Évangile selon Jean versifié
194 pages
Français

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Évangile selon Jean versifié , livre ebook

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Description

L'objectif de réaliser une forme versifiée de l'évangile selon Jean, s'est imposé à moi naturellement. En effet , familier depuis longtemps des Ecritures et amateur de poésie classique, j'ai trouvé dans ce projet la combinaison de ces deux intérêts. J'espère offrir ainsi une lecture agréable d'un ouvrage qui respecte d'abord l'Esprit, le fond du texte canonique d'origine (placé en vis-à-vis ), tout en présentant une structure poétique rigoureuse et concise. Je voudrais que la saveur des rimes soit un exhausteur de goût pour La Parole inspirée de l'apôtre Jean. C'est ainsi que celui qui était le plus proche du cœur de Jésus-Christ, en rapprochera aussi le lecteur. « J'ai recueilli tes paroles et je les ai dévorées; Tes paroles ont fait la joie et l'allégresse de mon cœur. » Jérémie chapitre 15 verset 16.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2018
Nombre de lectures 3
EAN13 9782369571193
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,125€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Evangile selon Jean
versifié













Par Hervé BIJON



ISBN 978-2-36957-119-3
© 2016, Hervé Bijon

Aucun extrait de cette publication ne peut être reproduit ni transmis sous
une forme quelconque, que ce soit par des moyens électroniques ou
mécaniques, y compris la photocopie, l'enregistrement ou tout stockage ou
report de données sans la permission écrite de l'éditeur.
Sauf indications contraires, les textes cités sont tirés de la Nouvelle Bible
Segond.
Ce livre a été publié sous la division auto publication ‘ Publiez votre
livre ! ’ des Editions l'Oasis. Les Editions l'Oasis déclinent toute responsabilité concernant d'éventuelles erreurs, aussi bien typographiques
que grammaticales, et ne sont pas forcément en accord avec certains
détails du contenu des livres publiés sous cette forme.
Dépôt légal : 2e trimestre 2016.

Imprimé en France. 20160335
9, Rte d'Oupia, 34210
Olonzac, France
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Fax (33) (0) 468 91 38 63
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INTRODUCTION
La versification d’un texte demande moins d’imagination qu’une poésie
libre, mais beaucoup plus de recherche au niveau des rimes et des
synonymes.
Ce côté laborieux dépend aussi des exigences et des contraintes poétiques
que l’on s’impose personnellement.
Le texte choisi a été l’évangile de Jean, et ceci pour les raisons suivantes :
-
Son Introduction a une portée « cosmique » ;
-
Il n’y a pas de généalogies, par ailleurs peu versifiables ;
-
L’apôtre Jean, même s’il est moins descriptif ou complet dans son

récit que les autres évangélistes, bénéficiait dans son vécu d’une

intimité particulière avec Jésus, le rendant par là-même plus

proche et plus intime à nous aussi.
Bien qu’estimant et appréciant les travaux de versification du type des
psautiers d’autrefois, j’ai voulu être plus concis et proche du texte
d’origine.
Le défi étant d’y parvenir respectant tout d’abord le fond théologique et
doctrinal de l’évangile, et ensuite une forme poétique assez rigoureuse ;
soit :
-
Des alexandrins (12 pieds) ;
-
Une coupure à l’hémistiche pour un rythme 6/6 (sauf si le texte

d’origine devait à mes yeux être absolument respecté et parfois

aboutir ainsi à des alexandrins de type 4/4/4 ou 5/7 ou 7/5 ;

mais cela reste exceptionnel) ;
-
Le choix des rimes accolées de type AA/BB, assez riches, mais

sans lourdeur.
Au-delà de toute appréciation de la forme littéraire ou poétique, mon vœu
est que le Lecteur se laisse toucher par le message d’amour et de salut
intrinsèque à l’évangile de Jésus-Christ.
Hervé Bijon




PRÉFACE

Jean se définit lui-même « le disciple que Jésus aimait ». Il avait été témoin plus que beaucoup d’autres des côtés plus secrets de la vie et du caractère de
Jésus. Il était le plus jeune des disciples : il en devint aussi le plus âgé. C’est à
sa vieillesse qu’il écrit son récit de la vie de Jésus, le dernier évangile à avoir
été rédigé par les témoins oculaires. Il est très différent des trois autres : comme si, suite à ces trois premiers témoignages de l’œuvre de Jésus, Dieu
avait voulu nous dévoiler les profondeurs de son cœur.
Jésus introduit Jean dans l’intimité de son âme : ainsi, celui-ci put par la suite
en partager les richesses nous permettant d’y accéder à notre tour. Son
évangile nous transporte au-delà du temps et des choses, nous introduisant
dans le mystère de l’amour de Dieu, dans l’identité du Père, et jusque dans la
gloire éternelle. Il incarne l’infini sous nos yeux, nous invitant à le rejoindre
par la simple décision de marcher sincèrement à sa suite.
Il délivre un message qui non seulement demande à être sondé, mais qui
sonde ceux qui s’y confrontent : la Parole Créatrice faite chair en Jésus-Christ,
nous a rejoint. Nous révélant le Fils de Dieu sous les traits du Fils de
l’Homme, cette Parole nous révèle à nous-mêmes : expérience à ne pas
manquer par-dessus toute autre, véritable rendez-vous avec la Vie Éternelle
qui, d’après le témoignage de Jean, c’est le Fils de Dieu lui-même, qui veut faire de chacun de nous un enfant d’adoption à son Père.
C’est à une telle expérience que l’Auteur nous convie : par ses vers, il nous renvoie au défi du « viens et vois » que Jésus adressait à ceux qui cherchaient à le connaître. Ce grand travail mérite le détour – et l’effort de s’y aventurer jusqu’au bout – car il nous amène à un émerveillement de plus en plus
profond, et par étapes…
Nous vivrons d’abord l’arrivée sur scène de Jésus le Messie, annoncé de Jean
Baptiste qui le présenta au peuple qui l’attendait. Comme ses contemporains,
nous le découvrirons dans ses actes, ses paroles, ses silences, admirant la
perfection de son caractère, tout en nous étonnant de l’opposition d’un
monde opaque à un tel éclat de vérité et d’amour, qui ne sut reconnaître en
Christ celui qui venait le sauver. Nous en vivrons les inquiétudes croissantes, à
mesure qu’il approchait de la fin de sa vie terrestre, quand la croix
commençait à dresser son ombre devant lui, jusqu’à l’épreuve suprême de
l’abandon et de la mort – ce rendez-vous avec le Mal que Jésus avait défini « la
nuit », à l’heure « du pouvoir des ténèbres ».
Nous participerons ainsi à la préparation à son départ, quand après la dernière Pâque Jésus fit ses adieux à ses disciples avec une tendresse qui
n’était pas de ce monde, avant d’être confronté à l’épreuve suprême qu’il
traversa seul – ayant d’abord pris soin de les écarter du danger et leur ayant
donné rendez-vous au-delà de la mort.
Nous assisterons enfin à son réveil glorieux au matin de la résurrection, dans
l’intimité d’un cimetière ensoleillé où seule la mort était restée dans la tombe.
Puisque tout était désormais accompli la vie éternelle pouvait commencer ici-
bas, dans l’intimité des siens d’abord, puis par cercles concentriques jusqu’aux
extrémités du temps et du monde.
L’œuvre se conclut sans se terminer : le récit s’achève dans l’ouverture
d’autres livres, ceux qu’il nous incombe à nous d’écrire, ces suites destinées à «
remplir le monde » comme affirme le dernier verset, écrites par chacun dans
l’effort quotidien de le suivre. Même le but de l’œuvre est établi : « ces choses
ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et
qu’en croyant vous ayez la vie en son nom » (Jean 20.31).
Que telle soit aussi la fonction de cet ouvrage, véritable chant composé à la
gloire de Celui « qui donne la vie éternelle à quiconque croit en Lui » (Jean 3.16 ; 6.47 ; 17.2).

Erik Benevolo





REMERCIEMENTS

Je tiens à remercier mon épouse Esther, qui, tout au long de la mise au point
de cet ouvrage, m'a exprimé ses critique judicieuses sans lesquelles ce travail
n'aurait jamais été aussi abouti.
Ma Belle-mère Fernande Lenta, décédée depuis, qui a apprécié ces textes
jusqu'au bout et qui a représenté un encouragement constant.
Roseline Plane, amie de la littérature, qui, motivée par le projet, s'est
attachée à perfectionner la musicalité du texte de la plupart des chapitres.
Michel Parpère, professeur de lettres classiques, pour ses conseils sur la
bibliographie en particulier.
Erik Benevolo, pour son appréciation, sa préface et son appui informatique.
Didier Arnold, lui-même poète, qui m'a orienté sur un choix d'éditeurs.
Enfin je suis reconnaissant à tous les parents et amis qui, lorsqu'ils ont partagé
quelques aperçus de cette versification, m'ont poussé par leur enthousiasme à
l'achever.
Par-dessus tout, je remercie Dieu qui inspire ceux qui veulent proclamer, par
les moyens qu’il leur donne, la gloire de la « Parole qui a été faite chair ».

Hervé Bijon





Evangile selon Jean
Versifié d'après la version SEGOND revue 1975

« Je ne peux de moi-même exprimer ce langage,
Et c'est le Père en moi , qui fait tout cet ouvrage »

Jean 14 v 10 versifié.

« Je dis : Mon oeuvre est pour le Roi !
Que ma langue soit comme la plume d'un habile écrivain ! »

Psaume 45 v 2

Chapitre 1 : ( version Segond d'origine )

V1 : Au commencement était la Parole,

Et la parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu .
V2 : Elle était au commencement avec Dieu.

V3 : Toutes choses ont été faites par elle,

Et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle.
V4 : En elle était la vie, et la vie était

La lumière des hommes.

V5 : La lumière luit dans les ténèbres,

Et les ténèbres ne l'ont point reçue.

V6 : Il y eut un homme envoyé de Dieu :

Son nom était Jean.
V7 : Il vint pour servir de témoin,

Pour rendre témoignage à la lumière,

Afin que tous croient par lui.
V8 : Il n'était pas la lumière, mais il parut

Pour rendre témoignage à la lumière.
V9 : Cette lumière était la véritable lumière,

Qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme.

10
Chapitre 1 :

La Parole était là, précédant toute chose,
Et ce Verbe éternel, dont le Père dispose
Etait tout à la fois son fidèle instrument
Et son être divin, dès le commencement.

Il est le fondement de notre création
Et rien ne serait fait sans son intervention.
Il détenait la Vie, la vraie source féconde
Qui devait rejaillir en éclairant le monde.

Au sein des lieux obscurs, la lumière sereine
Désire refouler les ténèbres et la haine,
Mais dans ses errements, l'obscurité des hommes
Ne l'a point accueillie, se croyant autonome.

Alors un envoyé, fidèle et diligent,
Fut distingué par Dieu : il se dénommait Jean.
Il vint comme témoin de l'effet salutaire
Porté par la lumière aux confins de la Terre.

Par lui se lèverait la clarté de la foi ;
Sans être la Lumière, il en montra la voie ;
Flambeau de vérité pour toutes les nations
Aveugles quant au jour de sa visitation.

11

V10 : Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle,

Et le monde ne l'a point connue.
V11 : Elle est venue chez les siens, et les siens ne l'ont point reçue.
V12 : Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom,

Elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu,

Lesquels sont nés,
V13 : non du sang, ni de la volonté de la chair,

Ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu.

V14 : Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous ,

Pleine de grâce et de vérité ;

Et nous avons contemplé sa gloire, une gloire

Comme la gloire du Fils unique venu du Père.

V15 : Jean lui a rendu témoignage,

Et s'est écrié : C'est celui dont j'ai dit :

Celui qui vient après moi m'a précédé,

Car il était avant moi.

V16 : Et nous avons tous reçu de sa plénitude,

Et grâce pour grâce ;
V17 : car la loi a été donnée par Moïse,

La grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

12

La source de la vie est venue chez les siens,
Et ses propres enfants ne l'ont tenue pour rien ;
Mais à ceux qui l'accueillent et qui croient en son Nom,
Lui préférant de loin toute gloire ou renom,

Elle offre le pouvoir de naître enfants de Dieu,
Les quels se voient conçus par son vouloir radieux
Plutôt que par le sang ou par la volonté
De l'homme et de la chair que lie la vanité.

Le Verbe s'est fait chair, habitant parmi nous,
Rempli de vérité, éteignant le courroux ;
Et tous nous avons pu contempler librement
La gloire de son Fils dans cet abaissement.

Alors, Jean, le voyant, lui rendit témoignage,
Proclamant haut et fort qu'au-delà de tout âge,
Celui qui s'approchait, semblant lui succéder,
L'avait depuis longtemps largement précédé.

Il vint pour nous offrir jusqu'à sa plénitude
Et puis grâce sur grâce en sa sollicitude ;
Car le don de la loi nous vient bien de Moïse,
Mais grâce et vérité, par Christ nous sont acquises.

13

V18 : Personne n'a jamais vu Dieu ; Dieu le Fils unique,

Qui est dans le sein du Père, est celui qui l'a fait connaître.
V19 : Voici le témoignage de Jean, lorsque les juifs envoyèrent

De Jérusalem des sacrificateurs

Et des lévites, pour lui demander : Toi, qui es-tu ?
V20 : Il déclara et sans restriction, il affirma

Qu'il n'était pas le Christ.

V21 : Et ils lui demandèrent : Quoi donc ?

Es-tu Elie ? Et il dit : je ne le suis point.

Es-tu le prophète ?

Et il répondit : Non.

V22 : Ils lui dirent alors :

Qui es-tu ? Afin que nous donnions

Une réponse à ceux qui nous ont envoyés.

Que dis-tu de toi-même ?

V23 : Moi, dit-il, je suis la voix

De celui qui crie dans le désert :

Aplanissez le chemin du Seigneur,

Comme a dit Esaïe, le prophète.

14

Nul n'a jamais vu Dieu, mais Dieu le Fils unique

Révèle de son sein sa Face véridique.

C'est ce qu'affirma Jean, quand la délégation

Des maîtres de la loi montra sa suspicion.

Depuis Jérusalem, des sacrificateurs,

Des lévites aussi, furent inquisiteurs.

Prié de se nommer par ses protagonistes,

Sans réserve il leur dit qu'il n'était pas le Christ.

Mais ils dirent encor : « Réponds-nous sans détours !

Elie, des lieux célestes, est-il donc de retour ?

Ou alors, serais-tu le Prophète attendu ? »

Et il répondit ; « Non ! Cela n'est point mon dû ! »

Ils insistèrent donc : « Que dis-tu de toi-même ?

Vas-tu nous révéler la clé de ce problème ?

Afin que nous fassions reconnaître tes voies

Et ton autorité à ceux qui nous envoient. »

« Moi », leur déclara-t-il, « Je ne suis que la Voix

De Celui qui vous crie, dans ce désert sans foi :

« Venez donc aplanir le chemin du Seigneur,

Comme Esaïe l'a dit, prophétisant son heure. »

15

V24 : Ceux qui avaient été envoyés étaient des pharisiens.
V25 : Ils lui posèrent encore cette question :

Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es pas le Christ,

Ni Elie, ni le prophète ?

V26 : Jean leur répondit : Moi, je baptise d'eau,

Mais au milieu de vous il y a quelqu'un

Que vous ne connaissez pas, qui vient après moi ;
V27 : Je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers.

V28 : Ces choses se passèrent à Béthanie,

Au-delà du Jourdain,

Où Jean baptisait.
V29 : Le lendemain, il vit Jésus venant à lui,

Et il dit : Voici l'Agneau de Dieu,

Qui ôte le péché du monde.
V30 : C'est celui dont j'ai dit : Après moi vient un homme

Qui m'a précédé, car il était avant moi.

V31 : Je ne le connaissais pas, mais c'est afin qu'il soit

Manifesté à Israël que je suis venu baptiser d'eau.
V32 : Jean rendit ce témoignage :

J'ai vu l'Esprit descendre du ciel

16

Or tous ces émissaires étaient des pharisiens.
Ils lui dirent aussi, se voulant logiciens :
« Si tu n'es pas le Christ, pourquoi donc baptiser ?
Du prophète ou d'Elie, ce fut plus avisé ! »

Et Jean leur répondit : « Moi, je baptise d'eau,
Mais parmi vous se trouve un disciple nouveau ;
Il ne peut, méconnu, vous être familier,
Mais je n'oserais pas délacer ses souliers. »

Ces choses se passèrent au lieu dit Béthanie,
Au-delà du Jourdain, d'où son oeuvre bénie
Déversait le pardon, comme au désert la pluie.
Et c'est le lendemain que Jésus vint à lui.

Alors il proclama : « Voici l'Agneau de Dieu
Qui ôte le péché de notre monde odieux ;
C'est l'homme dont j'ai dit, que tout juste avancé,
Il était avant moi, car il m'a devancé.

Il m'était inconnu, mais c'est ma vocation,
De le manifester à son peuple de Sion ;
Et je peux témoigner qu'à son baptême d'eau,
J'ai pu voir l'Esprit Saint nous visiter d'en haut.

17

Comme une colombe

Et s'arrêter sur lui.
V33 : Je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé

Baptiser d'eau m'a dit :

Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et s'arrêter,

C'est celui qui baptise du Saint Esprit.
V34 : Et j'ai vu, et j'ai rendu

Témoignage qu'il est le Fils de Dieu.

V35 : Le lendemain, Jean était encore là,

Avec deux de ses disciples ;
V36 : Et, ayant regardé Jésus qui passait,

Il dit : Voilà l'Agneau de Dieu.

V37 : Les deux disciples l'entendirent prononcer ces paroles,

Et ils suivirent Jésus.
V38 : Jésus se retourna, et voyant qu'ils le suivaient, il leur dit :

Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi (cad Maître),

Où demeures-tu ?
V39 : Venez, leur dit-il, et voyez.

Ils allèrent, et ils virent où il demeurait ;

Et ils restèrent auprès de lui

Ce jour-là. C'était environ la dixième heure ;

18

Oui je l'ai vu descendre et s'arrêter sur Lui,
Ainsi qu'une colombe arrive sans un bruit.
Il m'était inconnu, mais celui qui m'envoie
Pour baptiser ces gens , m'avait tracé la voie.

« Celui sur qui tu vois mon Souffle se figer,
C'est dans le Saint Esprit qu'il peut vous immerger. »
« Ce signe prodigieux, l'ayant vu de mes yeux,
J'ai pu vous témoigner qu'il est le Fils de Dieu ! »

Or Jean, le lendemain, était en compagnie
D'un couple de disciples en vue de Béthanie,
Et regardant Jésus cheminer en ces lieux,
Le désigna et dit : « Voici l'Agneau de Dieu ! »

Ces hommes, à ces mots, suivirent son errance.
Jésus se retourna, voyant leur insistance,
Et il leur demanda : « Quelle est donc votre attente ? »
Ils lui dirent : « Rabbi, où se dresse ta tente ? »

« Venez donc et voyez quel est mon logement. »
Tous deux firent ainsi, dans leur attachement,
Passant auprès de lui dans son humble demeure
Une journée bénie , depuis la dixième heure.

19

V40 : André, frère de Simon-Pierre, était l'un des deux qui avaient entendu

Les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus,
V41 : Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit:

Nous avons trouvé le Messie (ce qui signifie Christ).
V42 : Et il le conduisit vers Jésus.
Jésus, l'ayant regardé, dit : tu es Simon, fils de Jonas
Tu seras appelé Céphas (ce qui signifie Pierre).
V43 : Le lendemain, Jésus voulut se rendre en Galilée,
Et il rencontra Philippe.

Il lui dit : Suis-moi.
V44 : Philippe était de Bethsaïda,
De la ville d'André et de Pierre.

V45 : Philippe rencontra Nathanaël,
Et lui dit : Nous avons trouvé
Celui de qui Moïse a écrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé,
Jésus de Nazareth, fils de Joseph,

V46 : Nathanaël lui dit : peut-il venir de Nazareth
Quelque chose de bon ?
Philippe lui répondit : Viens,
Et vois.

20

Des deux, ce fut André, parent de Simon-Pierre,
Qui croisa le premier la route de son frère,
Et qui, lui déclarant, connaître de visu
Le vrai Christ, le Messie, l'emmena vers Jésus.

Le Seigneur donc lui dit : « Simon, fils de Jonas,
Je t'ai bien observé, ton nom sera Céphas. »
Allant en Galilée, c'est dès le lendemain,
Que Philippe était là, sur le même chemin.

C'est de cette façon que Jésus l'aborda
Et lui dit : « Viens, suis-moi, laisse au loin Bethsaïda,
Ne te retourne pas ; comme Pierre et André,
Qui marchent sur mes pas, l'ont fait de leur plein gré. »

Philippe rencontra le juif Nathanaël
Et lui dit avoir vu le Sauveur d'Israël,
Celui qu'ont annoncé Moïse et les prophètes ;
« C'est le fils de Joseph, Jésus de Nazareth ! »

Mais son ami lui dit : « Peut-il de cette terre
Venir quoi que ce soit de bon, de salutaire ? »
Philippe répondit : « Tu vas devoir me suivre,
Et alors, tu pourras, de tes yeux, le voir vivre. »

21

V47 : Jésus, voyant venir à lui Nathanaël, dit de lui :
Voici vraiment un israélite, dans lequel il n'y a point de fraude.
V48 : D'où me connais-tu ? Lui dit Nathanaël.
Jésus lui répondit : Avant que Philippe t'appelle,

Quand tu étais sous le figuier, Je t'ai vu.
V49 : Nathanaël répondit et lui dit : Rabbi,
Tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'Israël.

V50 : Jésus lui répondit : Parce que je t'ai dit
Que je t'ai vu sous le figuier, tu crois ;
Tu verras de plus grandes choses que celles-ci.

V51 : Et il lui dit : En vérité, en vérité,
Vous verrez désormais le ciel ouvert
Et les anges de Dieu

Monter et descendre au-dessus du Fils de l'homme.

22

Le Seigneur dit de lui, le voyant s'approcher :
« C'est un fils d'Israël en qui rien n'est caché ! »
« Et d'où me connais-tu ? » lui dit Nathanaël.
Jésus lui répondit : « Bien avant cet appel

De ton ami Philippe, alors je te voyais
T'étendre et reposer à l'ombre du figuier. »
« En vérité, Rabbi, » lui dit Nathanaël,
« Tu es le Fils de Dieu et le Roi d'Israël ! »

Mais le Seigneur lui dit : « Ta foi s'est éveillée
Quand je t'ai révélé te voir sous le figuier ;
C'est pour toi, dès ce jour, une oeuvre mystérieuse,
Mais tu verras bientôt des choses plus glorieuses. »

« Amen ! En vérité, depuis le ciel ouvert,
Vos yeux se porteront sur un autre univers
Et verront désormais, les anges que Dieu nomme
S'élever et descendre auprès du Fils de l'Homme. »

23

Chapitre 2 : ( version Segond d'origine )

V1 : Trois jours après, il y eut des noces à Cana en Galilée.

La mère de Jésus était là,
V2 : et Jésus fut aussi invité aux noces avec ses disciples.
V3 : Le vin ayant manqué la mère de Jésus lui dit : Ils n'ont plus de vin.

V4 : Jésus lui répondit : Femme , qu'y a-t-il entre moi et toi ?

Mon heure n'est pas encore venue.
V5 : Sa mère dit aux serviteurs :

Faites ce qu'il vous dira,

V6 : Or, il y avait là six vases de pierre,

Destinés aux purifications des Juifs,

Et contenant chacun deux ou trois mesures.

Jésus leur dit; Remplissez d'eau ces vases,

Et ils les remplirent jusqu'au bord.
V8 : Puisez maintenant, Leur dit-il, et apportez.-en

A l'ordonnateur du repas.

Et ils lui en apportèrent,

V9 : Quand l'ordonnateur du repas eut goûté l'eau changée en vin,

Ne sachant d'où venait ce vin,

Tandis que les serviteurs, qui avaient puisé l'eau, le savaient bien,

ll appela l'époux,

24
Chapitre 2 :

Trois jours après cela ; ce fut en Galilée,
Qu'aux noces de cana, Marie fut appelée.
Tout comme ses disciples, on invita son fils,
Et sa mère lui dit : « Le vin manque à l'office ».

Jésus lui répondit : « Femme quel est ton voeu ?
Mon temps n'est pas venu pour être glorieux ! »
Marie, sans l'écouter, prescrit aux serviteurs
De lui être soumis comme à leur régisseur.

Or il y avait là, six grands vases de pierre,
Mis pour les ablutions qui leur sont coutumières.
Ils contenaient chacun de deux à trois mesures
Et le Seigneur leur dit : « Remplissez-les d'eau pure ».

Quand tous les récipients furent pleins jusqu'au bord,
Il leur dit de puiser et de servir d'abord
Celui sur qui pesait la charge du banquet
Et pour qui tout restait encore à expliquer,

Alors ayant goûté cette eau changée en vin,
Et cherchant d'où venait un breuvage aussi fin, -
" Qui pour les serviteurs, n'était plus un secret "
Il rendit à l'époux des hommages discrets.

25

V10 : et il lui dit : Tout homme
Sert d'abord le bon vin, puis le moins bon
Après qu'on s'est enivré ; toi,
Tu as gardé le bon vin jusqu'à présent.

V11 : Tel fut, à Cana en Galilée, le premier
Des miracles que fit Jésus.
Il manifesta sa gloire,
Et ses disciples crurent en lui.

V12 : Après cela, il descendit
A Capernaüm,
Avec sa mère, ses frères et ses disciples,
Et ils n'y demeurèrent que peu de jours.

V13 : La Pâque des Juifs était proche ;
Et Jésus monta à Jérusalem
V14 : Il trouva dans le temple les vendeurs
De boeufs, de brebis et de pigeons, et les changeurs assis.

V15 : Ayant fait un fouet avec des cordes,
Il les chassa tous du temple, ainsi que les brebis et les boeufs ;

Il dispersa la monnaie des changeurs et renversa les tables ;

26

« Tout homme », lui dit-il, « Tant qu'on peut l'apprécier,
Sert d'abord le bon vin, puis vient le plus grossier
Quand on s'est enivré ; mais toi décidément,
Tu gardes le meilleur jusqu'au dernier moment ! »

Cana de Galilée fut ainsi le berceau
Des miracles produits par le Fils du Très-Haut.
Ce prodige, dès-lors, manifesta sa gloire
Et ses disciples, donc, commencèrent à croire.

Après cela, Jésus, descendit de Cana
Jusqu'à Capernaüm, mais il n'y séjourna,
Lui, sa mère et ses frères, ainsi que ses disciples,
Qu'une poignée de jours et reprit son périple.

Gagner Jérusalem était son objectif,
Car le temps s'approchait de la Pâque des Juifs.
Mais le temple était plein de tout un ramassis
De bestiaux, de pigeons, et de changeurs assis.

Ayant fait un fouet de cordages noueux,
Il les expulsa tous, avec brebis et boeufs ;
Dispersant la monnaie et renversant les tables,
Pour ôter des Saints Lieux ce trafic haïssable.

27

V16 : et il dit aux vendeurs de pigeons :
Otez cela d'ici,
Ne faites pas de
La maison de mon Père une maison de trafic.

V17 : Ses disciples se souvinrent

Qu'il est écrit :
Le zèle de ta maison me dévore.
V18 : Les Juifs, prenant la parole,

Lui dirent : Quel miracle
Nous montres-tu, pour agir de la sorte ?
V19 : Jésus leur répondit : Détruisez ce temple,

Et en trois jours je le relèverai.

V20 : Les juifs dirent : Il a fallu
Quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi,
En trois jours tu le relèveras !
V21 : Mais il parlait du temple de son corps.

V22 : C'est pourquoi, lorsqu'il fut ressuscité des morts, ses disciples

Se souvinrent qu'il avait dit cela,

Et ils crurent à l'Ecriture

Et à la parole que Jésus avait dite.

28

Aux vendeurs de pigeons, il fit ce commentaire :
« Je veux que vous ôtiez ces bancs, ces éventaires,
Pour ne pas transformer, avec ces volatiles,
La Maison de mon Père en un lieu mercantile. »

Ses amis à ces mots, se souvinrent alors,
De ces termes d'un psaume évoquant ce temps fort :
« Pour ta Sainte Maison, mon zèle est dévorant ».
Mais les juifs discutaient, tout en le dénigrant.

Ils lui dirent, narquois, « Quel genre de miracle
Veux-tu donc nous montrer à travers ce spectacle ? »
« Détruisez ce temple », leur dit alors le Maître,
« Trois jours me suffiront pour le faire renaître ».

« Il fallut », dirent-ils, « pour enfin l'achever,
Quarante-six années ; mais pour le relever,
Trois petites journées te conviendraient encor ! »
Mais le Seigneur parlait du temple de son corps.

Aussi, les disciples, à sa résurrection,
Se souvinrent alors, qu'il avait fait mention
De cet évènement, et désormais ils crurent
A ce qu'il annonçait selon les Ecritures.

29

V23 : Pendant que Jésus était à Jérusalem,
A la fête de Pâque,
Plusieurs crurent en son nom,
Voyant les miracles qu'il faisait.

V24 : Mais Jésus ne se fiait point à eux, parce qu'il les connaissait tous,
V25 : et parce qu'il n'avait pas besoin
Qu'on lui rende témoignage d'aucun homme ;
Car il savait lui-même ce qui était dans l'homme.

30

Le séjour que Jésus fit à Jérusalem
Avait l'air d'une Pâque affranchie de problèmes ;
Or de voir ses miracles établit son renom
Dans l'esprit de plusieurs qui crurent en son Nom.

Mais il les connaissait, pour n'être pas fiables,
Et n'aurait pas voulu leur être redevable.
Il n'avait pas besoin d'un témoignage humain,
Car lui-même savait combien le cœur est vain.

31
Chapitre 3 : (Version Segond d'origine)

V1 : Mais il y eut un homme d'entre les pharisiens, nommé Nicodème,

Un chef des Juifs,
V2 : qui vint, lui, auprès de Jésus, de nuit, et lui dit : Rabbi, nous savons

Que tu es un docteur venu de Dieu ; car personne ne peut faire

Ces miracles que tu fais, si Dieu n'est avec lui.
V3 : Jésus lui répondit : En vérité, en vérité,
Je te le dis, si un homme ne naît de nouveau,
Il ne peut voir le royaume de Dieu.

V4 : Nicodème lui dit : Comment un homme

Peut-il naître quand il est vieux ?
Peut-il entrer dans le sein de sa mère
Et naître ?

V5 : Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis,

Si un homme ne naît d'eau et d'Esprit,
Il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.

V6 : Ce qui est né de la chair est chair,
Et ce qui est né de l'Esprit est esprit.
V7 : Ne t'étonne pas que je t'aie dit :
Il faut que vous naissiez de nouveau.

32
Chapitre 3 :

Nicodème arriva, pharisien de haut rang,
Qui l'approcha de nuit, tout comme en conspirant,
Pour lui dire : « Rabbi, ta doctrine est divine,
Car tes miracles n'ont que Dieu pour origine ».

Jésus lui répondit : « Amen ! En vérité,
Je te l'affirme ici, nul ne peut hériter,
Ni même contempler le royaume des cieux
Sans être devenu un nouveau-né de Dieu ».

Nicodème lui dit : « Un homme bien âgé
Peut-il être un enfant qui doit être langé ?
Ou doit-il retourner dans le sein maternel
Et retrouver ainsi sa forme originelle ? »

Jésus lui répéta : « Amen ! En vérité,
Le vieil homme ne peut avoir l'autorité
De fouler les parvis du Royaume d'en haut,
Sans que d'eau et d'Esprit, il ne naisse à nouveau.

Ce qui naît de la chair restera bien charnel,
Mais le fruit de l'Esprit sera spirituel.
Ne sois pas étonné si je t'ai dit tout haut
Que l'homme naturel doit naître de nouveau.

33

V8 : Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit ;

Mais tu ne sais d'où il vient, ni où il va.
Il en est ainsi de tout homme qui est né de l'Esprit.
V9 : Nicodème lui dit : Comment cela peut-il se faire ?

V10 : Jésus lui répondit : Tu es le docteur d'Israël,

Et tu ne sais pas ces choses !
V11 : En vérité, en vérité, je te le dis, nous disons ce que nous savons,

Et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu ;

Et vous ne recevez pas notre témoignage.
V12 : Si vous ne croyez pas quand je vous ai parlé des choses terrestres,

Comment croirez-vous quand je vous parlerai

Des choses célestes ?

V13 : Personne n'est monté au ciel,
Si ce n'est celui qui est descendu du ciel,
Le Fils de l'homme
Qui est dans le ciel.

V14 : Et comme Moïse éleva le serpent

Dans le désert,
Il faut de même que le Fils de l'homme soit élevé,
V15 : afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle.

34

Le vent souffle où il veut, et tu l'entends gronder ;
Mais tous ses va-et-vient, tu ne peux les sonder.
L'homme né de l'Esprit, n'est pas plus prévisible. »
Nicodème lui dit : « Comment est-ce possible ? »

Jésus lui répondit : « Le docteur d'Israël
Serait-il ignorant des principes du Ciel ?
Oui ! C'est en vérité, que notre témoignage
A pour base la vue, et le vécu pour gage.

Vous réfutez hélas, notre déclaration,
Et si tout mon discours, dans cette dimension
N'est pas déjà perçu, vous aurez sans conteste
Un rejet radical pour les choses célestes.

Personne, jusqu'au ciel, ne s'est jamais rendu,
Si ce n'est Celui-là, qui en est descendu,
Car s'il est appelé du nom de Fils de l'homme,
Le bienheureux séjour est déjà son royaume.

Et tout comme Moïse éleva le serpent
Pour sauver au désert les âmes en suspens,
Le Seigneur connaîtra cette place cruelle

Pour que tous ses disciples aient la vie éternelle.

35

V16 : Car Dieu a tant aimé le monde
Qu'il a donné son Fils unique,
Afin que quiconque croit en lui
Ne périsse point , mais qu'il ait la vie éternelle.

V17 : Dieu, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde
Pour qu'il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.
V18 : Celui qui croit en lui n'est point jugé ;
Mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru
Au nom du Fils unique de Dieu.
V19 : Et ce jugement c'est que,
La lumière étant venue dans le monde,
Les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière,
Parce que leurs oeuvres étaient mauvaises.

V20 : Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point

A la lumière, de peur que ses oeuvres ne soient dévoilées ;
V21 : mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière,

Afin que ses oeuvres soient manifestées,

Parce qu'elles sont faites en Dieu.
V22 : Après cela, Jésus, accompagné de ses disciples,

Se rendit dans la terre de Judée ;
Et là il demeurait avec eux,
Et il baptisait.

36

Car Dieu a tant aimé le monde et ses nations
Que de son Fils unique il fait la donation,
Afin que quiconque croit en lui, désormais,
Plutôt que de périr, ait la vie à jamais.

C'est ainsi que le Fils est venu sur la terre
Remplacer son arrêt par un don salutaire.
Celui qui croit en lui, son jugement s'efface,
Mais il pèse sur ceux qui détournent la face.

Leur propre châtiment, c'est d'avoir préféré
Les ténèbres épaisses, occultant les secrets,
A la douce lumière offerte à notre monde ;
C'est que les malfaisants n'aiment pas qu'on les sonde.

Quiconque fait le mal déteste la lumière,
Et ne vient point au jour de peur qu'on le repère ;
Mais l'homme véritable agira sous nos yeux,
Pour bien manifester ses oeuvres selon Dieu. »

Après cela, Jésus, s'en alla résider
Avec tous ses disciples en terre de Judée ;
Et là, il baptisait, dans la province même
Où s'était placé Jean pour ses propres baptêmes.

37

V23 : Jean aussi baptisait à Enon ; près de Salim,

Parce qu'il y avait là beaucoup d'eau ;

Et on y venait pour être baptisé.
V24 : Car Jean n'avait pas encore été mis en prison.

V25 : Or, il s'éleva de la part des disciples de Jean une dispute

Avec un Juif touchant la purification.
V26 : Ils vinrent trouver Jean et lui dirent : Rabbi,

Celui qui était avec toi au-delà du Jourdain,

Et à qui tu as rendu témoignage,
Voici, il baptise, et tous vont à lui.
V27 : Jean répondit : Un homme ne peut recevoir

Que ce qui lui a été donné du ciel.

V28 : Vous-mêmes m'êtes témoins que j'ai dit :
Je ne suis pas le Christ, mais j'ai été envoyé devant lui.
V29 : Celui à qui appartient l'épouse, c'est l'époux ;

Mais l'ami de l'époux,

Qui se tient là et qui l'entend,
Eprouve une grande joie à cause de la voix de l'époux ;
Aussi cette joie qui est mienne, est parfaite.
V30 : Il faut qu'il croisse et que je diminue.

38

C'était près de Salim, au village d'Enon,
Que l'abondance d'eau, permettait l'immersion.
Jean s'offrait tout entier à cette activité,
Avant d'être plongé dans la captivité.

Or un juif discuta, dans une altercation,
De leur place, touchant la purification.
Les siens dirent à Jean : « Maître il y eut soudain
Cet étrange jeune homme, au-delà du Jourdain ;

Et par ton témoignage il reçut un appui,
Mais voici qu'il baptise et que tous vont à lui... »
Le prophète leur dit : « On ne peut rien avoir
Sans que le ciel même en donne le pouvoir.

Rappelez-vous ces mots, lorsqu'on m'interrogeait :
Je ne suis pas le Christ, rien que son messager !
L'Epouse n'appartient qu'au véritable Epoux,
Mais son fidèle ami, ne peut être jaloux.

Il veut se réjouir d'être simplement là,
Et d'entendre sa voix, qui vibre avec éclat.
Cette parfaite joie m'est désormais connue,
Mais il faudra qu'il croisse et que je diminue.

39

V31 : Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tous ;
Celui qui est de la terre est de la terre,
Et il parle comme étant de la terre, celui qui vient du ciel
Est au-dessus de tous.
V32 : Il rend témoignage de ce qu'il a vu et entendu,

Et personne ne reçoit son témoignage.
V33 : Celui qui a reçu son témoignage a certifié que Dieu est vrai ;
V34 : car celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu,

Parce que Dieu ne lui donne pas l'Esprit avec mesure.

V35 : Le Père aime le Fils, et il a remis toute chose entre ses mains.
V36 : Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ;
Celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie,
Mais la colère de Dieu demeure sur lui.

40

Celui qui vient d'en haut est au-dessus du monde,
Et l'homme d'ici-bas, c'est la terre qu'il sonde.
Sa parole est restreinte, alors que le Céleste
Exprime son vécu ; mais chacun le conteste.

Celui qui a reçu son juste témoignage,
Vous certifie que Dieu, reste vrai d'âge en âge.
Son Envoyé transmet tout ce qu'il a appris,
Car l'Eternel lui donne abondance d'Esprit.

Le Père aime le Fils et lui a tout remis ;
Celui qui croit en lui, est aussitôt promis
A la vie éternelle, alors que rien n'éclaire

Les jours de l'incrédule, objet de sa colère. »

41
Chapitre 4 : (Version Segond d'origine)

V1 : Le Seigneur sut que les pharisiens avaient appris

Qu'il faisait et baptisait plus de disciples que Jean.
V2 : Toutefois Jésus ne baptisait pas lui-même,

Mais c'étaient ses disciples.
V3 : Alors il quitta la Judée, et retourna en Galilée.
V4 : Comme il fallait qu'il passe par la Samarie,
V5 : il arriva dans une ville de Samarie nommée Sychar,
Près du champ que Jacob avait donné à Joseph son fils.
V6 : Là se trouvait le puits de Jacob.
Jésus, fatigué du voyage, était assis au bord du puits.
C'était environ la sixième heure.
V7 : Une femme de Samarie vint puiser de l'eau.

Jésus lui dit : Donne-moi à boire.

V8 : Car ses disciples étaient allés à la ville

Pour acheter des vivres.
V9 : La femme samaritaine lui dit : Comment toi, qui es Juif,

Me demandes-tu à boire,

A moi qui suis une femme samaritaine ?
Les Juifs, en effet, n'ont pas de relations
Avec les samaritains.

42
Chapitre 4 :

Les pharisiens virent, qu'en Jésus, les baptêmes,
Excédaient ceux de Jean. Christ apprit le problème,
Et pour la Galilée, il voulut déloger ;
Alors qu'il se gardait, lui-même d'immerger.

Ce fut en Samarie, qu'il parvint à Sychar,
Près du champ que Joseph reçut en juste part
De son père Jacob ; et son puits était là.
Fatigué du parcours, Jésus s'y installa.

Près de la sixième heure, une Samaritaine
Vint emplir son amphore à l'antique fontaine.
Jésus lui dit alors : « Veux-tu m'offrir à boire ? »
Car il se trouvait seul et sans nul accessoire.

Tandis que ses disciples étaient tous à la ville
Pour chercher des vivres ; la femme volubile
Osa lui demander : « Dis-moi pour quel motif
Tu demandes mon aide, alors que tu es Juif ;

Les gens de ton peuple n'ont pas de relations
Avec la Samarie, et toi, sans aversion,
Tu voudrais que mes mains, puisent et te désaltèrent,
Même si je ne suis qu'une pauvre étrangère. »

43

44

45

V10 : Jésus lui répondit : Si tu connaissais
Le don de Dieu et qui est celui qui te dit :
Donne-moi à boire ! tu lui aurais toi-même demandé à boire,
Et il t'aurait donné de l'eau vive.

V11 : Seigneur, lui dit la femme tu n'as rien pour puiser,
Et le puits est profond ; d'où aurais-tu donc cette eau vive ?
V12 : Es-tu plus grand que notre père Jacob,

Qui nous a donné ce puits,

Et qui en a bu lui-même,
Ainsi que ses fils et ses troupeaux ?

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