DON DIVIN, un souffle de vie
160 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

DON DIVIN, un souffle de vie , livre ebook

-

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
160 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Je suis une greffée rénale. Je vais vous raconter mon histoire qui a trouvé une étincelle de vie. Nous vivons en «il était une fois». Franchissez cette porte et entrez dans la lumière. Cette expérience-là, transcende tout. J’ai pris le meilleur de ce que Dieu a planté dans ma vie. La providence m’a permis d’avoir un nouvel ORGANE sain me permettant de vivre. Lorsqu’il y a volonté, il y a chemin. Nous pouvons aussi, contribuer à notre guérison. La Parole de Dieu guérit. Exode 15:26; Esaïe 53:4-5.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2018
Nombre de lectures 1
EAN13 9782369571438
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,075€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

ISBN 978-2-36957-143-8
© 2017, Hermine Jean de Grace
Pour ceux et celles qui aimeraient rentrer en contact avec l’auteur :
Hermine Jean de Grace
E-mail : herminejeandegrace@hotmail.fr
10% de mes revenus de ce récit, irons à une fondation pour les enfants en
attente de greffe.
Aucun extrait de cette publication ne peut être reproduit ni transmis sous
une forme quelconque, que ce soit par des moyens électroniques ou
mécaniques, y compris la photocopie, l'enregistrement ou tout stockage ou
report de données sans la permission écrite de l'éditeur.
Sauf indications contraires, les textes cités sont tirés de la Nouvelle Bible
Segond.
Ce livre a été publié sous la division auto-publication ‘Publiez votre livre !’
des Éditions l'Oasis. Les Éditions l'Oasis déclinent toute responsabilité
concernant d'éventuelles erreurs, aussi bien typographiques que
grammaticales, et ne sont pas forcément en accord avec certains détails du
contenu des livres publiés sous cette forme.
Dépôt légal : 1er trimestre 2017.
Imprimé en France.
9, Rte d'Oupia, 34210
Olonzac, France
Tél (33) (0) 468 32 93 55
Fax (33) (0) 468 91 38 63
Email: contact@editionsoasis.com


Boutique en ligne sécurisée sur www.editionsoasis.com.
Vous avez écrit un livre, et vous cherchez un éditeur ? Vous pouvez publier
votre livre via Éditions l'Oasis ! RDV sur notre site, rubrique ‘Publiez votre
livre !’ pour plus d’information.








« Je vous ai donné le pouvoir de marcher
Sur les serpents et les scorpions, et d’écarter
Toutes les forces de l’ennemi,
sans que rien ne puise vous faire de mal. »
Luc 10 :19







Je dédie cet ouvrage
aux enfants du monde en attente de greffe.
Et à tous ceux qui en ce moment traversent des moments difficiles.
Puisse leur vie être heureuse, féconde et libre d’affliction.



Merci pour ce cadeau somptueux
que vous m’avez fait.
Aucun mot ne peut exprimer ma gratitude.
Le REIN est un Don Divin,
je vais en prendre grand soin.
C’est un geste d’amour,
une preuve d’altruisme.
Avec toute ma reconnaissance.

Lettre de remerciements
à la famille du donneur de rein.
PROLOGUE
DON SPIRITUEL :

e vais vous raconter mon histoire qui a trouvé une étincelle de vie. Nous
vivons en « il était une fois ». Franchissez cette porte et entrez dans la
Jlumière. Cette expérience-là, transcende tout. J’ai pris le meilleur de ce que
Dieu a planté dans ma vie. La puissance spirituelle du verbe passe par le fluide
de la main. Le souffle du Divin passe par l’écriture.
« L’Éternel dit à Moïse : Écris ces paroles ; car c’est conformément à ces
paroles que je traite alliance avec toi et avec Israël. » Exode 34 :27.
« La parole qui fut adressée à Jérémie de la part de l’Éternel, en ces mots :
Ainsi parle l’Éternel, le Dieu d’Israël : Écris dans un livre toutes les paroles
que je t’ai dites. » Jérémie 30 :1-2.

L’obéissance est toujours source de bénédiction ! À la fin d’un chapitre
rempli de règles, Dieu dit dans : Deutéronome 14 :29 :« … Afin que l’Éternel,
ton Dieu, te bénisse dans tous les travaux que tu entreprendras de tes mains. »

Après de longues réflexions, mon constat est le suivant : Si la
providence m’a permis d’avoir un nouvel ORGANE* sain me permettant de
VIVRE, c’est pour que je fasse de ma vie une action UTILE. Ces réflexions
sont mes pensées que seule une plume peut traduire. C’est pourquoi, j’ai le
devoir de témoigner de mon expérience et de mes émotions, pour la gloire de
Dieu* afin de démontrer que rien n’est impossible lorsque l’on a la foi, la
persévérance, la ténacité, la détermination et la volonté de faire face aux
nombreuses difficultés et souffrances qui traversent toute la période d’avant et
après greffe. La foi précède le projet, la Foi* à sa mission. La Spiritualité* est
de l’ordre de la pensée . (Spiritualité et non religion).
Lorsqu’il y a volonté, il y a un chemin. Nous pouvons aussi, contribuer à notre
guérison. La Parole de Dieu Guérit. Exode 15 :26 : « Il dit : Si tu écoutes
attentivement la voix de l’Éternel, ton Dieu, si tu fais ce qui est droit à ses
yeux, si tu prêtes l’oreille à ses commandements, et si tu observes toutes ses
lois, je ne te frapperai d’aucune maladies dont j’ai frappé les Egyptiens ; car
je suis l’Éternel, qui te guérit . Ésaïe 53 :4-5 : « Verset 4 Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portés, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé…Verset
7

5 Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités… » Les
Lacaniens disent : « On ne peut pas distinguer la douleur de la souffrance. »
Surmonter la douleur est une force. Galates 2 :20 : « J’ai été crucifié avec
Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je
vis maintenant dans la chair ; je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé
et qui s’est livré lui-même pour moi. »

Nous pouvons alléger l’incertitude d’une vie meilleure grâce à la greffe
rénale. Tout est possible, les seules limites sont celles que l’on se donne. Les
plus belles années de la vie, sont celles que l’on n’a pas encore vécues.
Philippiens 1 :6 : « Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette
bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ. »

Chaque chose, chaque être a été créé dans un but précis, et jusqu’à ce
que leur rôle soit accompli. Tout est régi par des lois naturelles et les forces de
l’esprit. Il est nécessaire d’avoir un profond savoir sur la vie. Chacun a une
histoire à vivre dans cette vie. « Les vibrations générées par notre état d’esprit
profond exercent une influence directe sur tous les aspects de notre vie. »

Phrase en sanskrit écrite dans un livre d’or d’une grande léproserie au
sud de l’Inde. « Tout ce qui n’est pas donné est perdu. » Tant de choses sont
perdues : Les richesses matérielles, l’amour que l’on ne donne pas, la beauté
que l’on ne donne pas, l’intelligence que l’on ne donne pas.

Depuis ma greffe rénale, je suis MOI sans être MOI . « J’ai été avant
d’être JE SUIS ». J’ai beau m’habituer lentement à ce nouveau MOI, cela me
fait une drôle d’impression de me replonger dans le monde, avec la conscience
que je suis une femme en forme, ayant des projets. Une puissance nouvelle
s’est installée. Arthur Rimbaud l’exprime ainsi « JE est un autre. »

« Le corps humain forme un tout, et pourtant il a
beaucoup D’ORGANES . Et tous ces organes, dans leur
multiplicité, ne constituent qu’un seul corps. Il en va de
même pour ceux qui sont unis en christ.
En effet, nous avons tous été baptisés par un seul et même
Esprit pour former un seul corps, que nous soyons Juifs ou
non-Juifs, esclaves ou hommes libres. C’est de ce seul et
même Esprit que nous avons tous reçu à boire.
Un corps n’est pas composé d’un membre ou d’un organe
unique, mais de plusieurs. Si le pied disait :
« Puisque je ne suis pas une main, je ne fais pas partie du
corps », n’en ferait-il pas partie pour autant ?, Et si
l’oreille se mettait à dire :
8

« Puisque je ne suis pas un œil, je ne fais pas partie du
corps », cesserait-elle d’en faire partie tout autant ? Si tout
le corps était une oreille, comment le corps, entendrait-il ?
Et si tout le corps se réduisait à une oreille, où serait
l’odorat ?
Dieu a disposé chaque ORGANE dans le corps, chacun
avec sa particularité, comme il l’a trouvé bon. Car s’il n’y
avait en tout et pour tout qu’un seul ORGANE , serait-ce un
corps ?
En fait les ORGANES sont nombreux mais ils forment
ensemble un seul corps. C’est pourquoi l’œil ne saurait dire
à la main : « Je n’ai pas besoin de toi », ni la tête aux
pieds : Je peux très bien me passer de vous. »
Au contraire les parties du corps qui nous paraissent
insignifiantes sont particulièrement nécessaires. Celles que
nous estimons le moins sont celles dont nous prenons le plus
grand soin, et celles dont il n’est pas décent de parler, nous
les traitons avec des égards particuliers dont les autres
n’ont guère besoin.
Dieu a disposé les différentes parties de notre corps de
manière à ce qu’on honore davantage celles qui manquent
naturellement d’honneur.
Il voulait par-là éviter toute division dans le corps et faire
que chacun des membres ait le même souci des autres.
Un membre souffre-t-il ? Tous les autres souffrant avec lui.
Un membre est-il à l’honneur ? Tous les autres partagent sa
Joie. »
1 Corinthiens 12 :12-26

Il y a des moments de grâce. Après la lecture de ces versets de la Bible,
je suis rentrée dans un niveau transcendantal1. Le mystère de la vie à ses
messagers. Il n’est jamais trop tard pour un nouveau départ. Dieu m’a accordé
un répit. J’ai encore des devoirs à remplir sur cette terre. Ma mort* a été
repoussée parce que je peux encore faire quelque chose pour l’avancement de
mon âme* . Nous possédons en nous-mêmes, par la pensée et la volonté une

1 L’astérisque (*) renvoie au glossaire.
9

puissance d’action qui s’étend bien au-delà des limites de notre sphère
corporelle.

La vie est fondamentalement sacrée, je l’ai vis avec une intensité et une
détermination de chaque instant. Le plus grand des miracles, c’est ma
NOUVELLE NAISSANCE, elle est venue par le souffle . Je suis invincible, à
cause du sang de Jésus. C’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.

Je suis née de nouveau , ainsi je rentre dans un nouveau cycle de vie en
m’appuyant sur mes ressources intérieures et l’injonction intérieure :
Compréhension dans la maladie, confrontation à la mort ; afin de relever des
défis presque impossibles à imaginer. Plus on est en nous-mêmes, plus on à la
vérité intime. Les épreuves rendent les structures spirituelles* plus fortes. La
vie est pleine de possible.

Ma vie est un mirage, une expérience humaine extraordinaire, une
aventure. Le combat de la vie est la possibilité de braver sa destinée. Nous
sommes acteur de notre vie, on rentre dans l’auto-soin. Le bonheur, la concorde
est dans l’action . Celui qui est conscient agit sur la cause ; celui qui n’est pas
conscient de la cause agit sur les effets. Là où il y a un chemin, il y a une
volonté. Nous sommes soumis à la volonté de Dieu. Dieu finit toujours ce
qu’Il a commencé.

J’aime cette maxime de Johann Wolfgang Von Gœthe : « Tout ce que
tu peux faire ou que tu rêves de pouvoir faire, commence-le. L’audace contient
du génie, de la puissance, de la magie. »

Ce n’est qu’au bout de deux (2) ans de greffe rénale que j’aie repris
possession de mon corps.

Face à la maladie, nous ne sommes pas tous égaux. « L’existence est un
fait, mais vivre est un art. »

Au cours de cette souffrance, j’ai fait l’expérience de paix intérieure.
Chaque épreuve cache une promotion pour passer au niveau supérieur. Les
dommages du corps ne sont jamais irréversibles, le temps dissout tout. Le
travelling (mouvement) reprend aussitôt.

L’important est d’œuvrer pour que chaque moment soit aussi agréable
que possible. J’ai besoin de nourriture musicale, intellectuelle et spirituelle*.
C’est le spirituel qui régit l’homme. Mes actes, sont, elles, imbibés de
spiritualité*.

Ma vie a pris une direction totalement nouvelle. J’attache plus
d’importance à l’AMOUR – il n’y a pas de bonheur sans amour –, l’altruisme,
la compassion, et la gentillesse.
10

Apprendre à vivre c’est apprendre à lâcher prise ; les sens sont mis en
exergues. Le présent est l’essence du passé. En réalité, seul l’instant présent, le
« maintenant » nous appartient. Le monde est la résultante de nos actes
individuels.

« La philosophie* nous apprend que le sens de notre vie, le bonheur,
s’ils existent se découvrent en nous-mêmes », car philosopher, c’est tout
simplement vivre éveillé, c’est un art de vivre, c’est partager avec les autres,
c’est une quête, elle nous permet de nous transformer à travers la vie
quotidienne, à réfléchir et à rendre plus utiles nos actions.

Socrate (470-399 AV. J.C), fait de la philosophie une science et un
mode de vie, un savoir pratique. Sa philosophie est une morale. Il a inventé
l’éthique* . Grâce à lui, on peut parvenir à une démarche intérieure de bonheur
durable. La possession de biens matériels, la course au pouvoir, Socrate est
conscient qu’elles ne peuvent procurer que des satisfactions éphémères .
Matthieu 6 :24 « Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et
aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez
servir Dieu et Mamon. » L’être humain n’est pas condamné à être victime de la
fatalité, il peut prendre en main son destin. Le bonheur se construit, la vérité est
en nous-mêmes. L’art de bien pensée forge le discernement. Socrate démontre
la supériorité de l’esprit sur la matière et l’immortalité de l’âme* .

« Ce que nous serons demain, est la conséquence de ce que nous
faisons aujourd’hui. », Eleanor Roosevelt C’est pourquoi, l’âme devient ce
qu’elle regarde. Tout ce que l’on fait dans la vie doit être fait par conviction et
amour. La parole de Dieu n’a pas de limite. Dieu parle dans la conscience.

« L’Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien.
Il me fait reposer dans de verts pâturages. Il me dirige près
des eaux paisibles. Il restaure mon âme, Il me conduit dans
les sentiers de la justice, A cause de son nom. Quand je
marche dans la vallée de l’ombre de la mort, Je ne crains
aucun mal, car tu es avec moi. Ta houlette et ton bâton me
rassurent. Tu dresses devant moi une table, En face de mes
adversaires ; Tu oins d’huile ma tête, Et ma coupe déborde.
Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront Tous les
jours de ma vie, Et j’habiterai dans la maison de l’Éternel
Jusqu’à la fin de mes jours. »
Psaume 23 :1-6
11


AVANT DIALYSE

TAUX DE CRÉATININE ÉLEVÉ :

u plus profond de moi, j’étais préoccupé par le manque d’énergie
habituelle. Pourquoi étais-je soudain si fatiguée ? J’avais des malaises
Adont je ne connaissais pas la provenance.

« Devant tout ce qui m’arrive, je pense à rentrer en moi-même et
cherche quelle faculté je possède pour y faire face. », Épictète*.

À partir de ce moment-là, la détermination, l’effort, et la volonté sont
devenus mon credo.

Après avoir passé des journées de grande faiblesse et étant submergée
de fatigue, d’étourdissements répétés, puis avoir l’impression que j’étouffais à
chaque instant ; surtout la nuit lorsque j’étais allongée et puis, je prenais du
poids sans raison apparente. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait.

Au bout de quelque temps, mes analyses n’étaient pas brillantes. Le
taux de ma CRÉATININE* était très élevé (929 umol/L). Taux correct : 60 à
95 umol/L - Femme : 50 à 100 umol/L - Homme : 65 à 120 umol/L.

L’homéopathe qui me suivait en consultation n’avait pas vu la gravité
d’urgence de la situation.

Je prie moi-même l’initiative de prendre un rendez-vous chez un
néphrologue.

Au vu des résultats du bilan sanguin, le néphrologue* me dit que je
dois être hospitalisée en urgence.

Il ne comprenait pas comment j’avais pu vivre jusqu’à ce jour. Je
n’avais pratiquement plus de globules rouges, j’étais anémiée. Plusieurs
transfusions sanguines ont été faites.

ACCEPTATION :
À ce moment-là, je pense qu’il me faut braver les ténèbres pour jouir de la
lumière. Au milieu des épreuves, il faut de la patience, de la persévérance et de
l’endurance. Il est nécessaire de transcender sa maladie.
13

Lorsque le néphrologue* m’annonce que je vais être en DIALYSE*, le
choc fut violent, mais tout de suite, j’ai ACCEPTÉ cette nouvelle situation de
vie. « Aucun problème ne peut être résolu sans changer le niveau de conscience
qui l’a engendré. », Albert Einstein.

Stupéfaite, j’étais incapable d’avancer ni d’articuler un mot. L’annonce
de la dialyse* m’a fait l’effet d’un coup de massue, elle m’a frappée avec la
force soudaine de l’éclair. D’ailleurs, dans les derniers jours, je n’arrivais plus à
marcher, ni à respirer.

Par la suite, j’appris que j’avais de l’eau dans les poumons et autour du
cœur.

Muette devant l’annonce de la DIALYSE*, mes genoux ploient. Très
vite, je reprends mes esprits et ACCEPTE. La Foi triomphe de la peur.

L’ACCEPTATION allège les souffrances. « Toute vérité n’est pas
aussi douces à entendre que le chant de l’oiseau… Toute lumière n’est pas
forcément bien accueillie au royaume de l’ombre. », Platon à Dyonisius. « Ce

qui nous tue pas nous rend plus fort. », Friedrich Nietzsche (1844-
1900).

D’un point de vue émotionnel et spirituel, je me rends compte que je
dois passer par les cinq étapes du deuil.

Les cinq étapes mises en évidence par Elisabeth Kûbler-Ross sont : « le
déni, la colère, la négociation, la dépression, et enfin l’acceptation. » Pour
certains, la route de l’acceptation peut être extrêmement longue et pleine
d’embûche ; pour d’autres, elle n’aboutira jamais.

Plus un homme possède de capacités, plus les épreuves qu’ils
affrontent sont redoutables. « La vie est comme une pièce de théâtre dont les
rôles sont déjà écrits. », Shakespeare.

J’étais en insuffisance rénale chronique terminale , sur une
pyélonéphrite* chronique bilatérale. C’est une maladie silencieuse.

L’insuffisance rénale terminale est la mort d’organe*. Le métabolisme
du corps est bouleversé. Cette pathologie ( 8000 nouveaux cas chaque année)
entraîne de multiples problèmes cardiaques et vasculaires qui conduisent à la
dialyse*.
LE REIN :

Le REIN* excrète tous les déchets du sang, il intervient dans de
multiples systèmes. Le rein filtre le sang et lorsqu’il ne remplit plus sa
fonction, à un stade d’insuffisance terminale, on envisage une greffe*. 1700
c’est le nombre de litres de sang que les reins filtrent chaque jour.
14

Les reins* ont un rôle de filtration sélective, ils gardent les grosses
molécules utiles à l’organisme, en laissent passer les petites molécules comme
le sodium et le glucose. En cas de besoin, les reins* vont diminuer leur
élimination. Chaque rein possède environ un million de petites unités de
filtration ; les néphrons. Ensemble, ils épurent le sang et contrôlent la quantité
d’eau, de sel et d’autres substances, dans l’organisme.

Le sang épuré retourne dans la circulation sanguine. L’eau, le sel et
l’urée ; un déchet, donne l’urine qui est acheminée des reins vers la vessie par
deux conduits, les uretères, ou elle est stockée, puis évacuée lors de la miction
par un autre conduit, l’urètre. Le sang arrive dans le rein* par l’artère rénale .
Le sang épuré retourne vers le corps par la veine rénale .

Nous avons deux reins de couleur rouge-brun, ils ont la forme d’un
haricot rouge et mesurent environ dix centimètres de long, cinq centimètres de
larges et deux et demi-centimètres d’épaisseur. Ils comprennent trois parties : le
cortex, la médullaire et le bassinet.

L’urée, la créatinine*, l’acide urique et le sodium sont présents dans le
sang et passent dans les urines par filtration rénale.
L’urine est composée à quatre-vingt-quinze pour cent d’eau, et les cinq autres
pourcent restant sont constitués principalement d’urée et de chlorure de
sodium.

Dans l’insuffisance rénale terminale, tous les organes * sont touchés .

Les principales causes de toxicité menant à la dialyse* sont :
l’hypertension artérielle*, le diabète, le cholestérol, abus médicaments, iode,
polykystose rénale*, système infection urinaire, pyélonéphrite*. Pour éliminer
l’iode dans le corps après un scanner, il faut boire beaucoup d’eau.

Les cellules* de notre corps collaborent les unes avec les autres. Dans
une cellule se lit les archives de toutes nos vies. L’ADN* (double hélice), cette
molécule, est le maintien de l’information génétique dans l’organisme, et sa
transmission – elle se transmet aux greffés – sont assurés par la capacité qu’à
une cellule de former deux molécules d’ADN* ayant la même séquence, à
partir d’une seule.
15


DIALYSE

SÉANCES DE DIALYSE :

uis vient ma première séance de dialyse* huit (8) jours après
mon entrée en urgence. La dialyse permet de survivre.
P L’épreuve est telle qu’il me faut prendre conscience de
mon état et essayer de mettre en ordre mon esprit.

Ces séances d’hémodialyse* chronique, qui me relie à une machine
avec un rein artificiel pour vivre, sont de quatre heures. Au rythme de trois (3)
séances hebdomadaires.

Je profite de ces quatre (4) heures trois fois par semaine à faire ce que
j’aime le plus, c’est-à-dire lire. Le livre est un vecteur essentiel de la
connaissance. Et j’en ai dévoré des livres, des bandes dessinées – ce monde
virtuose et graphique –. J’en ai vécu des aventures. Je me suis évadée dans
l’imaginaire littéraire durant ces quatre heures.

Les séances de dialyse* représentent un marathon de quarante (40)
kilomètres. A la sortie, je suis extrêmement épuisée. Il me faut une douzaine
d’heures de récupération.

Il nous faut comprendre le sens de notre souffrance et la transformer
en action positive et prendre le pouvoir sur son corps. Puis être entourée de
BEAUTÉ, s’extasier devant la nature, ainsi, nous évitons le STRESS* ; il
endommage le cerveau, il a aussi des conséquences sur la mémoire. Afin
d’alléger ces souffrances, une promenade en forêt est paisible, les cellules* se
revivifient . La multitude d’essences, de végétaux nous permet d’inhaler le
parfum des plantes et des fleurs. On est heureux, la nature est tellement belle,
elle me met en joie à chaque instant. La nature est infinie. Des chercheurs ont
prouvé que le seul fait de marcher en forêt renforçait notre système
immunitaire .

Dès qu’on rentre en forêt, on se trouve en connexion avec le monde
invisible. La nature a reconnu son créateur Dieu, et s’est soumise à sa
puissance. Les bruits, le sensoriel sont palpables. Les arbres détectent toutes les
activités vibratoires. Les merveilles nous interpellent, « tout est dans tout. »
Léonard de Vinci (1452-1519) scrutait la nature, elle lui donnait des solutions.
Tous nos sens sont en éveil, et en harmonie avec les éléments, nos cellules* se
17

régénèrent. J’ai un grand respect pour la terre et tous les végétaux qui nous
nourrissent et nous guérissent. Nous devons prendre conscience de ce
merveilleux capital et en prendre grand soin. On est happé par toute cette
beauté qui nous enivre. Nous rentrons dans un autre monde, c’est le royaume
des mystères.

POSE DE CATHÉTER :

Un cathéter* d’hémodialyse* est un tube souple introduit dans une
veine jugulaire afin de permettre l’accès au sang de circuler.

Le branchement de la FISTULE* n’a pas fonctionné. J’ai subi cinq (5)
opérations de fistule artério-veineuse. Mes bras et mes veines sont atrophiés. Ils
ont été sensibles pendant deux ans et demi. Depuis, mes prises de sang se font
aux mains.

Il y a plusieurs méthodes pour brancher artère/veine. La fistule artério-
veineuse et le péritonéale. Le péritonéale se fait à domicile, cette pratique laisse
plus d’autonomie.

Le cathéter* est plus exposé aux risques de thromboses qu’une fistule*.
L’hygiène corporelle est scrupuleuse.

LA DURÉE DES DIALYSES :

Mes séances de dialyses* ont durées deux ans et demi (2,5) (la
moyenne est entre cinq (5) ans et dix (10) ans). Parfois certains greffés
retournent en dialyse à cause du rejet.

Dès la première dialyse*, je savais que je devais franchir bien nombre
d’obstacles et que je devais avancer dans ma nouvelle vie de dialysée.

Dans la mesure du possible, je passe mes journées hors dialyse ; à vivre
le plus pleinement que je le peux. Malgré ma faiblesse physique, je n’ai jamais
perdu le désir de lire – certaines lectures donnent une oreille musicale –
peindre, faire de la musique. La musique réjouit le cœur et l’âme.

La dialyse * permet de survivre. On se bat contre la maladie, on a une
machine pour vivre. Il me fallait douze (12) heures pour récupérer ma fatigue.

On vit pleinement un (1) jour sur deux (2). Il y a des hauts et des bas.
Parfois, le morale est en berne.
18

La dialyse change la vie. Cependant, la vie privée est bousculée.

Néanmoins, on peut être très malade et garder sa grandeur et sa dignité.
C’est pourquoi, l’homme doit harmoniser le corps l’âme et l’esprit afin
d’atteindre les sept (7) dons du Saint-Esprit : Sagesse, intelligence, conseil,
force, science, piété, crainte ; et les sept (7) vertus : paix, pureté du cœur,
miséricorde, la faim de justice, les larmes, mansuétude, pauvreté en esprit.
Corps et Esprit sont dualistes. Je ressens en permanence des infos, mes
émotions sont perçues après qu’elles aient eues lieu. Le cerveau va plus vite
que la perception. « Il n’y a qu’une morale : vaincre tous les obstacles qui nous
empêchent de nous dépasser. », Louis Pauwels

Une attitude positive et optimiste aide notre système immunitaire. Le
philosophe Epictète*, prône la liberté de l’homme. Il a le pouvoir absolu de
« distinguer les choses qui dépendent de nous, de celles qui ne dépendent pas
de nous. » « La maladie est une gêne pour le corps, pas pour la liberté de
choisir. » La liberté est le plus grand des luxes.

Si nous avons des pensées paisibles, nous aurons des émotions
paisibles. La compassion et l’altruisme apportent le bonheur ainsi que nos
émotions paisibles. Les épreuves ce sont Les Esprits* eux-mêmes qui les ont
choisies. C’est nous-mêmes qui avons choisi notre épreuve ; plus elle est rude,
mieux on la supporte, plus on s’élève. Ces souffrances sont utiles à notre
avancement. L’esprit est la lampe de l’âme, c’est la sagesse qui cadre l’âme. Je
ne suis pas pour autant, dolorisme.

L’HÉMODIALYSE :

L’hémodialyse* est un traitement d’attente de GREFFE*. Elle épure le
sang artificiellement. Traitement médical fondé sur le principe chimique de la
dialyse*. La dialyse est une méthode d’épuration extrarénale, permettant
d’extraire les déchets toxiques accumulés en excès dans le sang en le faisant
passer par un filtre. Quatre-vingts litres de sang circulent, perte ; deux litres
d’eau par dialyse.

Pendant les dialyses, le régime alimentaire est draconien. Pas de sel,
pas de sucre, peu de graisse, le potassium s’élimine difficilement, boire très peu
– il faut éviter de prendre du poids –. Le tout accompagné d’un traitement
médicamenteux très lourd.
La prise en charge est globale. Son coût est environ dix (10) fois plus élevé
qu’une transplantation rénale.
19

En France ; on estime que près de trois millions (3) de Français sont
victimes d’insuffisance rénale chronique. 66 millions d’habitants en France en
2013. Augmentation des cas cinq à sept pour cent 5% à 7% chaque année. Un
Français sur vingt (20) a les reins malades et ne le sait pas.

L’ATTENTE :

Chaque jour, chaque minute, chaque seconde compte lorsqu’on est sous
dialyse, dans l’attente d’une GREFFE*.

On est condamné à attendre, au prix de lourdes contraintes et de
fréquentes complications, la mort d’un généreux inconnu. La patience est le
fruit de l’esprit. Tout arrive quand c’est le moment, j’apprivoise la patience,
c’est toujours aller de l’avant. La providence peut tout. La grâce n’est pas loin.
La foi précède le projet. « Avoir la Foi* c’est monter la première marche même
quand on ne voit pas tout l’escalier. », Martin Luther King.

La venue d’un REIN* d’une autre créature n’est pas anodine, on
récupère une partie de ses émotions de son ADN*. Nous verrons plus loin les
effets de la mémoire cellulaire.
J’ai été propulsée au cœur de la recherche. L’appétit de savoir et le goût
d’espérer m’ont donné de l’énergie. Ma détermination à me renseigner et
d’étudier la maladie d’insuffisance rénale chronique , m’a permis de mieux
vivre cette aventure rénale.
L’ignorance n’est certes pas la félicité, elle est proche du déni. Il n’y a pas de
hasard, il y a un destin.

Les premiers mois de dialyse* sont très pénibles, il nous faut nous
habituer à ce nouveau rythme de vie. Je faisais tout à une vitesse d’escargot.
Pendant les dialyses, j’étais dans un tel tourbillon que je n’arrivais pas à
raisonner.

Le taxi vient vous chercher chez vous et vous ramène à votre domicile.
Il n’est pas possible de prendre les transports en commun, encore moins une
voiture – ce n’est pas prudent –. Souvent, en fin de dialyse ma tension était très
basse. Étourdissement, mal au cœur, crampes etc.
Lorsque j’étais du soir, ma tension était tellement basse, en rentrant chez moi,
que je pouvais à peine mettre la clef dans ma serrure.

Il y a trois (3) cycles d’horaires : matin, midi, soir. J’ai fait les trois. Le
matin on est sur place à 7h30. Le soir je rentrais à minuit. Lorsqu’on est du
20

soir, un repas est servi. Moi, je ne pouvais pas prendre ce repas. J’avais des
crampes terribles. C’est à minuit que je prenais une collation déjà préparée.

Parfois, nous pensons à la mort*. Il est sage de faire son testament
spirituel. Mais l’AMOUR est plus fort que la mort. Depuis une NDE que nous
verrons plus loin, j’ai vaincu toutes mes peurs.

L’AMOUR :

Aucun homme ne peut saisir l’AMOUR par un choix, c’est un DON
DIVIN. L’amour est une valeur suprême qui implique une impression profonde
de l’âme*. L’amour est la quintessence de l’existence et « rien ne prévaudra
contre lui. » « Aimer, ce n’est pas se regarder l’un l’autre, c’est regarder dans la
même direction. », Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944). L’existence
humaine oscille entre deux notions métaphysiques* à savoir la joie et la
souffrance. La philosophie* de l’existence passe par l’amour « l’infini ne
conserve que l’amour car il est semblable à lui. » L’amour est l’essence de la
vie, l’amour embrasse tout, l’amour est toujours en devenir, c’est donner la
plus forte énergie cosmique. L’amour dure lorsqu’il y a des éléments spirituels
qui peuvent le maintenir vivant, au-delà du bien et au-delà du mal, au-delà des
moments de joie et des moments de souffrance.

« Le verbe amour est difficile à conjuguer : son passé, n’est pas simple,
son présent n’est d’indicatif, et son futur est toujours conditionnel. », Jean
Cocteau.
L’Amour est : une force, elle soigne tous les maux, on est épanoui, on peut tout
entreprendre avec succès, est un médicament, donne de l’énergie.

Spinoza* dira : « La chose à laquelle un homme libre pense le moins,
c’est la mort*, la sagesse est une méditation* non de la mort, mais de la vie. »

« L’AMOUR est patient il est plein de bonté, l’amour
n’est pas envieux, il ne cherche pas à se faire valoir, il ne
s’enfle pas d’orgueil. Il ne fait rien d’inconvenant. Il ne
cherche pas son propre intérêt, il ne s’aigrit pas contre les
autres, il ne trame pas le mal . L’injustice l’attriste, la vérité
le réjouit. En toute occasion, il pardonne, il fait confiance,
il espère, il persévère. L’AMOUR n’aura pas de fin. »
1 Corinthiens 13 :4-7

21

LES CLÉS DE LA GUÉRISON :

Les clés de la guérison sont l’ALTRUISME, la COMPASSION, la
GENTILESSE, L’AMOUR, le PARDON et L’EMPATHIE.

La VERTU de la GENTILLESSE permet d’enrichir et de s’enrichir, en
ayant du respect et de la politesse. On engage des relations de confiance. Ainsi,
nos échanges sont plus spontanés, on est à l’écoute de l’autre ce qui détend
l’atmosphère. La vertu tend au bien elle permet la maîtrise de soi, de son corps,
de ses émotions, et de son mental.
« La puissance de l’amour n’est autre que celle de la BEAUTÉ et de la
noblesse de l’ÂME . », Raphaël.

L’amour est un état émotionnel puisant qui secrète de la sérotonine*
(l’hormone du bonheur qui s’entretient avec une nutrition adéquate) et de la
dopamine*. Substances de plaisir présentent dans le cerveau où elle joue un
rôle de neurotransmetteur* . Un cerveau qui manque de sérotonine détruit le
cerveau.

Pour Donald O. Hebb, neurophysiologiste « le cerveau procède en
permanence à la reconfiguration des synapses qui assurent la transmission de
l’influx nerveux. Soumises à l’action chimique d’hormones actives ou
inhibitrices.
Ces synapses* se reprogramment en fonction des perceptions, excitation à
stimuli divers. »

L’amour est l’essence de la nature humaine et le carburant de la vie.
L’amour est au fond de l’âme* humaine. Il suffit d’ouvrir son intellect, son
cœur, son âme au Divin pour qu’Il manifeste son amour envers tous les êtres
vivant.

Lorsqu’on est ALTRUISME et qu’on a de la COMPASSION – leurs
pouvoirs ne connaissent pas de limites – si elles ne sont pas authentiques, elles
ne sont pas actives. Actives elles déclenchent les substances citées plus haut.

L’ALTRUISME à de nombreuses défenses immunitaires , c’est un
antidépresseur *. Les sages sont gentils toute leur vie.

« Lorsqu’une personne est engagée dans l’altruisme et l’attention aux
autres, il est prouvé que certaines parties du cerveau réagissent avec plaisir et
libère des possibilités incroyables. », James Doty neurochirurgien professeur
réputé, il a fondé le CCARE, centre pour l’éducation et la recherche sur la
compassion et l’altruisme. Athée, il s’est emparé des principes bouddhisme
pour prôner, lui aussi, la « pleine conscience. »
22

« Dans notre civilisation matérialiste, on ne nous dit pas « donnez »
mais « achetez ». Or le bonheur ne s’achète pas, il se donne et se reçoit. » Notre
cerveau accomplit ce qu’on lui demande.

Le bonheur et l’amour ne peuvent se partager que dans la sincérité, la
vertu et la vérité. C’est seulement à partir de là, que les clefs des mystères sont
ouvertes.

L’amour est la nourriture de l’âme, elle est le réceptacle de la vie. Le
premier signe auquel l’homme reconnaît qu’il est entré dans le domaine de
l’amour est qu’en lui, règne la paix intérieure profonde . Il constate en lui une
impulsion vers le sublime, l’infini du monde. C’est la sagesse qui cadre l’âme*.

Les bienfaits de la GENTILLESSE apportent la santé et le bonheur , ce
sont des valeurs principales. Le BONHEUR est une rivière, en l’absence de
troubles on se trouve dans une grande sérénité.
Je peux me laisser aller à la rêverie, à la contemplation, à l’imagination,
à la pensée de joie et de bonheur. Ce qui me permet de ressourcer mon âme et
mon corps et de me donner une dynamique positive qui s’installe avec énergie.
Ainsi, je suis en paix.
Lorsque le sage est réduit à la nécessité, il trouve encore moyen de donner
plutôt que de recevoir, car il possède un trésor qui est de se suffire à lui-même.

Lorsqu’on se suffit à soi-même, on arrive à posséder le bien
inestimable qu’est la LIBERTÉ.

LE PARDON :

La REPENTANCE , précède le pardon. La REPENTANCE signifie,
changement de PENSÉE , changement de DIRECTION, Exode 13 :17 . Trouver
sa place dans la vie ; écoutez la voix de Dieu. On ne peut pas avoir accès à
Dieu sans repentance. Dieu renouvelle nos forces lorsque nous avons fait
repentance, Il nous remet au sommet où l’on entend la voix de Dieu, Psaume
66 :12 . La repentance nous permet d’entendre la voix de Dieu, Exode 32 :14 .
L’homme qui médite la PAROLE de DIEU tout lui réussit.
Nous sommes dans une société d’imitation ; il faut être visionnaire.

Le PARDON , signifie que l’on coupe les liens qui nous lient à la
blessure causée dans notre vie. Matthieu 18 :18-20 ; Marc 16 :17. Le pardon
est une puissance qui libère . Il évite la toxicité des cellules. La culpabilité est la
première arme de Satan Colossiens 2 :14-15 : « Mais grâces soient rendues à
Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ ! »
23


1 Corinthiens 15 :57 : Lorsque l’on a pardonné , très vite, nous
sentons une paix intérieure. Le pardon est un acte sublime, il libère l’âme*. Le
pardon est la délivrance des blessures intérieures, il favorise la guérison , ainsi,
nous retrouvons entièrement notre liberté. Le pardon seul tue les germes
mentaux de la douleur. Matthieu 6 :14-15 :« Verset 14. Si vous pardonnez aux
hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi ; Verset 15.
Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera
pas non plus vos offenses. »

Dans pardonner il y a donner, c’est un cadeau.

L’EMPATHIE est l’un des meilleurs instruments de jugement, il sert de guide
à l’action sociale, ainsi, nous ressentons les émotions d’autrui en se mettant à
leur place, sans cependant s’identifier à eux.

INTERNET :

Internet est un outil, encore faut-il savoir s’en servir. Il est nécessaire
de vérifier les faits, avoir une réflexion sur les articles.

Pendant la période de dialyse*, avoir une vie sociale régulière est
compliqué.

Certains dialysés sont addicts aux réseaux sociaux.
La téléréalité distille de la haine, du voyeurisme, du négatif etc. Satan s’est
infiltré dans tous ses réseaux. Les informations ne sont pas vérifiées – c’est trop
rapide –, certains sites sont polluants. Il est indispensable d’être sélectif,
hiérarchiser les infos et non les subir.

Moi personnellement, je refuse d’être esclave du numérique, c’est ma
liberté. Je ne me vois pas passer mes journées devant un écran à dialoguer avec
une personne virtuelle.
Internet est une encyclopédie mondiale. Je l’utilise en fonction de mes besoins
de recherches et de mes mails.

Il est déconseillé de mettre un téléphone portable – découle du Radar –,
un ordinateur près de son GREFFON* en raison des ondes électro-
magnétiques.

La culture est un bien-être de vie que l’on trouve ailleurs que dans le
numérique. Dans les livres, la radio, les musées… La seule légitimité, c’est la
connaissance.
24

Les appareils numériques tablettes, portables… parasites les relations,
on vit dans sa bulle. Ils deviennent un rythme effréné de notre hyper-
communication. Il faut savoir que iode bleue des écrans font baisser la
mélatonine* de 25%.

Ce sont des pieuvres ; ils enferment l’individu dans des tentacules
virtuels, invisibles mais très efficaces.

Notre vie quotidienne est rythmée par des satellites ainsi, nous sommes
dépendants de la technologie. La contrainte sollicite l’imagination. Les
plateformes numériques sont nombreuses. L’algorithme est une intelligence
artificielle. La « cyber stratégie » est en route.

Les biens de consommation ne contribuent pas à un bonheur durable
puisqu’ils sont périssables et peuvent nous être enlevés. On nous vole des
instants de vie pour consommer.

Les réseaux sociaux sont une société de paraître, poubelle de
l’univers. Cette tendance exhibitionniste et nombriliste est attentive aux
rumeurs ; vent nocif fer de lance de toutes les « perversités » qui circulent.
Cette espace virtuelle désinforme, domestication de l’âme. Enfermé dans une
bulle, dans un tunnel cognitif ; face à ce tunnel, le contre-pouvoir journalistique
n’a aucune force. Devant les écrans on soulève le voile de sa vie privée. Ils se
nourrissent des frustrations, de l’ignorance, de la bêtise, de
l’OBSCURANTISME et de la misère spirituelle . C’est une culture de
l’humiliation.

Avec l’utilisation massive des téléphones portables – servitude
volontaire – La tendance est à la surexposition de son quotidien et l’étalage de
SOI est pratiqué à tous les âges. Forte tendance narcissique.

Tout ce que l’on met sur internet y restera éternellement.

« Le BIG DATA* (données), collècte et envoie sur d’énormes serveurs
des millions d’informations de toutes sortes, qui sont analysées par de grands
logiciels de statistiques pour mieux nous modélisés et s’adapter à nos besoins. »

Les normes du paraître est une invitation constante à parader. « Cela
peut engendrer des troubles. », reconnaît Gérard Bonnet psychanalyste et
auteur de la tyrannie du paraître, éd : Eyrolles.

On développe une personnalité inverse à la sienne. Surexposition du
MOI. Le MOI et l’ÉGO* sont un leurre de la matière. Il est bon de pacifier son
égo et aller vers un état de conscience.

25

« Le mot ordinateur a été suggéré à IBM en 1955 par Jacques Perret
(1906-1992), professeur de latin à la Sorbonne et théologien* catholique. Au
Moyen Âge, il désignait Dieu* qui met de l’ordre dans le monde. »
26

PENDANT LA DIALYSE

NDE – EMI :

ix-huit (18) mois avant mon troisième (3e) appel de greffe*, à
la fin d’une dialyse* d’après-midi, je suis tombée du lit à 2 cm
Ddu radiateur. Ma tension était pourtant correcte.

J’ai eu une NDE (Near death expérience).
En français EMI (expérience de mort imminente).

À ce moment-là, l’âme* se détache et vit ses derniers instants sur la
vibration terrestre du moment. Activité neuronale* intense ; la conscience
existe par elle-même.

Certaines âmes reviendront, d’autres refusent. D’autres, après un travail
reviendront en étant une aide . La mort*, nous savons que nous avons rendez-
vous avec elle, un certain jour, à une certaine heure. Lorsque corps et esprit se
séparent c’est en effet comme un voile qui se déchire.
La résurrection de Lazare frère de Marthe et Marie.

« Lazare se trouvait depuis quatre jours déjà dans le
tombeau. Je sais qu’il se relèvera le dernier jour dit
Marthe, à la résurrection. C’est moi la résurrection et la
vie, dit Jésus. Qui s’en remet à moi vivra, même s’il meurt,
tout être vivant qui s’en remet à moi ne meurt plus, le crois-
tu ? Oui seigneur, dit-elle, je crois que tu es Christ, fils de
Dieu, envoyé dans le monde. »
Jean 11 :1-46

La cause principale de la sensibilité réside dans l’âme*. Lorsque l’âme
se retire, le corps n’a plus la sensibilité puisque l’âme est la cause principale de
l’émotivité. C’est l’âme qui anime le corps unique . Seul survie la conscience
après la mort*.
27

Pendant ce malaise, j’ai été transporté dans un lieu de lumière blanche
intense, mon corps était en a pesanteur. De cet espace immense à jaillit une
lumière éblouissante, blanche cristal elle m’a inondée. Cette lumière a envahi
mon corps en entier, des émotions se sont répandues dans toute ma personne.
Puis, surgit un arc-en-ciel, l’arche plonge au loin là-bas – mélange spécial de
lumière et d’air – La sensation est ineffable, un amour indescriptible , une
grande paix intérieure ; c’est une expérience abyssale . Dans ces moments-là,
c’est l’élixir du cœur qui détient le secret, il est touché par cette force si
puissante qu’une kyrielle d’images poétiques peuple mon mental. L’âme* se
lève vers la lumière en se purifiant.

Après quelques minutes, lorsque j’ai repris connaissance, autour de
moi, il y avait médecins, infirmiers (ères). Je me suis demandée ce qu’ils
faisaient là ! Après cet événement, je suis restée hospitalisée deux (2) jours
pour observation.

En l’espace d’un instant, j’ai compris qu’en perdant connaissance, mon
âme était partie dans le monde astral, ou j’étais merveilleusement bien. Je me
trouvais dans un monde d’amour indicible. Notre âme a une vertu divine,
l’amour .

Dans cet espace-temps, j’ai ressenti beaucoup d’amour et de paix.
Souvenirs indestructibles, très présents, ils restent intenses, ils m’ont apporté
un changement profond de mes valeurs.

Relater son expérience auprès de la famille et des connaissances n’est
pas aisée. Certains pensent que cette émotion est imaginaire, d’autres,
aimeraient bien vivre cette expérience ; ils se sentent démunis. Enfin tous
restent dans l’interrogation, croyants et non croyants. Cette expérience est un
éveil progressif à la spiritualité* vivante. Il m’arrive de repenser à cet instant
magique. Je ne me pose même plus de question sur la mort*, c’est un passage
comme une naissance.

LA MORT :

Vaincre la peur de la mort* est la meilleure façon de se préparer à
vivre. C’est le sens même de la Maïeutique* (dialectique de Socrate) ou –
naissance à soi-même, science de soi –, ou art de naître de soi-même à travers
la mort de soi. C’est l’homme qui redoute la mort et non l’esprit ; celui qui la
presse pense plus comme esprit que comme homme : il comprend sa
délivrance, et il attend. C’est la vie de l’esprit qui est éternelle, celle du corps
est transitoire et passagère Quand le corps meurt, l’âme rentre dans la vie
éternelle .
28

« La mort ne nous précipit

  • Accueil Accueil
  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • BD BD
  • Documents Documents