Concevoir le monde : la vision de l’islam
117 pages
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Description

Cet ouvrage rassemble plusieurs études du philosophe et érudit religieux iranien Mortada Motahari sur la conception et la compréhension du monde, selon l'Islam. La première étude, ' Concevoir le monde dans l'Unicité ', traite du premier fondement de l'Islam, l'Unicité divine, exprimée par la formule : lâ ilâha illâ Allâh, ' nulle autre divinité que Dieu '. L'auteur y développe les différentes formes et étapes de l'Unicité, avant d'expliquer ce qu'est le polythéisme, pour finalement tenter de situer la frontière entre ces deux attitudes fondamentales de l'être humain. Les études suivantes abordent les différentes manières de comprendre le monde, grâce aux sciences développées par les musulmans : la philosophie, la théologie, et la gnose. Pour Motahari, la diversité des champs et des écoles est signe de maturité et de richesse.

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Informations

Publié par
Date de parution 24 juin 2015
Nombre de lectures 25
EAN13 9791022500845
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0600€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

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Les Éditions Albouraq
– Études –
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Tous droits de reproduction, d’adaptation ou de traduction, par quelque procédé que ce soit, réservés pour tous les pays à l’Éditeur.
1430-2009
ISBN 978-2-84161-389-2 // EAN 9782841613892
Concevoir le Monde
Mortada Motaharî
I NTRODUCTION
Cet ouvrage rassemble plusieurs études du martyr Mortada Motahari, études qui abordent la manière de concevoir et de comprendre le monde. La première étude, « concevoir le monde dans l’Unicité », traite du premier fondement de l’Islam, l’Unicité : « Nulle autre divinité que Dieu ». L’auteur y développe les différentes formes et étapes de l’Unicité, avant d’expliquer ce qu’est le polythéisme, opposé au monothéisme, et d’expliciter ses différentes formes et étapes, pour finalement tenter de situer la frontière entre ces deux attitudes fondamentales de l’être humain.
Les études suivantes abordent les différentes manières de comprendre le monde, grâce aux sciences développées par les musulmans : la philosophie, la science du kalâm , et la gnose ( ‘irfân ). Pour chacun de ces domaines du savoir, dont il délimite le champ, le martyr Motahari expose les fondements, les principales figures représentatives et les grands thèmes abordés. Pour lui, la diversité des champs et des écoles est signe de maturité et de richesse. C’est ainsi qu’il démontre que, loin de s’opposer l’une à l’autre, ces sciences de l’Islam se sont enrichies les unes les autres par leurs apports mutuels, au-delà de leurs différences.
Biographie du martyr Mortada Motahari
Mortada Motahari Khorasânî est né le 2 février 1920 dans le village de Farimân, situé à sept kilomètres de la sainte cité de Mash-had, dans la province de Khurasân. Son père, shaykh Muhammad Husayn Motahari, fut un personnage très respecté par les différentes couches de la société. Il avait étudié à Najaf, avait fait de longs séjours en Irak, en Arabie et en Egypte, avant de revenir à son lieu de naissance. Il fut un homme pieux et croyant. Il mourut à l’âge de 90 ans.
Le jeune Mortada a fréquenté l’école élémentaire du village, le maktab-khân, où il a appris à lire et à écrire les sourates du saint Coran. Son père a beaucoup contribué à la formation de sa personnalité morale et spirituelle.
En 1932, à l’âge de douze ans, il se rend à la ville sainte de Mash-had et commence à fréquenter le cercle d’enseignement religieux ( hawza ). D’éminents maîtres en littérature, en sciences juridiques, en philosophie et autres sciences islamiques avaient donné un élan remarquable au centre d’enseignement de Mash-had, contribuant à assurer une solide formation au jeune étudiant et à lui ouvrir de larges perspectives. Il dit, dans son ouvrage « Les causes de la tendance au matérialisme » : « Je me souviens qu’au cours de ma vie d’étudiant en sciences islamiques à Mash-had, où j’apprenais la langue arabe, les philosophes et les soufis m’ont semblé assurément plus éminents que les savants ayant contribué aux inventions et aux explorations. Je me souviens parfaitement qu’entre treize et quinze ans, un personnage m’avait fasciné. Je désirais contempler son visage et avoir la possibilité de l’écouter et d’assister à ses cours. Il s’agit du regretté Agha Mirzâ Mahdî Shahîdî Razawî, maître en philosophie religieuse. Mon rêve ne fut pas exaucé car il mourut vers 1936. »
Mais la répression du régime pahlavi limita les possibilités d’enseignement dans la hawza de Mash-had. Mortada dut se replier à Qum. Il avait presque dix-huit ans lorsqu’il arriva dans cette ville. Il y obtient une hujra (logement d’étudiant) dans la madrasa Fawziyya , située près de celle de Muntazarî qui fut son ami et collègue au cours de ces années d’études. La madrasa Fawziyya était réputée pour son enseignement de haut niveau. De grands maîtres y professaient, parmi lesquels l’Imam Khomeiny, dont les cours ont été assidûment suivis par le jeune Mortada, deux ans durant. Il rapporte : « Ayant émigré à Qum, j’ai retrouvé dans les traits d’un de mes maîtres le visage qui me manquait ; j’y ai trouvé les traits de Aghâ Mirzâ Mahdî. Les cours de morale dispensés par cette personnalité qui m’était chère, tous les jeudis et vendredis, représentaient pour moi un cheminement spirituel et non une simple leçon de morale. L’apprentissage auprès de ce maître d’inspiration divine a forgé toute ma personnalité et mon savoir ».
Il étudie, auprès de son maître Khomeiny, l’éthique et la philosophie de Molla Sadra (1571-1641) et quelques ouvrages de Mollâ Hâdî Sabzawârî (mort en 1878). En 1941, il fait la connaissance d’un grand érudit, philosophe, juriste et médecin, Hajj Mirzâ ‘Alî Aqâ Shirâzî Ispahânî qui l’initie à l’étude de Nahj al-Balâgha , recueil des sermons et paroles de l’Imam ‘Alî. Ce fut une vraie découverte pour le jeune étudiant qui se plongea entièrement dans l’étude de cette somme spirituelle de haut niveau. Il poursuivit ses études, au cours des années suivantes, avec de grands maîtres tels que l’Ayatollah Borûjerdî, qui s’était opposé à la politique du Shah.
C’est en 1946 que les difficultés sociales et politiques du monde musulman l’amènent à consulter les ouvrages de base du marxisme, un des courants qui s’était développé dans la société de l’époque. Il s’agissait pour lui de répondre et de réfuter les thèses avancées par cette doctrine. Il suit également les enseignements de ‘Allâma Tabatabâ’î, un des grands maîtres de la pensée musulmane, qui avait rédigé une exégèse du saint Coran, Tafsîr al-Mîzân .
Le maître Motahari s’installe ensuite à Téhéran où il est engagé à la Madrasa Marwi pour enseigner les œuvres de Molla Hâdî Sabzawârî et al-Shifâ d’Ibn Sînâ (Avicenne). En octobre 1955, il est accepté comme chargé de cours à la faculté des sciences islamiques de l’Université de Téhéran, avant de présider le département de philosophie musulmane. Seul spécialiste des ouvrages d’Avicenne, il entreprit de les enseigner. Il commentait également, à la hawza de Qum, des ouvrages de kalâm , de logique, de droit et de philosophie. Ainsi, il forma de nombreux étudiants qui allaient devenir plus tard les cadres intellectuels de la société.
Tout au long de ces années, son activité politique et intellectuelle très intense l’amena à participer, de Téhéran, à la préparation de la révolution islamique qui allait précipiter la chute du régime du Shah et instaurer la République islamique en Iran, sous la direction de l’Imam al-Khomeiny.
C’est probablement à cause de la richesse de sa pensée et de sa grande sagesse ainsi que pour son rôle politique et social éminent qu’il fut assassiné à l’aube de la nouvelle République, le 2 mai 1979. Il fut enterré à Qum.
Au nom de Dieu, le Clément le Miséricordieux
C ONCEVOIR LE MONDE DANS L ’U NICITÉ
Toute école de pensée est nécessairement fondée sur une vision de l’univers et une explication de ce monde, que nous désignons par « conception ». Toutes les religions, les doctrines, les écoles de pensée et les philosophies sociales reposent sur une conception du monde. Les ambitions formulées par une école donnée, appelant à leur réalisation, les moyens qu’elle emprunte, les devoirs ou les interdictions qu’elle instaure, et les responsabilités qu’elle impose, résultent nécessairement de sa conception du monde.
Les sages ( hukamâ’ ) ont divisé la sagesse en théorique et pratique. La sagesse théorique consiste à comprendre l’univers tel qu’il est alors que la sagesse pratique consiste à comprendre ce que devrait être le comportement dans la vie. Ce qui devrait être découle logiquement de ce qui est.
Sentir et concevoir
Concevoi

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