Embryogenèse
83 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Embryogenèse , livre ebook

-

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
83 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Tout être vivant tend à se conserver en tant qu'individu et à se perpétuer en tant qu'espèce. D'où la faculté fondamentale de se reproduire.
Chaque individu est certes voué à la détérioration, à la mort. La mort n'est pas un accident, elle est prévue par ce que la Biologie nomme le
programme génétique, qui n'est autre que le Décret d'Allah. Immuable à l'instant même de la fécondation, il est l'une des composantes de
l'Histoire de l'être humain.
Cependant la Vie, en tant que phénomène, est continue, et c'est la reproduction qui garantit sa continuité.
La reproduction humaine sexuée est caractérisée par son déroulement. Tout d’abord, deux cellules reproductrices distinctes fusionnent
pour constituer une cellule oeuf, à l'origine du nouvel individu. De cette fusion s'ensuivront de nombreuses manifestations cytologiques
d'une remarquable homogénéité, puis d’incroyables transformations en phases successives qui conduiront finalement au développement de
l'être humain. Cet ensemble de mécanismes complexes et de transforrmations graduelles se nomme l'Embryogenèse et est expliqué par la
science de l'Embryologie.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 août 2018
Nombre de lectures 26
EAN13 9791022501842
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,08€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Les Editions Albouraq
— Ombres & Lumières —
Collection dirigée par Nas. E. Boutammina
La Collection Ombres et Lumières est née d’une volonté d’apporter un éclairage critique sur certains éléments (scientifiques, historiques, archéologiques ...) à la Lumière de l’Islâm. Conçu de façon pratique et synthétique, chaque livre traitera objectivement d’un sujet particulier.
En quête de vérité et de justice historique, l’objectif est de rétablir — de mettre en lumière — certaines zones d’ Ombre laissées volontairement au fil des siècles pour entacher et amoindrir la grandeur de l’Islâm et son apport à la Civilisation Universelle. Et ce, tant sur le plan scientifique ou religieux qu’économique, social ou juridique...
La vision novatrice des ouvrages de cette collection ne pourra laisser indifférent...
 
Dar Albouraq© Face à l’Université d’al-Azhar-Beyrouth B.P. : 13/5384 Beyrouth-Liban Tél / fax : 00 96 11 788 059 Site Web : www.albouraq.com E-mail : albouraq@albouraq.com
Distribué par :
Comptoir de vente : Librairie de l’Orient 18, rue des Fossés Saint Bernard 75005 Paris Tél. : 01 40 51 85 33 Fax : 01 40 46 06 46 Face à l’Institut du Monde Arabe Site Web : www.orient-lib.com E-mail : orient-lib@orient-lib.com
Albouraq Diffusion Distribution Zone Industrielle 25, rue François de Tessan 77330 Ozoir-la-Ferrière Tél. : 01 60 34 37 50 Fax : 01 60 34 35 63 E-mail : distribution@albouraq.com
Tous droits de reproduction, d’adaptation ou de traduction, par quelque procédé que ce soit, réservés pour tous les pays à l’Éditeur.
1428-2007
ISBN 978-2-84161-286-4 // EAN 9782841612864
Nas E. Boutammina
« Il t’a façonné dans la forme qu’Il a voulue »
E MBRYOGENESE

Albouraq
Introduction
« …Il vous a ensuite établis en couples… » (35-11).
« …puis en a fait alors les deux éléments de couple : le mâle et la femelle… » (75-39).
« Nous vous avons créés en couples… » (78-8).
Tout être vivant tend à se conserver en tant qu’individu et à se perpétuer en tant qu’espèce. L’homme n’échappe pas à cette règle. Ces deux tendances reposent l’une et l’autre sur une faculté fondamentale de la matière vivante, la faculté de se reproduire.
La reproduction se présente comme une propriété essentielle de la vie, comme l’un des principaux critères séparant l’univers vivant de l’univers inerte. Allâh est explicite lorsqu’Il déclare :
« Du mort, Il (Allâh) fait sortir le vivant, et du vivant, Il fait sortir le mort… » (30-19).
En effet, Allâh fait « sortir le vivant du mort », à partir du sperme et de l’ovule (éléments constitutifs du spermatocyte 1 et de l’ovocyte 2 ) et Il fait « sortir le mort du vivant » lorsque l’individu est constitué. Ontologiquement, l’homme commence à mourir à l’instant même où il est conçu. Il dépérit lentement et graduellement.
« …Il vous fait sortir petit enfant pour qu’ensuite vous atteigniez votre maturité et qu’ensuite vous deveniez vieux – certains parmi vous meurent plus tôt – et pour que vous atteigniez un terme fixé, afin que vous raisonniez » (40-67).
De ce fait, la reproduction est plus qu’une propriété de la vie. Elle est pour le vivant une nécessité. Chaque individu est destiné à la dégradation, à la destruction, à la mort, mais la Vie en tant que phénomène se perpétue, et c’est la reproduction qui garantit sa continuité. Dès lors, c’est à la reproduction que la vie doit sa faculté de diffusion et d’invasion.
« Allâh vous a fait à partir de vous-mêmes des épouses et de vos épouses Il vous a donné des enfants et des petits-enfants… » (16-72).
« Parmi Ses signes, Il vous a créés de “terre”, puis vous voilà des hommes qui se dispersent (dans le monde). » (30-20).
L’étude de la reproduction conduit ainsi à examiner ces modalités par lesquelles la vie se conserve, se répand, conduisant à cette extraordinaire entité intelligente qu’est l’Homme. Ces modalités sont la duplication des molécules d’acides nucléiques ; la division et la multiplication cellulaires par reproduction sexuée.
La fonction de reproduction représente pour l’homme un aspect essentiel de sa physiologie, intégré à l’ensemble des autres grandes fonctions de son organisme et indissociable d’elles. C’est pourquoi il est impossible d’examiner l’ attitude comportementale d’un être vivant sans se préoccuper de sa reproduction.
Car cette fonction détermine la totalité du cycle biologique d’un individu, à tel point que, lorsque l’on fait allusion à la biologie d’une espèce vivante – dans tous les domaines – on comprend généralement par-là l’étude de son cycle reproducteur.
1 Spermatocyte . Cellule sexuelle mâle primitive.
2 Ovocyte . Gamète femelle qui n’a pas encore atteint la maturité.
Chapitre I
La nécessité du couple
« Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la Terre) beaucoup d’hommes et de femmes… » (4-1).
« …lorsque celui-ci (Âdam) eut cohabité avec elle, elle conçut une légère grossesse, avec quoi elle se déplaçait (facilement). Puis lorsqu’elle se trouva alourdie, tous deux invoquèrent leur Seigneur… » (7-189).
« Et Allâh vous a créés de “terre”, puis d’une goutte de sperme, Il vous a ensuite établis en couples… » (35-11).
« … puis en a fait alors les deux éléments de couple : le mâle et la femelle… » (75-39).
« Nous vous avons créés en couples… » (78-8).
Mise en place par Allâh et partie intégrante du monde vivant, dont elle est une des principales caractéristiques, la reproduction est le processus selon lequel des cellules ou des organismes animaux ou végétaux produisent des descendants. Tout d’abord, ce sont les gonades 3 qui produisent les gamètes 4 . Puis, après la fécondation, l’information génétique du spermatozoïde est transmise à l’ovule. Lors de la méiose (division cellulaire aboutissant à la formation des gamètes), les deux paires de chromosomes de chacune des cellules de l’adulte (cellules diploïdes ) sont réduites en un seul groupe de chromosomes (cellules haploïdes ). Au cours de la fécondation, les deux paires de chromosomes qui s’apparient sont remaniées, ce qui conduit à la diversité des individus.
Les êtres vivants, qu’ils soient animaux ou végétaux se reproduisent. La reproduction a deux fonctions : la multiplication des individus et le brassage des gènes au sein d’une même population. Ce deuxième aspect joue un rôle capital dans l’adaptation à l’environnement, mais n’est possible que dans le cas d’une reproduction sexuée ; c’est-à-dire faisant intervenir des organismes de sexe opposé, mâle et femelle, ainsi que des cellules spécialisées, également mâles ou femelles, les gamètes (« Il vous a ensuite établis en couples »).
Les mâles et les femelles se distinguent par diverses caractéristiques physiques, physiologiques et comportementales (« puis en a fait alors les deux éléments de couple : le mâle et la femelle »). Chacun des sexes joue son rôle au cours de la reproduction. C’est la reproduction sexuée qui, par le brassage des gènes, permet l’apparition d’individus différents des parents. Ayant pour effet un brassage du matériel génétique au sein d’une population, elle permet la création d’individus nouveaux. Ainsi, bien que la reproduction sexuée soit un phénomène relativement lent, elle présente un avantage essentiel, celui de créer une grande diversité, chaque individu étant génétiquement différent des autres. De plus, l’embryon, puis l’adulte qui en résulte, s’avère être parfaitement adapté au milieu dans lequel il vit.
La composante élémentaire de l’espèce humaine est la population naturelle, ensemble d’individus constituant une même communauté de reproduction. Ces individus sont liés par un arbre généalogique commun (« Il vous a créés d’une personne unique et a tiré d’elle son épouse… » ). Ils se ressemblent par leur phénotype (caractères visibles) et par leur génotype (patrimoine génétique).
Ainsi, une espèce est un groupe de populations naturelles qui se reproduisent exclusivement entre elles et donnent une progéniture féconde (« … votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux là a fait répandre (sur la Terre) beaucoup d’hommes et de femmes… »).
Le premier Homme (Âdam) est défini comme la résultante d’une chose douée d’existence : creatio ex nihilo. Le concept génotypique de l’homme (Âdam) explique l’apparition et le maintien de son espèce. Dans la population humaine issue du prototype âdamique , les fréquences relatives des différents gènes sont caractéristiques de cette population et se maintiennent de génération en génération (« Et c’est Lui qui vous a créés à partir d’une personne unique (Âdam)… »).
Pour un gène donné, l’ hétérozygotie (présence de deux allèles différents) est la règle générale. Ainsi, la présence du couple pour la reproduction sexuée est une loi fondamentale (« Nous vous avons créés en couples »).
« Et c’est Lui qui de l’eau a créé une espèce humaine qu’Il unit par les liens de la parenté et de l’alliance… » (25-54).
3 Gonades . Glandes génitales (testicules ou ovaires).
4 Gamètes . Cellules reproductrices mâles ou femelles nécessaires à la fecundation.
Chapitre II
Aspects généraux du phénomène de reproduction
A – Reproduction au niveau de la molécule
D’une génération à l’autre, l’homme se reproduit toujours selon le même schéma. Cette invariance suppose l’existence d’une mémoire qui se transmet de génération en génération, de parent à enfant, de cellule mère en cellule fille.
Une seule substance, au sein du protoplasme 5 , détient l’information nécessaire à l’édification de tous les constituants de l’être vivant et possède en même temps la propriété de se copier elle-même avec exactitude ; il s’agit de l’ acide désoxyribonucléique ou ADN 6 . La reproduction exactement fidèle de la molécule d’ADN repose sur sa structure.
B – Reproduction au niveau de la cellule
La cellule renferme dans son noyau le matériel génétique possesseur de l’information essentielle à toutes les synthèses qui garantissent sa survie, et dans son cytoplasme les enzymes grâce auxquelles pourront s’accomplir ces synthèses. C’est la cellule qui doit se reproduire pour que la vie se maintienne et se propage. Le processus par lequel une cellule donne naissance à deux cellules filles est la mitose 7 , qui est fondée sur le dédoublement du matériel génétique, c’est-à-dire de l’ADN de la cellule. Ainsi se maintiennent constants, de génération en génération, les caractères propres à chaque catégorie cellulaire. L’ADN étant le constituant essentiel des chromosomes contenus dans le noyau cellulaire, la mitose est le phénomène par lequel les chromosomes se dédoublent, chacun d’eux produisant deux chromosomes fils , puis se répartissent en deux lots analogues qui vont échoir à chacune des cellules filles .
L’universalité des phénomènes de duplication de l’ADN et de division cellulaire par mitose est incroyable. En effet, le monde vivant tout entier repose sur ces deux mécanismes fondamentaux ! Que l’on étudie la mitose dans un méristème 8 radiculaire de plante, chez un animal unicellulaire ou dans un tissu embryonnaire humain, les aspects cytologiques observés sont remarquablement constants…
C – Reproduction au niveau de l’organisme
Le mécanisme de la duplication de l’ADN, sur lequel est basée la mitose, permet de saisir pourquoi les cellules filles sont strictement similaires à leur mère. Mais à lui seul, il n’explique pas l’aboutissement de l’extraordinaire variété des organismes végétaux et animaux actuels.
Contrairement aux cellules résultant d’une division mitotique, un individu né par reproduction sexuée n’est pas une copie conforme de l’un ou l’autre de ses parents. Provenant de l’union de deux gamètes, l’un provenant du père, l’autre de la mère, il est une fusion, une recombinaison des caractères parentaux. Chaque gamète n’étant porteur que de la moitié de l’héritage du parent dont il résulte, le nombre des combinaisons possibles est pour ainsi dire infini ! La reproduction sexuée est donc une source presque inépuisable de variation. C’est elle qui a permis l’immense variété des formes vivantes.
« …Il vous a donné des épouses (issues) de vous-mêmes et des bestiaux par couples ; par ce moyen, Il vous multiplie… » (42-11).
« Parmi Ses Âyât (signes, preuves, évidences, versets, enseignements, révélations…) est la création des cieux et de la Terre et des êtres vivants qu’Il y a disséminés… » (42-29).
« Dans votre propre création, et ce qu’Il dissémine comme animaux, il y a des signes pour des gens qui croient avec certitude. » (45-4)
Une autre condition nécessaire pour que les organismes puissent évoluer est la Mort . En mourant, les parents laissent la place à leurs descendants. À tous les niveaux de la Création, Allâh a établi une finalité 9 . Au niveau cellulaire, la mort n’est pas un accident, elle est prévue par Allâh par l’un des mécanismes que les biologistes appellent le programme génétique . Bien souvent, dans le monde animal, les êtres vivent le temps qu’il faut pour se reproduire, pour assurer leur descendance. Le sexe et la mort ne sont une nécessité que pour les organismes pluricellulaires.
« … Et aucune existence n’est prolongée ou abrégée sans que cela soit consigné dans un livre. Cela est vraiment facile pour Allâh. » (35-11).
Vivre est une lutte contre son entropie 10 . C’est faire naître l’ordre (la vie) à partir du désordre (la mort), en puisant dans le milieu environnant la matière et l’énergie nécessaires. C’est créer à partir des matériaux organiques, une organisation spécifique plus complexe, plus élaborée comme celle de l’homme.
« C’est Allâh qui commence la création, ensuite Il la refait ; puis (c’est) vers Lui (que) vous serez ramenés. » (30-11)
« Du mort, Il fait sortir le vivant, et du vivant, Il fait sortir le mort » (30-19).
Vivre, c’est donc réaliser un certain nombre de transformations dont l’ensemble constitue le métabolisme . 11 C’est aussi se nourrir et croître.
« Certes, Nous vous (Humains) avons donné du pouvoir sur Terre et Nous vous y avons assigné subsistance (pour votre existence). Mais, vous êtes très peu reconnaissants ! » (7-10)
« C’est Lui qui vous a soumis la Terre : parcourez donc ses grandes étendues. Mangez de ce qu’Il vous fournit… » (67-15).
La nutrition a pour résultat la croissance, et la croissance a pour conséquence la reproduction. En effet, c’est lorsque l’homme atteint la taille caractéristique de son espèce, autrement dit lorsqu’il arrive à l’état adulte, qu’il se reproduit. Il transmet alors à ses descendants son propre programme d’activités métaboliques. Il leur lègue la possibilité de se nourrir et de croître à leur tour.
« Certes, Nous avons honoré les fils d’Âdam. Nous les avons transportés sur terre et sur mer, leur avons attribué des tayyibât (nourritures bonnes et licites), et Nous les avons nettement préférés à plusieurs de Nos créatures. » (17-70)
Pour la cellule, la reproduction découle aussi de la croissance, mais de manière encore plus évidente et nécessaire. Quand une cellule se nourrit, elle s’accroît en se reproduisant. La reproduction cellulaire apparaît donc comme une forme spécifique de croissance.
5 Protoplasme . Substance organisée, chimiquement complexe, qui constitue l’essentiel de la cellule vivante.
6 L’ADN est une longue molécule polymérisée constituée de deux chaînes accolées et enroulées en hélice l’une autour de l’autre. Chacune de ces chaînes est composée d’unités comprenant un phosphate, un sucre et une base. Quatre bases se distinguent : Adénine, Thymine, Guanine, Cytosine . Ainsi, il existe quatre types de chaînons ou nucléotides qui se répètent tout au long de la chaîne en séquences d’une variété infinie. La séquence des bases est un langage qui est transcrit (formation de l’ARN messager ou ARNm), puis traduit lors de la synthèse protéique. Les deux hélices d’ADN sont attachées l’une à l’autre, leurs bases étant unies deux à deux. Chaque base ne peut se lier qu’avec une seule des trois autres. De ce fait, sur la double hélice, l’adénine sera toujours unie à la thymine et la guanine à la cytosine, de sorte que les deux chaînes sont complémentaires. Lorsqu’une molécule d’ADN se reproduit, les deux chaînes se séparent, puis chacune d’elles dirige la synthèse d’une nouvelle chaîne qui lui sera …/… complémentaire. Une molécule d’ADN aura ainsi donné naissance à deux molécules filles qui sont exactement identiques à la molécule mère dont elles reproduisent parfaitement la séquence caractéristique des bases.
7 Mitose . Mécanisme complexe et précis qui permet la transmission du patrimoine héréditaire, dans son intégralité, de la cellule mère à ses descendantes.
8 Méristème . Tissu végétal formé de cellules se divisant rapidement, qui constitue la zone de croissance des plantes.
9 « Nous n’avons créé les cieux et la Terre et ce qui est entre eux qu’en toute vérité et (pour) un terme fixé… » (46-3).
10 Entropie . En thermodynamique, fonction définissant l’état de désordre d’un système.
11 Métabolisme . Ensemble des réactions biochimiques qui se produisent au sein de la matière vivante et par lesquelles certaines substances s’élaborent ou se dégradent en libérant de l’énergie.
Chapitre III
Ontogenèse 12 humaine
« Nous avons certes créé l’homme (Adam) d’un extrait “d’argile” 13 , puis nous en fîmes une goutte de sperme dans un reposoir solide. »
Ensuite, Nous avons fait du sperme une adhérence ; et de l’adhérence Nous avons créé un embryon ; puis, de cet embryon Nous avons créé des os et Nous avons revêtu les os de chair. Ensuite, Nous l’avons transformé en une tout autre création. Gloire à Allâh le Meilleur des Créateurs ! » (23-12/14).
A – Appareil reproducteur
Ce terme s’applique à l’ensemble des organes engagés – directement ou indirectement – dans le processus de reproduction. Les éléments de base de la reproduction sexuée sont les cellules germinales 14 mâles et femelles. La présente étude se limitera à trois types d’organes : ceux dans lesquels les cellules germinales animales parvenues à maturité sont stockées, ceux qui pourvoient à leur transport avant l’embryogenèse et enfin les organes glandulaires 15 accessoires.
1) – Origine des cellules reproductrices
Lors de la division cellulaire chez l’embryon des organismes ayant une reproduction sexuée, certaines cellules provenant de cette division, les cellules germinales, restent indifférenciées. Les autres cellules, les cellules végétatives 16 ou cellules somatiques 17 , se différencient pour constituer les tissus et les organes. Chez les vertébrés, les cellules germinales sont situées près de l’appareil urinaire. Les tissus qui les abritent évoluent en organes de reproduction, les gonades. Ces organes se développent à partir des reins primitifs situés dans la partie latérale antérieure de l’embryon. Chez la majorité des mammifères, ils se déplacent avant la naissance vers la partie ventrale postérieure. Les cellules germinales sont inactives jusqu’à ce que l’individu atteigne sa maturité sexuelle ; quant aux cellules indifférenciées, elles sont soumises à d’importantes divisions cellulaires, les mitoses. Ensuite le processus de transformation en gamètes commence, suivi d’un type particulier de division cellulaire, la méiose, qui divise par deux le nombre de chromosomes. À partir de la maturité sexuelle, les cellules somatiques des gonades chez les animaux supérieurs entreprennent la sécrétion des hormones responsables de l’apparition des caractères sexuels secondaires.
Les gonades mâles, les testicules, sont les organes renfermant les cellules germinales qui se changeront en spermatozoïdes. Les ovaires sont les organes femelles contenant les cellules germinales qui se transformeront en ovules. Chez la plupart des vertébrés, les individus ont soit des testicules, soit des ovaires, mais jamais les deux à la fois.
2) – Appareil reproducteur féminin (Annexes 1 A et 1 b )
L’organe génital de la femme est principalement constitué au niveau interne par le vagin. Les organes génitaux externes sont composés d’un petit organe érectile caverneux, le clitoris – équivalent au pénis chez le mâle, c’est-à-dire qu’ils ont la même structure de base et la même origine –, des petites lèvres situées de chaque côté de l’ouverture du vagin, de l’urètre et des grandes lèvres recouvrant les petites lèvres.
Quant au tractus génital l’utérus, les trompes et les ovaires, il sert au processus de reproduction.
3) – Appareil reproducteur masculin (Annexe 2)
Avant d’être libérées par l’organisme vers l’extérieur, les cellules reproductrices effectuent une migration. Chez l’homme, les cellules reproductrices migrent par des canaux vers l’appareil excréteur. Ces canaux sont directement reliés aux testicules et à la prostate,où les vésicules séminales mâles sécrètent du mucus. L’épididyme, rattaché aux testicules, transporte le sperme vers le canal déférent, qui véhicule les spermatozoïdes vers le canal éjaculateur, qui se contracte pour émettre le sperme dans l’urètre postérieur.
Les organes reproducteurs externes intervenant dans la fécondation interne sont les organes génitaux. L’organe masculin est le pénis, organe érectile saillant servant à envoyer le sperme dans le vagin.
a) – Pénis
C’est un tube, constitué de trois faisceaux tissulaires rattachés par du tissu conjonctif et recouverts de peau. Deux d’entre eux constituent le corps caverneux à la partie supérieure du pénis. Ce corps caverneux contient plusieurs compartiments qui se remplissent de sang pendant l’excitation sexuelle, entraînant le durcissement et l’érection du pénis. Les nerfs spinaux sacrés commandent l’afflux sanguin dans le corps caverneux, sous et entre lequel se trouve le troisième faisceau tissulaire, le corps spongieux.

  • Accueil Accueil
  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • BD BD
  • Documents Documents