parties du corps humain sont arrachées et offertes aux démons pour avoir richesse ou promotion professionnelle.
Malgré le progrès de la science et de la technique, l’occultisme, la magie, la sorcellerie et l’évocation des esprits ne se sont jamais mieux portées qu’en ce début du 21 e siècle. Ce sont des pratiques qui ont de la cote pourrait-on dire. On a prétendu que s’il en est ainsi, c’est parce que d’une part la religion n’a pas toujours su répondre aux attentes de l’homme et d’autres parts que les églises chrétiennes n’ont toujours pas su enseigner, comme il se devait, la vérité selon les Saintes Ecritures. Certes l’humanité est confrontée aujourd’hui à de fortes pressions, à de changements multiformes dans tous les secteurs de la vie. Dans le même temps le matérialisme orgueilleux a vite montré les limites de ses prétentions à endiguer le flot de la misère, de la faim, de la maladie, de la guerre, de la violence et de la sexualité, etc.
Pour les chrétiens, la réponse à tous ces maux devrait être non pas l’occultisme mais l’évangile du Christ qui est le moyen par excellence de la libération de l’homme de la servitude du péché. Or ne voilà-t-il pas qu’au moment même où des efforts accrus sont déployés par des moyens de communication modernes (télévision, radio, internet, etc.) pour que l’Evangile atteigne les parties du monde les plus reculées et les peuples les plus isolés que nous assistions à la virulence des attaques du Prince des ténèbres, du Père de mensonge, de Satan le diable?
L’occultisme est l’œuvre du Diable. Il ne peut y avoir de doute à ce sujet. Il vise à détourner l’homme de Dieu et à annuler l’œuvre rédemptrice du salut par Jésus-Christ. Malheureusement, force est de reconnaître que bon nombre de chrétiens ignorent tout de la réalité de ce phénomène. Très peu ont conscience et connaissance de nombreux passages des Saintes Ecritures qui interdisent formellement cette pratique diabolique. La conséquence de cet état de fait, c’est que de milliers et de milliers de chrétiens séduits par l’Ennemi se sont détournés de la Parole de Dieu pour emprunter hélas la voie qui conduit tout droit en Enfer.
Mais tout d’abord qu’est-ce que l’occultisme ? C’est un mot qui a plusieurs sens et qui désigne à la fois des réalités complexes et différentes. Dans le langage courant, on parle souvent de « puissance occulte », de « forces occultes », « d’influences occultes » mais aussi et surtout de « sciences occultes ». Le mot occultisme vient du verbe latin «occulto» qui veut dire « je cache ». Il s’agit d’une réalité cachée qui n’est pas accessible facilement et qui ne s’acquiert qu’après un long cheminement, pénible et coûteux. Il est généralement réservé aux seuls initiés qui n’y accèdent que par étapes successives.
L’occultisme est constitué par l’ensemble de sciences anciennes réputées renfermer un savoir spécial qui peut faire agir des forces de la nature secrètes et mystérieuses comme la magie, l’alchimie, la théosophie, etc. Il s’intéresse également aux phénomènes du dédoublement du corps ou de l’âme, du voyage astral, de l’apparition spontanée des esprits des morts par évocation. Il se rapporte enfin aux sciences « gnostiques » grâce auxquelles il est possible à l’homme de connaître l’avenir. Parmi celles-ci citons par exemple : L’astrologie, la voyance, la chiromancie, la symbolique des nombres, la cartomancie, etc.
Le but visé par l’occultisme est de fournir à l’initié non seulement le pouvoir et la maîtrise sur lui-même mais également l’ascendance sur autrui. La maîtrise de soi-même comme pouvoir acquis par l’occultisme se manifestera par exemple par des phénomènes d’impassibilité, d’invulnérabilité, de lévitation, etc. Le pouvoir sur autrui peut se manifester sous forme de métamorphose, de l’hypnose, de télépathie ou de toutes sortes de guérisons surnaturelles, de tous les envoûtements, sorts, sortilèges et charmes bénéfiques ou maléfiques.
L’action de l’occultiste peut concerner tout aussi bien les êtres humains, les animaux, les éléments que sur les objets.
-Sur les êtres humains ou les animaux : maladie, mort subite, disparition, etc.
-Sur les éléments : faire se lever une tempête, faire tomber la grêle sur un champ, faire apparaître la foudre, etc.
-Sur les objets : les objets peuvent être déplacés à dist ance (Télékinésie), ils peuvent être chargés positivement ou négativement pour en faire un talisman ou un voult.
Cela suffit pour faire comprendre que l’ambition est de hisser l’homme au rang de Dieu. La tactique utilisée est la même que celle utilisée dans le Jardin d’Eden lorsque Adam et Eve mangèrent le fruit de l’Arbre défendu sous l’instigation du Serpent : la ruse et la séduction. « Si vous mangez ce fruit, vous ne mourez point… mais vos yeux s’ouvriront et vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal ». Des hommes et des femmes de toutes conditions, de toutes cultures, de tous niveaux consultent chaque jour médium, sorciers, marabouts, féticheurs et guérisseurs pour obtenir protection, guérison, réussite, richesse, etc. Toutes ces activités s’appuient sur des révélations et orientations faites par des démons.
N’est-ce pas en définitive pour atteindre cette identité divine en tant promesse faite à Eve par le Serpent dans le Jardin d’Eden que l’humanité toute entière s’est engagée tout au long de son histoire dans cette course effrénée vers l’occultisme ou la mort ? Est-ce que l’occultisme est-il si innocent qu’on veut nous le faire croire ? En pratiquant l’occultisme, fait-on la volonté de Dieu ou la volonté du Diable ? Quelle attitude adoptée face à l’occultisme ?
Voilà autant de questions qui méritent des réponses claires, nettes et précises pour éclairer les filles et les fils de Dieu de manière à les mettre en garde contre les ruses de l’Ennemi. Dans les lignes qui suivent nous voulons mettre à la disposition des enfants de Dieu des éléments bibliques pertinents leur permettant de résister autant que faire se peut aux assauts de l’Ennemi. Que les chrétiens soient éclairés sur des pratiques innocentes en apparence mais qui conduisent tout droit en enfer pour prendre position et résister à la séduction de l’ennemi, telle est l’ambition de ce livre.
 
 
Chapitre I
 
L’Occultisme dans la cité
 
«  Et vous, n’écoutez pas vos prophètes, vos devins, vos songeur, vos astrologues, vos magiciens, …. Car c’est le mensonge qu’ils prophétisent  ». Jérémie 27:9-10
 
L’être humain est la seule créature de Dieu qui éprouve de sentiments religieux. Dans toutes les époques et sur tous les continents il invoque des divinités à qui il offre des sacrifices soit pour apaiser leur colère, soit pour attirer leur faveur et leur protection contre l’hostilité réelle ou supposée de l’environnement visible ou invisible. Devant de situations difficiles dont il n’a pas la maîtrise, l’homme éprouve le besoin de recourir à des pratiques particulières pour conjurer le mauvais sort et s’attirer la chance. Il a mis au point des pratiques plus ou moins sophistiquées pour connaître le passé et prédire le futur. Les religions païennes ont multiplié des efforts pour rechercher des moyens capables de rendre favorables à ses adeptes les puissances surnaturelles. Elles proposent protection, secours et délivrance en contrepartie de l’observance des rites sacrés, des tabous et des sacrifices parfois humains pour maintenir l’harmonie à l’existence universelle.
Autant l’origine de la religion se confond avec l’histoire de l’humanité, autant la pratique de cette déviation appelée « occultisme » se retrouve dans l’époque la plus reculée de l’histoire. En effet, l’occultisme moderne est un vaste savoir qui plonge ses racines dans les plus anciennes traditions ésotériques. Il s’inspire des textes sacrés de l’Inde, de l’Egypte, de la Chine, de l’Assyrie, des Celtes, etc. C’est en quelque sorte la synthèse de toute la « sagesse » de l’antiquité remixée au goût du jour. C’est l’adaptation plus ou moins réussie des anciennes croyances païennes. Dans sa spiritualité et dans sa morale, l’occultisme n’est rien d’autre aujourd’hui que l’héritage des paganismes les plus anciens et qui sont transmis de génération en génération aussi bien oralement que par écrit. C’est ainsi qu’on y trouve l’influence des livres sacrés des religions antiques diverses et variées comme: Tripika du Bouddhisme, Toa Theking du Taoïsme, le livre de Confucius, le Zen Avesta, le livre des sages d’Egypte, la Cabbale juive et même le Coran.
En s’adressant au peuple d’Israël qu’il a fait sortir d’Egypte, Dieu interdit de façon catégorique de recourir à ces pratiques qu’il n’hésite pas de qualifier d’abominables: « Lorsque tu seras entré dans le pays que l’Eternel, ton Dieu, te donne, tu n’apprendras pas à imiter les abominations de ces nations-là. Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils et sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien, d’enchanteur, personne qui évoque les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Eternel  » 1 . Cette injonction divine a le mérite d’être claire et nette. Elle met en garde le peuple de Dieu contre des pratiques païennes dont la dangerosité conduit inévitablement à de conséquences gravissimes dont la mort et l’enfer.
L’abondante littérature sur l’occultisme nous permet désormais de savoir davantage sur la nature exacte de cette réalité que la Bible condamne. Pour bien passer dans le public, il s’habille des oripeaux de respectabilité en s’autoproclamant d’emblée scientifique. Certes l’occultisme ne prétend pas s’opposer à la science mais il veut simplement la compléter. Dans sa profession de foi qui s’apparente à celle d’une religion établie, il s’engage à lutter contre le matérialisme et l’athéisme. Il propose à ses adeptes de cultiver des valeurs comme l’altruisme, le devoir, et le service avec un sens humaniste évident. Quelle belle illusion ! Sous le couvert respectable de générosité, l’occultisme exacerbe l’égoïsme du pratiquant en ce qu’il cherche de façon quasi obsessionnelle le perfectionnement de l’individu par l’amélioration du karma. 2
Loin de nous l’intention de mettre en doute le sérieux et l’honnêteté de ceux qui parfois cherchent le pouvoir caché que procure l’occultisme pour rendre service à l’humanité souffrante. Seulement nous n’ignorons pas que « l’enfer est toujours pavé de bonnes intentions » , comme dit le proverbe rappelé par Honoré de Balzac en 1832. Bien entendu, les raisons qui poussent à s’orienter vers l’occultisme sont nombreuses mais le désir de puissance, le désir de connaissance ou le désir conscient ou inconscient d’être comme Dieu n’est pas souvent loin.  « Si tu manges ce fruit de l’arbre défendu, tu ne mourras pas mais tu seras comme Dieu » 3 , c’est ce qu’a dit le serpent à Eve pour la tenter dans le jardin d’Eden. Nous connaissons la suite.
Pour être complet, disons qu’on devient parfois adepte de l’occultisme par pur opportunisme, c’est-à-dire pour bénéficier d’une ascension sociale rapide.
Pour appâter les néophytes, les documents publicitaires n’hésitent pas de présenter de grands personnages qui ont franchi le pas. Au nombre de ceux-ci il y a tous ceux qui ont joué un rôle prépondérant dans leur domaine respectif : Philosophes, littéraires, musiciens, chefs religieux, chefs d’Etat, etc. Parmi les initiés illustres, il y a Napoléon qui était imperator, Goethe, Shakespeare, Balzac, Wagner, Hugo, etc.
L’occultisme touche à beaucoup de domaines et a recours à une variété de pratiques : Spiritisme, Astrologie, Magie, Sorcellerie, Arts divinatoires, etc.
 
Le spiritisme
Si le mot spiritisme est d’utilisation récente, c’est-à-dire en 1847, la pratique elle-même ainsi que la doctrine traduite par le rapport entre les hommes et les êtres invisibles comme les morts ou les divinités remonte à l’Egypte antique où la pratique du culte d’Osiris est très répandue. En France, le spiritisme est propagé par Hyppolite Rivail connu sous le pseudonyme d’Allan Kardec. Des millions et des millions de personnes dans le monde partagent aujourd’hui cette croyance selon laquelle des créatures spirituelles invisibles sont à même de provoquer ou d’écarter des malheurs. Elles peuvent aussi conférer à des sorciers quelques pouvoirs occultes.
Le spiritisme est une abomination totalement inspirée, développée et entretenue par Satan, le diable lui-même. Dans sa forme actuelle, où et quand est-il né ? C’est aux Etats-Unis, plus précisément à Hydesville, petite bourgade située aux environnements de New-York que les sœurs Fox, âgées respectivement de 6 et 8 ans, ont fait la première expérience de communication avec les esprits en 1846. En effet, les deux sœurs étaient importunées par des bruits insolites dans leur chambre : coups, des portes qui claquent, des meubles qui bougent tous seuls, le plancher qui oscille, des couvertures sur le lit qui sont arrachées, etc.
Le démon surnommé « Pied-fourchu », à l’origine de toutes ces agitations, a commencé à imiter le rythme des battements des mains des deux sœurs. Ainsi s’est établi un véritable dialogue entre les deux filles et l’esprit invisible. Ce dernier pouvait répondre par « oui » ou par « non » aux questions simples qui lui étaient posées.
De nos jours le mode communication le plus courant est la typologie où une table se met en mouvement et cogne le sol en autant de coups qu’il faut pour désigner les lettres qui composeront les messages. Le médium est dirigé par un démon appelé « esprit-guide » qui est le véritable chef d’orchestre dans le monde invisible. Ainsi donc les morts qui sont invoqués peuvent s’exprimer par son intermédiaire lors des réunions expérimentales.
L’une des méthodes les plus répandues pour entrer en communication avec les démons du monde invisible est le « oui ja ». C’est un tableau horizontal portant des lettres d’alphabet sur lequel se déplace une fléchette de bois montée sur trois billes et dirigées par les doigts.
Certains médiums, pour être efficaces, préfèrent laisser les démons prendre possession de leur corps afin de leur permettre de parler par leur bouche et d’écrire par leurs mains. Il peut arriver que la voix et les mains du médium soient utilisées simultanément par plusieurs démons différents à la fois. Il arrive aussi souvent que dans ces cercles les démons prennent des formes physiques réelles par le phénomène de la matérialisation. Ces corps provisoires fabriqués pour la circonstance les rendent ainsi visibles.
Les occultistes considèrent avec un certain mépris le spiritisme. Selon eux, celui-ci baigne dans la trivialité et a recours à des méthodes et des pratiques peu convaincantes pour des esprits éclairés car se fondant uniquement sur un sentimentalisme niais. La critique la plus véhémente est venue du Dr Gérard Encausse alias Papus, grand inspirateur et propagateur de l’occultisme moderne. Il pense en effet que le spiritisme ne recrute ses adhérents que parmi la masse populaire dénuée de tout esprit scientifique et critique.
Ne nous laissons pas abuser par ce genre de critique qui laisserait croire que l’occultisme est meilleur au spiritisme. Ce sont là les deux faces d’une même médaille. Ils sont en abomination aux yeux de l’Eternel. Les Saintes Ecritures les réprouvent formellement, par conséquent le chrétien doit les fuir comme de la peste.
Evoquons brièvement cette histoire du roi Saül chez la magicienne à En-Dor que rapporte le prophète Samuel déjà au XXe siècle avant Jésus-Christ.
« Les philistins se rassemblèrent et vinrent camper à Sunem : Saül rassembla tout Israël, et ils campèrent à Guil boa. A la vue du camp des Philistins, Saül fut saisi de crainte, et un violent tremblement s’empara de son cœur. Saül consulta l’Eternel ; et l’Eternel ne lui répondit point, ni par des songes, ni par l’urim, ni par les prophètes. Et Saül dit à ses serviteurs : Cherchez moi une femme qui évoque les morts, et j’irai la consulter. Ses serviteurs lui dirent : Voici, à Endor il y a une femme qui évoque les morts. Alors Saül se déguisa et prit d’autres vêtements, et il partit avec deux hommes. Ils arrivèrent de nuit chez la femme. Saül lui dit : Prédis-moi l’avenir en évoquant un mort, et fais monter celui que je te dirai » 4 .
Le juge Samuel, devenant très vieux, ne pouvait plus accomplir convenablement sa fonction. Il établit alors ses fils pour faire le travail à sa place. Mais très vite ceux-ci se sont révélés incapables d’assumer la fonction de juge. Aussi les anciens exigèrent-ils de Samuel d’établir un nouveau roi. C’est ainsi que le choix de Dieu fut porté sur Saül. Elevé dans le respect de la voie de Dieu, sa première action à la tête d’Israël fut d’ordonner d’enlever du pays la moindre trace de tous ceux qui évoquaient l’esprit des morts et tous ceux qui prédisaient l’avenir car il savait non seulement qu’il ne fallait pas laisser vivre la magicienne 5 mais encore Dieu tournerait sa face de quiconque s’adresserait aux morts et aux esprits pour se prostituer avec eux 6 .
Devant l’avancée irrésistible des ennemis et face au danger, les philistins, Saül a pris peur et a perdu confiance en l’Eternel. Aussi alla-t-il nuitamment, déguisé en femme, consulter les morts afin de connaître l’avenir immédiat. Ce faisant, il a pris le risque de se compromettre en se prostituant chez la femme qui évoque les morts. Cette désobéissance eut une conséquence immédiate : Dieu tourna sa face contre lui et l’ôta du milieu de son peuple. Saül perdit la vie lors de la prochaine bataille.
La meilleure leçon est celle qu’on apprend à ses dépens, dit-on. Et Saül a appris à ses dépens que Dieu ne laisse pas impunie la désobéissance qui consiste à consulter les morts. Cet exemple suffit pour nous rendre conscients du danger à pratiquer le spiritisme qui met l’homme en contact avec les démons.
Au-delà de cette évidence, il importe de remarquer que les messages spirites ne proviennent ni de parents décédés, ni de personnages célèbres morts. Ces messages sont l’œuvre des démons, des esprits méchants qui se font passer pour des personnages ou des parents dont il imite à perfection la voix avec pour seul objectif d’abuser des clients crédules et de les maintenir sous l’influence du diable. Certes certains messages spirites sont parfois véridiques, bons et utiles en ce sens qu’ils peuvent rendre service. Des prédictions se sont souvent révélées exactes. Mais est-ce suffisant pour abandonner la voie du Seigneur et se tourner vers le diable ? Rien n’est moins sûr.
A 17 ou 18 ans je pratiquais le football au niveau amateur. Je jouais dans une équipe de football dans le championnat de la République Centrafricaine. A la veille de grands matchs, les dirigeants nous amenaient à 75 km de Bangui passer la nuit chez une dame qui faisait des fétiches pour que notre équipe gagne. Elle communiquait avec les démons qui pouvaient déclarer à haute et intelligible voix le résultat du mach à venir et surtout le nom précis de ceux qui allaient marquer des buts lors de la rencontre. Nous étions tout émerveillés de constater que la voix qui parlait provenait du mur. Mais hélas parfois les prédictions étaient erronées.
Bien après ma conversion à Jésus-Christ, j’ai confessé ce péché que commis par ignorance. Merci à Dieu qui m’a pardonné. Ne perdons pas de vue que «  Satan et ses démons opèrent avec toutes les œuvres de puissance, avec des signes et des présages mensongers et avec toutes les tromperies de l’injustice pour ceux qui périssent  » 7 . C’est cette vérité que l’Apôtre Paul a cru devoir rappeler aux premiers chrétiens grecs de Thessalonique. Par nature et par vocation Satan est un menteur. Il est le père de mensonge. Mais celui qui se pose en ennemi de Dieu est aussi un être puissant et intelligent. Il est tout-à-fait capable de faire des choses extra ordinaires pour nous émerveiller. Il peut également se transformer en ange de lumières pour mieux égarer ses victimes. Conscient de cette situation, le même Apôtre Paul s’adressant à son fils spirituel Timothée avait prophétisé que « Certains abandonneront la foi pour prêter attention à des déclarations inspirées, trompeuses, à des enseignements de démons » 8 . Ce passage montre combien il peut être facile même pour celui qui a connu Jésus-Christ et qui est né de nouveau se laisser abuser et se faire tromper au point de perdre la foi. Combien de chrétiens aujourd’hui ont perdu la foi et se sont s’engagés à leur corps défendant dans les œuvres des ténèbres ? Malgré l’apparence, le spiritisme est une pratique païenne totalement contrôlée par Satan, le diable. Nous devons nous méfier et fuir le spiritisme comme de la peste car il met en contact avec le monde des ténèbres.
En Afrique comme dans bien d’autres régions du monde on pratique encore le culte des morts ou le culte des ancêtres. On croit que celui qui est mort n’est pas mort. Un grand poète africain Birago Diop dit même que :
« Ceux qui sont morts ne sont jamais partis
Ils sont dans l’ombre qui s’éclaire
Et dans l’ombre qui s’épaissit,
Les morts ne sont pas sous la terre
Ils sont dans l’arbre qui frémit,
Ils sont dans le bois qui gémit,
Ils sont dans l’eau qui coule,
Ils sont dans la case, ils sont dans la foule
Les morts ne sont pas morts  » 9 .
 
De bonne foi, les instituteurs et professeurs nous apprendre ce poème par cœur. Il y a des millions et des millions de personnes qui croient que les morts ne sont pas morts. Ils ont tout simplement changé de corps et continuent de vivre dans le monde spirituel. Par conséquent, ils continuent d’exercer des influences bonnes ou mauvaises sur la vie des humains (parents ou amis). Cette conception de la mort aboutit à ce qui est communément appelé le culte des ancêtres qu’on retrouve un peu partout dans le monde : En Afrique, en Chine, etc. par exemple.
 
L’Astrologie
Selon le dictionnaire Littre, l’Astrologie est définie comme « l’art chimérique prétendant prévoir l’avenir d’après l’inspection des astres ». Elle prétend également analyser le caractère des individus et prévoir leur destin par l’observation des astres à leur naissance.
Aujourd’hui l’astrologie est partout dans notre société : Dans les journaux, à la radio, à la télé, bref elle est vraiment partout. L’internet est aujourd’hui utilisé pour atteindre directement les gens à leur domicile et leur proposer des consultations astrologiques. Prenons par hasard une personne dans la rue et posons-lui la question de savoir quel est son signe de zodiac ? Il est à peu près certain qu’elle répondra avec assurance que « je suis de tel signe ou de tel autre: Bélier Taureau, Gémeau, Cancer, Lion, Vierge, Balance, Scorpion, Sagittaire, Capricorne, Verseau, Poisson ». Tout le monde ou presque est amené occasionnellement ou souvent à jeter un coup d’œil plus ou moins intéressé à la dernière page du journal pour lire son horoscope. Même parmi les chrétiens bien rares sont ceux qui ne se laissent pas volontairement tenter en jetant un coup d’œil sur ces pages. N’exagérons rien. Jeter un simple coup d’œil n’est pas pécher. Tout est dans l’intention.
Ils sont plusieurs millions d’hommes et de femmes dans le monde, de toutes les conditions, de toutes les races et de toutes les croyances qui fondent toute leur espérance sur l’astrologie pour leur indiquer la voie à suivre, le chemin à emprunter. D’autres le font tout juste pour se distraire, soi-disant. Quoiqu’il en soit, ils sont très nombreux tous ceux qui placent leur confiance dans les astres et leurs mouvements. En effet, on dit qu’ils sont plus de dix millions d’américains qui croient à l’orthodoxie de l’Astrologie dont ils dépendent entièrement pour organiser leur vie. En France, des enquêtes menées par des instituts de sondage dignes de foi montrent que 22% des Français croient aux horoscopes tandis que 75% consultent de temps en temps leur horoscope dans les journaux. Aux Etats-Unis, il n’y a pas moins de 10 000 astrologues qui travaillent à plein temps tandis que 200 000 travaillent à temps partiel.
L’astrologie est devenue aujourd’hui un créneau porteur dans les pays occidentaux en ce qu’elle est une entreprise financièrement très rentable. D’ailleurs des logiciels de plus en plus performants sont utilisés pour prédire l’avenir. Cet art divinatoire est particulièrement prisé parmi les riches et les puissants de ce monde : Rois, princes, chefs d’Etat, ministres, industriels, papes, prêtres, pasteurs, médecins, enseignants, etc. Aucune décision importante ne peut ainsi être prise sans consultation préalable des astres. Même certains services des ressources humaines ont recours à leurs analyses pour des recrutements dans de grandes entreprises.
Mais d’où vient-elle ? L’origine de l’Astrologie remonte à la plus haute antiquité. Des fouilles archéologiques à Babylone, dans la Mésopotamie, ont mis en évidence des tablettes astrologiques à l’usage des rois. D’aucuns affirment même que les trois mages, guidés par l’étoile, qui sont allés rendre visite à Jésus-Christ à sa naissance à Bethléem étaient des astrologues parce que guidés semble-t-il par des astres.
C’est à partir des observations astronomiques simples que de nombreux peuples de cette époque reculée en sont venus à conclure qu’il y a une certaine correspondance entre les évènements terrestres et les phénomènes célestes : « Ce qui est haut est comme ce qui est en bas ». C’est cette loi d’analogie qui est à la base de l’Astrologie. En effet, en se fondant sur l’idée simple que les étoiles ou les astres influencent le cours des évènements, on a fait recours à ces astres ou étoiles pour prédire l’avenir. Des chercheurs ont montré qu’on a trouvé des signes astrologiques sur les ruines de la tour de Babel. Prophétisant la destruction de Babylone Esaïe déclara plus de 20 siècles avant Jésus-Christ : « Reste donc au milieu de tes enchantements et de la multitude de tes sortilèges, auquel tu as consacré ton travail dès ta jeunesse ; Peut-être pourras-tu tirer profit, peut-être deviendras-tu redoutable. Tu t’es fatigué à force de consulter : Qu’ils se lèvent donc et qu’ils te sauvent, ceux qui connaissent le ciel, qui observent les astres, qui annoncent d’après les nouvelles lunes, ce qui doit arriver » 10 .
De Babylone, telle une tâche d’huile, l’Astrologie s’est répandue vers l’Egypte, l’Assyrie, la Perse, la Grèce, l’Italie, l’Arabie, etc. Dans sa forme actuelle, elle s’est développée grâce aux travaux de l’astronome grec du IIe siècle, Ptoleme.
Il ne fait pas de doute que l’Astrologie est une pratique païenne qui considère les astres comme des dieux. On retrouve cette conception chez les grecs qui déifient les quatre éléments de base que sont le feu, la terre, l’air et l’eau. C’est un truisme que de dire que l’Astrologie est de l’idolâtrie pure et simple, par conséquent elle est une abomination pour l’Eternel. En effet, en se tournant vers le soleil et la lune, les planètes et les étoiles et en attribuant aux astres des influences qui n’appartiennent qu’à Dieu, l’homme emprunte la voie de la désobéissance. Doit-on se tourner vers les créatures ou vers le créateur pour avoir des solutions à ses problèmes ? Telle est la question qui se pose. Pour y répondre, laissons la parole aux Saintes Ecritures. Job est criblé de toutes sortes de maux par Satan mais avec l’autorisation préalable de Dieu le Père. Il a enduré et supporté de véritables tribulations. Intègre et fidèle, il put déclarer : « Si j’ai regardé le soleil quand il brillait, la lune quand elle s’avançait majestueuse, et si mon cœur s’est laissé séduire en secret, si ma main s’est portée sur ma bouche, c’est encore un crime que doivent punir les juges, et j’aurais renié le Dieu d’en-haut ». 11 Ce sont là les propos d’un homme dont l’intégrité et la fidélité à Dieu n’ont jamais souffert d’aucune faille malgré les nombreuses difficultés qu’il a endurées et la multitude de tribulations qu’il a souffertes avec un courage qui force l’admiration. Job savait par expérience que les cieux ne donnent pas des informations relatives à la vie et au destin de l’homme. Par contre il savait comme le Roi David que « les cieux racontent la gloire de Dieu, Et l’étendue proclame l’œuvre de ses mains » 12 .
Depuis l’antiquité, l’Egypte entière était versée dans l’adoration du soleil qui, semble-t-il, permettait la perpétuation de la vie matérielle. Elle avait adoré également Re (Amon Re) qui est le maître du ciel. Ces mêmes conceptions se retrouvent dans les religions Aztèques, Inca et Maya où des sacrifices humains étaient souvent offerts à l’occasion du culte du soleil.
N’est-ce pas ce culte du soleil qu’on retrouve dans une certaine mesure dans l’Astrologie ? Jérémie, prophète et sacrificateur avait déjà compris le caractère dangereux de cette pratique dès le VIIe siècle avant Jésus-Christ. Aussi n’avait-il pas hésité un seul instant à mettre en garde le peuple d’Israël : « N’imitez pas la voie des nations, et ne craignez pas les signes du ciel, parce que les nations les craignent. Car les coutumes des peuples ne sont que vanité» 13 . Cette mise en garde du prophète est toujours valable aujourd’hui. Un chrétien ne doit pas toucher à l’Astrologie qui est une pratique prohibée par notre Dieu.
L’Astrologie repose sur un postulat simple : la terre est le centre de l’univers. Cette conception simpliste est aujourd’hui dépassée depuis les travaux de Copernic, Galilée et Kepler qui ont démontré que la terre n’est pas le centre de l’univers. Non seulement elle tourne autour d’elle-même mais aussi elle tourne autour du soleil. Par ailleurs il est aujourd’hui avéré que les étoiles appartenant à une même constellation sont loin d’être rattachées au même groupe. En effet, certaines étoiles sont d’autant plus éloignées qu’elles semblent se perdre dans l’espace alors que d’autres semblent plus proches de nous. La question qui vient à l’esprit est celle de savoir sur quelles bases a-t-on élaboré les propriétés zodiacales qui sont attribuées à chaque constellation ?
A l’origine, lorsque l’Astrologie fut inventée les moyens d’observation du ciel étaient très rudimentaires. La découverte du télescope électronique comme moyen de l’astronomie moderne a permis de mettre à jour d’autres planètes supplémentaires : Neptune, Pluton, Uranus. Il n’est pas exclu que d’autres planètes jusques là inconnues soient encore découvertes très prochainement. Or l’Astrologie depuis qu’elle a été créée n’a pas du tout évolué et n’a pour ainsi dire jamais intégré l’influence de ces nouvelles planètes découvertes ultérieurement sur la vie ou le destin des hommes et des peuples. Est-ce à dire que seules les premières planètes peuvent-elles agir sur la vie des hommes ?
D’autres objections peuvent légitimement être évoquées. En effet, la science montre que la vie d’un être humain commence non pas à la naissance mais au moment de la conception. Pendant la grossesse, le fœtus mange, dort, rêve, bouge, donne des coups dans le ventre de la mère. Il écoute les bruits du dehors. Des chercheurs ont même démontré qu’il bouge au son de la bonne musique. Aussi conseille-t-on à la mère de prononcer de temps en temps de bonnes paroles à l’enfant qui est dans son ventre. Pour quelles raisons pour établir un horoscope doit-on s’appuyer uniquement sur la date de la naissance qui n’est pas plus importante que la date de la conception ? Dans ce cas, il n’est pas exagéré de penser que les éléments de l’horoscope qui se fondent sur des approximations sont de facto sujets à caution. A partir de là doit-on continuer de prendre au sérieux l’Astrologie et ses prédictions ?
Il est désormais établi que le soleil n’est pas immobile dans le ciel. Il tourne autour de lui-même et autour d’un axe dont l’inclinaison avoisine 7°15’ sur l’écliptique. Ensuite, il ne tourne pas de façon uniforme. Par ailleurs les savants reconnaissent désormais qu’il y a un retard d’à peu près un mois sur le cycle du soleil d’il y a 2000 ans au moment où furent établies les cartes et tables astrologiques. Autrement dit sur la base des tables et cartes astrologiques aujourd’hui en cours une personne née par exemple entre le 15 juin et le 15 juillet est supposée être du signe du cancer. Mais dans la réalité et comme il est certain que le soleil est en retard d’un mois sur son cycle, cette personne est normalement sous le signe de Gémeaux.
Par ailleurs, on sait également que l’axe de rotation de la terre décrit un cône en 26000 ans : c’est la précession des équinoxes qui fait rétrograder le soleil sur l’écliptique de 30 degrés, soit d’un signe de zodiaque tous les 2150 ans. Or la correspondance entre la date de naissance et le signe de zodiaque a été fixée il y a plus de 2000 ans. Cela veut tout simplement dire que cette correspondance est désormais fausse. En effet, celui qui croit être né sous le signe de Bélier est en fait né sous le signe de Poissons.
A partir de cette démonstration nous pouvons déduire que toutes les analyses caractérologiques proposées par l’Astrologie ne correspondent pas très exactement aux signes établis. Aussi sommes-nous fondé de mettre en doute le caractère sérieux de l’astrologie comme on veut bien le faire accroire.
Malgré son fondement contestable, l’attrait pour l’Astrologie n’est jamais démenti. Elle attire même des chrétiens nés de nouveau à cause certainement de cette puissance d’égarement dont parle l’apôtre Paul : « Ainsi Dieu leur envoie une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge, afin que tous ceux qui n’ont pas cru à la vérité, mais qui ont pris plaisir à l’injustice, soient condamnés » 14 . A la vérité, les prédictions faites par les astrologues sont inspirées par les démons qui les contrôlent. D’ailleurs bien souvent ne disent-ils pas « j’ai eu un flash » pour parler d’une inspiration subite par rapport au cas en présence ?
La Bible interdit la pratique de l’Astrologie  : « Ainsi parle l’Eternel : N’imitez pas la voie des nations, et ne craignez pas les signes du ciel, parce que les nations les craignent. Car les coutumes des peuples ne sont que vanité » 15 qui a pour conséquence non seulement d’éloigner l’homme de Dieu mais encore d’ouvrir la porte de sa vie à des puissances et des démons que l’on ne peut maîtriser. D’ailleurs lorsque quelqu’un se confie à un astrologue les données de sa naissance, il lui remet sans le vouloir la clé de son être intérieur. A partir de là, il n’y a plus de secret qu’il ne puisse connaître. Cette connaissance peut être utilisée pour le bien ou le mal, pour aider ou pour nuire.
En toutes circonstances sachons compter sur Dieu que sur des étoiles. Car Dieu prend soin de ses enfants.
 
La magie
La pratique de la magie remonte à la plus haute antiquité. On la retrouve sur tous les continents et dans les époques. Selon le Petit Robert, la magie se définit comme l’art de produire, par des procédés occultes, des phénomènes inexplicables ou qui semblent tels. Ainsi par des techniques et des procédés spécifiques le magicien va capter et manipuler des forces de la nature, entendez les démons, pour les soumettre à son service. L’objectif est de compenser les faiblesses humaines par la maîtrise et la domination des forces invisibles utilisées à des fins pratiques.
Quand on parle de magie, il faut entendre la capacité dont dispose le magicien d’utiliser des forces occultes surnaturelles encore appelées prosaïquement énergies pour obtenir un résultat, provoquer des changements, attirer quelque chose ou quelqu’un vers soi en vue de la satisfaction de ses propres besoins : argent, sexe, gloire ou vengeance. Le magicien cherche donc à dompter les démons pour les soumettre à son service.
L’une des caractéristiques de la magie, c’est qu’elle ne connaît ni soumission, ni patience qui sont en fait des qualités recommandées au chrétien qui veut être agréable à Dieu. Tandis que le chrétien est soumis à la volonté de Dieu, le magicien est toujours dans la logique d’ordonner à Dieu ou même au Diable de faire sa volonté tout de suite, c’est-à-dire « ici et maintenant ». Il exige une réponse immédiate. Il contraint donc les forces invisibles de manifester leur présence et d’agir vite et sans attendre.
A partir des moyens utilisés, il y a deux formes de magie : la magie blanche et la magie noire.
 
La magie blanche
La magie blanche est quasi officielle et se pratique ouvertement. Respectueuse de l’ordre établi, elle ne prétend pas faire du mal. Le magicien lui-même ne se considère pas et n’est pas considéré comme un malfaiteur. Il pense faire du bien et aider autrui. Il s’intéresse à l’exorcisme ou à la conjuration qui cherche la guérison ou la prévention de certaines catastrophes naturelles. Aussi a-t-il recours aux sortilèges de protection, de défense, de guérison, de fécondité, etc.
Pour arriver à sa fin, la magie blanche a recours à une phraséologie pseudo-chrétienne. Elle évoque abondamment et de façon artificielle le nom de Dieu, de Jésus-Christ, le Saint-Esprit et utilise également des versets bibliques hors contexte, des psaumes et des symboles comme l’eau bénite, le signe de la croix, l’encens, la bougie, etc. ces signes apparemment inoffensifs et soi-disant chrétiens induisent les enfants de Dieu à commettre la faute de se tourner vers les agents du diable que sont les magiciens. Ce sont de véritables loups qui se revêtent de peaux d’agneau pour mieux éloigner du chemin du salut.
 
La magie noire
Dans l’antiquité, la pratique de la magie noire était appelée la goétie qui est l’art d’invoquer, par des incantations, des forces malfaisantes. Elle vise à faire du tort à une tierce personne. Elle se confond également avec la sorcellerie qui utilise des forces surnaturelles pour obtenir une victoire ou un gain dans un but égoïste ou de causer du tort à autrui. La magie noire est une magie secrète, interdite et invoque le diable et les démons. Elle s’intéresse uniquement au sortilège de persécution, de vengeance. Doté de pouvoirs occultes indéniables, le magicien noir est souvent consulté pour faire mourir ou détruire un ennemi, un adversaire ou un rival. Il est totalement à la solde de Satan le diable et fait la volonté de son maître dont le but ultime est, comme le dit la Bible, de voler, de tuer et de détruire 16 . Le magicien accède à la science dont il est le garant et l’animateur à la suite d’une initiation. Grâce à la métamorphose il peut prendre un autre corps (serpent, chien, chat, rat, etc.) ou grâce au dédoublement il peut sortir l’esprit de son corps pour lui confier une mission dans un lieu de son choix qu’elle exécutera sous forme corporelle.
Il peut également avoir recours à des animaux ou à des démons qu’il utilise comme auxiliaires pour atteindre son objectif. Comme, le plus souvent il n’est pas en mesure par lui-même de capter les forces maléfiques ou bénéfiques, il agit sur des esprits qui sont des émanations des morts, soit des êtres intermédiaires entre le plan divin et le plan humain. Il tire ainsi sa puissance des esprits et des démons qu’il a domestiqués mais qui le contrôlent également.
Qu’elle soit blanche ou noire, la magie est toujours la magie. Elle ne peut être bonne. Elle est dangereuse en ce qu’elle met en contact avec les esprits malfaisants, les démons. Cette activité est en tous les points de vue une désobéissance à Dieu et conduit en enfer. Sa pratique est formellement interdite par la Bible. Comme œuvre de la chair, la pratique de la magie empêche d’hériter du royaume de Dieu 17 . On ne joue pas avec le Diable car tôt ou tard il aura le dessus. L’Eternel, Dieu tout-puissant nous met garde de tomber dans le piège de l’Ennemi.
La littérature chrétienne a publié, au cours de ces dernières décennies, de nombreux ouvrages de témoignage des anciens magiciens et sorciers aujourd’hui convertis à Jésus-Christ qu’ils servent désormais avec zèle comme leur Seigneur et Sauveur. Tous les témoignages concordent. On y apprend par exemple qu’à l’aide des incantations, des prières spécifiques et des formules particulières, le magicien peut faire venir Satan lui-même dans un cercle avec un pentagramme délimité par des bougies allumées. Le rendez-vous avec le prince des ténèbres se fait toujours à minuit et de préférence dans un cimetière, sur une tombe choisie d’avance. Des sacrifices de sang est toujours comme signe d’allégeance du magicien.
Une chose est certaine : la contrepartie du pouvoir ou de la richesse que procure Satan est terrible. Ce qu’il exige des magiciens est tout simplement effroyable. Dans certains cas, une seule condition est exigée comme par exemple : Ne manger que de la chair humaine, ne boire que du sang humain, offrir son père, sa mère, ses frères ou sœurs, son fils ou sa fille en sacrifice ou tout simplement une partie de son corps. A Emmanuel Eni, il lui a été exigé de manger des rats pourris, des excréments, des verres de terre ou d’avoir des relations sexuelles avec des démons pendant la nuit au cimetière 18 . Par-dessus tout Satan exige du magicien de renoncer à Dieu, à Jésus-Christ, au Saint-Esprit, à la Bible ou à l’Evangile.
La profondeur de l’horreur que propose Satan en contrepartie, de la richesse, du succès ou de la gloire qu’il donne est telle que seuls la croix et le sang de Jésus-Christ peuvent arracher le magicien de ses griffes.
Si vous êtes magiciens, si vous avez pactisé avec le diable, vous êtes déjà condamné à mort. Satan n’est pas un gentleman. Ce qu’il veut c’est votre âme. Par vous-même vous ne pouvez pas vous en sortir. Seul Jésus-Christ peut vous sauver. Venez à lui, il vous donnera la paix, la joie et le bonheur. Il vous donnera la vie éternelle en prime.
 
La sorcellerie
Si l’homme a toujours entretenu un rapport ambigu avec le monde invisible pour en tirer profit et avantage, la sorcellerie est aussi vieille que le monde. C’est une pratique universelle qu’on retrouve partout et à toutes les époques de l’histoire. Néanmoins beaucoup de confusions entourent encore cette réalité toujours méprisée et souvent condamnée par le grand public. Réduite par des esprits bien-pensants au rang de simple folklore juste bon pour amuser les incultes et autres arriérés de tous poils, la sorcellerie n’est pas moins présente. Ni les nombreux procès tout aussi spectaculaires que meurtriers du moyen-âge, ni le matérialisme débridé des siècles suivants n’ont pas suffi à la faire disparaître des campagnes et des villes. Bien au contraire, la sorcellerie ne se porte pas mieux qu’aujourd’hui malgré tout le battage médiatique plaçant le progrès scientifique sur le piédestal et érigeant la rationalité comme seul étalon de valeur. La sorcellerie est confortablement installée dans tous les pays, irradiant son influence sur plusieurs millions de personnes. On estime par exemple en France qu’il y a au moins cinq sorciers (généralement de bons exploitants agricoles) par canton rural et presque dix à douze sorciers dans les cantons urbains. En ville les sorciers sont pompeusement appelés parapsychologues, thérapeutes, guérisseurs, magnétiseurs, etc.
Dans son livre publié en 1937, intitulé « Sorcellerie, oracles et magie chez les Azandé » de la République centrafricaine, l’anthropologue britannique E.E. Evans-Pritcharch (1902-1973) a relaté une expérience sidérante. Les chercheurs ont disséqué le corps d’un sorcier après sa mort pour y rechercher l’organe de la sorcellerie appelé « likoundou » chez les autochtones. Bien entendu, ils n’ont rien découvert. Sur cette base, certains ont très vite conclu que la sorcellerie n’existe pas. Cela fait étrangement penser à la fameuse phrase du cosmonaute soviétique Youri Gargarine qui est le premier homme à aller dans l’espace. En effet, après avoir fait le tour de la terre à plus de deux cent kilomètres d’altitude à bord de la capsule Voltok 1, de retour sur la terre, il dit aux journalistes : « Je suis allé plusieurs fois dans l’espace mais je n’ai jamais rencontré ni Dieu, ni les anges ». Cette déclaration tonitruante fait écho aux discours à la mode dans cette URSS athée et matérialiste croyant au marxisme-léninisme. C’est une fausse assertion basée sur une fausse hypothèse. Dieu est esprit. On ne peut utiliser des yeux charnels pour le voir. De même la sorcellerie est une pratique spirituelle. On ne peut la réduire à un organe physique qui serait dans le corps du sorcier ou de la sorcière.
La sorcellerie peut être définie comme une puissance occulte que possède un homme ou une femme qui, par ce biais, exerce une influence négative ou un pouvoir néfaste sur une personne, un animal, un objet ou un lieu. C’est véritablement un pouvoir qui agresse, qui envoûte, qui terrorise, qui mutile et qui tue.
La sorcellerie se divise principalement en deux branches : La branche pratique et la branche sectaire.

-  La branche pratique : Elle est celle que les anthropologues anglais appellent sorcery. Purement pratique, elle s’exécute par le moyen de la magie cérémonielle et instrumentale. Le sorcerer (sorcier) jette des sorts et pratique des envoûtements. Pour arriver à cette fin, il utilise des parties du corps de la victime (cheveux, ongles, salive, sang, sperme, etc.) ou des objets intimes lui appartenant (slip, mouchoir, protections menstruelles, etc.).
-  La branche sectaire est le witchcraft qui est une véritable confrérie, secrète, redoutable, puissante et invisible. Les witches ou sorciers forment une société secrète, hiérarchisée et aux lois bien rigides. Ils font un pacte avec des démons et leur chef Satan.
La sorcellerie est souvent héréditaire, c’est-à-dire elle se transmet de père en fils ou de mère à fille ou de grand-mère à petite fille. Il arrive parfois dans certaines conditions que la sorcellerie se transmette en dehors des liens de parenté par la nourriture ou breuvage. Aujourd’hui, de plus en plus de personnes font le choix librement consenti, par appât de gain, de s’initier à la sorcellerie. D’ailleurs il y a même des cours de sorcellerie sanctionnés par des diplômes. Pour cela elles font un pacte avec Satan précédé d’une demande écrite avec leur sang.
Le sorcier exerce son pouvoir mystique de façon cachée et généralement pendant la nuit. Dans la pratique, il peut volontairement quitter son corps physique pour n’utiliser que son corps spirituel afin de se livrer à des activités macabres dans le monde invisible. Il peut par exemple provoquer directement soit des troubles physiques causant des lésions organiques ou des dysfonctionnements des organes vitaux, soit la mort purement et simplement. Usant donc d’un pouvoir diabolique, le sorcier peut provoquer chez sa victime de troubles profonds. Il s’agit par exemple de maladies mentales sans cause organiques évidentes. Le sorcier peut également provoquer des manifestations somatiques sourdes, persistantes et imprécises qui rendent le malade inquiet et angoissé.
A ce sujet, le témoignage de cette dame, ancienne sorcière aujourd’hui convertie à Jésus-Christ, mérite d’être évoqué pour éclairer la lanterne. Tout d’abord, il faut préciser qu’elle fut initiée par le pasteur de son église qui lui aurait remis une noix de palme sur laquelle il aurait fait des invocations et qu’elle aurait avalée, à minuit, dans la forêt. A partir de ce moment, toutes les nuits vers minuit et pendant sept années durant, elle avait participé à toutes les réunions de la confrérie des sorciers de son village, sans qu’aucun membre de sa propre famille ne fût au courant. Elle avait pu ainsi, par cette pratique démoniaque, ôter la vie à des dizaines de personnes dont deux de ses propres fils. En effet, selon les termes du pacte qu’elle avait signé avec son sang, chaque membre de la confrérie, c’est-à-dire chaque sorcier devait offrir à tour de rôle un membre de sa famille. Ce sacrifice est supposé accroître la puissance du donateur. Voici son témoignage : « Le soleil étant sur le point de se lever, je ne pouvais plus rentrer dans mon corps physique. Je suis demeurée dans la salle des urgences à l’hôpital toute la journée jusqu’à 23h30, avec l’esprit de l’enfant que je venais de tuer quelques instants plus tôt. Pendant ce temps, les parents étaient déjà rentrés chez eux avec le corps mort de leur fils. A 23h30, je me rendis à la réunion nocturne de la confrérie des sorciers. J’avais auparavant transformé l’esprit de l’enfant tué en viande de brousse que nous avions mangée sur une feuille de teck. Habituellement aux réunions nocturnes de la confrérie des sorciers, nous dévorions des humains transformés en viande sur des feuilles de teck ».
Des esprits bien-pensants sont entrain de rigoler. Pour eux ce genre de récit n’est rien d’autre que de l’affabulation produite par l’imagination débridée d’une mythomane patentée. C’est fort possible. Mais sans préjuger de la véracité d’un tel témoignage, il faut admettre qu’il y a des choses extra ordinaires qui se passent dans le monde invisible souvent manipulées par les agents du diable pour faire du mal. Il n’empêche que la sorcellerie existe. C’est une réalité à laquelle sont confrontés des millions de personnes qui en meurent chaque jour.
Le sorcier n’est pas le vulgaire charlatan du coin qu’on veut le faire croire mais c’est bien celui qui dispose d’un pouvoir spécial lui permettant de jeter des sorts sur des hommes, des animaux et des objets à qui il veut du mal pour une raison ou une autre. Avant tout le sorcier est un agent du diable qui a pour mission principale de faire du mal. Il utilise des puissances occultes comme forces nuisibles et dévastatrices pour attaquer l’homme aussi bien sur le plan physique que spirituel.
Le plus souvent, il a recours aux démons pour obtenir des profits et autres avantages. On compte au rang de grands sorciers que le monde ait connus des prêtres, des rois ou des reines célèbres, bref certains grands personnages historiques tout comme de braves anonymes du village. Généralement, il n’y a aucun signe distinctif pour les reconnaître.
Confronté à des difficultés existentielles l’homme est prêt à toutes sortes de compromission pour obtenir santé, fortune, prestige et gloire. La seule question qui vaille est de se savoir : « A quoi sert-il à un homme de gagner le monde entier s’il perd son âme » 19  ? Inspiré et guidé par Satan, le sorcier fait du mal et détruit son prochain et parfois de façon gratuite. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la sorcellerie conduit en enfer et le sorcier, s’il ne répent, sera condamné à vivre dans les flammes éternelles à moins de se repentir.
La bonne nouvelle, c’est que Dieu est Amour. Quelle que soit la gravité des crimes commis sous le couvert de la sorcellerie, revenez à lui, confessez vos péchés, il est juste et bon pour vous pardonner. Il vous donnera la vie éternelle.
Les arts divinatoires
Déjà au VIe siècle avant notre ère, le sacrificateur Ezékiel révéla une situation qui était couramment répandue à cette époque : «  Le roi de Babylone se tient au carrefour, à l’entrée des deux chemins, pour tirer des présages ; il secoue les flèches, il interroge les théraphim, il examine le foie » 20 . Ce roi païen a recours ici à des pratiques particulières pour découvrir ce que lui réserve l’avenir. Pour cela il observe le foie et les intestins des animaux, le feu et la fumée.
Au XVIe siècle avant notre ère les Egyptiens utilisaient la coupe pour avoir des informations secrètes concernant les évènements de la vie et de l’avenir. Cela est confirmé dans le livre de Genèse : «  N’avez-vous pas la coupe dans laquelle boit mon seigneur, et dont il se sert pour deviner ? Vous avez mal fait d’agir ainsi  » 21 .
Plus proche de nous, c’est-à-dire au 1 er siècle de notre ère, le peuple grec qui est profondément païen consulte les oracles à propos de grands évènements. Pour cela la pratique de la Pythie de Delphes et la Pythonisse était très courante. Dans le livre des Actes des Apôtres, l’apôtre Luc raconte une aventure fort mystérieuse : «  Comme nous allions à la prière, une servante qui avait un esprit de Python, et qui, en devinant, procurait un grand profit à ses maîtres, vint au-devant de nous, et se mit à nous suivre, Paul et nous. Elle criait : Ces hommes sont des serviteurs de Dieu Très-Haut, et ils vous annoncent la voie du salut  » 22 . Cet épisode de nombreux voyages missionnaires des apôtres révèle que l’on peut être possédé de l’esprit de Python qui permet de deviner des choses justes. Tout ce qui était déclaré par cette femme était juste et exact. L’esprit de divination peut révéler la vérité.
Les romains qui ne sont pas en reste pratiquent une forme de divination basée sur la consultation des entrailles des animaux sacrifiés et des baguettes.
L’origine lointaine de la divination se confond avec celle de l’humanité. Si sa forme varie selon les régions du monde et les époques, son but est toujours le même : sonder les signes et les présages afin de percevoir de secrets cachés et de connaître l’avenir. Les méthodes utilisées sont aussi nombreuses que variées. Essayons d’en survoler quelques-unes des plus importantes.
 
La rhabdomancie ou la baguette magique
La rhabdomancie est une divination qui se pratique à l’aide de petits bâtons. La méthode est simple : On tient avec les deux bouts une baguette fourchue. La partie aiguë de la fourche doit être placée en avant. Le spécialiste marche lentement par exemple sur le sol qu’il veut prospecter ; la baguette se tourne dès lors qu’il se trouve sur l’emplacement d’une eau souterraine ou sur l’emplacement d’un gisement minier.
Cette forme de divination n’est pas nouvelle. On la retrouve déjà en Israël au VIIe siècle avant Jésus-Christ. En effet, dans la Bible nous pouvons lire : « Mon peuple consulte son bois, et c’est son bâton qui lui parle ; car l’esprit de prostitution égare, et ils se prostituent loin de leur Dieu » 23 . Dans ce verset l’Eternel constate, non sans regret, que son peuple tant aimé abandonne sa voie pour se livrer consciemment et volontairement à la prostitution. Nous pouvons en déduire que la pratique de la divination est de la désobéissance pure et simple. Cela ne peut faire plaisir à Dieu.
Il est difficile d’expliquer de façon rationnelle ce qui fait marcher la baguette qui se tourne systématiquement sur l’emplacement précis qui est recherché. Ce qui est certain, c’est que les forces démoniaques sont en action et aident ainsi à solutionner le problème en présence. Des démons ou esprits élémentaires sont mis à contribution dans cet exercice hautement spirituel mais qui reste essentiellement physique et matériel en apparence.
 
La chiromancie
Des personnes à l’allure quelconque vous racolent à la sortie du métro ou tout simplement dans la rue et vous propose de lire les lignes de votre main pour vous prédire l’avenir moyennant quelques pièces d’euro. La chiromancie est sans aucun doute l’art divinatoire le plus populaire notamment en Europe. Elle s’est imposée dans tous les milieux mais elle est pratiquée principalement par les femmes. Sa pratique n’exige pas de calculs savants comme c’est le cas de l’astrologie. Elle a simplement besoin d’un bon sens d’observation, d’une bonne mémoire, d’un peu de réflexion et surtout de beaucoup d’intuition.
La chiromancie se base sur le principe que dans la main de tout être humain, il y a six lignes principales plus ou moins longues, plus ou moins courbées, plus ou moins marquées. L’idée de fond est de dire que dans la main de tout individu on devrait être en mesure de retrouver la date approximative de sa mort. Chaque ligne a un nom. La mansale se rapporte à la destinée de l’individu, tandis que la ligne de vie ou de cœur correspond à la durée approximative de sa vie. La ligne moyenne renseigne sur la vie professionnelle tandis que la ligne du foie indique l’évolution de la santé.
Basée sur les principes de l’Astrologie, la chiromancie soutient que la main est soumise aux influences des planètes. C’est ainsi que l’index appartient au Jupiter, le médius à saturne, l’annulaire au soleil, l’auriculaire au mercure tandis que le pouce est dominé par vénus. La partie centrale de la paume de la main se rapporte à la lune. Selon certains chiromanciens, la lecture des lignes et des signes de la main doit se faire dans la main gauche, tandis que d’autres conseillent la main droite.
 
La cartomancie ou le tarot
De tous les arts divinatoires, le tarot est sans aucun doute le plus mystérieux aussi bien dans ses origines que dans ses moyens d’action. Personne ne sait avec certitude comment ce qui ressemble à un simple jeu de société est parvenu jusqu’à nous. Ce qui n’empêche pas les pratiquants de cet art divinatoire de clamer haut et fort que dans le jeu de tarot la destinée de l’homme se reflète comme dans un miroir à plusieurs facettes.
Le tarot se compose de deux jeux différents : La première série est composée de vingt-deux cartes appelées « Arcanes majeurs », la deuxième série compte cinquante-six cartes ou « Arcanes mineurs ». Les arcanes mineurs constituent le jeu de cartes ordinaire qui est composé de quatre séries contenant chacun un Roi, une Dame, un Chevalier, un Valet puis un As, un Deux, etc.
Les figures du tarot ne sont en fait que de simples supports matériels ou de simples signes sur lesquels est porté le regard du cartomancien qui a un don préalable de clairvoyance avéré. En effet, en fixant les images, c’est dans un état d’hypnose plus ou moins profond qu’il aperçoit soi-disant les conditions de l’avenir qu’on lui demande.
A vrai dire les techniques divinatoires sont aussi nombreuses que variées. Il ya par exemple la numérologie, la divination par les numéros, la méatoscopie ou la divination par les lignes du front, la physiognomonie qui veut connaître le caractère d’un individu par l’examen des traits de son visage.
Il y a une multitude de techniques toutes aussi spectaculaires les unes que les autres :
-La pyromancie : la divination par le feu ;
-L’aéromancie : la divination par l’examen des variations des phénomènes de l’air.
- L’hydromancie : la divination par l’examen de l’eau de pluie.
- La pégomancie : la divination par l’examen de l’eau d’une
source.
- La géomancie : la divination par l’examen de la terre.
Dans certains pays d’Afrique comme la République centrafricaine par exemple il y a des techniques de divinations rudimentaires : Divination par les pailles, divination par des brindilles, par des coques d’arachides, par des écailles du poisson, par les cauris, etc. Il est évident que toutes ces techniques divinatoires procèdent d’une même logique. L’objet ou le matériel utilisé par le voyant n’est qu’un simple artifice, un trompe-l’œil car de véritables forces occultes démoniaques sont derrière pour souffler des indications au voyant. Celui-ci n’est en définitive qu’un instrument utilisé par les démons pour transmettre des messages de leur maître. Consulter ses voyants, c’est entrer en relation avec le monde des ténèbres.
L’inventaire de ces pratiques occultes que nous venons de faire et qui se cachent sous le nom générique d’arts divinatoires n’est certes pas exhaustif. Leur nombre est infiniment plus important. Toujours est-il que la Parole de Dieu interdit formellement le contact avec ces pratiques. Il y a plus de cinq cents passages bibliques et 1250 versets qui se rapportent à l’idolâtrie et à l’abomination. C’est dire toute l’importance que Dieu accorde à cette question dont dépend notre la vie de notre âme.
Dans l’Ancien Testament, l’Eternel Dieu a eu fort à faire en s’élevant systématiquement contre des pratiques païennes perverses que l’on trouve souvent hélas au milieu des enfants d’Israël. La sorcellerie, le spiritisme, l’évocation des morts, la magie, la divination sont des pratiques formellement interdites par Dieu. Dans le livre de deutéronome il est écrit : « Celui qui interroge les morts…. est en abomination à l’Eternel » 24 .
Dite de la sorte, la sentence est attendue et ne peut laisser subsister de doute. Etre en abomination avec l’Eternel tel est le destin peu enviable de celles et ceux qui choisissent la voie de la désobéissance.

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