2 000 ans de chrétientés : Guide historique
153 pages
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Description

Les liens du christianisme avec la tradition judaïque ; les persécutions de l’Empire romain avant que le christianisme ne devienne religion d’État ; les querelles doctrinales qui définirent l’Église au VIe siècle ; l’importance réelle de l’Église d’Orient jusqu’au Xe siècle ; les grandes hérésies ; les luttes entre papes et empereurs ; l’importance de la Réforme ; le destin de l’orthodoxie ; le recul du catholicisme à partir du XVIIIe siècle et son conservatisme ; Vatican II et l’œcuménisme : 2 000 ans d’histoire sont passés en revue, illustrations, cartes et anthologie des textes clés de la pensée chrétienne à l’appui. Voici une mise au point indispensable sur les aspects fondamentaux du christianisme. Elle met l’accent sur la diversité de ses courants, leur histoire, leurs spécificités, leur richesse. Sans parti pris. Et pour tous les publics soucieux de s’informer sur ce qui reste au cœur de notre culture. Gérard Chaliand est diplômé de l’Institut des langues et des civilisations orientales. Il est notamment l’auteur d’un Atlas des diasporas. Sophie Mousset, co-auteur de ce livre en est aussi l’iconographe.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2000
Nombre de lectures 0
EAN13 9782738175250
Langue Français
Poids de l'ouvrage 7 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0500€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Nos remerciements au pasteur Vincens Hubac, au Père Papon, à Christophe Melinand et à Sylvie de Bruchard
 
L’iconographie de ce livre ne pouvait tenter de couvrir l’ensemble des arts chrétiens. C’est délibérément que nous avons choisi de privilégier l’art des Églises d’Orient, trop peu connu et dont les contributions, notamment en architecture, ont été quasiment uniques jusqu’au X e  siècle.

© O DILE J ACOB, JANVIER  2000
15 , RUE S OUFFLOT, 75005 P ARIS
http://www.odilejacob.fr
ISBN : 978-2-7381-7525-0
Le code de la propriété intellectuelle n'autorisant, aux termes de l'article L. 122-5 et 3 a, d'une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l'usage du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d'autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d'exemple et d'illustration, « toute représentation ou réproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause est illicite » (art. L. 122-4). Cette représentation ou reproduction donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L. 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
Ce document numérique a été réalisé par Nord Compo
Ce livre est dédié à tous ceux, catholiques, orthodoxes, protestants ou hérésiarques qui se sont efforcés de rester fidèles au message évangélique.
« L a prière est un rayonnement de notre être soudainement incendié, c’est une direction infinie et sans but, c’est un parallélisme brutal de nos aspirations qui traversent l’univers sans aboutir nulle part. Oh que je me sais ce matin loin de ces avares qui, avant de prier, demandent si Dieu existe. »
R AINER M ARIA R ILKE,
Lettres à une amie vénitienne.
Sommaire
Couverture
Titre
Copyright
Dédicace
Note liminaire
Avant-propos
Une histoire des chrétientés
De Jésus au christianisme
Rupture dans la continuité avec le judaïsme
Le christianisme dans l’Empire romain jusqu’au IVe siècle
Les premières controverses destinées à définir la doctrine et à rejeter les hérésies
L’Église devient religion d’État. Les Pères de l’Église définissent la doctrine
Le monachisme
Les Églises dissidentes d’Orient et leur destin
L’Église apostolique arménienne
L’Église nestorienne
L’Église jacobite
L’Église copte
L’Église éthiopienne
Les Églises des Indes
Du VIe au XIe siècle
Pauliciens et bogomiles
Du XIIe au XVe siècle
Le développement des hérésies médiévales
L’Occident à la veille de la Réforme
Le destin des orthodoxes après la chute de Constantinople
Les Églises orientales rattachées à Rome
La Réforme
Le concile de Trente et la Contre-Réforme
Le jansénisme
L’évangélisation dans le monde
L’évolution des Églises réformées
L’impact de la Révolution française
Les missions à l’heure du colonialisme
Renouveau du protestantisme
Vatican II
Entretien avec le pasteur Vincens Hubac
Chronologie
Lexique
Bibliographie
Références
Bibliographiques
Iconographie

Note liminaire


Ce livre ne prêche pour personne : son but est de mettre en lumière l’importance de l’héritage chrétien dans les sociétés occidentales.
Dans toutes les sociétés, le phénomène religieux ne se borne pas au domaine spirituel. Toute appréhension d’une civilisation ou d’une culture présuppose une connaissance de leurs fondements religieux. La laïcisation progressive des sociétés occidentales et le recul relatif de l’influence qu’exerçait quasiment sans partage le facteur religieux n’empêchent nullement la prégnance d’un univers culturel déterminé par le christianisme et les valeurs qu’il a prônées.
Cette influence, manifeste dans le domaine des arts de façon à peu près totale jusqu’à la Renaissance et fortement par la suite, en particulier dans la musique, est encore plus profonde sur le plan éthique. Le christianisme, quelle que soit son insistance sur le péché ou la culpabilité, est à l’origine des valeurs à partir desquelles ont été progressivement dégagés les principes proclamés du monde occidental. Fondées sur la dignité de la personne humaine sans exclusive, comme le proclame le christianisme, les Lumières, en partie dirigées contre l’Église mais non contre son esprit, définissaient un corpus de droits de l’homme qui se veut universel. C’est cet héritage, qui a fini par bénéficier aussi aux femmes, que, tant bien que mal, la société occidentale propose comme modèle au monde de demain.
Avant-propos


Issu de la tradition juive, le christianisme s’en distingue radicalement par l’affirmation de deux principes. Jésus, le « fils de Dieu », doit être reconnu comme le Messie, et l’« évangile », ce message d’amour qu’il est venu porter aux hommes, a vocation universelle. Révélation de l’amour de Dieu en l’homme et de tous les hommes en Dieu, prosélytisme vigoureux : en ces deux postulats tient la rupture avec la foi mosaïque.
S’étant démarqué du judaïsme qui à son tour le rejette, le christianisme est d’abord persécuté dans l’Empire romain, entre autres, à cause de son intégrisme jugé excessif dans un empire généralement accueillant aux religions étrangères.
Jusqu’au milieu du V e  siècle, la naissance du christianisme est marquée par quelques tendances majeures.
Les Pères de l’Église, du II e au V e  siècle surtout, définissent la doctrine. Les querelles d’interprétation — et de pouvoir — sont d’une extrême âpreté et les vaincus sont voués aux gémonies et condamnés comme hérétiques. La plupart des débats paraissent davantage menés par des censeurs que par des Justes.
Après avoir été persécuté le christianisme devient, au début du IV e  siècle, religion officielle et allié du pouvoir impérial.
Avant même la chute de Rome (476), le centre de l’Empire est Constantinople. La prééminence de l’Église de Rome — fondée par Pierre — n’est guère admise par l’Empire romain d’Orient dans lequel se trouvent les trois autres patriarcats : Constantinople, Alexandrie et Antioche. Justinien I er ( VI e  siècle) reprend brièvement le contrôle d’une large partie de l’Empire romain d’Occident.
On ne saurait surestimer l’importance de l’apport grec soit à travers les Pères de l’Église tels Athanase, Basile de Césarée, Jean Chrysostome, Grégoire de Nysse ou Grégoire de Nazianze, soit à travers les sept premiers conciles œcuméniques ( IV - VIII e  siècle) qui se tiennent tous en territoire byzantin.
C’est surtout sous l’Empire carolingien que la rivalité entre Rome et Constantinople s’exprime en termes politiques et non plus seulement par des querelles de doctrine, même si celles-ci continuent de jouer un rôle essentiel.
L’expansion foudroyante de l’islam à partir de 632 réduit de façon considérable l’aire originelle du christianisme qui épousait celle de la Méditerranée romaine : la Palestine, la Syrie, l’Égypte, l’Afrique du Nord, grands foyers chrétiens, sont perdus.
1054 ne marque pas seulement la date admise du schisme entre Rome et Constantinople. Elle marque aussi le tournant historique qui voit l’ascension globale d’une Europe occidentale sans menace extérieure et le déclin progressif, à partir du XI e  siècle, de l’Empire byzantin auquel la quatrième croisade (1204) porte un coup fatal.
Du XI e au XIV e  siècle, l’Église et les souverains occidentaux, en particulier l’empereur du Saint Empire romain germanique, se disputent la prééminence avec des fortunes diverses. Le XIV e  siècle, affecté par la grande peste, la sorcellerie, la peur de la mort, les hérésies, le grand schisme, prépare la crise globale qui secoue l’Occident où les pouvoirs royaux cherchent de plus en plus à ne dépendre que d’eux-mêmes.
Dès ses débuts et au moins jusqu’à la Réforme, l’Église est parcourue d’un double courant portant les âmes assoiffées d’absolu vers l’érémitisme, le monachisme et les mouvements populaires, des pauliciens et des bogomiles aux cathares, aux vaudois et aux hussites vers un retour aux vertus évangéliques.
La Réforme — mouvement dans lequel l’imprimerie et les nationalismes naissants jouent un grand rôle — est la première contestation réussie contre Rome. Elle oblige l’Église à se réformer elle-même pour pouvoir contre-attaquer. Des guerres de religion, comme la guerre de Trente ans (1618-1648), où les considérations politiques des États finissent par l’emporter sur les questions proprement religieuses, naît une Europe où les courants catholiques et protestants apprennent à cohabiter.
Sous l’influence des philosophes, aux XVII e et XVIII e  siècles, l’influence globale de l’Église s’amenuise progressivement pour être directement contestée par la Révolution française, différente en cela de la révolution américaine originellement fondée sur la lecture de la Bible. Mais il est vrai que cette dernière n’est plus soumise, comme la France de l’Ancien Régime, à l’autorité papale, uniquement contrebalancée par l’absolutisme royal.
Le destin des chrétiens a été divers. Les Églises dissidentes du concile de Chalcédoine ont réussi à survivre sous domination musulmane. Une seule, l’éthiopienne, a pu rester indépendante mais dans un conservatisme extrême. L’orthodoxie qui, après la chute de Constantinople (1453), a eu Moscou pour « troisième Rome » a subi le joug ottoman durant des siècles. Le religieux y a été à la fois l’expression de l’identité et l’idéologie de résistance. À l’heure des nationalismes, l’orthodoxie s’est confondue avec ceux-ci.
L’Église catholique a connu, hors d’Europe, une activité missionnaire sur le continent américain et en Asie, de l’Inde au Japon entre les XVI e et XVII e  siècles. Une seconde vague missionnaire précède l’expansion impériale à l’ère du colonialisme du XIX e et du début du XX e  siècle.
Malgré les préoccupations sociales évoquées par Léon XIII (1891) dans son encyclique Rerum Novarum, l’Église est restée attachée aux positions les plus conservatrices jusqu’à la première moitié du XX e  siècle. Son aggiornamento intervient avec le concile Vatican II en 1962-1965 grâce à Jean XXIII et Paul VI. Depuis l’effondre

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