À Marie de Nazareth
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À Marie de Nazareth , livre ebook

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Description

Marie de Nazareth nous est rendue présente avec une grande sensibilité dans sa dimension de mère et de femme dans toute son humanité. L’auteure a eu une vie de combat, par une santé déficiente dès le départ. Mais aussi une vie de foi avec le Seigneur dans un pacte avec Lui, à l’âge de neuf ans. Dès lors nourrie dans la Parole de Dieu, surmontant avec Christ tous les barrages sur son chemin, elle s’est tournée vers toutes les souffrances et les épreuves rencontrées, vers les plus malades qu’elle, jusqu’à leur guérison ou leur départ pour la Patrie Céleste, où il n’y aura plus de douleurs et de larmes pour eux.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2018
Nombre de lectures 5
EAN13 9782369571797
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0425€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

A
MARIE
DE NAZARETH
 
 
PENDANT SA VIE ICI-BAS
 
 
 
 
 
 
S.-Monique Fullemann
 
 
© 2018, S. – Monique Fullemann
Aucun extrait de cette publication ne peut être reproduit ni transmis sous une forme quelconque, que ce soit par des moyens électroniques ou mécaniques, y compris la photocopie, l'enregistrement ou tout stockage ou report de données sans la permission écrite de l'éditeur.
Ce livre a été publié sous la division auto-publication ‘Publiez votre livre !’ des Éditions l'Oasis. Les Éditions l'Oasis déclinent toute responsabilité concernant d'éventuelles erreurs, aussi bien typographiques que grammaticales, et ne sont pas forcément en accord avec certains détails du contenu des livres publiés sous cette forme.
Dépôt légal : 1e trimestre 2018.
Imprimé en France.

9, Rte d'Oupia, 34210
Olonzac, France
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"Ecrit adressé à Marie de Nazareth
en témoignage des Evangiles.
Relate l’histoire de Jésus
et se concentre sur Marie
et son vécu de mère".
 
"A lire et à relire"
M.M.
 
 
 
 
 

B
ien chère Marie de Nazareth,
Oui, tu es la plus heureuse des femmes que la terre ait accueillie. Tu vécus dans ta vie et dans ton corps le plus extraordinaire miracle que cette terre, depuis sa fondation, n’ait jamais connu et ne connaîtra plus jamais.
Béni soit Dieu de t’avoir suscitée, choisie, élue, seule digne entre toutes les femmes de tous les temps, pour porter en toi, dans un miracle absolu, ce que l’Eternel avait résolu dès avant la création du monde. Lui qui savait d’avance qu’il y aurait le choix malheureux d’Eve et d’Adam, le crime odieux de Caïn, le déluge, toutes les désobéissances des hommes à Ses Saints Commandements. Eux qui auraient dû rendre cette terre, créée dans une si grande beauté, habitable pour tout homme et toute bête, dans la paix et l’harmonie.
Ce miracle, très chère Marie, c’est toi qui l’as vécu, quand Dieu Lui-même est venu habiter dans ton corps, pour y naître, petit enfant. Et Il connaîtra dès sa conception, toute la dépendance, la fragilité, la vulnérabilité de tout petit être tissé dans les profondeurs et l’obscurité du corps de sa mère. Il naîtra comme tous les nouveaux-nés de la terre, plus humblement qu’eux encore dans leur majorité, puisque né seulement, EN PASSANT, dans la crèche d’une humble étable de Bethléhem.
***
 
 
 

T
rès chère Marie de Nazareth,
Toi, bénie entre toutes les femmes, à ta naissance pourtant, ton père, comme tant, tant de pères sur la terre, a dû être fort déçu que tu ne sois qu’une fille ! Surtout si, comme nous le supposons, tu étais la première-née et peut-être la seule enfant. Point de sujet d’orgueil pour la famille. Pas de festivités tapageuses. Non ! Ta mère, comme toutes les mères de ton peuple dans ce cas, dut s’en purifier pendant soixante-six jours (au lieu de trente-trois) selon la Loi, pour mieux marquer encore le peu de valeur d’une telle naissance.
Pourtant, contrairement aux fillettes de ton temps qu’on aimait à laisser dans une ignorance totale, tu sembles avoir été instruite dans la Thora.
Par la piété de ton père, tu connus l’espérance, l’attente de tout ton peuple du Messie promis, qui viendra vous libérer de ces Romains dominateurs. Tu connus la vie d’Anne, si longtemps stérile, qui enfanta Samuel et certainement de bien d’autres femmes qui t’ont précédée dans l’Histoire d’Israël.
Et voilà que tu vas être fiancée. Ton futur époux a été choisi par ton père dans ta tribu, celle de Juda, dont descendait David, comme l’exige l’obéissance à la Loi de Moïse pour une fille, quand elle est unique ou n’a qu’une sœur, car par elle, l’héritage DOIT rester dans la famille d’ISAÏ (dit aussi JESSE).
Ton chemin est donc déjà tout tracé : devenir une épouse soumise, avec la seule espérance d’être sauvée par la foi, la piété, la dévotion de ton mari, et lui donner une digne descendance par des fils, le seul avenir assuré, donc le seul orgueil possible pour toute la famille et la tribu entière.
***
 
 
 

C
hère Marie de Nazareth,
Voici venir pour toi un jour vraiment surprenant. Il va bouleverser toute ta vie et celle de ta famille.
Alors que tu vaquais tranquillement à tes occupations journalières, elles sont soudain interrompues par un étrange Visiteur aussi inattendu qu’imprévisible. D’ailleurs, il aurait pu être là, même si toutes les ouvertures avaient été fermées.
Tu ne dis rien de son aspect. Tu ne parles pas de lumière éclatante, de vêtements resplendissants, ou des traits d’un simple visiteur, comme d’autres l’ont fait en un tel événement. Pourtant, d’après ce que tu rapportes à Luc, le médecin et disciple de l’Apôtre Paul, envoyé par lui auprès de toi, chère Marie, pour recueillir ton précieux témoignage, cette apparition te parut aussitôt comme surnaturelle.
Tu devais donc déjà bien connaître les méthodes que Dieu savait employer pour parler à ceux qu’Il se choisit pour un destin particulier, comme dans le Livre des Juges, par exemple pour Gédéon ou le couple Manoah avant la naissance de Samson.
Mais qu’un pareil Hôte arrive chez toi ! Toi une si modeste jeune fille, d’un petit village comme Nazareth, totalement inconnu hors de la Galilée de ce temps, sans aucun fait historique mentionné jusqu’ici dans les annales de ton pays, c’était tout à fait impensable.
Et ce n’est que Luc, dans son Evangile, qui va nous apprendre qu’en ce Visiteur insolite, Dieu t’envoie, en ce jour, son Ange Gabriel, ce Héros de Dieu, cet Ange de haut rang dans les Cieux, pour t’annoncer ton destin.
***
 
 

T
rès chère Marie de Nazareth,
Pour te rassurer, la salutation de ton Hôte illustre fut immédiate : "SALUT, TOI QUI ES COMBLEE DE FAVEUR, LE SEIGNEUR EST AVEC TOI". Cette salutation divine extraordinaire t’a quand même troublée. Tu devais te demander avec inquiétude ce qu’elle pouvait signifier pour toi, dont le destin était déjà tout tracé par ton père terrestre qui avait tout pouvoir sur toi. Et tu entends dire : "SOIS SANS CRAINTE, MARIE, CAR TU AS TROUVE FAVEUR AUPRES DE DIEU".
D’abord, il te nomme par ton nom ! Il te connaît donc et son message est vraiment pour toi. Et là, ne découvres-tu pas qu’il y a un Père Céleste d’une plus haute autorité, même de Toute Autorité, qui va prendre ta vie en mains ? Il t’a même envoyé Son Ange pour t’annoncer Ses intentions et Sa volonté. Tu te demandes bien sûr de quelle faveur spéciale le Seigneur va te combler, qui sorte tant de l’ordinaire. Et ce que cet Etre Céleste t’annonce ne va pas te tranquilliser puisqu’il t’apprend que tu vas enfanter un fils. Tu devras l’appeler Jésus.
Et voici, chère Marie, quelles promesses inouïes l’Ange de Dieu lie à cet enfantement. Elles vont se graver à jamais dans ta mémoire et dans ton cœur : "IL SERA APPELE FILS DU TRES-HAUT, DIEU LUI DONNERA LE TRONE DE DAVID SON PÈRE, IL REGNERA SUR LA MAISON D’ISRAEL ETERNELLEMENT, CAR SON REGNE N’AURA PAS DE FIN". Tu peux donc comprendre que celui qui naîtra de toi sera vraiment ROI.
Là, il n’y a plus de mots d’ici-bas pour décrire ce que tu dois ressentir d’étonnement, mêlé de joie indescriptible pour cet accomplissement EN TOI de toutes ces promesses faites à ton peuple depuis si longtemps.
***
 
 
 
 

C
hère Marie de Nazareth,
Après ces déclarations célestes absolument inattendues, quelle va être ta réaction ? Après cette joie, cette allégresse d’avoir été choisie par Dieu, ne vas-tu pas revenir à la réalité ? Dans ce nouveau cheminement prévu pour toi qui sort tellement de l’ordinaire, ne vas-tu pas penser au "qu’en dira-t-on" ? A la possibilité d’être répudiée et honnie de ta famille déjà avant la fin de tes fiançailles ?... A la lapidation même qui attend toute femme enceinte hors des liens du mariage ? Ou bien es-tu encore trop ébloue pour penser à cela ? Ta foi est-elle si grande, si totale en ton Dieu, que tu acceptes humblement, totalement ta destinée ?
Ta réponse va tout simplement être pratique, naïve même : "COMMENT CELA PEUT-IL M’ARRIVER, PUISQUE JE NE CONNAIS PAS D’HOMME" ? Celui que mon père m’a destiné n’est encore que proposé.
Et l’Ange de te préciser : "LE SAINT-ESPRIT VIENDRA SUR TOI, C’EST POURQUOI LE SAINT ENFANT QUI NAITRA SERA APPELE FILS DE DIEU". Puis l’Ange t’apprend qu’Elisabeth, une connaissance de tes parents 1 , dans sa vieillesse va aussi enfanter un fils dans trois mois "CAR RIEN N’EST IMPOSSIBLE A DIEU".
Alors, chère Marie, tu n’as qu’une seule réponse à l’Ange de Dieu : "JE SUIS LA SERVANTE DU SEIGNEUR, QU’IL M’ADVIENNE SELON TA PAROLE".
Et l’Ange te quitta.
Tu ne nous apprends pas comment finit pour toi cette mémorable journée. As-tu gardé tout cela caché dans ton cœur, sans rien dire à personne, ou as-tu pu le confier à quelqu’un de sûr, de sage, d’avisé ? C’est le silence dans l’Evangile de Luc.
Mais tu te rends en toute hâte dans une ville de Juda pour entrer chez Zacharie et Elisabeth, puisque l’Ange t’a appris leur destin miraculeux, annoncé il y a plus de six mois et qui est en train de s’accomplir pleinement. Tu demeures là les trois prochains mois, jusqu’à la naissance du petit Jean. De Jean-Baptiste, le précurseur du Messie qui va naître de toi.
***
 
 
 

T
rès chère Marie de Nazareth,
A peine Elisabeth te voit, elle s’exclame en une salutation qui t’apprend tout de suite qu’elle est déjà au courant de ta situation. Quel soulagement cela a dû être pour toi, qui devais bien te demander en route comment tu allais leur apprendre ce qui venait de t’arriver !
Mais au fait, là, nous nous demandons d’abord : comment as-tu pu convaincre les tiens de te laisser partir en voyage si loin, de Galilée en Judée ? Il fallait organiser ton accompagnement. Prendre un tas de décisions, car en ce temps-là, impossible pour une jeune fille de se déplacer seule. Luc pour son Evangile ne reçut de ta part aucune confidence à ce sujet.
Nous pouvons supposer que toute ta famille avait appris ce qui était arrivé à Zacharie dans le Temple de Jérusalem pendant son service, quand un Ange du Seigneur lui apparut à la droite de l’autel de l’encens, il y a plus de six mois, et cette naissance miraculeuse qui allait s’ensuivre. Ton souhait de vouloir aller aider Elisabeth, vu son âge, pouvait être une bonne raison pour leur consentement à ce si long voyage, pour cette ville où elle habitait à sept kilomètres au sud-ouest de Jérusalem. Cela devait faire en tout un trajet d’environ cent cinquante kilomètres depuis Nazareth, à dos d’âne ou de mulet, par monts et par vaux.
***
 
 
 

C
hère Marie de Nazareth,
Comme tu as dû être étonnée de cette salutation spontanée, où Elisabeth te nomme déjà "LA MERE DE MON SEIGNEUR" ! Quel tête à tête sublime tu as connu là, où seul le Saint-Esprit s’exprime, siégeant déjà en Maître de ce Seigneur promis, qui nous Le dévoilera pleinement en Son temps.
Elle te nomme "HEUREUSE" et nous avec elle, d’avoir "CRU A L’ACCOMPLISSEMENT" de ce qui t’a été annoncé de la part du Seigneur.
Et là, très chère Marie, tu prononces ton "m a g n i f i c a t", cet hymne prophétique qu’aujourd’hui encore, par toute la terre on chante en ton honneur et en honneur de ce que peut inspirer le Saint-Esprit à ceux qui se vouent entièrement à Dieu et à Sa volonté, toujours bonne et parfaite. Il te permet de l’exprimer avec tant de mots émanant de ce Livre Sacré dont tu avais lu et relu toutes les pages jusqu’ici, souvent avec ravissement, depuis qu’Anne y chanta ses louanges à Dieu à la naissance de Samuel, à Job, à David dans ses psaumes, aux prophètes jusqu’à Sophonie. Quel bouquet éclatant de louanges, de foi, de vérités, de promesses, d’assurance dans le Seigneur ! Et tu sus dès ce jour que toutes les générations de croyants te diront "BIENHEUREUSE" à cause de ce choix de Dieu et de ta foi si spontanée.
***
 
 
 

B
ien chère Marie de Nazareth,
Maintenant que le petit Jean est né, et que tout s’est bien passé, il te faut retourner dans ton village de Galilée. Comment va-t-elle se poursuivre, ta route toute tracée par le Seigneur ? Que va décider ton fiancé qui a appris entre-temps l’intervention de Dieu dans ta vie ? Ici, tu vas recevoir une nouvelle merveilleuse : Joseph, ton promis, a aussi été visité par l’Ange du Seigneur ! Mais en songe seulement. Lui qui d’abord pensait te répudier en secret pour ne pas te nuire, ni nuire à la réputation de vos familles, t’annonce qu’il va t’épouser sur l’ordre du Seigneur Lui-même, pour devenir le père terrestre de ton enfant prédestiné, prendre soin de toi et de lui, avec tendresse et dévouement, veiller sur vous et vous protéger de son mieux. Quel couple uni vous allez former, où l’amour divin s’alliant à l’amour humain seront présents au quotidien.
Mais voilà, chère Marie, qu’un sérieux contretemps (apparemment) va encore contrecarrer ta vie et te contraindre, avec celui qui est devenu officiellement ton mari, à un nouveau, long et bien pénible voyage pour la fin de ta grossesse.
Car un ordre de César-Auguste, qui règne en maître absolu sur ton pays, exige que chaque habitant de Palestine aille se faire inscrire dans son lieu d’origine pour un recensement général. Avec quels soucis, quelles préoccupations, ton cher époux ne va-t-il pas diriger cette expédition. La route va être bien longue dans ta situation, et inconfortable. En plus, elle sera encombrée de tous ces gens qui vont dans toutes les directions pour gagner leur lieu d’enregistrement. De nouveau cent cinquante kilomètres à parcourir, sûrement à dos d’âne, sur des chemins cahoteux, de Nazareth à Bethléhem, la ville de David.

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