Expérimenter la puissance de Dieu
296 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Expérimenter la puissance de Dieu

-

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus
296 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Description

Une compilation de six livres clés de Derek Prince: =L’échange divin =Comment passer de la malédiction à la bénédiction =Le flacon du médicament de Dieu =Le Saint-Esprit en vous =Le combat spirituel =Cours d’Étude Autodidactique de la Bible Avec guide d’étude pour chaque livre, et réponses. Vous allez: Apprendre à reconnaître les malédictions éventuelles dans votre vie et les briser pour entrer dans la pleine bénédiction de Dieu *Avoir une base solide dans tous les aspects de la vie chrétienne *Apprendre à appliquer la parole de Dieu pour recevoir la guérison physique de Dieu *Être enseigné au sujet du combat spirituel *Apprendre à discerner l’oeuvre des esprits mauvais et comment vous en débarrasser. L’outil idéal pour vos groupes de maison et classes d’étude biblique!

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 septembre 2019
Nombre de lectures 36
EAN13 9782911537297
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0356€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Expérimenter la puissance de Dieu
 
Contenant six livres clés qui changeront votre vie !
 
 
 
 
 
 
 
-L’échange divin
-Comment passer de la malédiction à la bénédiction
-Le flacon de médicament de Dieu
-Le Saint-Esprit en vous
-Le combat spirituel
-Cours d’étude autodidactique de la Bible
 
 
 
DEREK PRINCE
 
 
ISBN 978-2-911537-29-7
 
Originally published in English under the title "Life Changing Spiritual Power’, a compilation of six books by Derek Prince:
The divine exchange
How to pass from curse to blessing
Gods medicine bottle
The Holy spirit in you
Spiritual warfare
Self-study bible course
 
Traduit avec permission de Derek Prince Ministries International USA, P.O. Box 19501, Charlotte, North Carolina 28219-9501, USA.
 
Droits d'auteur DPM International.
 
Droits d'auteur traduction DPM International. Tous droits réservés.
 
Traduit en équipe.
 
Aucun extrait de cette publication ne peut être reproduit ou transmis sous une forme quelconque, que ce soit par des moyens électroniques ou mécaniques, y compris la photocopie, l'enregistrement ou tout stockage ou report de données sans la permission écrite de l'éditeur.
 
Sauf autre indication, les citations bibliques de cette publication sont tirées de la traduction Louis Segond "Nouvelle Edition".
 
Publié par Derek Prince Ministries France, 2016.
 

Pour tout renseignement:
DEREK PRINCE MINISTRIES FRANCE
9, Route d'Oupia, B.P.31, 34210 Olonzac FRANCE
tél. (33) 04 68 91 38 72 fax (33) 04 68 91 38 63
E-mail info@derekprince.fr * www.derekprince.fr
 
Contenu
L'ECHANGE DIVIN
COMMENT PASSER DE LA MALEDICTION A LA BENEDICTION
Les bénédictions
Les malédictions
LE FLACON DE MEDICAMENT DE DIEU
Le Saint-Esprit en vous
Chapitre UN AVANT LA PENTECÔTE
Chapitre DEUX Le Saint-Esprit dans la vie de JÉsus
Chapitre TROIS Ce qui s’est passÉ À la PentecÔte
Chapitre quatre Notre assistant personnel intÉrieur
Chapitre cinq La rÉvÉlation de la Parole de Dieu
Chapitre six ÉlevÉ À un niveau surnaturel
Chapitre sept L’assistance dans la priÈre
Chapitre HUIT La vie et la santÉ pour nos corps
Chapitre neuf Le flot de l’Amour Divin
Chapitre DIX S’ouvrir au Saint-Esprit
LE COMBAT SPIRITUEL
Première partie: La nature du conflit
Chapitre 1 Deux royaumes opposés
Chapitre 2 Le quartier général de Satan
Chapitre 3 Bataille d’anges
Chapitre 4 Les armes et le champ de bataille
Chapitre 5 Le fondement de notre victoire
Deuxième partie: Notre armure défensive
Chapitre 6 L'armure complète de Dieu
Chapitre 7 La ceinture de la vérité
Chapitre 8 La cuirasse de la justice
Chapitre 9 Les chaussures de la préparation que donne l’Evangile de paix
Chapitre 10 Le bouclier de la foi
Chapitre 11 Le casque du salut
Chapitre 12 L’épée de l’Esprit
Chapitre 13 L’endroit à découvert
Troisième partie: Les armes d’attaque
Chapitre 14 Passer à l’attaque
Chapitre 15 La prière comme arme
Chapitre 16 La louange comme arme
Chapitre 17 La prédication comme arme
Chapitre 18 Le témoignage comme arme
COURS D’ETUDE AUTODIDACTIQUE DE LA BIBLE
INTRODUCTION: CONSEILS A L’ETUDIANT
BUT DE CE COURS D'ETUDE DE LA BIBLE
ABREVIATIONS DES LIVRES DE LA BIBLE
PREMIERE PARTIE : FONDATIONS
ETUDE N° 1 LA BIBLE: LA PAROLE DE DIEU
ETUDE N° 2 LE PLAN DIVIN POUR NOTRE SALUT
ETUDE N° 3 LE PLAN DIVIN POUR NOTRE SALUT (suite)
ETUDE N° 4 LE BAPTEME PAR IMMERSION: COMMENT? QUAND? POURQUOI?
ETUDE N° 5 LE SAINT-ESPRIT
ETUDE N° 6 CONSEQUENCES DU BAPTEME DANS LE SAINT-ESPRIT
PREMIERE EVALUATION DE PROGRES
PREMIERE REVISION
DEUXIEME PARTIE VIE APPROFONDIE
ETUDE N° 7 L’ADORATION ET LA PRIERE
ETUDE N° 8 LE PLAN DE DIEU POUR LA GUERISON DE NOS CORPS
ETUDE N° 9 LE PLAN DE DIEU POUR LA GUERISON DE NOS CORPS (suite)
ETUDE N° 10 TEMOIGNER ET GAGNER DES AMES
ETUDE N° 11 LE PLAN DE DIEU POUR LA PROSPERITE
DEUXIEME EVALUATION DE PROGRES
DEUXIEME REVISION
TROISIEME PARTIE ISRAEL: PEUPLE CHOISI DE DIEU
ETUDE N° 12 UN PLAN DIVIN PARTICULIER
ETUDE N° 13 ECHEC ET REDEMPTION
ETUDE N° 14 PORTRAIT DE JESUS-CHRIST
ETUDE N° 15 PORTRAIT DE JESUS CHRIST (suite)
ETUDE N° 16 UN PROPHETE COMME MOISE
TROISIEME EVALUATION DE PROGRES
TROISIEME REVISION
QUATRIEME PARTIE LE FUTUR
ETUDE N° 17 LE RETOUR DE CHRIST
ETUDE N° 18 LES SIGNES PRECURSEURS
ETUDE N° 19 LE ROYAUME DE CHRIST ETABLI SUR TERRE
EVALUATION FINALE DES PROGRES
DERNIERE REVISION
ETUDE N° 20 REVISION ET APPLICATION PERSONNELLE
NOTATION DU COURS
GLOSSAIRE
Appendice A QUESTIONS D’ÉTUDES
Appendice B RÉPONSES D’ÉTUDES
Sur l’auteur
Du même auteur :
Bureaux de Derek Prince Ministries dans le monde

 
 
 
 
L’ECHANGE DIVIN
 
 
 
 
 
 
 
Derek Prince
 
 
L'ECHANGE DIVIN
 
Tout le message de l'Evangile est centré sur un événement historique unique: la mort en sacrifice de Jésus sur la croix. En parlant de cela, l'auteur de l'épître aux Hébreux dit:
Car par une seule offrande (sacrifice), il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés. (Hébreux 10:14)
Deux expressions puissantes sont associées: "a amené à la perfection" et "pour toujours". Ensemble, elles dépeignent un sacrifice qui englobe tous les besoins de la race humaine. Bien plus, ses effets s'étendent dans le temps et jusque dans l'éternité.
C'est sur la base de ce sacrifice que Paul écrit, dans Philippiens 4:19:
Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ.
"Tous vos besoins" , cela englobe tous les domaines de votre vie: votre corps, votre âme, votre esprit, vos sentiments, ainsi que vos besoins matériels et financiers. Rien n'est trop grand ni trop petit pour ne pas être inclus dans la provision de Dieu. Par un acte unique et souverain, Dieu a rassemblé tous les besoins et toute la souffrance de l'humanité à un moment crucial précis.
Dieu n'a pas donné un grand nombre de solutions différentes pour les multiples problèmes de l'humanité. Au lieu de cela, il nous en offre une qui est unique, qui couvre tous les besoins et qui est sa réponse à tous les problèmes. Nous pouvons venir de différents milieux, chacun étant chargé de son fardeau particulier, mais pour recevoir la solution de Dieu, nous devons tous nous diriger vers le même endroit: la croix de Jésus.
Le récit le plus complet de ce qui fut accompli à la croix nous a été donné par le prophète Esaïe - sept cents ans avant que cela ait eu lieu. Dans Esaïe 53:10, le prophète décrit un "serviteur de l'Eternel" dont l'âme devait être offerte à Dieu en offrande pour le péché. Les auteurs du Nouveau Testament identifient de façon unanime ce "serviteur" anonyme comme étant Jésus. Le but divin accompli à travers son sacrifice est résumé dans Esaïe 53:6:
Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie; et l'Eternel l'a frappé pour l'iniquité de nous tous.
Voilà le problème fondamental et universel de l'humanité: nous avons, chacun pour notre part, suivi notre propre voie. Il y a divers péchés spécifiques que beaucoup d'entre nous n'avons jamais commis: le meurtre, l'adultère, le vol, etc. Mais il y a une chose que nous avons tous en commun: celle d'avoir suivi notre propre voie. En le faisant, nous avons tourné le dos à Dieu. Le mot hébreu qui résume ce fait est avon - traduit ici par iniquité. Le mot français le plus proche serait sans doute "rébellion" - non pas envers l'homme, mais envers Dieu.
Cependant, aucun mot français, que ce soit "iniquité" ou "rébellion", ne donne une image complète du mot avon . Au sens biblique, ce terme avon ne désigne pas seulement l'iniquité, mais également le châtiment - ou les conséquences maléfiques - qu'entraîne l'iniquité.
Par exemple, dans Genèse 4:13, après que Dieu eut prononcé un jugement contre Caïn pour le meurtre de son frère, Caïn dit: "Mon châtiment est trop grand pour être supporté." Le mot traduit par "châtiment" est avon . Il ne couvre pas seulement l'iniquité de Caïn, mais également le "châtiment" amené sur lui en conséquence.
Dans Lévitique 16:22 à propos du bouc émissaire chassé le jour de l'expiation, l'Eternel dit: "Le bouc emportera sur lui toutes leurs iniquités dans une terre désolée..." Dans ce symbolisme, le bouc ne portait pas uniquement les iniquités des Israélites, mais également les conséquences de leurs iniquités.
Dans Lamentations 4, avon apparaît deux fois avec la même signification. Au verset 6, il est traduit ainsi: "La peine de l'iniquité de la fille de mon peuple..." (Darby) Puis au verset 22: "La peine de ton iniquité ... fille de Sion..." (Darby). Dans les deux cas, le simple mot avon est traduit par une phrase entière: "la peine de ton iniquité". Autrement dit, le sens véritable du terme avon n'est pas seulement celui d'"iniquité", mais inclut aussi "toutes les conséquences maléfiques que le jugement de Dieu amène sur l'iniquité".
Cela s'applique au sacrifice de Jésus sur la croix. Jésus lui-même n'était coupable d'aucun péché. Dans Esaïe 53:9, le prophète dit: "... quoiqu'il n'eut point commis de violence et qu'il n'y eut point eu de fraude dans sa bouche."
Mais au verset 6 il déclare: "... l'Eternel a fait retomber sur lui l'iniquité (avon) de nous tous." Non seulement Jésus s'est identifié à nos iniquités, mais il a également enduré toutes les conséquences maléfiques de celles-ci. Comme le bouc émissaire qui le préfigurait, il les a chassées au loin afin qu'elles ne puissent jamais revenir sur nous.
Voilà la véritable signification et le but de la croix. C'est là qu'eut lieu un échange divinement orchestré. Tout d'abord, Jésus a enduré à notre place toutes les conséquences maléfiques que nous aurions dû subir, par la justice divine, à cause de notre iniquité. En échange, Dieu nous offre alors tous les bienfaits découlant de l'obéissance sans péché de Jésus.
En bref, tout le mal qui nous était destiné est allé sur Jésus, afin que, en retour, le bien qui lui était dû puisse nous être offert. Dieu peut nous faire don de cela sans compromettre sa justice éternelle, car Jésus a déjà enduré pour nous le juste châtiment de nos iniquités.
Tout cela vient uniquement de la grâce insondable de Dieu et ne peut être reçu que par la foi. Il n'y a pas d'explication logique en termes de cause à effet. Aucun de nous n'a jamais rien fait pour mériter une telle offre, et personne ne pourra jamais rien faire pour l'obtenir.
L'Ecriture révèle de nombreux aspects différents de cet échange, ainsi que de nombreux domaines dans lesquels il s'applique. Cependant, dans tous les cas, le même principe demeure: le mal est venu sur Jésus, afin que le bien correspondant puisse venir sur nous.
Les deux premiers aspects de l'échange sont révélés dans Esaïe 53:4-5:
Cependant, ce sont nos souffrances (littéralement: nos maladies) qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé; et nous l'avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment (punition) qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c'est par ses meurtrissures (blessures) que nous sommes guéris.
Deux vérités sont intimement liées ici. L'application de l'une est spirituelle et celle de l'autre est physique. Sur le plan spirituel, Jésus a reçu le châtiment qui nous était dû à cause de nos transgressions et de nos iniquités afin que, à notre tour, Dieu nous pardonne et que nous puissions avoir la paix avec lui (voir Romains 5:1). Sur le plan physique, Jésus a porté nos maladies et nos douleurs afin que par ses meurtrissures nous fussions guéris.
L'application physique de l'échange est confirmée dans deux passages du Nouveau Testament. Matthieu 8:16-17 se réfère à Esaïe 53:4 et rappelle que Jésus
... guérit tous les malades afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé par Esaïe le prophète: Il a pris nos infirmités, et il s'est chargé de nos maladies.
Puis, dans 1 Pierre 2:24, l'apôtre se réfère à Esaïe 53:5-6 et dit de Jésus:
... lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris.
Le double échange décrit dans ces versets pourrait se résumer ainsi: Jésus a été châtié afin que nous recevions le pardon de Dieu . Jésus a été meurtri afin que nous soyons guéris .
 
Un troisième aspect de l'échange est révélé dans Esaïe 53:10, qui affirme que l'Eternel fit de l'âme de Jésus "une offrande pour le péché" . Cela doit être compris à la lumière des ordonnances de la loi mosaïque pour les différentes formes d'offrandes pour le péché. La personne qui avait péché devait apporter son offrande en sacrifice - un mouton, un taureau ou un autre animal - au sacrificateur. Il devait confesser son péché en posant ses mains sur l'offrande, et le sacrificateur transférait alors symboliquement le péché commis de la personne à l'animal. Celui-ci était ensuite mis à mort, emportant ainsi le châtiment du péché qui avait été transféré sur lui.
Dans la prescience de Dieu, tout cela préfigurait ce qui allait être accompli par le sacrifice final et complet de Jésus. Sur la croix, le péché de toute l'humanité a été transféré sur l'âme de Jésus. Le résultat est décrit dans Esaïe 53:12: "Il aura livré son âme à la mort". (Darby) Par sa mort en sacrifice à notre place, Jésus a fait l'expiation du péché de la race humaine tout entière.
Dans 2 Corinthiens 5:21, Paul se réfère à Esaïe 53:10 et, en même temps, présente également l'aspect positif de l'échange:
Celui qui n'a point connu le péché, il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.
Paul ne parle pas ici de quelque sorte de justice que nous pourrions acquérir par nos propres efforts, mais de la propre justice de Dieu - une justice qui n'a jamais connu le péché. Aucun d'entre nous ne peut la mériter. Elle est bien au-dessus de notre propre justice, autant les cieux sont au-dessus de la terre. Elle ne peut se recevoir que par la foi.
Ce troisième aspect de l'échange peut se résumer de la façon suivante: Jésus a été fait péché de nos péchés afin que nous soyons justifiés de sa justice .
L'aspect suivant de l'échange est le résultat logique du précédent. Toute la Bible, que ce soit l'Ancien ou le Nouveau Testament, souligne que la conséquence finale du péché est la mort. Dans Ezéchiel 18:4, l'Eternel affirme: "L'âme qui pèche, c'est celle qui mourra." Dans Jacques 1:15 l'apôtre dit: "... et le péché, étant consommé, produit la mort." Puisque Jésus s'est identifié à notre péché, il était inévitable qu'il expérimente aussi la mort que ce péché à causée.
Pour confirmer cela, dans Hébreux 2:9, l'auteur dit que "Jésus ... a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges ... à cause de la mort qu'il a soufferte, afin que, par la grâce de Dieu, il souffrît la mort pour tous." Sa mort était le résultat inévitable du péché humain qu'il avait endossé. Il a porté le péché de tous les hommes, et a ainsi subi la peine de mort réservée à tout homme.
En retour, Jésus offre maintenant, à tous ceux qui acceptent son sacrifice substitutif, le don de la vie éternelle. Dans Romains 6:23, Paul met ces deux possibilités côte à côte:
Car le salaire du péché, c'est la mort; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur.
Le quatrième aspect de l'échange peut se résumer ainsi: Jésus est mort à notre place afin que nous recevions sa vie .
Paul montre un autre aspect de l'échange dans 2 Corinthiens 8:9:
Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, qui pour vous s'est fait pauvre, de riche qu'il était, afin que par sa pauvreté vous fussiez enrichis.
L'échange est clair: de la pauvreté à la richesse; Jésus est devenu pauvre afin qu'en retour nous devenions riches.
Quand Jésus s'est-il fait pauvre? Certains le décrivent pauvre tout au long de son ministère terrestre, mais ce n'est pas la vérité. Il n'avait pas beaucoup d'argent sur lui, mais à aucun moment il n'a manqué de quoi que ce soit. Lorsqu'il a envoyé ses disciples, ils n'ont, eux non plus, manqué de rien (voir Luc 22:35). Ainsi, loin d'être pauvres, lui et ses disciples avaient coutume de donner régulièrement aux indigents (voir Jean 12:4-8; 13:29).
Il est vrai que les méthodes de Jésus pour obtenir de l'argent étaient parfois inhabituelles; mais l'argent sorti d'une banque a la même valeur que celui qui sort de la bouche d'un poisson (voir Matthieu 17:27). Ses méthodes pour se procurer de la nourriture étaient également originales, mais un homme qui peut fournir un repas substantiel à cinq mille hommes (plus les femmes et les enfants) ne serait certainement pas considéré comme pauvre selon les critères habituels (voir Matthieu 14:15-21).
En fait, tout au long de son ministère terrestre, Jésus a parfaitement illustré "l'abondance", comme elle est définie dans la Bible. Il a toujours eu ce dont il avait besoin pour faire la volonté de Dieu dans sa vie. En dehors de cela, il donnait continuellement aux autres, et ses provisions n'étaient jamais épuisées.
Mais alors, quand Jésus est-il devenu pauvre à notre place? La réponse est: sur la croix. Dans Deutéronome 28:48, Moïse résume la pauvreté totale en quatre expressions: la faim, la soif, la nudité et le manque de tout. Jésus a pleinement expérimenté tout cela sur la croix. Il a eu faim . Il n'a pas mangé pendant presque vingt-quatre heures. Il a eu soif. L'une des dernières choses qu'il a murmurée est: "J'ai soif!" (voir Jean 19:28). Il était nu . Les soldats lui avaient ôté tous ses vêtements (Jean 19:23). Il a manqué de tout . Il ne possédait plus rien. Après sa mort, il a été enseveli dans un linceul et dans une tombe empruntés (Luc 23:50-53).
Ainsi, Jésus a exactement et complètement enduré la pauvreté totale pour nous.
Dans 2 Corinthiens 9:8, Paul présente plus en détail le côté positif de l'échange:
Et Dieu peut vous combler de toutes sortes de grâces, afin que, possédant toujours en toutes choses de quoi satisfaire à tous vos besoins, vous ayez encore en abondance pour toute bonne oeuvre.
Paul souligne clairement que la seule base de cet échange est la grâce de Dieu. Elle ne peut jamais se mériter. Elle ne peut se recevoir que par la foi.
Très souvent, notre abondance sera comme celle de Jésus sur la terre. Nous n'aurons pas beaucoup d'argent ni de gros dépôts à la banque. Mais, de jour en jour, nous aurons assez pour nos besoins personnels et un peu plus pour les besoins des autres.
L'une des raisons importantes de ce niveau riche d'approvisionnement est révélée par les paroles de Jésus citées dans Actes 20:35: "Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir." Le but de Dieu est que tous ses enfants puissent jouir de la plus grande bénédiction; il leur donne donc assez pour couvrir leurs propres besoins et aussi pour avoir de quoi donner aux autres.
Ce cinquième aspect de l'échange peut se résumer ainsi: Jésus a enduré notre pauvreté afin que nous puissions partager son abondance .
L'échange à la croix couvre également les formes émotionnelles de souffrance qui sont la conséquence de l'iniquité de l'homme. Là encore, Jésus a enduré le mal afin que nous puissions jouir du bien. Notre iniquité nous amène à subir deux des plus cruelles blessures: la honte et le rejet. Ces deux choses sont retombées sur Jésus à la croix.
La honte a différents degrés d'intensité, allant d'un profond embarras à un sentiment de crainte indigne qui rompt la communion avec Dieu ou avec l'homme. Les deux causes les plus courantes - qui sont de plus en plus répandues dans notre société contemporaine - sont les abus sexuels et les mauvais traitements durant l'enfance. Ils laissent souvent des cicatrices que seule la grâce de Dieu peut guérir.
En parlant de Jésus sur la croix, l'auteur de l'épître aux Hébreux dit qu'il "... a souffert la croix, méprisé la honte..." (Hébreux 12:2 traduit d'après l'anglais). Etre exécuté sur une croix, c'était la mort la plus honteuse de toutes, réservée aux criminels les plus vils. La personne qui devait mourir était dépouillée de tous ses vêtements et exposée nue au regard des passants qui se moquaient d'elle. Voilà le degré de honte que Jésus a enduré lorsqu'il était pendu à la croix (Matthieu 27:35-44).
Au lieu de la honte, que Jésus a portée, le dessein de Dieu est d'amener ceux qui se confient en lui à partager sa gloire éternelle. Dans Hébreux 2:10, l'auteur dit: "Il convenait, en effet, que celui (Dieu) pour qui et par qui sont toutes choses, et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, élevât à la perfection par les souffrances le Prince de leur salut (Jésus) ." La honte que Jésus a endurée sur la croix a ouvert la voie à tous ceux qui se confient en lui pour être délivrés de leur propre honte. Mais pas seulement cela: il partage en plus avec nous la gloire qui lui appartient par un droit éternel!
Il y a une autre blessure qui est souvent beaucoup plus atroce que la honte, c'est le rejet. Généralement, il prend racine dans des relations brisées. Dans ses formes initiales, il est causé par les parents qui rejettent leurs propres enfants. Le rejet peut être actif, exprimé d'une façon négative et dure, ou bien tout simplement un manque d'amour et d'acceptation. Si une femme enceinte entretient des sentiments négatifs envers l'enfant qu'elle porte, celui-ci ressentira probablement à sa naissance un sentiment de rejet - qui pourra durer jusqu'à l'âge adulte, et même jusqu'à sa mort.
L'échec d'un mariage est une autre cause fréquente de rejet. Cela est clairement décrit par les paroles de l'Eternel dans Esaïe 54:6:
Car l'Eternel te rappelle comme une femme délaissée et au coeur attristé, comme une épouse de la jeunesse, qui a été répudiée, dit ton Dieu.
Ce que Dieu a prévu pour guérir la blessure du rejet est donné dans Matthieu 27:46 et 50, passages décrivant le point culminant de l'agonie de Jésus:
Et vers la neuvième heure, Jésus s'écria d'une voix forte: Eli, Eli, lama sabachtani? C'est-à-dire: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné? ... Jésus poussa de nouveau un grand cri et rendit l'esprit.
Pour la première fois dans l'histoire de l'univers, le Fils de Dieu appela son Père mais ne reçut pas de réponse. Jésus s'était si pleinement identifié à l'iniquité de l'homme, que la sainteté parfaite de Dieu obligeait celui-ci à rejeter même son propre fils. C'est en ce sens que Jésus a enduré le rejet dans sa forme la plus atroce: le rejet du père. Presque aussitôt après, il est mort; non pas des blessures de la crucifixion, mais d'un coeur brisé par le rejet.
Le récit de Matthieu se poursuit: "Et voici le voile du temple se déchira, depuis le haut jusqu'en bas..." Cela démontrait symboliquement que la voie était ouverte pour que l'homme pécheur puisse entrer dans une communion directe avec le Dieu saint. Le rejet de Jésus nous a ouvert la voie pour être acceptés par Dieu comme étant ses enfants. Paul résume cela dans Ephésiens 1:5-6: "... nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d'adoption par Jésus-Christ ... à la louange de sa gloire qu'il nous a accordée en son bien-aimé." Notre acceptation résulte du rejet de Jésus.
Jamais le remède de Dieu contre la honte et le rejet n'a été aussi désespérément nécessaire qu'aujourd'hui. J'estime qu'au moins un quart des adultes du monde actuel souffrent de blessures de honte ou de rejet. C'est avec une joie sans mesure que j'ai pu montrer à de telles personnes le chemin de la guérison qui coule de la croix de Jésus.
Les deux aspects émotionnels analysés ci-dessus de l'échange à la croix peuvent se résumer ainsi: Jésus a porté notre honte afin que nous partagions sa gloire . Jésus a enduré notre rejet afin que nous soyons acceptés par le Père.
Ces aspects couvrent les besoins les plus urgents et les plus fondamentaux de l'humanité, mais ils ne sont en aucun cas exhaustifs. En fait, il n'existe aucun besoin découlant de la rébellion de l'homme qui ne soit couvert par ce même principe d'échange: le mal est venu sur Jésus afin que nous jouissions du bien. Une fois que nous avons appris à appliquer ce principe dans nos vies, il libère ce que Dieu a prévu pour couvrir chacun de nos besoins.
Il reste un dernier aspect de l'échange qui constitue le point culminant, et qui est décrit par Paul dans Galates 3:13-14:
Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous, car il est écrit: Maudit soit quiconque est pendu au bois, afin que la bénédiction d'Abraham eût pour les païens son accomplissement en Jésus-Christ, et que nous reçussions par la foi l'Esprit qui avait été promis.
Paul applique à Jésus sur la croix un décret de la loi de Moïse donné dans Deutéronome 21:23 selon lequel une personne exécutée en étant pendue à un bois (un gibet) se met sous la malédiction de Dieu. Puis il en montre le résultat opposé: la bénédiction.
Nous n'avons pas besoin d'être théologien pour analyser cet aspect de l'échange: Jésus a été fait malédiction afin que nous puissions entrer dans la bénédiction .
La malédiction venue sur Jésus est définie comme "la malédiction de la loi". Dans Deutéronome 28, Moïse donne une liste exhaustive des bénédictions qui résultent de l'obéissance à la loi et des malédictions, en cas de non-obéissance (transgression), de cette même loi. Les malédictions citées dans Deutéronome 28:15-68 peuvent se résumer ainsi:
*Humiliation
*Stérilité, infécondité
*Maladies mentales et physiques
*Ruptures familiales
*Pauvreté
*Défaite
*Oppression
*Echec
*Disgrâce de Dieu
Certains de ces mots s'appliquent-ils à des domaines de votre vie? Y a-t-il des choses qui restent comme des ombres obscures sur vous, bloquant la lumière de la bénédiction de Dieu à laquelle vous aspirez? S'il en est ainsi, il se pourrait bien que la racine de vos problèmes soit une malédiction, dont vous avez besoin d'être délivré.
Afin d'apprécier toute l'horreur de la malédiction qui est venue sur Jésus, essayez de vous l'imaginer pendu à la croix.
Jésus a été rejeté par ses propres compatriotes, trahi par un de ses disciples et abandonné par les autres (bien que certains soient revenus plus tard pour suivre la fin de son agonie). Il était suspendu nu entre la terre et le ciel. Son corps était tordu de douleur à cause de ses innombrables blessures. Son âme était lourde de la culpabilité de toute la race humaine. La terre l'avait rejeté, et le ciel ne répondait plus à son cri. Alors que le soleil retirait sa lumière et que l'obscurité le recouvrait, son sang coulait sur le sol pierreux et poussiéreux. Pourtant, juste avant d'expirer, de cette obscurité est sorti un cri de triomphe final: "Tout est accompli!"
Dans le texte grec, cette phrase, "tout est accompli", n'est formée que d'un seul mot. C'est le passé composé d'un verbe qui signifie "rendre quelque chose complet ou parfait". En français, on pourrait le traduire ainsi: "C'est parfaitement parfait" ou "c'est complètement complet".
Jésus a pris sur lui toutes les conséquences maléfiques que la rébellion avait amenées sur l'humanité. Il a aboli toute malédiction de la loi transgressée. Tout cela afin que nous puissions, en retour, recevoir toute bénédiction grâce à son obéissance. Un tel sacrifice est époustouflant dans son potentiel et son envergure, mais merveilleux dans sa simplicité.
Avez-vous pu accepter avec foi ce récit du sacrifice de Jésus et de tout ce qu'il a obtenu pour vous? Avez-vous maintenant hâte d'entrer dans tout ce que Dieu a prévu pour vous?
Il y a une barrière que nous ne pourrons pas vaincre - celle du péché non pardonné. Avez-vous aujourd'hui l'assurance que vos péchés ont été pardonnés à cause du sacrifice de Jésus? Si ce n'est pas le cas, c'est par cela que vous devez commencer.
Vous pouvez faire cette simple prière:
Dieu, je sais que je suis pécheur et qu'il y a des péchés non pardonnés dans ma vie. Mais je crois que Jésus a été châtié afin que je reçoive ton pardon, et c'est pourquoi je te prie de pardonner tous mes péchés dans le nom de Jésus.
La parole de Dieu nous promet que: "Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité." (1 Jean 1:9) Prenez Dieu au mot! Maintenant, croyez qu'il vous a pardonné tous vos péchés!
Vous devez faire une simple réponse - une réponse qui est la plus simple et la plus pure expression de la foi véritable. Vous devez dire: "Merci"!
Faites-le tout de suite! Dites "Merci! Merci Seigneur Jésus d'avoir été châtié afin que je reçoive ton pardon. Si je ne comprends pas complètement, je le crois et je suis reconnaissant!"
Une fois la barrière du péché ôtée, la voie vous est ouverte pour entrer dans tout ce que Dieu a prévu pour vous à la croix. Tout comme le pardon des péchés, toute bénédiction doit se recevoir par la simple foi en la parole de Dieu.
Chacun de nous a des besoins particuliers et nous devons venir individuellement à Dieu pour recevoir ce qu'il a prévu pour nos vies. Voici quelques phrases que vous pouvez utiliser pour recevoir ce que Dieu a prévu pour vous, comme décrit dans cette brochure: Seigneur Jésus, je te remercie de ce que tu as été meurtri afin que je sois guéri. Seigneur Jésus, je te remercie de ce que tu as été fait péché de mes péchés afin que je sois juste de ta justice. Seigneur Jésus, je te remercie de ce que tu es mort à ma place afin que je puisse recevoir la vie. Seigneur Jésus, je te remercie de ce que tu as souffert la pauvreté afin que je partage ton abondance. Seigneur Jésus, je te remercie de ce que tu as porté ma honte afin que je partage ta gloire. Seigneur Jésus, je te remercie de ce que tu as enduré mon rejet afin que je puisse être accepté par le Père. Seigneur Jésus, je te remercie de ce que tu as été fait malédiction afin que je puisse entrer dans la bénédiction.
Toutes les bénédictions pour lesquelles vous avez prié sont progressives. Votre prière initiale a libéré la puissance de Dieu dans votre vie. Cependant, ce n'est que le point de départ. Pour vous approprier toutes les bénédictions auxquelles vous aspirez, vous devrez faire trois choses: 1. Rechercher ces vérités par vous-même dans la Bible. 2. Réaffirmer continuellement l'aspect particulier de l'échange qui répond à votre besoin. 3. Réaffirmer continuellement votre foi en remerciant Dieu de ce qu'il a prévu pour vous.
Plus vous remercierez Dieu, plus vous croirez ce qu'il a fait pour vous. Et plus vous croirez, plus vous aurez envie de le remercier.
Ces deux choses (croire et remercier, remercier et croire) sont comme un escalier en colimaçon qui vous amènera continuellement plus haut vers la plénitude du plan de Dieu pour vous.
 
* * * * * * *
L'ECHANGE FAIT A LA CROIX
Il n'y a qu'une base (et une seule) suffisante pour toute provision de la miséricorde de Dieu: l'échange qui a eu lieu à la croix.
 
Jésus a été puni
afin que nous recevions le pardon de Dieu .
 
Jésus a été meurtri
afin que nous soyons guéris .
 
Jésus a été fait péché de notre péché
afin que nous soyons justifiés de sa justice .
 
Jésus est mort à notre place
afin que nous recevions sa vie .
 
Jésus a enduré notre pauvreté
afin que nous partagions son abondance .
 
Jésus a porté notre honte
afin que nous partagions sa gloire .
 
Jésus a enduré notre rejet
afin que nous soyons acceptés par le Père .
 
Jésus a été fait malédiction
afin que nous entrions dans la bénédiction .
Cette liste n'est pas complète. Il existe d'autres aspects de l'échange qui pourraient figurer ici. Mais tous sont des facettes différentes de ce que Dieu a prévu pour nous à travers le sacrifice de Jésus. La Bible les résume en un seul mot: le salut . Les chrétiens limitent souvent le salut à l'expérience du pardon des péchés et à la nouvelle naissance. Même si cette partie est merveilleuse, elle n'en est que la première étape du salut complet révélé dans le Nouveau Testament.
 
COMMENT PASSER DE LA MALEDICTION A LA BENEDICTION
 
 
Explicatif des bénédictions et des malédictions
 
Je suis persuadé que cette brochure sera d’une grande aide à beaucoup de gens. Son message peut changer les vies, les communautés, les églises et même les nations. J’ai découvert que beaucoup de personnes combattent, dans leur vie, quelque chose dont elles ne réalisent pas trop la nature; c’est une sorte de frustration qui, à chaque fois qu’elles sont sur le point de réussir, interfère et les éloigne du succès. C’est quelque chose qui les empêche d’être une personne complète, entièrement libre, capable de servir le Seigneur comme elle le voudrait et de mener une vie de réelle victoire. Je crois que, dans beaucoup de cas, le problème que ces gens combattent, qu’ils n’ont jamais diagnostiqué, ni réussi à résoudre totalement, est une malédiction sur leur vie.
J’aimerais tout d’abord vous partager brièvement de la façon dont j’ai été moi-même conduit dans cette vérité. Il y a quelques années, je dirigeais une réunion de délivrance dans une église presbytérienne. J’étais parvenu à la fin de ma prédication et n’avais pas encore commencé à prier. Comme je me tenais sur l’estrade, j’ai remarqué une famille assise au premier rang, sur la gauche; il y avait le père, la mère et leur fille adolescente. Alors que je les regardais, il m’a semblé que le Saint-Esprit me disait qu’il y avait une malédiction sur cette famille. Je n’avais aucune raison de le penser, à part qu’il me semblait que cette parole venait de Dieu. J’ai donc quitté l’estrade, me suis dirigé vers le père de famille et lui ai dit: "Monsieur, je crois que Dieu m’a montré qu’il y a une malédiction sur votre famille. Aimeriez-vous que je la brise et vous en libère, au nom de Jésus?" Il a immédiatement répondu affirmativement.
Je n’avais aucune idée à ce moment-là de la raison pour laquelle il a tout de suite accepté cette déclaration. Je suis retourné sur l’estrade et ai fait une courte prière. Je n’ai touché aucun d’eux, mais j’ai remarqué une réaction physique visible chez chacun d’eux quand j’ai brisé la malédiction au nom de Jésus. J’ai également constaté que la fille adolescente avait sa jambe gauche plâtrée, depuis la cuisse jusqu’à la plante du pied. Je suis retourné vers le père et lui ai dit: "Aimeriez-vous que je prie pour la guérison de votre fille?" Et il a répondu: "Oui, mais j’aimerais que vous sachiez qu’elle s’est cassé la même jambe trois fois en dix-huit mois et que les médecins ont dit que cela n'allait pas guérir."
Aujourd’hui, quand j’entends une telle déclaration, qu’une personne s’est cassé la même jambe trois fois de suite, je n’ai pas besoin d’en savoir davantage pour comprendre qu’il y a une malédiction. Mais à ce moment-là, parce que la jambe était dans le plâtre, tout ce que je pouvais faire était de prendre le plâtre entre les mains et prier. J’ai donc prononcé une simple prière de guérison. Peu de temps après, j’ai reçu une lettre de la mère me remerciant de ce qui s’était passé et me disant qu’en retournant à l’hôpital pour faire une radio de la jambe, celle-ci avait montré qu’elle était complètement guérie et que sa fille avait été libérée de son plâtre.
Alors que je méditais sur cette expérience, cette pensée m’est venue. Dieu m’a montré qu’il y avait une malédiction dans cette famille et m’a conduit à la briser avant qu’il ne m’ait autorisé à prier pour la guérison de la fille. Pourquoi? Ma conclusion a été qu’elle n’aurait pas pu être guérie tant que la malédiction n’avait pas été brisée. En d’autres termes, la malédiction était une barrière invisible qui l’empêchait de recevoir la bénédiction que Dieu voulait lui accorder.
Puis Dieu a commencé à me parler au sujet de tous ces domaines de bénédictions et de malédictions. En me tournant vers les Ecritures, j’ai été surpris de découvrir ce que la Bible a à nous dire à ce sujet, et combien peu de prédications abordent ce thème dans la plupart des lieux et des églises que j’ai l’habitude de fréquenter.
Quand je suis allé en Afrique du Sud quelques années plus tard, j’ai rencontré une femme juive qui croit en Jésus, qui est sauvée et baptisée du Saint-Esprit; elle nous a raconté, à Ruth et à moi, ce témoignage personnel.
Elle était une secrétaire de direction très qualifiée; influencée par un enseignement chrétien qu’elle avait entendu, elle a prié pour obtenir l’emploi le mieux payé de sa profession dans la ville du Cap. Et elle l’a eu! Elle s’est retrouvée à travailler pour un homme qui dirigeait sa propre entreprise, et elle n’a pas tardé à découvrir que ce directeur et tous les autres responsables de l’entreprise faisaient partie d’une secte bizarre conduite par une femme prophétesse. Quelque temps plus tard, son patron lui a dit: "Notre gourou a prononcé des bénédictions sur nous et nous aimerions que vous les dactylographiiez." Quand elle a commencé à les taper, elle a réalisé que c’était tout, sauf des bénédictions; en tant que chrétienne engagée, elle ne s’est pas sentie libre de faire ce travail. Elle est donc allée trouver son patron pour lui expliquer la situation. Celui-ci a été très correct et s’est excusé de n’avoir pas réalisé que cela aurait pu lui poser des problèmes de conscience. Je ne sais pas exactement ce qui s’est passé ensuite, mais je devine aisément que la femme gourou, au courant de cet incident, a fait une prière particulière contre cette secrétaire de direction, une telle prière étant bien sûr un canal de puissance occulte. En tout cas, très peu de temps après cet événement, cette femme a commencé à avoir de l’arthrite aiguë dans les deux mains. Ses doigts se sont repliés et sont devenus complètement raides et ankylosés. Elle ne pouvait plus travailler et la douleur était horrible. Cela l’empêchait de dormir la nuit. Elle ne pouvait même plus être dans le même lit que son mari parce que, à chaque fois qu’il bougeait, le mouvement du lit provoquait d’intenses douleurs dans ses doigts. Elle est allée consulter un spécialiste qui a diagnostiqué de la polyarthrite chronique.
L’une de ses amies chrétiennes avait entendu mes trois messages dont le thème était "Les malédictions, la cause et le remède" 1 , et elle lui en a apporté les cassettes pour qu’elle les écoute. Elles ont entendu les trois cassettes. A la fin de la troisième, je conduis les gens dans une prière de libération de la malédiction sur leur vie. Arrivée à ce stade, la cassette s’est coincée dans l’appareil. On ne pouvait plus la faire avancer, ni la rembobiner, ni l’enlever! Il n’y a aucune explication naturelle à cela!
Heureusement que la personne qui avait amené la cassette avait auparavant tapé la prière à la machine à écrire et l’avait prise avec elle! Cette dame juive était assez sophistiquée et ne croyait pas réellement aux malédictions. Elle avait écouté les cassettes juste pour faire plaisir à son amie et, au début, elle ne voulait pas lire cette prière de libération. Mais elle a fini par accepter de la lire; alors qu’elle la lisait à haute voix (cela ne lui avait pris que trois ou quatre minutes), ses doigts se sont dépliés et sont devenus complètement libres. La douleur était partie et, le temps qu’elle termine de lire la prière de délivrance, elle était parfaitement guérie. Elle est retournée voir le même médecin et lui a demandé d’examiner de nouveau ses mains. Son diagnostic a été que, médicalement, elle était complètement guérie.
C’était uniquement dû à une chose. Il n’y avait pas eu de prière pour la guérison, rien que cette prière de libération de la malédiction.
Tournons-nous maintenant vers la Bible et voyons ce qu’elle a à nous dire sur les bénédictions et les malédictions.
Vous serez surpris de découvrir tout ce que la Parole a à nous apprendre à ce sujet. Les mots ayant trait à la bénédiction et à la malédiction apparaissent au moins six cents fois au total.
Autant les bénédictions que les malédictions sont exprimées en mots, qu’ils soient parlés ou écrits. Mais ces mots ne sont pas ordinaires; ils sont chargés d’une puissance surnaturelle. Cette puissance est soit celle de Dieu, soit celle de Satan.
L’une des caractéristiques à la fois des malédictions et des bénédictions est qu’elles continuent d’une génération à l’autre. Cela signifie qu’une personne expérimentant soit une bénédiction, soit une malédiction peut ne pas discerner facilement d’où cela vient, parce que cela remonte loin dans le passé, souvent des centaines d’années en arrière.
J’ai enseigné ce thème à Adélaïde, en Australie, et une femme m’a écrit peu après. Ses ancêtres étaient originaires d’Ecosse, d’un clan surnommé Nyxxon. Elle avait des témoignages historiques (dont elle m’a donné une copie) qu’à cause de guerres de clans qui s’étaient déroulées au seizième siècle entre les Ecossais et les Anglais, un évêque de l’Eglise d’Ecosse avait prononcé une malédiction contre ce clan. Elle a réalisé que, quatre siècles plus tard, des choses se passant dans sa famille étaient dues à cette malédiction. Cette affirmation peut vous surprendre, mais je peux l’appuyer par des preuves bibliques.
Les malédictions et les bénédictions sont donc des mots chargés d’une puissance surnaturelle: la puissance de Dieu ou celle du diable. Ce sont des mots qui affectent la vie des gens et, dans une grande mesure, déterminent leur destinée. Souvent cela continue d’une génération à l’autre, même pendant des milliers d’années.
Néanmoins je veux vous encourager. Il se peut qu’il y ait une malédiction sur votre vie, mais Dieu a pourvu à la solution. Avant de vous l’expliquer, je veux vous donner deux exemples bibliques de bénédictions.
 
Les bénédictions
 
Le premier se trouve dans Genèse 22:15-18 où Abraham était disposé à offrir son fils Isaac en réponse à la demande du Seigneur; à la dernière minute, le Seigneur a pourvu un bélier pour être offert à la place d’Isaac:
"L’ange de l’Eternel appela Abraham une seconde fois du ciel et dit: Je le jure par moi-même, oracle de l’Eternel! parce que tu as fait cela, et que tu n’as pas refusé ton fils, ton unique, je te comblerai de bénédictions et je multiplierai ta descendance, comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est au bord de la mer. Ta descendance aura le contrôle de ses ennemis."
 
Remarquez que les bénédictions devaient continuer sur les descendants d’Isaac, de génération en génération.
 
"Toutes les nations de la terre se diront bénies par ta descendance, parce que tu as écouté ma voix."
 
C’est très important de remarquer la cause de la bénédiction qui est: "Abraham a obéi à la voix de Dieu." C’est la principale intention de la bénédiction de Dieu dans n’importe quelle vie.
Si vous lisez un peu plus loin dans Genèse 27, vous verrez comment Isaac a béni son fils Jacob. Ce qui est étrange, c’est qu’Isaac pensait qu’il était en train de bénir Esaü qui était l’aîné. Mais pendant qu’Esaü était parti chasser le gibier qu’Isaac avait réclamé, Rébecca (femme d’Isaac) lui a substitué Jacob, son fils préféré. Afin de cacher la supercherie, parce qu’Isaac était aveugle, elle a habillé Jacob avec les vêtements d’Esaü et a préparé un chevreau au lieu du gibier. Puis elle l’a apprêté de la façon dont son mari l’aimait et a enlevé la peau du chevreau pour en entourer le cou et les bras de Jacob, afin qu’il paraisse aussi velu qu’Esaü (parce que Jacob était aussi glabre qu’Esaü était velu).
Voilà Jacob qui se fait passer pour Esaü, et Isaac vérifie et dit: "Es-tu mon fils Esaü?", et Jacob de répondre: "Oui, c’est bien moi." Mais c’était un mensonge! Puis Isaac réclame la nourriture qui a été préparée en disant:
 
"Sers-moi, et que je mange du gibier de mon fils, afin que je te bénisse moi-même." (Genèse 27:25a)
 
Il faut reconnaître qu’Isaac était un peu charnel. Il voulait que son estomac soit rempli de sa nourriture préférée avant de prononcer sa bénédiction!
 
"Jacob le servit, et Isaac mangea; il lui apporta aussi du vin, et il but. Alors son père Isaac lui dit: Approche donc et donne-moi un baiser, mon fils. Il s’approcha et lui donna un baiser. Isaac sentit l’odeur de ses vêtements; puis il le bénit en ces termes: Oui, l’odeur de mon fils est comme l’odeur d’un champ que l’Eternel a béni. Que Dieu te donne la rosée du ciel et des ressources de la terre, du blé et du vin nouveau en abondance! Que des peuples te soient asservis, et que des nations se prosternent devant toi! Sois le maître de tes frères, et que les fils de ta mère se prosternent devant toi! Maudit soit celui qui te maudit, béni soit celui qui te bénit!" (Genèse 27:25b-29)
 
La bénédiction d’Isaac était d’une envergure considérable et devait durer de génération en génération. Puis voilà qu’arrive Esaü avec le gibier et qu’il essaie de l’offrir à son père. Isaac réalise alors qu’il a été trompé et qu’il a béni Jacob au lieu de bénir Esaü. Remarquez alors sa réaction:
 
"Isaac fut saisi d’un grand trouble, d’un trouble extrême, et dit: Qui est donc celui qui a chassé du gibier et me l’a apporté? J’ai mangé de tout avant que tu viennes, et je l’ai béni. Aussi sera-t-il béni." (Genèse 27:33)
 
N’est-ce pas surprenant? Isaac pensait qu’il avait béni Esaü, mais il savait que les paroles qu’il avait prononcées ne venaient pas de lui-même. Ce qu’il avait dit était une bénédiction prophétique reçue surnaturellement de Dieu. C’est pour cette raison qu’il ne pouvait pas se dédire.
Une telle bénédiction est surnaturelle. Ce n’est pas purement l’expression de désirs intérieurs ou de sentiments humains, c’est quelque chose de surnaturellement habilité qui détermine la destinée de ceux qui la reçoivent et celle des générations qui suivent. C’est valable aussi bien pour les bénédictions que pour les malédictions.
 
Les malédictions
 
Lisons d’abord le Proverbe 26:2:
 
"Comme l’oiseau s’échappe, comme l’hirondelle s’envole, ainsi la malédiction sans cause n’aboutit à rien."
 
C’est très important. S’il y a une malédiction, il y a une raison à cela. Dans beaucoup de cas, afin d’être libéré de la malédiction, il est important d’en découvrir la cause. La malédiction ne vient jamais sans raison.
Regardons donc à quelques sources de malédiction.
 
1. Dieu lui-même
A plusieurs reprises Dieu a prononcé une malédiction sur des nations ou des individus. C’est la forme de jugement la plus sévère de Dieu.
 
a) Genèse 12:1-3
Regardons l’appel d’Abraham dans Genèse 12. C’est là que Dieu a appelé Abraham (quand il s’appelait encore Abram) à quitter sa ville, Ur de Chaldée, pour aller vers une destination inconnue. Il y a en fait sept étapes dans cet appel.
 
"L’Eternel dit à Abram: Va-t’en de ton pays, de ta patrie et de la maison de ton père, vers le pays que je te montrerai."
 
Puis suivent les sept étapes successives de l’appel de Dieu dans Genèse 12:2-3: Je ferai de toi une grande nation. Je te bénirai. Je rendrai ton nom grand. Tu deviendras une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront. Je maudirai celui qui te maudira. Toutes les familles de la terre seront bénies en toi.
Cet appel révèle la septuple destinée d’Abram. Remarquez que la sixième phase de l’appel de Dieu est une malédiction sur quiconque maudirait Abram. Il existe une raison très importante à ce fait. Quand Dieu appelle un homme à une tâche spéciale, ce dernier devient automatiquement une cible privilégiée de Satan. C’est pour cela que Dieu a rajouté à l’appel d’Abram une clause spéciale de protection: "Je maudirai celui qui te maudira."
Un peu plus loin dans la Bible, cette protection va s’étendre spécifiquement d’Isaac à Jacob (Genèse 27:29) et puis à l’entière nation d’Israël (Nombres 24:9b), ce qui signifie au peuple juif tout entier.
Nous constatons donc que Dieu a prononcé une malédiction sur tous ceux qui maudissent le peuple juif. Dans le vocabulaire contemporain, cette attitude envers les Juifs s’appelle l’"antisémitisme". C’est une cause majeure de malédiction.
De nos jours, les effets de la malédiction se voient de partout, à la fois dans la vie des individus et dans celle des nations. Chacun de nous a besoin de s’examiner lui-même. L’un de mes ancêtres ou moi avons-nous été ennemis du peuple juif? En avons-nous parlé en mal ou les avons-nous maudits? Si oui, il y a presque sûrement une malédiction sur nous.
 
b) Deutéronome 27:11-26
Dans Deutéronome 27, Dieu a ordonné à Israël qu’en arrivant en Terre promise, les Israélites devraient prononcer sur eux-mêmes douze malédictions s’ils désobéissent à Dieu dans certains domaines.
 
"Le même jour, Moïse donna cet ordre au peuple: Quand vous aurez passé le Jourdain, Siméon, Lévi, Juda, Issacar, Joseph et Benjamin se tiendront sur le mont Garizim pour bénir le peuple, tandis que Ruben, Gad, Aser, Zabulon, Dan et Nephtali se tiendront sur le mont Ebal pour prononcer l’imprécation." (Deutéronome 27:11-13)
 
Ils ne pouvaient pas entrer en Terre promise sans être exposés soit à une bénédiction s’ils étaient obéissants, soit à une malédiction s’ils étaient désobéissants. Il n’y avait pas d’autres voies dans la Terre promise que celles des bénédictions et des malédictions.
Ensuite plusieurs malédictions sont citées: L’idolâtrie et les faux dieux
 
"Les Lévites prendront la parole et diront d’une voix haute à tout Israël: Maudit soit l’homme qui fait une statue ou une image en métal fondu, horreur aux yeux de l’Eternel, œuvre des mains d’un artisan, et qui la place dans un lieu secret! Et tout le peuple répondra et dira: Amen!" (Deutéronome 27:14-15)
 
Les Israélites devaient invoquer sur eux-mêmes une malédiction s’ils s’engageaient dans idolâtrie, dans l’adoration des faux dieux ou dans ce que nous appelons en français moderne l’occultisme. Dans Exode 20:2-5 (le premier commandement) le Seigneur dit: "Je suis l’Eternel ton Dieu […] Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face. Tu ne te feras pas de statue […] tu ne te prosterneras pas devant elles." Et il rajoute: "Je suis un Dieu qui punit la faute des pères sur les fils jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent."
Vous comprenez donc qu’il est possible que vous soyez actuellement en butte à des problèmes dans votre vie pouvant remonter à votre grand-père, ou même à votre arrière-grand-père ou arrière-grand-mère, ou à d’autres ancêtres. Vous voyez combien il est important de diagnostiquer et d’identifier le problème.
Je vais maintenant juste résumer les autres causes principales des malédictions citées dans Deutéronome 27.
  Ne pas respecter ses parents
Mépriser ses parents est un problème très important. Je n’ai aucun doute quant au fait qu’il y a certainement des lecteurs de ce livre qui ont des problèmes dans leur vie parce que leur attitude envers leurs parents n’est pas bonne. Rappelez-vous que le premier commandement avec une bénédiction dit tout le contraire:
 
"Honore ton père et ta mère afin que tu sois heureux et que tu vives longtemps sur la terre."
 
Par mon expérience dans le ministère chrétien, je n’ai jamais rencontré de personne pour qui tout allait bien alors qu’elle avait manqué de respect à son père ou à sa mère. En fait, je ne pense pas qu’il en existe. Mépriser ses parents nous expose automatiquement à une malédiction. Cela ne veut pas dire qu’il vous faut être d’accord avec vos parents ou faire tout ce qu’ils vous disent; cela dépend de la façon dont ils vivent. Mais vous devez les honorer en tant que vos parents. C’est le premier commandement avec la promesse d’une bénédiction. Je ne peux pas compter le nombre de personnes que j’ai rencontrées et dont la vie a été transformée quand elles ont rétabli leurs relations avec leurs parents.
Je pense aussi à d’autres personnes qui ne l’ont pas fait et qui n’ont jamais été bénies. L’un de mes jeunes amis est mort d’un cancer à l’âge de quarante ans. Il était sauvé, baptisé du Saint-Esprit et servait le Seigneur, mais il n’a jamais profité de la bénédiction de Dieu parce qu’il n’a jamais rétabli sa relation avec sa mère. Elle faisait du spiritisme, aussi il avait tous les problèmes que vous pouvez imaginer; il aurait pu cependant s’en sortir s’il avait rétabli sa relation avec elle. Je ne suis pas en train d’enseigner des théories, mais des choses que je connais par expérience.
  Les relations sexuelles illicites ou contre nature
Toute forme de relations sexuelles contre nature apporte une malédiction. Cela inclut tant toute forme d’homosexualité ou de bestialité que de toute relation sexuelle avec les membres de votre famille. De nos jours, il faut admettre que des millions d’enfants sont victimes de leurs pères ou de proches parents dans le domaine sexuel.
  L’injustice envers les faibles et les démunis
Dans d’autres enseignements, j’ai déjà mentionné le fait que les Indiens américains vivant aux Etats-Unis ont lancé une malédiction sur la Maison-Blanche parce que le gouvernement américain a régulièrement rompu ses traités avec eux. Et croyez-moi, les Indiens savent maudire! C’est pour cette raison que, de 1860 à 1980, chaque président élu la vingtième année mourait en fonction. Cela est imputable à deux choses: l’infidélité du gouvernement américain envers les Indiens d’Amérique et le fait qu’Abraham Lincoln, président élu en 1860, a autorisé son épouse à conduire une séance de spiritisme à la Maison-Blanche (elle a d’ailleurs terminé sa vie dans un hôpital psychiatrique). Les malédictions affectent donc non seulement les individus, mais aussi des nations entières.
Je crois que la même chose serait arrivée au Président Reagan, qui a été élu en 1980. Il semble que la malédiction était en train de s’accomplir quand on a attenté à sa vie au tout début de son mandat présidentiel. Juste avant qu’il prête le serment, nous nous sommes tous associés dans la foi, dans une grande réunion de prière, pour prier et le libérer de la malédiction non seulement lui, mais aussi toute la présidence. La balle s’est logée à deux centimètres et demi du cœur, et sa vie a été sauvée. Je crois que c’était la justification de Dieu par la prière qui a brisé la malédiction. Une fois encore, nous voyons que ce n’est pas là une théorie abstraite, mais que c’est quelque chose qui affecte la vie des gens et des nations.
  Jérémie 17:5-6
Nous lisons ici un autre exemple tout à fait différent de malédiction:
"Ainsi parle l’Eternel: Maudit soit l’homme qui se confie dans un être humain, qui prend la chair pour son appui et qui écarte son cœur de l’Eternel!"
 
Puis la malédiction qui s’ensuit:
"Il est comme un genévrier dans la steppe, et il ne voit pas arriver le bonheur; il habite les lieux brûlés du désert, une terre salée et sans habitants."
 
C’est typique d’une personne sous une malédiction. Tout le monde reçoit la pluie (la bénédiction, la prospérité) mais, au milieu de tout cela, il vit dans une terre aride et ne voit pas la pluie. Pourquoi? A cause de la malédiction. Quelle en est la cause? "Maudit soit l’homme qui se confie dans un être humain et prend la chair pour appui (qui s’appuie sur les capacités humaines et les ressources matérielles) et qui écarte son cœur de l’Eternel."
Je crois que cette malédiction repose sur beaucoup d’églises chrétiennes qui ont goûté à la grâce de Dieu, qui ont connu ce que c’est que d’être béni de sa grâce, et qui se sont ensuite détournées et ont commencé à se confier dans leurs propres efforts, leurs propres intelligences, leurs propres méthodes et formes religieuses. Ils ont pris la chair pour appui. La bénédiction de Dieu est partie et, à la place, une malédiction est descendue sur ces églises.
Je me suis retrouvé à prêcher dans de telles églises. Malgré tous mes efforts, j’ai réalisé qu’on ne pouvait pas faire grand-chose tant que la malédiction n’était pas brisée. Zacharie 5:1-4
Dans Zacharie 5:1-4, le prophète a la vision d’un rouleau contenant des malédictions sur les deux faces. La malédiction d’un côté concernait ceux qui sont des voleurs; la malédiction de l’autre côté concernait ceux qui se parjurent et qui jurent faussement au nom du Seigneur. Quelle que soit la maison où entrait cette malédiction, elle était entièrement détruite.
Beaucoup de maisons sont détruites parce qu’une malédiction y est entrée. Beaucoup de familles sont disloquées à cause d’une malédiction. Qui peut calculer le nombre de personnes qui sont sous une malédiction, si nous incluons ceux qui volent et qui font de faux serments? Combien ne sont pas honnêtes dans leurs déclarations de revenus? Réalisez-vous que vous pouvez apporter une malédiction sur vous? Aux Etats-Unis, comme en France et ailleurs, cela concernerait beaucoup de gens, y compris beaucoup de ceux qui vont à l’église.
2. Les hommes représentant Dieu
Des malédictions peuvent aussi provenir de la part d’hommes de Dieu. Nous allons en étudier quelques-uns. Dans Josué 6:26, après que les enfants d’Israël ont miraculeusement pris la ville de Jéricho, Josué a prononcé une malédiction sur quiconque la rebâtirait:
 
"En ce temps-là, Josué fit faire ce serment: Maudit soit devant l’Eternel l’homme qui se lèvera pour rebâtir cette ville de Jéricho. Il en assurera les fondations au prix de son fils aîné; au prix de son fils cadet il en posera les portes."
 
La malédiction avait été prononcée environ en 1300 avant Jésus-Christ. Vers 800 avant Jésus-Christ, un homme a reconstruit Jéricho; nous le lisons dans 1 Rois 16:34:
 
"De son temps (du temps du roi Achab, soit approximativement cinq cents ans plus tard), Hiel de Béthel bâtit Jéricho; il en jeta les fondations au prix d’Abiram, son fils aîné, et il en posa les portes au prix de Ségoud, son cadet, selon la parole que l’Eternel avait dite par l’intermédiaire de Josué, fils de Noun."
 
Cinq cents ans plus tard, la malédiction prononcée par Josué a agi dans la vie de cet homme qui a reconstruit la ville. Cela lui a coûté la vie de deux de ses enfants. Pouvez-vous imaginer les médecins de l’époque essayant de déterminer la cause de ces décès? Il n’y avait aucune raison médicale évidente; ils devaient être vraiment perplexes! Il n’y avait aucun virus, aucun diagnostique médical reconnu, pourtant ils étaient bien morts. Ce que ces hommes ignoraient, c’est que la cause remontait à cinq cents ans en arrière, quand une malédiction avait été prononcée par un homme de Dieu sur la ville dont Dieu avait déterminé qu’elle ne serait jamais reconstruite. Vous voyez que vous pouvez très bien vous débattre avec des problèmes dans votre vie remontant à des centaines d’années en arrière.
Un autre exemple se trouve dans le chant que David a composé après la mort de Saül et Jonathan dans 2 Samuel 1:21. A diverses périodes, David a prononcé des malédictions inspirant de la crainte. Nous en trouvons beaucoup dans le livre des Psaumes. Rien que le fait de les lire peut donner des frissons. Pourtant cela fait partie du ministère d’un serviteur de Dieu; non seulement les hommes de Dieu bénissent, mais ils maudissent aussi.
Voici ce que David a dit dans ce merveilleux chant au sujet de Saül et Jonathan:
 
"Montagnes de Guilboa! Qu’il n’y ait sur vous ni rosée, ni pluie, ni champs riches en offrandes! Car c’est là qu’ils ont connu l’abjection, les boucliers des héros, le bouclier de Saül sans être frotté d’huile."
 
Est-il sensé de parler aux montagnes ou cela vous paraît-il bizarre? Ces paroles de David ont été prononcées environ mille ans avant la naissance de Jésus. Aujourd’hui, presque trois mille ans après, vous pouvez vous rendre sur la montagne de Guilboa et vous verrez que rien ne pousse là-bas. Les arbres et la végétation poussent tout autour sur les autres montagnes. Le gouvernement d’Israël a essayé, en vain, de reboiser le pays et de planter des arbres sur cette montagne, mais ils n’ont pas poussé! Pour quelle raison? A cause des paroles de David prononcées trois mille ans en arrière. Cette évidence physique est toujours visible sur la terre d’Israël aujourd’hui. Ce n’est pas une théorie!
Vous vous rappelez que le prophète Elisée avait un serviteur nommé Guéhazi. Cet homme a désobéi à Elisée et a couru après Naaman, après que celui-ci a été miraculeusement guéri. Il lui a réclamé de l’argent et des habits et les a cachés. Quand il est revenu, Elisée lui a dit: "Mon esprit n’était-il pas avec toi?" Puis il lui a dit: "La lèpre de Naaman s’attachera à toi et à ta descendance pour toujours." Et Guéhazi s’en est allé avec une lèpre blanche comme de la neige (voir 2 Rois 5:15-27). De quoi était-ce la conséquence? D’une malédiction prononcée par un homme de Dieu.
Dans le Nouveau Testament, nous lisons dans Marc 11:12-14:
 
"Le lendemain, comme ils sortaient de Béthanie, Jésus eut faim. Apercevant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s’il y trouverait quelque chose, mais s’en étant approché, il n’y trouva que des feuilles, car ce n’était pas la saison des figues."
 
On m’a raconté que, pour cette espèce de figuier, avant que les figues sortent, il apparaît d'abord une toute petite chose ronde. Les Arabes l’appellent d’un nom qui veut dire "qui va tomber". Jésus n’était pas si déraisonnable que cela de s’attendre à des figues quand ce n’était pas la saison. La leçon est que, si un arbre ne donne pas les choses préliminaires, il ne va pas donner les figues non plus. Aussi Jésus savait que cet arbre était stérile. Et qu’a-t-il fait? Il a parlé à l’arbre. Cela a t-il un sens? Il lui a dit:
"Que jamais personne ne mange plus de ton fruit!"
 
Ses disciples l’ont entendu. Peut-être qu’ils ont pensé: "Notre Maître va un peu trop loin." Lisons le verset 20:
 
"Le matin, en passant, les disciples virent le figuier séché jusqu’aux racines. Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus: Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché."
 
Remarquez qu’il a dit à Jésus: "Tu l’as maudit." Le résultat a été qu’il "a séché".
Lisons un passage similaire dans Matthieu 21:20-21, qui relate le même incident:
 
"A cette vue, les disciples furent dans l’admiration et dirent: Comment ce figuier a-t-il séché en un instant? Jésus leur répondit: En vérité je vous le dis, si vous avez de la foi et si vous ne doutez pas, non seulement vous ferez ce qui a été fait à ce figuier, mais quand vous diriez à cette montagne: Ote-toi de là et jette-toi dans la mer, cela se ferait."
 
Qu’est-ce qui a été fait à ce figuier? Il a été maudit. Notez donc que Jésus autorise aussi les disciples à maudire des choses. Il dit: "Non seulement vous ferez ce qui a été fait à ce figuier…"
Si seulement nous pouvions réaliser que la puissance que nous avons est effrayante! Mais nous sommes trop souvent comme Moïse. Quand Dieu l’a appelé à retourner en Egypte et à délivrer Israël, il a répondu: "Je n’ai rien; avec quoi puis-je y aller?" L’Eternel lui a rétorqué: "Qu’y a-t-il dans ta main?" Et Moïse de répondre: "Un bâton de berger." L’Eternel lui dit alors: "Jette-le par terre." Que s’est-il produit? Quand le bâton a touché le sol, il est devenu un serpent, et Moïse s’est enfui devant la chose même qu’il avait dans sa main. Dieu lui a dit que la seule chose dont il allait avoir besoin serait son bâton. "Va en Egypte et accomplis ta mission."
Beaucoup d’entre nous sont comme cela. Nous tenons un bâton dans notre main sans réaliser que, si nous le jetons par terre, il peut se transformer en serpent.
Laissez-moi vous raconter une histoire vraie. En 1965, j’étais pasteur associé dans une église à Chicago. Juste à l’angle de la rue, il y avait un bar qui était mitoyen avec l’église. Non seulement il y avait vente d’alcool, mais c’était aussi un lieu de prostitution et de trafic de drogues. Un jour d’octobre, nous avions une réunion de prière à l’église. J’étais sur l’estrade parmi ceux qui la dirigeaient et, sans préméditation, je me suis levé tout d’un coup et j’ai dit: "Au Nom de Jésus, je maudis le bar." Je n’ai rien pensé de plus à ce sujet.
Juste avant Noël, vers quatre heures du matin, le téléphone a sonné chez nous: "Frère Prince, l’église est en train de brûler; voudriez-vous venir voir?" Il devait faire moins vingt degrés dehors et j’ai pensé: "Non, je n’ai pas vraiment envie d’y aller." Puis j’ai pensé: "Si je n’y vais pas et ne montre pas d’intérêt pour l’église qui brûle, les gens vont penser que je suis vraiment indifférent." Aussi ma première épouse, Lydia, et moi sommes partis en voiture pour voir.
Quand nous sommes parvenus près de l’endroit, nous avons vu les flammes s’élever dans le ciel et la fumée monter en tourbillons. Sur place, nous avons découvert que ce n’était pas l’église qui brûlait, mais le bar! Mais le vent soufflait du lac Michigan et poussait les flammes vers l’église. Quand nous sommes arrivés, le vent a changé de direction de cent quatre-vingts degrés et a poussé les flammes dans la direction opposée, loin de l’église. Le résultat a été la destruction complète du bar. Mais l'église n'a eu que des dégâts causés par la fumée. Le responsable des pompiers, de la brigade des pompiers de Chicago, a dit à l’un de nos anciens: "Vous devez avoir une relation spéciale avec Celui-là d'en haut!"
Vous savez à quoi c’était dû? A une malédiction. Quand j’ai vu ce qui s’était passé, j’ai pensé: "Frère Prince, tu devrais désormais faire attention à tes prières." J’étais comme Moïse; j’avais peur de ce que j’avais entre les mains!
 
3. Les gens en position d’autorité
Voici une autre source de malédiction qui est très importante. Dieu a organisé la société humaine de telle sorte que, dans certaines situations, une personne a autorité sur une ou plusieurs autres.
L’exemple le plus évident est le père qui, selon la parole de Dieu, a autorité sur toute sa famille. Que cela plaise ou pas, que les gens le contestent ou pas n’a aucune importance; le fait est que le père a l’autorité sur sa famille. Qu’il l’utilise ou pas n’altère pas cette réalité; il a quand même l’autorité.
Une autre figure d’autorité est celle du mari sur sa femme. La Bible dit que Dieu est le chef de Christ, que Christ est le chef du mari, et que le mari est le chef de la femme. Les féministes peuvent dire tout ce qu’elles veulent à ce sujet, ce fait demeure. Vous ne pouvez rien y changer, même en ayant des objections.
Voyons le cas de Jacob et de sa famille. Jacob avait servi son oncle Laban pendant plus de quatorze ans. Il avait deux femmes, des concubines et onze enfants. Puis il a décidé de retourner dans le pays que Dieu lui avait promis. Il a fui en secret, parce qu’il avait peur que Laban réclame ses filles, qui étaient devenues les épouses de Jacob. Laban l’a poursuivi et a fini par le rejoindre tout près de la frontière du pays de Canaan.
Quand ils se sont enfuis, Rachel, fille de Laban et deuxième épouse de Jacob, avait volé les statuettes des dieux gardiens de son père. Tout d’abord il n’aurait pas dû avoir des téraphims, ensuite elle n’aurait pas dû les voler. Mais elle l’a fait.
Laban était très en colère, parce qu’on lui avait volé les téraphims. Quand il a rejoint Jacob, il lui a demandé pourquoi il s’était enfui sans dire au revoir et pourquoi il lui avait volé ses téraphims. Bien sûr, Jacob ne savait pas que c’était Rachel qui les avait pris, et cette dernière avait réussi à les cacher. Jacob a été très irrité d’avoir été accusé du vol des dieux de son beau-père. Il lui dit:
 
"Mais celui auprès duquel tu trouveras tes dieux y laissera la vie!" (Genèse 31:32a)
 
Voyez-vous, il s’agit là d’une malédiction et elle a été prononcée par Jacob, mari de Rachel, qui avait autorité sur Rachel. Ce n’était pas des mots vains; c’étaient des mots chargés d’une autorité.
Savez-vous ce qui s’est passé? Quand Rachel a plus tard donné naissance à un fils, elle est morte en couches. Sans le savoir, Jacob avait prononcé la destinée de sa femme. De telles situations se produisent encore aujourd’hui.
Une autre figure d’autorité que j’ai déjà mentionnée est le père. Après la bénédiction de Dieu, la chose que nous pouvons le plus désirer dans la vie est la bénédiction d’un père. Inversement, la chose à redouter est la malédiction du père. Beaucoup de ceux-ci ont mis des malédictions sur leurs enfants sans s’en rendre compte. Je le sais, parce que j’ai eu affaire à beaucoup de cas semblables et j’ai aidé les gens à s’en sortir.
Par exemple, un père a trois enfants. Le premier est intelligent, le troisième est intelligent, mais l’enfant qui se trouve au milieu n’est pas aussi brillant. Le père n’aime pas l’enfant du milieu (je l’ai remarqué à propos des parents: s’il y en a un qu’ils n’aiment pas, c’est souvent celui qui leur ressemble le plus. C’est plus facile de reconnaître les fautes des enfants que chez soi-même). Le père dit donc à son enfant: "Tu ne feras jamais rien de bon. Tu ne réussiras jamais. Tes frères réussiront, mais toi tu échoueras toujours."
Vous savez ce que c’est? C’est une malédiction. Vous serez surpris de connaître le nombre de gens qui ont des luttes toute leur vie à cause d’une malédiction parentale prononcée contre eux.
Un autre type de personne en mesure de prononcer une malédiction est l’enseignant. Ce dernier a l’autorité sur son ou ses élèves. Il se peut qu’au tout début de sa carrière, une enseignante ait un élève avec qui elle n’arrive vraiment pas à s’entendre. Elle lui dit ce genre de choses: "Tu n’apprendras jamais. Tu feras toujours tout de travers, tu ne réussiras jamais."
Qu’est-ce donc? C’est une malédiction. J’ai eu aussi à aider des gens qui avaient besoin d’être délivrés d’une malédiction prononcée par un enseignant.
Une autre personne pouvant agir de la sorte est un pasteur, parce qu’un tel homme a une autorité spirituelle sur son assemblée. Imaginons qu’un pasteur ait un désaccord avec un membre de son église et que cette personne s’en aille, peut-être avec une mauvaise attitude. Le pasteur lui dit alors: "Peu importe où tu iras, tu ne réussiras pas. Tant que tu n’auras pas mis les choses au clair avec cette église, tu ne seras jamais bien nulle part."
Vous savez ce qu’est cela? C’est une malédiction. Les groupes religieux sont souvent en faute dans ce domaine. Si vous ne faites plus partie de leur groupe, ils vous maudissent automatiquement. Croyez-moi, ce n’est pas insignifiant, c’est réel.
 
4. Les malédictions qu’on s’impose soi-même
Les automalédictions sont des malédictions que les gens prononcent sur eux-mêmes. Elles sont très courantes. Nous allons revenir à l’histoire d’Isaac et de Rébecca. Vous vous rappelez que Rébecca essayait de persuader Jacob d’obtenir la bénédiction d’Isaac par la tromperie. Mais Jacob avait peur d’être découvert. Il dit: "Peut-être mon père me tâtera t-il et je passerai à ses yeux pour un trompeur; je ferai alors venir sur moi la malédiction et non la bénédiction. Sa mère lui dit: Que cette malédiction, mon fils, retombe sur moi!"
En d’autres termes: "La malédiction viendra sur moi et non pas sur toi." Elle a prononcé la malédiction sur elle-même. Un peu plus loin dans le récit, elle se plaint à son mari Isaac qu’Esaü a pris des épouses qu’elle n’approuve pas. Rébecca n’obtenait pas les choses de la façon qu'elle désirait et elle dit à Isaac: "Je suis dégoûtée de la vie, à cause des filles de Heth. Si Jacob épouse une Hittite, l’une des filles du pays comme celles-là, à quoi me sert la vie?"
Elle a prononcé une double malédiction sur elle-même. Elle a dit qu’elle était dégoûtée de la vie et s’est demandé à quoi lui servait de vivre, qu’elle serait aussi bien morte.
Vous ne pouvez pas savoir le nombre de personnes pour lesquelles nous avons prié parce qu’elles avaient prononcé une malédiction sur elles-mêmes en disant: "J’aurais préféré être morte. A quoi me sert la vie? Je n’y arriverai jamais." Vous n’avez pas besoin de le répéter souvent. C’est une invitation faite à l’esprit de mort, et il n’a pas besoin que nous insistions beaucoup; il viendra. Nous avons vu un grand nombre de personnes délivrées de l’esprit de mort entré à la suite de tels propos.
Dans une réunion, dans le nord de l’Irlande, je parlais à une audience de deux mille personnes et je me suis senti conduit à faire une prière collective pour des gens qui avaient besoin d’être libérés de l’esprit de mort. Environ cinquante personnes ont reçu une délivrance spontanée! La plupart d’entre elles étaient des jeunes.
Comment parvenons-nous à cette attitude de désespoir? "Il ne fait pas bon vivre. Qu’est-ce que la vie a à m’offrir? Je serais aussi bien mort." C’est très dangereux de parler comme cela. Vous êtes vraiment en train de vous maudire. Le diable est celui qui vous trompe en vous faisant parler ainsi, souvent pour une raison injustifiée, dans un accès de dépit ou de découragement. Cependant, vous avez ainsi réglé votre propre destinée!
Un autre exemple tragique dans le Nouveau Testament est décrit dans Matthieu 27:24-25. La scène se déroule lors du procès de Jésus par Ponce Pilate:
 
"Pilate, voyant qu’il ne gagnait rien, mais que le tumulte augmentait, prit de l’eau, se lava les mains en présence de la foule et dit: Je suis innocent du sang de ce juste. Cela vous regarde. Et tout le peuple répondit: Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants!"
 
C’était une automalédiction. Vous ne pouvez pas vraiment comprendre l’histoire du peuple juif depuis les dix-neuf derniers siècles sans saisir que l’un de ses facteurs essentiels a trait à cette malédiction auto-imposée qui se transmet de génération en génération: "Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants!" Dans ce contexte, le terme "enfant" se réfère à chaque génération qui suit. Comme c’est tragique!
Cependant les choses commencent à changer. Depuis 1989, j’ai assisté à deux réunions en Israël où les responsables juifs des congrégations messianiques ont publiquement confessé ce péché au nom de leur peuple et ont demandé à Dieu d’en être libéré. Dieu merci, la libération est possible parce que, sur la croix, Jésus a prié ainsi: "Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font." (Luc 23:34a)
 
5. Les hommes qui représentent Satan
Les sorciers, appelés différemment selon les endroits, sont experts en malédictions. C’est leur métier et ils y sont très habiles. En Afrique de l’Est, quand j’étais directeur d’un établissement de formation d’enseignants, l’un de mes étudiants, qui venait d’un endroit isolé dans la montagne, m’a raconté cette histoire.
Dans son village, deux familles se sont disputées et l’une d’elles est allée trouver le sorcier, l’a payé avec une chèvre et lui a dit: "Jette un sort sur l’autre famille." Le sorcier a répondu: "D’accord. A minuit, un soir prochain, un chacal viendra crier dans le village et le fils de cette famille mourra." A minuit, un chacal est venu crier et le fils est mort. S’il n’était pas mort d’autre chose, il serait certainement mort de peur!
Quand Ruth et moi étions en Zambie, nous avions proposé de prier pour des femmes stériles. Parmi les sept mille personnes présentes, nous avons appelé les femmes concernées et environ quatre cents d’entre elles se sont avancées pour la prière.
Avant de commencer à prier, nous avons dit à l’interprète de leur demander combien d’entre elles étaient allées trouver un sorcier pour obtenir une potion ou une amulette qui leur permettrait d’avoir des enfants. Parmi les quatre cents femmes, seulement deux n’ont pas levé la main.
Certains endroits d’Afrique sont sous la domination totale des sorciers. Tout dans la vie des gens est contrôlé par leur pouvoir spirituel invisible. Quand nous sommes arrivés avec ce message de libération de la malédiction, cela a produit le changement le plus radical que j’aie jamais vu dans la vie des gens. Après avoir écouté mon enseignement et répété après moi la prière de libération, ils étaient visiblement transformés. Auparavant, nous les voyions rarement sourire; après, ils étaient parmi les gens les plus heureux. Le changement était comme le jour et la nuit.
Quand j’ai quitté l’estrade, un homme bien habillé, de toute évidence très riche, s’est avancé vers moi et s’est roulé dans la poussière à mes pieds, ce qui était sa façon d’exprimer sa reconnaissance. Il a dit à l’interprète: "J’ai été misérable toute ma vie. J’ai continuellement souffert pendant des années. Maintenant je suis libre. Je n’ai plus de douleurs et je suis heureux." Son visage était rayonnant. Pourtant, tout ce que nous avions fait pour lui avait été de le libérer de la malédiction.
Nous sommes devenus si civilisés dans certains pays que nous avons perdu le contact avec des choses bien réelles. Elles existent cependant vraiment, même si nous n’y croyons pas. Vous pouvez dire que vous ne croyez pas aux virus mais, si vous en attrapez un, vous tombez malade! Les malédictions sont aussi réelles que les virus.
Prenons l’exemple biblique de Balaam le sorcier. Le roi de Moab savait qu’il ne pouvait pas vaincre Israël durant la guerre, aussi il a fait appel à Balaam et lui a demandé de prononcer une malédiction sur les Israélites:
 
"… car je sais que celui que tu bénis est béni, et que celui que tu maudis sera maudit." (Nombres 22:6b)
 
C’est typique. La plupart des tribus africaines se préparant pour la guerre font appel aux sorciers pour maudire leurs ennemis. Ils sont ainsi persuadés qu’ils pourront les vaincre.
 
6. Les prières charnelles ou les murmures
 
"Mais si vous avez dans votre cœur une jalousie amère et de la rivalité, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse n’est pas celle qui vient d’en haut; mais elle est terrestre, charnelle, démoniaque." (Jacques 3:14-15)
 
Jacques parle là de deux sortes de sagesse, dont l’une n’est pas la sagesse de Dieu. Il dit que celle-ci a trois caractéristiques: elle est terrestre, puis en grec "charnelle" (qui veut dire qu’elle ne provient pas de l’esprit), et finalement démoniaque.
Il y a des gens qui font des prières dont nous pourrions nous passer. Cela peut paraître choquant, mais certaines personnes essaient de vous contrôler par leurs prières. Elles ont leurs idées au sujet de l’endroit où vous devriez vivre, avec qui vous marier ou quelle sorte de ministère vous devriez avoir. Toutefois leurs idées ne viennent pas de Dieu. Elles génèrent une pression charnelle qui peut même être démoniaque et vous empêcher de découvrir quelle est réellement la volonté de Dieu pour vous.
Ou bien les gens peuvent simplement s’asseoir et parler de vous. Les chrétiens qui se critiquent les uns les autres, qui parlent des uns des autres ou se dénigrent les uns les autres génèrent une puissance négative qui est libérée contre les gens dont ils parlent.
C’est très important de savoir d’où vient votre problème. Il provient parfois de gens assez proches de vous. Des hommes ont été malades pendant des années parce que leurs femmes souhaitaient leur mort. Il existe beaucoup de choses dans l’âme humaine que nous ne comprenons pas totalement, mais qui ont toutefois une grande puissance pour le bien ou pour le mal. Si l’âme est sous le contrôle du Saint-Esprit, ce sera pour le bien; si elle est sous l’influence d’autres forces, cela peut devenir tout aussi puissant pour faire du mal.
 
7. Des alliances non bibliques
Dans Exode 23:32, Dieu avertit les Israélites au sujet de la nation qui se trouvait dans le pays où ils allaient entrer. Il s’agissait de nations méchantes et idolâtres, et Dieu dit à Israël:
 
"Tu ne concluras pas d’alliances avec eux, ni avec leurs dieux."
 
Si vous faites une alliance, qui est un accord très solennel, avec des gens étant sous l’influence de forces mauvaises, vous tombez sous cette même puissance. Cela est particulièrement vrai pour les sociétés secrètes, comme par exemple en Amérique le Ku Klux Klan, et partout ailleurs la franc-maçonnerie. Cette dernière est un chemin sûr qui mène au désastre pour vos descendants. C’est impossible d’estimer le nombre d’enfants infirmes, retardés et malheureux, dont les problèmes remontent à l’un de leurs parents ou ancêtres qui étaient des francs-maçons. Pensez ce que vous voulez, mais les conséquences sont ordonnées par Dieu et vous ne pouvez pas les changer.
En tant que chrétiens, nous sommes en relation d’alliance les uns avec les autres à travers le sang de Jésus. La seule autre alliance valable pour les chrétiens est celle du mariage entre un homme et son épouse. Entrer dans une relation d’alliance avec des gens sur tout autre fondement peut être extrêmement dangereux. Une alliance a un pouvoir très puissant sur les vies de ceux qui la contractent. Si elle est biblique, son effet sera la bénédiction. Si elle n’est pas biblique, son effet sera la malédiction.
Les différentes formes que revêtent les bénédictions et les malédictions
 
Pour étudier ce thème en détail, lisons Deutéronome 28, chapitre de la Bible qui lui est entièrement consacré. Les quatorze premiers versets traitent des bénédictions et les cinquante-quatre autres parlent des malédictions. Quand vous aurez lu cette liste de malédictions, vous déciderez de ne pas y avoir part! La source à la fois des bénédictions et des malédictions y est clairement établie.
 
"Si tu obéis bien à la voix de l’Eternel, ton Dieu, en observant et en mettant en pratique tous ses commandements que je te prescris aujourd’hui, l’Eternel, ton Dieu, te donnera la supériorité sur toutes les nations de la terre. Voici toutes les bénédictions qui viendront sur toi et qui t’atteindront, lorsque tu obéiras à la voix de l’Eternel, ton Dieu." (Deutéronome 28:1-2)
 
Quelle est la source principale des bénédictions? C’est d’écouter attentivement la voix de Dieu et de faire ce qu’il dit. C’est sur ce fondement que Dieu a béni Abraham. Il lui a dit: "Toutes ces bénédictions viendront sur toi parce que tu auras obéi à ma voix." Aujourd’hui, vous n’avez plus besoin de courir après les bénédictions. Tout ce que vous avez à faire, c’est de remplir les conditions; Dieu s’occupera des bénédictions.
A partir du verset 15, nous voyons les malédictions:
 
"Mais si tu n’obéis pas à la voix de l’Eternel, ton Dieu, si tu n’observes pas et ne mets pas en pratique tous ses commandements et toutes ses prescriptions que je te donne aujourd’hui, voici toutes les malédictions qui viendront sur toi et qui t’atteindront."
 
Quelle est la cause des malédictions? C’est de ne pas écouter à la voix de l’Eternel et de ne pas faire ce qu’il dit. C’est fondamentalement très simple.
Si vous le désirez, vous pouvez parcourir toute la liste des bénédictions et des malédictions; je vais vous en donner ici un très bref résumé (que vous pouvez vérifier):
 
Résumé des bénédictions L’exaltation (être élevé). La santé. La reproduction (dans tous les domaines de votre vie). La prospérité. La victoire. La faveur de Dieu.
 
L’une des déclarations les plus simples de bénédiction est: "Tu seras la tête et non la queue, tu seras toujours en haut et jamais en bas." Je me suis posé la question une fois: "Que signifie le fait d’être à la tête et non à la queue?" La réponse est simple: la tête prend les décisions, la queue traîne derrière.
A quel bout êtes vous? A la tête ou à la queue? Est-ce vous qui prenez les décisions? Est-ce vous qui prenez les initiatives? Est-ce vous qui déterminez le cours des choses? Ou êtes-vous à la merci des circonstances, sous des pressions financières, des pressions familiales, et traînez-vous derrière? Si vous êtes à la queue, c’est une malédiction; si vous êtes à la tête, c’est une bénédiction.
 
Résumé des malédictions L’humiliation. L’incapacité de se reproduire dans n’importe quel domaine de la vie. La maladie mentale et physique. Des familles brisées. La pauvreté. La défaite. L’oppression. L’échec. La désapprobation de Dieu.
 
Maintenant je vais vous donner ma petite liste personnelle qui est fondée sur des années d’expérience et d’observation. Je l’ai faite indépendamment de Deutéronome 28. J’ai dressé la liste de sept facteurs qui, une fois exposés dans la vie des gens, me conduisent à conclure qu’ils sont probablement sous une malédiction.
1. L’effondrement mental et émotionnel
Si l’effondrement émotionnel ne se produit qu’une fois, ce peut être dû à d’autres causes; mais si c’est une chose qui survient souvent dans une famille, vous pouvez être sûr que celle-ci est sous une malédiction.
 
2. Des maladies répétitives ou chroniques
C’est particulièrement significatif quand il n’y a pas de diagnostic médical clair. Si vous allez chez le médecin et qu’il vous dit une chose, puis que vous y retournez six mois après et qu’il vous dit autre chose, ou si vous avez une douleur que personne ne peut diagnostiquer; et si ce sont des choses courantes dans la famille, je dirais de façon presque sûre que cette famille est sous une malédiction.
 
3. Des fausses couches répétées et des problèmes féminins du même genre
Ruth et moi avons prié pour des femmes ayant de tels besoins. Une fois que nous avions entendu le diagnostic, nous le traitions comme une malédiction. Sans chercher plus loin, nous avons constaté des changements flagrants dans la vie d’un nombre impressionnant de gens.
 
4. L’effondrement du mariage et la destruction de la famille
La sorcellerie est la source numéro un des foyers brisés. Quel que soit le lieu où cette puissance agit dans la famille, cela conduit toujours à sa destruction.
 
5. Le manque financier et matériel continu
Beaucoup de gens expérimentent la pénurie financière à un moment ou à un autre de leur vie; si c’est passager, ce n’est pas forcément une malédiction. Quand toutefois le manque devient une condition chronique, oppressante et aliénante, et quand tous les efforts effectués n’aboutissent pas, alors cela indique presque sûrement qu’une malédiction est à l’œuvre.
 
6. Une prédisposition aux accidents
Quand je rencontre des gens qui sont "prédisposés" à avoir des accidents, je ne vais pas chercher plus loin. C’est une condition statistiquement diagnostique. Si vous êtes prédisposé à avoir des accidents, une compagnie d’assurance peut vous radier pour cette simple raison! Un indice courant est cette question répétée: "Pourquoi cela n’arrive-t-il qu’à moi?"
 
7. Une accumulation de suicides ou de morts non naturelles
Une famille notoire qui manifeste tous les signes de cette malédiction est la famille Kennedy, aux Etats-Unis.
 
Comment passer de la malédiction à la bénédiction
 
Tout d’abord, il vous faut comprendre que tout a déjà été pourvu au travers de la mort de Jésus sur la croix. C’est le moyen par lequel Dieu a pourvu pour chaque besoin humain, y compris la libération d’une malédiction.
 
"Christ nous a racheté de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous, car il est écrit: Maudit soit quiconque est pendu au bois, afin que, pour les païens, la bénédiction d’Abraham se trouve en Jésus-Christ et que, par la foi, nous recevions la promesse de l’Esprit." (Galates 3:13-14)
 
Remarquez l’échange, qui est la mort de Jésus sur la croix. L’expiation était l’échange par lequel le mal qui nous était attribué est venu sur Christ, afin que tout le bien qui lui était dû vienne sur nous. Il a été blessé pour que nous soyons guéris. Il est mort afin que nous ayons la vie. Il a été fait péché afin que nous soyons justifiés. Il a été rejeté afin que nous soyons acceptés. En particulier, il a été fait malédiction afin que nous puissions entrer dans la bénédiction. C’est le fondement de ce que Dieu a pourvu pour le problème exposé dans ce fascicule.
Vous remarquerez que, dans le verset 13, le mot "malédiction" apparaît trois fois. Christ nous a rachetés de la "malédiction", étant devenu une "malédiction", car il est écrit: "Maudit soit quiconque est pendu au bois." Si une malédiction est tellement réelle que Christ a dû se faire malédiction sur la croix pour nous, alors n’entretenez pas la pensée qu’elle ne l’est pas. Dieu n’aurait pas pourvu à notre délivrance de la malédiction à un tel prix s’il n’y avait rien dont il nous fallait être délivré. Il a fallu le sacrifice de Jésus-Christ en échange pour qu’il y ait la délivrance de la malédiction.
C’est là le fondement de notre délivrance. Il n’y en a pas d’autre que la foi en ce que Christ a fait pour nous sur la croix. Tout comme nous pouvons être justifiés parce qu’il s’est fait péché, de même nous pouvons recevoir la bénédiction parce qu’il s’est fait malédiction. La loi de Moïse dit, dans Deutéronome 21:23, que quiconque est pendu à un bois est un objet de malédiction. Quand ils ont vu Jésus pendu sur la croix, tous les Juifs qui connaissaient la loi de Moïse savaient qu’il s’était fait malédiction. Dieu merci, la raison pour laquelle il s’est fait malédiction était pour que nous puissions en être délivrés.
Il vous faut vous souvenir que, une fois que vous avez été délivré, vous devez continuer à remplir les conditions, c’est-à-dire écouter la voix de Dieu et faire ce qu’il dit. Dans Jean 10:27, Jésus dit:
 
"Mes brebis entendent ma voix. Moi, je les connais, et elles me suivent."
 
C’est là l’ordonnance pour la bénédiction. Mais avant de pouvoir en profiter, s’il y a une malédiction dans votre vie, il vous faut d’abord en être délivré. Par la mort de Jésus, la libération nous est déjà légalement acquise. Il l’a déjà obtenue pour nous. Ce qu’il nous faut faire, c’est passer du légal à l’expérimental; il nous faut nous l’approprier dans notre propre vie. Le fondement légal est déjà là. Dieu n’a besoin de rien faire de plus, il nous faut nous approprier ce qu’il a déjà fait pour nous. Il existe certaines étapes simples qu’il nous faut suivre.
Très souvent, il nous faut vérifier la cause ou la source de la malédiction; cela ne se produit pas toujours, mais dans la plupart des cas. C’est pour cette raison que j’ai pris le temps de vous montrer les diverses possibilités. Je fais confiance au Saint-Esprit pour vous parler au fur et à mesure que vous lisez. Il se peut que soudainement vous compreniez les raisons de vos luttes incessantes. Cela peut venir par révélation surnaturelle; la plupart du temps, c’est comme ça. Je ne veux pas dire que vous avez besoin d’une telle révélation mais, dans la plupart des cas, Dieu veut que vous sachiez de quoi vous avez été délivré et comment cela vous est arrivé. S’il vous le montre, alors agissez en conséquence.
 
Le processus de libération
 
Le modèle de départ est résumé en quatre mots qui commencent par RE:
  REconnaissez votre problème et sa cause. REpentez-vous de tout ce qui a pu vous exposer à cela. REnoncez à la malédiction. RÉsistez à toute tentative de Satan pour vous garder sous la malédiction.
 
Les étapes spécifiques
  Etablissez un fondement biblique clair. "Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, s’étant fait malédiction pour nous…" (Galates 3:13-14) Il y en a d’autres: Luc 10:19, Ephésiens 1:7, Colossiens 1:13-14, 1 Jean 3:8b. Confessez votre foi en Christ, parce qu’il est le souverain sacrificateur de notre confession (Hébreux 3:1). Engagez-vous à l’obéissance, parce que c’est la condition pour continuer à être sous la bénédiction. Confessez tous péchés connus de vous ou de vos ancêtres. Vous n’êtes pas personnellement coupables de tous ceux qu’ils ont pu commettre, mais vous en êtes affecté par les conséquences. Il vous faut par exemple peut-être confesser: "Ma tante prédisait l’avenir", ou: "Ma grand-mère faisait partie de la science chrétienne", ou: "Mon père était un franc-maçon." Il faut vous identifier au péché de votre famille qui a attiré la malédiction sur elle. Vous le confessez au nom de votre famille. Pardonnez à toutes les personnes, en particulier à la personne même qui a été à l’origine de la malédiction. Si vous ne pardonnez pas, le non-pardon est un obstacle à l’exaucement de votre prière. Jésus a dit: "Quand vous êtes debout en prière, pardonnez si vous avez quelque chose contre quelqu’un." Cela n’exclut rien, ni personne. Souvenez-vous que le pardon est une décision et non pas une émotion. C’est tout simplement déchirer votre reconnaissance de dettes. Renoncez à tout contact avec l’occultisme ou avec des sociétés secrètes. Débarrassez-vous de tout objet de contact. Vous ne devez pas garder dans votre maison tout ce qui peut vous lier à l’occultisme: des images, des amulettes, des bouddhas, des cartes de tarot, etc. Moïse avait averti Israël que, si les gens prenaient un objet maudit dans leurs maisons, ils seraient maudits pareillement (Deutéronome 7:26).
Je me souviens d’une femme juge aux Etats-Unis qui avait été miraculeusement guérie quand j’avais prié pour elle. Elle souffrait jour et nuit d’un problème intestinal depuis dix ans. Elle avait des adhérences et ses intestins avaient été recousus avec des clips de plastique. Quand Dieu l’a guérie, non seulement il a enlevé la douleur et guéri les adhérences, mais il a aussi enlevé les clips!
Le plus intéressant, c’est qu’à la loterie, elle a gagné un voyage gratuit au Mexique. Elle y est allée avec une amie et elles sont revenues. Le jour suivant elles m’ont téléphoné, à Lydia et à moi, et elles étaient complètement désespérées. Cette femme avait essayé de se suicider en tentant de se noyer dans son bain. Lydia et moi sommes allés les voir et elles ont dit qu’elles ne comprenaient pas ce qui s’était passé. Tout avait été merveilleux: "J’étais sauvée, j’étais guérie." Quand je leur ai demandé si elles avaient ramené des souvenirs, elles ont réfléchi un moment et ont répondu affirmativement. Parmi eux, il y avait un portrait du dieu soleil; je leur ai donc demandé de s’en débarrasser immédiatement. Cette femme juge s’est levée, est allée dans la cave et, dans les cinq minutes qui ont suivi, elle a brisé le portrait en petits morceaux. Après cela, il n’y a plus eu de problèmes. Elle s’était rendue elle-même vulnérable en amenant un objet maudit dans sa maison. Déliez-vous vous-même dans le nom de Jésus. La parole de Dieu dit que ce que nous délions sur la terre sera délié dans les cieux, et ce que nous lions sur la terre sera lié dans les cieux (Matthieu 18:18). Si vous n’avez jamais encore confessé votre foi en Christ et que vous ne connaissez pas Jésus comme votre Sauveur personnel, vous apprendrez à le connaître en faisant ce qui suit; cela ne prend même pas une demi-seconde à Dieu pour sauver quelqu’un! Je vais vous présenter un modèle de prière de libération que vous allez répéter. Quand nous allons arriver à la confession des péchés, prenez le temps de confesser certains péchés spécifiques dont vous êtes conscient.
Encore une fois, quand vous êtes à pardonner à des gens, nommez la ou les personnes impliquées. Très souvent, il s’agit de vos proches. Une fois que vous l’aurez fait, vous serez légalement habilité à vous délier complètement de toute malédiction sur vous ou sur votre famille. Toutefois, la malédiction ne peut pas être brisée tant que vous n’aurez pas rempli toutes les conditions.
Il se peut que, quand vous priez, vous ne ressentiez aucun changement, comme il se peut que les résultats soient tout à fait spectaculaires. Quoi qu’il arrive, ne vous attardez pas sur les manifestations; concentrez-vous sur la réalité de Christ dans vos prières. S’il y a des manifestations, ne les laissez pas vous troubler, remerciez simplement Dieu de ce que vous êtes libéré.
Maintenant, voici un modèle de prière à répéter.
 
La prière
 
"Seigneur Jésus-Christ, je crois que tu es le Fils de Dieu et le seul chemin vers Dieu, que tu es mort sur la croix pour mes péchés et que tu es ressuscité d’entre les morts.
"Je renonce à tous mes péchés et je me tourne vers toi, Seigneur Jésus, pour la miséricorde et pour le pardon, et je crois que tu me pardonnes. A partir de maintenant, je veux vivre pour toi, je veux entendre ta voix et faire ce que tu me dis.
"Afin de recevoir ta bénédiction, Seigneur, et d’être délié de toute malédiction sur ma vie, je confesse tous les péchés connus commis par moi-même ou par mes ancêtres, ou par d’autres personnes qui me sont proches… (ajoutez-y tous les détails personnels).
"Seigneur, je te remercie de ce que je crois que tu as pardonné tout ce que je t’ai confessé, et maintenant je veux te dire que je pardonne toutes les personnes qui m’ont fait du mal et qui m’ont blessé. Je leur pardonne maintenant, tout comme je voudrais que tu me pardonnes. En particulier je pardonne… (nommez toutes les personnes concernées).
"De plus, Seigneur, je renonce à tout contact de ma part ou de la part de tous mes proches avec Satan ou avec toute puissance occulte de quelque forme que ce soit, ou avec toute société secrète. Je m’engage également à enlever de ma maison tout objet occulte quelconque qui honore Satan et déshonore Jésus-Christ. Avec ton aide, Seigneur, je les enlèverai tous.
"Maintenant, Seigneur Jésus, je te remercie encore de ce que sur la croix tu t’es fait malédiction pour que je puisse être racheté de la malédiction et recevoir la bénédiction. A cause de ce que tu as fait pour moi sur la croix, je me délie maintenant de toute malédiction, de toute influence mauvaise et de toute ombre noire sur moi ou sur ma famille, de quelque source que ce soit. Je me délie maintenant moi-même dans le nom de Jésus. Amen."
 
Terminez en remerciant Dieu.
 
Après une telle prière, l’expression de foi la plus simple et la plus pure est de commencer à remercier Dieu. Voici quelques façons de le remercier:
Je te remercie, Seigneur, de ce que tu as entendu ma prière et de ce que toute malédiction dans ma vie a été enlevée et supprimée. Je te remercie, Seigneur, de ce que j’ai été délivré du domaine des ténèbres et transporté dans le royaume de ton amour. Je te remercie, Seigneur, de ce que Satan n’a plus aucun pouvoir sur moi ou sur ma famille, ou sur ceux que tu m’as confiés. Je te remercie, Seigneur, de ce qu’à partir de maintenant, alors que je marche dans l’obéissance, tes bénédictions vont venir sur moi et vont m’entourer.
 
 
 
LE FLACON DE MEDICAMENT DE DIEU
 
 
 
 
 
 
Derek Prince
 
 
LE FLACON DE MEDICAMENT DE DIEU
 
 
Je vais partager avec vous, à partir de ma propre expérience, la façon dont j'ai expérimenté et découvert ce merveilleux médicament de Dieu.
Cela se passait au début de la Seconde Guerre mondiale. Je suis anglais et durant cette période, pendant cinq ans et demi, je fus aide-infirmier dans les services médicaux britanniques de l'armée de terre. Durant trois ans, j'exerçai ce métier dans les déserts d'Afrique du Nord; tout d'abord en Egypte, puis en Lybie et enfin au Soudan.
Il y avait deux choses auxquelles nous étions plus particulièrement exposés dans le désert: le sable et le soleil. J'ai passé presque une année dans le désert sans voir une route goudronnée. Nous voyagions dans le sable, nous dormions dans le sable, et souvent nous avions l'impression de manger du sable. Cet environnement, allié au soleil, avait un effet catastrophique sur certaines peaux peu habituées à ce type d'exposition, et j'étais de ceux-là. Cela se manifesta d'abord par l'état de mes mains et de mes pieds dont la peau s'abîmait. C'était, à de nombreux égards, un handicap majeur. L'officier qui commandait mon unité se démena pour que je n'aille pas à l'hôpital, car il savait que si on m'y admettait, je serais perdu pour son unité. Je passai plusieurs mois en boitillant, tâchant d'effectuer mon service; mais à la fin, il dut me laisser aller à l'hôpital. Je fus admis dans trois ou quatre hôpitaux militaires et j'y restai un an.
Je rencontrai des soldats qui avaient passé deux ans au Moyen-Orient et qui étaient restés dix-huit mois à l'hôpital dans le même état que moi. On fit beaucoup de diagnostics très complexes de mon problème, chacun un peu plus long que le précédent. En fait, on diagnostiqua simplement de l'eczéma chronique et je reçus le meilleur traitement possible mais qui n'eut aucun effet. Je vis de nombreux autres soldats dans le même état que moi, dont les traitements restaient inefficaces. Ceux qui étaient dans un état sérieux, les brûlés par exemple, étaient normalement envoyés par bateau en Afrique du Sud. Mais mon état n'était pas assez grave et mes services à l'armée britannique pas assez importants pour me valoir un passage sur un bateau en partance pour l'Afrique du Sud. Alors, jour après jour, je restai couché, me demandant ce que serait mon avenir. Je peux vous dire que lorsque vous passez une année entière à l'hôpital, cela semble très, très long.
Je venais d'expérimenter une relation personnelle avec le Seigneur, j'étais né de nouveau et rempli de l'Esprit saint. Mais j'étais très ignorant, n'ayant aucun fondement biblique. J'avais une Bible et je ne pouvais me tourner que vers elle pour trouver du secours et rencontrer le Seigneur. En désespoir de cause, je commençai à chercher dans la Bible pour voir ce qu'elle pourrait bien me dire sur mon état physique. Je n'avais aucune théorie sur la guérison, je savais simplement que j'en avais besoin. Je possédais une Bible et j'avais beaucoup de temps pour la lire, n'ayant pas grand-chose d'autre à faire. Ainsi, j'ai cherché dans les Ecritures quelque chose qui me dirait si je pouvais vraiment faire confiance à Dieu pour la guérison de mon corps. Un jour que je la lisais, je tombai sur quelques versets du livre des Proverbes que je me mis à appeler "le flacon de médicament de Dieu": Proverbes 4:20-22:
 
Mon fils, sois attentif à mes paroles, incline ton oreille à mes discours. Qu'ils ne s'éloignent point de tes yeux; garde-les au-dedans de ton coeur; car ils sont la vie de ceux qui les trouvent, et la santé de toute leur chair. (traduction Darby)
C'est la dernière phrase qui m'a arrêté, "la santé de toute leur chair". Je compris que "toute leur chair" signifiait le corps physique tout entier (comme certaines versions plus modernes le traduisent). Alors je pensai: "La santé! Si j'ai la santé dans toute ma chair, il n'y a pas de place pour la maladie, et c'est ce que Dieu me promet."
Puis je regardai dans la marge et je vis que l'autre traduction proposée pour le mot "santé" était "médicament". Cela semblait vraiment correspondre à ma situation. Dieu me promettait un médicament qui apporterait la santé pour tout mon corps. Je pensai en moi-même que c'était exactement ce dont j'avais besoin. Alors je relus encore et encore ces versets et je me rendis compte que Dieu, en fait, m'offrait cela à travers sa parole.
Au verset 20 nous lisons: "Sois attentif à mes paroles, incline ton oreille à mes discours." Puis le verset 22 dit: "Car ils sont la vie (les paroles et les discours de Dieu) de ceux qui les trouvent, c'est la santé pour tout leur corps." Ainsi, quel que soit le problème, la réponse se trouve dans les paroles et les discours de Dieu.
Puis je lus la phrase: "... ceux qui les trouvent ..." et je me rendis compte qu'il ne s'agissait pas simplement de lire la Bible. Il s'agissait de le faire de façon à chercher à recevoir ce que Dieu nous offrait.
J'avais reçu tous les soins médicaux possibles que nécessitait mon état et cela n'avait pas eu d'effet; alors je pris une décision, assez naïve en un sens. Je décidai que j'allais prendre la parole de Dieu comme un médicament; ce fut un choix crucial dans ma vie. Lorsque je pris cette décision, le Seigneur lui-même me parla; pas de façon audible, mais très clairement; il me dit: "Lorsque le médecin prescrit un médicament à une personne, le mode d'emploi est indiqué sur le flacon." Puis il me dit encore: "C'est mon médicament, et le mode d'emploi se trouve sur la notice du flacon; tu ferais mieux de l'étudier."
Dieu me rappela qu'un médecin ne promet jamais de résultat si le traitement n'est pas pris conformément au mode d'emploi, et en tant qu'aide-infirmier, cela me frappa beaucoup.
Je décidai donc d'étudier le mode d'emploi inscrit sur le flacon et je me rendis rapidement compte qu'il y avait quatre directives spécifiques afin de prendre la parole de Dieu comme un médicament pour le corps physique. Voici ces directives:
1. Sois attentif à mes paroles.
2. Incline l'oreille à mes discours.
3. Qu'ils ne s'éloignent pas de tes yeux.
4. Garde-les au-dedans de ton coeur.
 
Je réalisai que, si je voulais tirer profit du médicament dont j'avais besoin, c'était les quatre directives que je devais suivre.
Je ne peux pas relater en détail ce qui suivit, mais je commençai à me pencher sur la Bible trois fois par jour, après les repas, car c'est en général à ce moment-là que l'on prend les médicaments. Je dis: "Dieu, tu as dis que ces paroles seront un médicament pour tout le corps, et je les prends comme tel dans le nom de Jésus." En l'espace de quelques mois, le médicament de Dieu, pris de cette façon, accomplit les promesses de Dieu. Je fus totalement guéri dans tout mon corps.
J'ai enregistré cette expérience sur une bande magnétique il y a de cela de nombreuses années. Récemment, à Londres, je rencontrai un jeune Pakistanais qui me révéla qu'il était devenu chrétien et qu'il souffrait depuis plus de vingt ans d'eczéma. Un jour, il écouta ma cassette et il décida de faire la même chose que moi. En l'espace de trois ou quatre jours, il fut totalement guéri. Ainsi, c'est un témoignage récent qui nous montre que le médicament accomplit encore ce pour quoi il a été destiné.
Je voudrais maintenant partager avec vous les leçons que j'ai apprises à partir du mode d'emploi qui se trouve sur la notice du médicament de Dieu, et comment les appliquer.
 
SOIS ATTENTIF A MES PAROLES
 
La première de ces quatre directives est: "Sois attentif à mes paroles." Nous devons comprendre que lorsque Dieu nous parle, il requiert notre attention complète. Si le Dieu tout-puissant veut nous parler, la bienséance élémentaire nous indique que nous devons l'écouter avec une entière et respectueuse attention. Mais ce n'est pas l'attitude de la plupart des gens aujourd'hui. A cause de l'énorme prolifération des médias, de la radio, de la télévision ... et à cause de différents facteurs liés à notre culture contemporaine, nous avons appris à écouter deux choses en même temps. Nous souffrons d'une maladie que nous pourrions appeler "l'attention divisée". Je suis étonné lorsque je vais dans une maison et que je vois des adolescents faire leurs devoirs tout en regardant la télé; ils ne sont pleinement attentifs ni à l'un ni à l'autre.
Dans de nombreux endroits, nous avons ce qui s'appelle de la musique de fond. Nous avons une conversation mais, en même temps, d'une oreille, nous écoutons la musique de fond. Je dois dire que pour moi, personnellement, cela est très frustrant. Je suis du genre à désirer me concentrer sur quelque chose et à ne pas m'égarer ailleurs. Je pense que Dieu m'a conditionné ainsi, et je ne veux pas perdre cette habitude. Si je discute avec quelqu'un, je veux écouter la personne qui parle. Si j'écoute de la musique, je veux écouter la musique. J'aime la musique. Lorsque j'en écoute, je le fais avec toute mon attention.
Mais voyez-vous, tout au long de la Bible, la principale clé à la guérison de Dieu est l'écoute. Laissez-moi vous dire cela simplement. La clé pour la guérison est l'écoute . C'est ce que nous écoutons et comment nous l'écoutons. Jésus a dit à ses disciples: "Prenez garde à ce que vous entendez." Il a également dit: "Prenez garde à la façon dont vous écoutez." Nous devons mettre les deux ensemble. C'est ce que nous écoutons et la façon dont nous l'écoutons.
Il y a un autre passage dans l'Ancien Testament, concernant la guérison, qui met l'accent sur la même chose. C'est dans Exode 15:26 , quand l'Eternel parle à Israël par Moïse:
"Si tu écoutes attentivement la voix de l'Eternel, ton Dieu, et si tu fais ce qui est droit à ses yeux, et si tu prêtes l'oreille à ses commandements, et si tu gardes tous ses statuts, je ne mettrai sur toi aucune des maladies que j'ai mises sur l'Egypte, car je suis l'Eternel qui te guérit." (traduction Darby)
Remarquez l'affirmation finale. Cela concorde exactement avec le médicament: "Je fournis le médicament et je suis ton docteur." En hébreu moderne, c'est exactement ainsi que ce mot serait traduit: "Je suis l'Eternel, ton médecin." Dieu dit à son peuple: "Je veux être votre médecin, le médecin de vos corps." Mais il dit qu'il y a à cela des conditions; il commence par un "si".
La première condition, celle de base, est: "Si tu écoutes attentivement la voix de l'Eternel, ton Dieu." Vous voyez, c'est ce que nous entendons. Le mot traduit par "écouter attentivement", en hébreu, est une répétition du verbe "écouter". Ce qui nous donne: "Si tu écoutes en écoutant la voix de l'Eternel ton Dieu." Tout l'accent est mis sur l'écoute.
Lorsque je cherchais la guérison, j'ai trouvé ce verset ainsi que celui de Proverbes 4:20-22 et je me suis demandé ce que pouvait bien signifier "écouter en écoutant". C'est comme si Dieu me donnait une réponse. Il dit: "Tu as deux oreilles: une oreille droite et une oreille gauche; écouter en écoutant signifie que tu m'écoutes avec tes deux oreilles, la droite et la gauche. Ne m'écoute pas seulement avec l'oreille droite tandis que de l'autre tu écoutes autre chose, car cela aura pour résultat la confusion."
L'accent est mis sur l'attention, l'écoute, donnant à Dieu une attention sans partage. Voici la principale directive du médicament de Dieu. Il est important de savoir ce que nous entendons et la façon dont nous l'entendons. Ce n'est pas seulement la clé pour être guéri, c'est aussi celle pour recevoir la foi et, bien sûr, cela va ensemble. C'est la foi qui nous permet de recevoir la guérison que Dieu a prévue et de tirer les bénéfices du médicament.
L'un de mes passages préférés, qui fut rendu réel pour moi pendant cette longue période d'hospitalisation se trouve dans Romains 10:17:
"Ainsi la foi vient de ce qu'on entend et ce qu'on entend vient de la parole de Christ."
Etendu, je me disais continuellement: "Je sais que si j'avais la foi, Dieu me guérirait." Puis je disais immédiatement après: "Mais alors je n'ai pas la foi." Quand je déclarais que je n'avais pas la foi, j'étais comme ce que John Bunyan décrit dans" Le voyage du Pèlerin", j'étais dans le bourbier du découragement, une vallée de désespoir sombre et solitaire.
Un jour, alors que je lisais ma Bible, mes yeux tombèrent sur Romains 10:17 : "Ainsi la foi vient de ce qu'on entend et ce qu'on entend vient de la parole de Christ." Deux mots attirèrent particulièrement mon attention: "la foi vient". Autrement dit, tu ne dois pas désespérer. Peut-être que tu n'as pas la foi, mais la foi vient. Si tu ne l'as pas, tu peux l'obtenir.
Bien entendu, je regardai comment la foi vient et il est dit: "la foi vient de ce qu'on entend et ce qu'on entend vient de la parole de Christ". A nouveau, comme dans Proverbes 4: 20-22, j'étais conduit vers la parole de Dieu. Je commençai à analyser ce verset et je me rendis compte que nous commencions avec la parole de Dieu. C'est le début. Nous écoutons la parole de Dieu attentivement et, de cette écoute, vient ce que la Bible nomme "l'écoute", la capacité d'entendre Dieu. Et à partir de cette écoute-là se développe la foi.
C'est la parole de Dieu qui, lorsque nous lui prêtons attention, produit l'écoute. Puis, quand nous continuons d'écouter, à partir de cette nouvelle écoute se développe la foi. Dans un sens, tout dépend de la façon dont nous nous approchons de la parole de Dieu. L'abordons-nous avec une attention non partagée? L'écoutons-nous avec nos deux oreilles? Sommes-nous centrés sur la parole de Dieu? Sommes-nous dans l'état que la Bible appelle l'écoute, spirituellement et mentalement qui nous rend capables d'écouter ce que Dieu dit?
Je suis certain que de nombreuses personnes lisent la Bible sans jamais écouter Dieu. Elles n'écoutent pas leur Dieu parce que leur esprit est occupé à autre chose. Elles se demandent comment elles vont payer le loyer, quel temps il va faire, ou bien elles se préoccupent de la situation politique. Il y a d'autres forces en oeuvre dans leur esprit. De fait, elles ne développent jamais l'écoute. Nous devons le faire, car à partir de cette écoute se développera la foi. C'est notre attitude envers la parole de Dieu qui produit l'écoute, et de celle-ci jaillit la foi. Nous sommes toujours renvoyés à la parole de Dieu et à la façon dont nous la recevons. Ainsi, la première directive du médicament de Dieu est: "Sois attentif à mes paroles."
 
INCLINE TON OREILLE
 
Je vais maintenant expliquer la seconde directive: "Incline ton oreille".
Nous devons être sûrs que nous comprenons bien ce que le mot "incliner" signifie. Incliner, c'est se pencher; et se pencher, c'est se courber. Ainsi, "incliner son oreille" signifie "pencher nos oreilles vers le bas". Le fait de ne pouvoir pencher notre oreille sans incliner notre tête est naturel. En inclinant notre oreille, nous inclinons en fait notre tête. Qu'est-ce que cela signifie? C'est une attitude d'humilité, de désir d'être enseigné. Je vais l'illustrer par une expérience.
Lorsque j'étudiais la Bible à l'hôpital, cherchant désespérément la réponse à mon problème, je trouvais de nombreuses promesses de guérison, de bénédiction et de prospérité. Mais mon attitude était conditionnée par mon milieu, ce qui est probablement le cas pour chacun d'entre nous.
J'étais issu d'une église chrétienne où le christianisme n'était pas associé au bonheur; en fait, c'était même le contraire. Je m'étais rendu compte très tôt que si je voulais être chrétien, je devais me préparer à être misérable. Je décidai également très vite que je n'étais pas préparé à être misérable et donc que je ne deviendrai jamais chrétien. C'est uniquement par l'intervention souveraine de Dieu dans ma vie que je fus changé. Mais je véhiculais toujours en moi de nombreux vieux concepts.
Lorsque je trouvai ces promesses de guérison, de santé, de force, de longévité, de prospérité et d'abondance plusieurs fois dans la Bible, je hochai la tête. Je n'inclinai pas ma tête, mais je la hochai en disant: "Ce n'est pas possible; c'est trop beau pour être vrai! Je ne peux pas croire que la religion soit cela!" Je réagissais ainsi à l'une des affirmations du Psaume 103 qui dit: "C'est lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes maladies; qui te fait rajeunir comme l'aigle." Je pensai: "Tu vois, c'est impossible. Dieu ne peut pas être ainsi. Je veux dire que nous devons nous préparer à être misérables en étant chrétiens."
Alors que je répondais ainsi intérieurement, Dieu me parla clairement; non pas d'une façon audible, mais aussi clairement que si quelqu'un me parlait. Il me dit: "Maintenant, dis-moi qui est le maître et qui est l'élève?" J'y réfléchis un moment, puis je dis: "Seigneur, tu es le maître, et je suis l'élève." Alors, il me répondit: "Alors voudrais-tu me laisser t'enseigner?" Je me rendis compte que je ne laissais pas du tout Dieu m'enseigner. J'avais mes propres préjugés, et s'il me disait quelque chose de différent dans sa Parole, je n'étais vraiment pas capable de l'entendre parce que mon esprit était bloqué par ces idées préconçues. Dieu me disait essentiellement: "Incline ton oreille, laisse tomber tes préjugés, courbe cette nuque raide, et laisse-moi te dire combien je suis bon et comme ce que j'ai prévu pour toi est merveilleux. Ne me mesure pas selon des critères humains, car je suis Dieu. Je suis tout-puissant et plein de grâce; un Dieu fidèle et miséricordieux."
Cela fit ressortir un principe très important de la parole de Dieu. Celle-ci n'oeuvre en nous que si nous la recevons. Si nous ne la recevons pas, elle ne nous fait aucun bien. Il existe un passage très puissant dans Jacques 1:18-21 . En parlant de Dieu, il dit:
"Il nous a engendrés selon sa volonté, par la parole de vérité (remarquez que le fait que nous soyons devenus chrétiens est dû à la Parole. Dieu nous a engendrés par la parole de vérité) ... afin que nous soyons en quelque sorte les prémices de ses créatures. Ainsi, mes frères bien-aimés, que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère. (Notez qu'il est prompt à écouter, mais lent à parler.) Puis il dit: C'est pourquoi, rejetant toute souillure et tout excès de malice, recevez avec douceur la parole qui a été plantée en vous, et qui peut sauver vos âmes."
La parole de Dieu peut vous sauver, elle peut vous guérir et elle peut vous bénir d'innombrables façons, mais seulement si vous la recevez avec douceur. Et l'une des choses que nous devons abandonner, c'est la malice, ou, autrement dit, la méchanceté. Nous associons généralement la méchanceté aux enfants. Qu'est-ce qu'un enfant méchant? L'une des caractéristiques d'un enfant méchant consiste à rétorquer lorsqu'il est enseigné ou grondé. Dieu dit: "Ne rétorquez pas à mes paroles. Lorsque je vous dis quelque chose, ne discutez pas. Ne me dites pas que vous pensez que c'est peut-être vrai ou que c'est impossible ou que je n'ai pas voulu dire cela. Laissez-moi vous enseigner." C'est le sens de l'oreille inclinée. Cela signifie que nous venons à Dieu et que nous disons: "Dieu, tu es le maître, je suis l'élève. Je désire te laisser m'enseigner. J'incline mon oreille et je t'écoute."
A propos d'incliner notre oreille, nous sommes confrontés avec le fait que la plupart d'entre nous ont des barrières mentales lorsque nous commençons à lire la Bible. Dans de nombreux cas, ces barrières sont dues à notre milieu. Beaucoup d'entre nous avons été affiliés à différentes confessions ou dénominations dans le passé. Nous sommes peut-être encore des membres actifs d'une certaine dénomination. Je ne suis pas opposé aux dénominations, mais je voudrais vous dire que chacune d'elles à ses points forts et ses points faibles. Dans certains domaines, celle-ci est fidèle à la vérité, et dans d'autres non. Si nous mesurons Dieu à partir de notre milieu confessionnel, si nous jugeons les Ecritures en fonction de ce qu'une église ou une dénomination enseigne, nous exclurons de notre esprit la plupart des vérités que Dieu veut que nous recevions et qui peuvent nous bénir et nous aider.
Par exemple, certaines églises enseignent que le temps des miracles est révolu. Je n'ai jamais pu trouver une base biblique à cette affirmation. Je pense à des douzaines de passages qui montrent le contraire. Mais si vous vous approchez avec la certitude que le temps des miracles est révolu, alors lorsque Dieu vous promettra un miracle, vous ne l'entendrez probablement pas.
Certains groupes chrétiens pensent que, pour être saint, il faut être pauvre et que le fait d'être autrement que pauvre est en quelque sorte être dans le péché. Pourtant, si c'est le plan de Dieu de vous bénir en vous apportant la prospérité, comme il le dit de nombreuses fois dans les Ecritures, ce doit être son plan. Mais si vous avez la pensée que vous devez être pauvre, vous ne pourrez pas recevoir la bénédiction de la prospérité que Dieu vous offre sur la base des Ecritures. Il y a un passage dans 3 Jean 2 et je pense que la plupart d'entre nous devons le prendre à coeur.
"Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l'état de ton âme."
Je me souviens de ce qui m'a frappé très fortement, lorsque j'ai commencé à lire ce verset. Mes vieux préjugés et mes idées préconçues resurgirent. Je pensai: "C'est impossible. Cela ne peut pas vouloir dire ce qui est écrit." "Mais tu vois, me dit Dieu, incline ton oreille. Ne viens pas à moi avec tes arguments, tes idées reçues, tes préjugés. Courbe cette nuque raide et laisse-moi t'enseigner."
Voilà une condition essentielle pour recevoir la guérison par la parole de Dieu. Il faut laisser tomber les préjugés, les idées préconçues, courber notre nuque, ouvrir nos oreilles, écouter attentivement ce que Dieu nous dit et ne pas le refuser parce que cela ne cadre pas avec ce que nous pensons que Dieu devrait avoir dit. Il est bien plus grand que n'importe quelle dénomination, que notre compréhension, que nos préjugés. N'en faites pas un Dieu si petit qu'il ne puisse plus vous aider. Inclinez votre oreille et laissez-le vous dire tout ce qu'il veut faire pour vous.
 
QU'ILS NE S'ELOIGNENT PAS DE TES YEUX
 
J'ai parlé des deux premières indications du flacon de médicament de Dieu: "Sois attentif à mes paroles" et "incline ton oreille à mes discours". Logiquement, je dois maintenant aborder le troisième thème: "Qu'ils ne s'éloignent pas de tes yeux." Le pronom "ils" englobe les paroles et les discours de Dieu.
La pensée clé de cette instruction pourrait être résumée par le mot "focaliser". L'une des choses extraordinaires à propos des yeux humains, et qui n'est pas vraie pour certains autres animaux ou créatures, c'est que nous avons deux yeux, mais qu'en les fixant sur un objet, nous pouvons former une seule image. (C'est lorsque notre vue est bonne et fonctionne comme Dieu l'a entendu.) A l'état naturel, de bons yeux avec une mauvaise focalisation produisent une vision trouble. Je crois que c'est le problème de nombreuses personnes dans le domaine spirituel. Elles n'ont pas appris à concentrer leur vue spirituelle, et par conséquent leur vision des choses spirituelles est troublée.
Je pense que la plupart des gens ont l'impression que le monde spirituel est en quelque sorte brumeux, à moitié réel, vague, informe. Je sais que c'était là l'impression que j'avais de la religion avant que je ne connaisse le Seigneur personnellement. Je m'imaginais la religion comme quelque chose de brumeux environnant une vieille église et, si j'étais très bon, peut-être que ce brouillard se poserait sur ma tête. Mais il ne le fit jamais. Ainsi, après une certaine période, je décidai que je n'étais plus intéressé par à religion, et je me tournai vers la philosophie. Mais le fait est que si nous ne fixons pas nos yeux spirituels, nous aurons toujours une vision trouble de la réalité spirituelle. Ecoutons les paroles de Jésus parlant de la vision spirituelle dans Luc 11:34 :
"La lampe du corps, c'est ton oeil; lorsque ton oeil est simple, ton corps tout entier aussi est plein de lumière; mais lorsqu'il est méchant, ton corps aussi est ténébreux." (Darby)
Jésus parle ici de quelque chose qui affecte le corps tout entier. Cela me rappelle immédiatement l'affirmation de Proverbes 4 à propos des paroles de Dieu qui sont la santé pour tout notre corps. Mais ici Jésus discourt sur la façon dont nous utilisons nos yeux. "Lorsque ton oeil est simple", je pense que cela signifie tout d'abord que nous formons une seule image. Nous ne regardons pas dans des directions différentes avec nos deux yeux, mais ils sont fixés pour faire une seule image. Puis il dit que le résultat sera manifesté dans tout notre corps: "tout ton corps est éclairé".
Je crois qu'un corps plein de lumière ne laisse pas de place à la maladie. Je crois également que la lumière et les ténèbres s'excluent mutuellement. La maladie vient des ténèbres. La santé vient de la lumière. Malachie 4:2 dit:
"Et pour vous qui craignez mon nom se lèvera le soleil de justice; et la guérison sera dans ses ailes ... "
Dans la nature, le soleil est source de lumière. Les deux produits de la lumière, lorsque le soleil se lève, sont la justice et la guérison. Ce sont les oeuvres de la lumière. A l'opposé se trouvent les oeuvres des ténèbres. Le contraire de la justice, c'est le péché; le contraire de la guérison, c'est la maladie. Ce sont des oeuvres des ténèbres, mais justice et guérison sont celles de la lumière. Jésus dit: "Si ton oeil est simple, tout ton corps sera rempli de lumière, de justice et de santé." Il faut avoir un oeil simple.
Le mot traduit par "simple", en grec, est un mot qui a plusieurs significations (et je les ai soigneusement vérifiées dans deux dictionnaires grecs avant de finir de préparer ce message). L'une d'elles est "simple" ou "sincère", ce qui fait apparaître le véritable sens du mot. Si votre oeil est simple ou sincère, si vous voyez juste les choses comme elles sont écrites, alors vous n'êtes ni trop intelligent, ni trop philosophe. Vous ne savez pas grand-chose de la théologie. Vous n'entrevoyez pas plusieurs façons différentes d'expliquer le texte, vous le prenez simplement comme il est écrit.
J'ai fait remarquer que la seconde directive dit d'incliner son oreille, de courber la nuque raide, de désirer entendre. Il existe certaines barrières naturelles, et j'en ai décrites deux, qui sont les préjugés et les idées préconçues . Nous pensons déjà savoir ce que Dieu doit avoir dit, alors nous ne désirons pas écouter.
La troisième directive parle de simplicité ou de sincérité. Je pense que les barrières à la simplicité et à la sincérité sont la rationalisation et la sophistication . Je m'inquiète toujours lorsque j'entends des prédicateurs citer de trop nombreux experts mondiaux, surtout s'ils essaient d'authentifier la Bible. Je ne crois pas que celle-ci ait besoin d'être authentifiée par des experts mondiaux. En fin de compte, cela n'édifie pas la foi des gens. Tôt ou tard, comme je l'ai dit plus haut, la foi vient en écoutant la parole de Dieu et tout ce qui en distrait trop longtemps notre attention ne va, en fin de compte, pas édifier notre foi. Nous devons lire la Bible avec cet oeil unique de simplicité et de sincérité qui dit: "C'est ce que Dieu dit, c'est ce qu'il veut dire, et je le crois comme c'est écrit."
Je repense à ma propre expérience à l'hôpital. J'étais là, professeur de philosophie ayant une connaissance du latin et du grec, et capable de citer de nombreux livres savants. J'étais malade, et j'avais la possibilité, à travers la parole de Dieu, d'une façon simple et pas compliquée du tout, d'être guéri en la prenant comme un médicament. C'est vrai que pour un esprit philosophe, c'est absurde! C'est ridicule! Vous le rejetez. Mais, voyez-vous, j'étais malade et la philosophie ne m'avait pas guérie. Ainsi, j'étais face à une alternative: je pouvais être intelligent et rester malade, ou je pouvais être simple et guéri. Je suis reconnaissant depuis lors d'avoir été assez simple pour être guéri.
Cela montre une chose: si votre oeil est simple, si vous êtes sincère, si vous n'êtes pas trop compliqué, si vous n'avez pas trop d'arguments, si vous ne pouvez pas citer tous les théologiens, vous avez beaucoup plus de chances d'atteindre Dieu. Je suis désolé de dire cela, mais mon expérience durant de nombreuses années m'en a convaincu. La théologie n'édifie généralement pas la foi des gens.
Citons deux passages des écrits de Paul pour conclure cette pensée. Notez que l'on parle ici d'une sorte de simplicité qui, aux yeux du monde, est folie. Paul dit, dans 1 Corinthiens 1:25 :
"Car la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes."
Il parle là en premier lieu de la croix. La croix était la chose la plus faible et la plus folle que l'on puisse concevoir pour la culture de cette époque, mais de la faiblesse de la croix vient la toute-puissance de Dieu. De la folie de la croix vient l'insondable sagesse de Dieu. Ainsi, nous devons aller vers quelque chose de très faible et de très fou pour recevoir la sagesse et la force de Dieu.
Un peu plus loin, dans 1 Corinthiens 3:18 , Paul dit quelque chose de très intéressant. (Car je réalise qu'il parlait à des gens ayant des connaissances philosophiques comme celles que j'ai acquises durant mes études; ainsi je l'apprécie davantage.)
"Que personne ne s'abuse soi-même: si quelqu'un parmi vous a l'air d'être sage dans ce siècle, qu'il devienne fou, afin de devenir sage ..."
Vous voyez qu'entre nous et la sagesse de Dieu, il y a une vallée, une place d'humilité. Nous devons laisser de côté la sagesse humaine. Nous devons devenir fous aux yeux du monde afin de réellement entrer dans la sagesse de Dieu.
A ce stade, j'étais face à une alternative. Je pouvais continuer à être sage selon le monde et rester malade, ou je pouvais faire quelque chose de fou aux yeux du monde et être guéri. Je dois dire que j'étais bien plus sage en étant fou et en étant guéri que je ne l'aurais été en étant intelligent et en restant malade. Cela peut paraître compliqué, mais c'est exactement ce que Paul dit: "Si vous êtes sage selon ce monde, vous devez devenir fou afin d'être sage, car la folie de Dieu est bien plus sage que les hommes."
L'application est: qu'ils ne s'éloignent pas de tes yeux. Ayez un regard simple, unique. Lisez la Bible comme elle est écrite et croyez simplement ce qu'elle dit.
GARDE-LES AU-DEDANS DE TON COEUR
Nous avons déjà examiné les trois premières directives; maintenant, nous arrivons à la quatrième et dernière instruction à propos de la façon de recevoir les paroles et les enseignements de Dieu: "Garde-les au-dedans de ton coeur."
Cela est très réel pour moi; tout d'abord, sur la base de ma propre expérience de guérison par ce passage; ensuite, parce que durant cinq années j'ai été directeur d'un collège en Afrique Orientale pour la formation d'enseignants africains pour les écoles africaines. Ainsi, j'ai donc dû me familiariser avec certains principes de l'enseignement. L'un des principes les plus simples, que nous essayions d'inculquer à nos étudiants, était celui que nous appelions "la porte de l'oreille" et "la porte de l'oeil". Lorsque vous voulez atteindre la personnalité d'un enfant, vous devez utiliser toutes les portes possibles. Il ne suffit pas que l'enfant entende simplement; il a aussi besoin de voir. En fait, nous leur enseignions également qu'un enfant n'a pas uniquement besoin d'entendre et de voir, mais qu'il doit également s'investir d'une façon pratique: entendre, voir et faire. J'ai été béni de constater que dans ce passage des Proverbes, Dieu anticipait la psychologie de l'enseignement moderne de presque 3000 ans. Il dit: "Incline ton oreille, ne les éloigne pas de tes yeux, et ils entreront dans ton coeur." Vous voyez, la raison pour laquelle il faut passer par la porte de l'oreille et celle de l'oeil est d'atteindre ce domaine central et vital de la personnalité humaine que la Bible appelle le coeur, et lorsque les paroles et les discours de Dieu vont au coeur, ils accomplissent leurs promesses. Mais s'ils n'y arrivent pas, ils ne produisent pas de résultat.
Certains médicaments que vous prenez doivent, pour être efficaces, être libérés dans le sang. Vous pouvez prendre le médicament, mais, s'il ne va pas dans le sang, il n'agira pas comme il est censé le faire. Ainsi, le médicament de Dieu n'est efficace que lorsqu'il est libéré dans le coeur. Les trois phases précédentes s'appliquent toutes au médicament qui doit les exécuter pour accomplir les effets promis. Puis il dit: "Garde-les au-dedans de ton coeur."
Nous devons regarder au verset suivant des Proverbes qui est l'un des versets les plus profonds de la Bible. Proverbes 4:23 :
"Garde ton coeur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie."
Combien ces paroles sont profondes: "car de lui viennent les sources de la vie ..."
Je reviens encore une fois à l'Afrique Orientale. L'une de mes étudiantes avait écrit ce verset dans son propre dialecte, qui était le lorlagoli. Je connaissais juste assez cette langue pour pouvoir lire ce qu'elle avait écrit sur le mur du dortoir: "Garde ton coeur de toute ta force; car toutes les choses de la vie viennent de lui." C'est si simple; d'une certaine façon plus simple que la version Darby.
Cette conviction ne m'a jamais quittée: "Toutes les choses de la vie viennent de votre coeur." Autrement dit, ce que vous avez dans le coeur déterminera tout ce que vous expérimenterez dans votre vie. Si vous avez de bonnes choses dans votre coeur, votre vie sera bonne. Si vous avez de mauvaises choses dans votre coeur, votre vie sera mauvaise. Mais c'est ce qui est dans votre coeur qui détermine le cours de votre vie. Ainsi, Dieu dit: "Si mon médicament et mes paroles et mes enseignements veulent faire l'effet que j'ai promis, ils doivent pénétrer dans votre coeur, et vous devez les y garder." "Garde-les tout au-dedans de ton coeur." Pas simplement à la périphérie de ton coeur, mais au milieu. "Garde-les au centre de ta vie et de ta personnalité. Ils affecteront la façon dont tu vis."
Pour conclure cet enseignement sur la parole de Dieu en tant que médicament, j'aimerais faire un parallèle avec une affirmation du Nouveau Testament. Hébreux 4:12 parle de la nature de la parole de Dieu et de la façon dont elle agit en nous. Afin de la rendre plus vivante, je vais citer deux traductions différentes de ce verset: tout d'abord la version Segond, puis la version Darby; ainsi nous pourrons voir certaines différences.
"Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu'une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu'à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du coeur ." (Segond)
 
"Car la parole de Dieu est vivante et opérante, et plus pénétrante qu'aucune épée à deux tranchants, et atteignant jusqu'à la division de l'âme et de l'esprit, des jointures et des moelles; et elle discerne les pensées et les intentions du coeur." (Darby)
 
Si je devais choisir un mot pour résumer cela, je pense que ce serait le mot "pénétrant". La parole de Dieu pénètre. En fait, elle pénètre là où
rien d'autre ne le peut. Nous sommes familiarisés avec l'idée du bistouri du chirurgien qui a une lame pointue et acérée capable de pénétrer si délicatement dans les tissus humains. Mais la parole de Dieu pénètre dans un autre domaine. Elle divise l'âme et l'esprit, la partie la plus profonde de notre personnalité. Les choses, en nous, que nous ne pouvons pas complètement comprendre, la parole de Dieu nous les révèle. Elle sépare les jointures et les moelles. Elle touche le domaine spirituel en nous et le domaine physique. Aucun domaine n'est hors de sa portée.
Si vous avez une maladie de la moelle ou des jointures, ce passage dit que même s'il n'y a pas de médicament ou de traitement humain pour la soigner, la parole de Dieu, elle, peut arriver à le faire. Si vous avez des problèmes de personnalité interne, pour lesquels le psychiatre n'a pas de solution, elle aura cette solution. La parole de Dieu pénètre. Ce qui est important, c'est que nous la prenions de la façon que Dieu veut. Nous devons le faire avec une attention soutenue et une attitude humble et désireuse d'être enseignés. Nous devons abattre les barrières des préjugés et des idées préconçues et regarder avec un oeil simple, sincère et de tout notre coeur. Nous ne devons pas ergoter, ni trop théoriser, mais la prendre comme elle vient. Nous devons laisser tomber les barrières de la rationalisation et de la sophistication, et ainsi nous pourrons la laisser pénétrer et faire son oeuvre.
Puis-je prier pour vous à l'issue de cette étude?
 
"Père, je te remercie pour ceux qui ont lu ce message et qui ont des besoins spirituels et physiques qui ne peuvent être satisfaits que par la parole de Dieu. Je prie que cette parole pénètre en eux et fasse son oeuvre, en créant la foi, en apportant la guérison, la délivrance, la paix, la joie et l'harmonie. Dans le nom de Jésus. Amen."
 
* * * * * * *
 
 
Le Saint-Esprit en vous
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
DEREK PRINCE
 
 
 
Chapitre UN AVANT LA PENTECÔTE
 
 
 
"Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous." (Actes 1:8)
 
 
Par le biais des saintes Ecritures, nous acquérons une connaissance que nous ne pouvons pas obtenir autrement.
L’une des révélations les plus importantes de la Bible est celle de la nature de Dieu. Le fait que Dieu soit à la fois un et plusieurs est un mystère; il y a trois personnes, mais un seul Dieu. Les trois personnes révélées dans la Parole sont le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Nous abordons ici le thème du Saint-Esprit.
L’une des révélations les plus profondes et les plus claires dévoilées par la Bible est celle de la personne et de l’œuvre du Saint-Esprit. La première chose que nous devons comprendre est que le Saint-Esprit est lui-même une personne, tout autant que le sont le Père et le Fils. Grâce à des comparaisons humaines, il nous est facile de comprendre que Dieu le Père est une personne et que Dieu le Fils en est une également; cependant il est moins simple de se représenter le Saint-Esprit comme une personne.
Dieu connaît toute chose au moyen du Saint Esprit, rien ne lui est caché et c’est par cet intermédiaire qu’il est présent partout en même temps. Ces deux caractéristiques sont respectivement désignées par les deux termes théologiques "omniscient" et "omniprésent". Plusieurs passages de la Parole décrivent ces aspects. Dans Jérémie 23:23-24 par exemple, l’Eternel dit:
 
"Ne suis-je un Dieu que de près, dit l’Eternel, et ne suis-je pas aussi un Dieu de loin? Quelqu’un se tiendra-t-il dans un lieu caché, sans que je le voie? dit l’Eternel. Ne remplis-je pas, moi, les cieux et la terre? dit l’Eternel."
Dieu remplit la terre et les cieux. Il n’existe aucun endroit où il n’est pas présent. Rien ne se passe nulle part sans que Dieu soit au courant. Le Psaume 139:1-12 l’exprime de façon magnifique:
 
"Au chef des chantres. De David. Psaume. Eternel! tu me sondes et tu me connais, tu sais quand je m’assieds et quand je me lève, tu pénètres de loin ma pensée; tu sais quand je marche et quand je me couche, et tu pénètres toutes mes voies. Car la parole n’est pas sur ma langue, que déjà, ô Eternel! tu la connais entièrement. Tu m’entoures par derrière et par devant, et tu mets ta main sur moi. Une science aussi merveilleuse est au-dessus de ma portée, elle est trop élevée pour que je puisse la saisir. Où irais-je loin de ton Esprit, et où fuirais-je loin de ta face? Si je monte aux cieux, tu y es; si je me couche au séjour des morts, t’y voilà. Si je prends les ailes de l’aurore, et que j’aille habiter à l’extrémité de la mer, là aussi ta main me conduira, et ta droite me saisira. Si je dis: Au moins les ténèbres me couvriront, la nuit devient lumière autour de moi; même les ténèbres ne sont pas obscures pour toi, la nuit brille comme le jour, et les ténèbres comme la lumière."
 
Quelle admirable manière de parler! Quelle merveilleuse démonstration de l’étendue de la sagesse de Dieu! La présence de Dieu imprègne l’univers entier. Il n’est nulle part où aller pour se cacher de Dieu. Aucune distance ne peut vous séparer de lui. Aucune obscurité ne peut vous cacher à lui. Dieu est partout, dans tout l’univers. Il sait tout ce qui se passe en tout lieu.
La phrase dominante exprimant ce mystère se trouve dans le septième verset, quand le psalmiste dit: "Où irai-je loin de ton Esprit? Et où fuirai-je loin de ta face?" C’est un exemple typique de la poésie hébraïque dans laquelle les deux parties d’un même verset expriment essentiellement une chose similaire. La présence de Dieu dans tout l’univers est celle de son Saint-Esprit. Par le Saint-Esprit, Dieu est présent partout; par le Saint-Esprit, Dieu sait tout ce qui se passe dans l’univers à chaque instant.
Le Saint-Esprit est actif dans l’univers depuis la création. Le psalmiste nous raconte ce qui s’est effectivement passé lors du processus de création:
 
"Les cieux ont été faits par la parole de l’Eternel, et toute leur armée par le souffle de sa bouche." (Psaume 33:6)
Là où la traduction française dit "souffle", l’hébreu dit littéralement "esprit". Cela en modifie la lecture qui devient: "Les cieux ont été faits par la parole de l’Eternel et toute leur armée par "l’esprit" de sa bouche." En d’autres termes, les deux principaux artisans de la création ayant suscité l’existence de l’univers entier ont été la parole de Dieu et l’Esprit de Dieu, ou le Saint-Esprit.
Si nous lisons les premiers versets de la Bible décrivant la création, nous le voyons de manière plus détaillée:
 
"La terre était informe et vide; il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme, et l’Esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. Dieu dit: Que la lumière soit! Et la lumière fut." (Genèse 1:2-3)
 
La présence de l’Esprit de Dieu était là, dans les ténèbres informes, dans le vide, dans le désert de l’espace. Le verbe "se mouvoir" (en anglais "planer") suggère un oiseau. Bien souvent, dans la Parole, le Saint-Esprit s’identifie à la colombe céleste. Nous avons ici la colombe céleste, le Saint-Esprit, planant au-dessus de l’étendue informe, sombre et désertique des eaux. Le verset 3 dit: "Dieu dit: Que la lumière soit! Et la lumière fut." Nous retrouvons là les deux artisans de la création: l’Esprit de Dieu et la parole de Dieu. Lorsqu’ils s’unissent, la création a lieu. Lorsque l’Esprit de Dieu et la parole de Dieu sont ensemble, alors une chose nouvelle – dans ce cas précis, la lumière – est créée. La lumière commence à exister, formée par l’Esprit et par la parole de Dieu. Vous constatez que l’Esprit de Dieu est à l’œuvre et a toujours été présent dans l’univers entier depuis la création. En un sens, le Saint-Esprit est l’artisan actif et effectif de la divinité.
Le Saint-Esprit inspire et donne de la puissance à tous les hommes de Dieu dans l’Ancien Testament. La liste des noms est trop longue pour être énoncée, mais nous nous intéresserons à quelques exemples.
Le premier est Betsaleel, homme qui a conçu l’arche et le tabernacle pour Moïse.
 
"Sache que j’ai (Dieu) choisi Betsaleel, fils d’Uri, fils de Hur, de la tribu de Juda. Je l’ai rempli de l’Esprit de Dieu, de sagesse, d’intelligence, et de savoir pour toutes sortes d’ouvrages." (Exode 31:2-3)
C’est le Saint-Esprit de Dieu qui a rempli Betsaleel et lui a donné la capacité de produire un travail d’une qualité aussi exceptionnelle que créative. Cela m’a toujours impressionné de voir qu’il a été le premier homme dans la Bible dont il est dit qu’il a été rempli de l’Esprit de Dieu. Le résultat dans ce cas a été l’habileté manuelle.
Dans Deutéronome 34:9 nous lisons, à propos de Josué:
 
"Josué, fils de Nun, était rempli de l’esprit de sagesse, car Moïse avait posé ses mains sur lui. Les enfants d’Israël lui obéirent, et se conformèrent aux ordres que l’Eternel avait donnés à Moïse."
 
Josué était un grand chef militaire qui a conquis le Pays promis; il l’a accompli parce qu’il était rempli de l’Esprit de Dieu.
Dans Juges 6:34 nous lisons, à propos de Gédéon:
 
"Gédéon fut revêtu de l’Esprit de l’Eternel; il sonna de la trompette, et Abiézer fut convoqué pour marcher à sa suite."
 
L’Esprit du Seigneur est descendu sur Gédéon et a fait de lui le dirigeant qu’il a été. Avant cela, il était un timide jeune homme, travaillant craintivement à son pressoir et incapable de faire quoi que ce soit de manière efficace. Il a été transformé par l’Esprit de Dieu venant sur lui.
Puis nous lisons à propos de David, grand roi et psalmiste:
"Voici les dernières paroles de David. Parole de David, fils d’Isaï, parole de l’homme haut placé, de l’oint du Dieu de Jacob, du chantre agréable d’Israël. L’Esprit de l’Eternel parle par moi, et sa parole est sur ma langue." (2 Samuel 23:1-2)
 
David nous a laissé ces magnifiques psaumes, parce que "l’Esprit de l’Eternel parle par moi, et sa parole est sur ma langue". Remarquez qu’il s’agit de nouveau du Saint-Esprit de Dieu et de la parole de Dieu.
Dans 2 Pierre 1:21, Pierre résume le ministère de tous les prophètes de l’Ancien Testament lorsqu’il dit:
 
"Car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu."
Aucun prophète ayant délivré un authentique message de la part de Dieu n’a jamais parlé de sa propre initiative ni suivant son propre raisonnement ou son intelligence, mais ils ont tous été inspirés (poussés ou entraînés) par le Saint-Esprit.
Lorsque nous examinons les exemples de ces hommes et ceux de beaucoup d’autres, nous pouvons en conclure que tous les hommes de l’Ancien Testament ayant servi Dieu de manière convenable et efficace l’ont uniquement fait sous l’inspiration, sous la puissance du Saint-Esprit. C’est assurément une leçon pour nous. Si eux étaient incapables de servir Dieu efficacement sans le Saint-Esprit, nous ne le pouvons pas non plus.
 
 
Chapitre DEUX Le Saint-Esprit dans la vie de JÉsus
 
 
Nous allons maintenant examiner l’œuvre du Saint-Esprit dans le ministère et l’enseignement de Jésus. Nous devons tout d’abord observer que Jean-Baptiste, qui était venu tout spécialement pour faire connaître Jésus et ouvrir la voie à son ministère, l’a présenté sous un titre très particulier: "celui qui baptise dans le Saint-Esprit".
 
"Moi, je vous baptise d’eau, pour vous amener à la repentance; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu." (Matthieu 3:11)
 
Remarquez la distinction entre Jésus et tous les hommes qui l’avaient précédé: "Il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu." Ce ministère de Jésus de baptiseur dans le Saint-Esprit est mentionné dans les quatre Evangiles. La Bible y attache une importance particulière.
Nous constatons également que le Saint-Esprit a été la seule source de puissance pour tout le ministère de Jésus. Avant qu’il descende sur Jésus dans le Jourdain après qu’il a été baptisé du baptême de Jean, Jésus n’avait ni prêché ni accompli aucun miracle. Il attendait que le Saint-Esprit vienne sur lui.
Dans Actes 10:38 Pierre, s’adressant à la foule rassemblée dans la maison de Cornélius, dépeint le ministère de Jésus:
 
"Dieu a oint du Saint-Esprit et de force Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable, car Dieu était avec lui."
 
La source et la puissance du ministère terrestre de Jésus étaient le Saint-Esprit. Nous avons déjà souligné le fait que Dieu est un Dieu en trois parties – trois personnes en un seul Dieu –, Père, Fils et Saint-Esprit. Dans ce seul verset, les trois personnes sont identifiées. Dieu le Père a oint Jésus le Fils du Saint-Esprit. Le résultat de l’action sur l’humanité de Dieu au complet a été la guérison: "… il allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable." Là réside la source mystérieuse du ministère de Jésus.
Même après la résurrection, Jésus dépendait encore du Saint-Esprit. C’est un fait remarquable. Dans Actes 1:1-2, Luc commence par ces mots:
 
"Théophile, j’ai parlé, dans mon premier livre (il s’agit de l’Evangile de Luc), de tout ce que Jésus a commencé de faire et d’enseigner dès le commencement jusqu’au jour où il fut enlevé au ciel, après avoir donné ses ordres, par le Saint-Esprit, aux apôtres qu’il avait choisis."
 
Luc parle du ministère de Jésus durant les quarante jours compris entre sa résurrection et son ascension. Il est dit que Jésus a donné des instructions à ses apôtres par le Saint-Esprit. Il comptait sur ce dernier pour procurer la puissance nécessaire aux miracles et à l’enseignement. Il n’a rien fait en dehors du Saint-Esprit. Le défi que représente le ministère de Jésus est celui de dépendre du Saint-Esprit tout comme lui en dépendait.
Non seulement Jésus a agi sous la puissance du Saint-Esprit pendant son ministère, mais il a aussi promis à ses disciples qu’ils recevraient le même Saint-Esprit qui l’avait inspiré et rendu puissant:
 
"Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s’écria: Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Ecriture. Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui; car l’Esprit n’était pas encore, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié." (Jean 7:37-39)
 
Nous avons ici un contraste incroyablement étonnant. On nous présente tout d’abord une personne assoiffée: "Si quelqu’un à soif." Ensuite, par la venue et la présence du Saint-Esprit en elle, cette même personne assoiffée et incapable de se suffire à elle-même devient un canal pour "des fleuves d’eau vive". Non seulement elle n’est plus dans le besoin, mais elle est devenue une source d’approvisionnement par le Saint-Esprit. Pour tous les croyants, le Saint-Esprit se doit d’être une ressource illimitée.
L’auteur de cet Evangile continue en faisant clairement apparaître que, même si la promesse avait été donnée pendant le ministère de Jésus sur terre, elle ne verrait son accomplissement qu’à partir du moment où Jésus aurait été glorifié. Il dit: "Car l’Esprit n’était pas encore, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié."
 
"Si vous m’aimez, gardez mes commandements. Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur 2 (conseiller), afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité (c’est l’un des titres du Saint-Esprit), que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous." (Jean 14:15-18)
 
Relevons quelques points importants. Tout d’abord Jésus dit à ses disciples: "Le Père vous donnera un autre conseiller." Quel est le sens du mot "autre" dans ce contexte? Cela veut dire que Jésus avait été avec ses disciples pendant trois ans et demi. Il dit en effet: "Maintenant, en tant que personne, je dois vous quitter. Lorsque je m’en irai, une autre personne, le Saint-Esprit, viendra à ma place."
Ensuite il utilise un terme particulier pour décrire le Saint-Esprit, qui est traduit par "conseiller" dans la version anglaise New International. Le mot grec est "parakletos", et la version catholique le traduit par "paraclet". Un "paraclet" est quelqu’un "appelé à accompagner pour porter assistance". D’autre traductions disent "consolateur" ou "assistant". Nous avons donc ici les trois concepts liés: conseiller, consolateur et assistant.
Enfin Jésus continue en soulignant que le Saint-Esprit restera avec les disciples éternellement. Il y a encore une fois un contraste par rapport à sa propre relation avec les disciples. En substance il dit: "Je suis resté avec vous courtement, seulement un peu plus de trois ans. Je vous quitte maintenant, et vos cœurs sont brisés. Vous vous sentez abandonnés, sans assistance. Mais je vais vous envoyer quelqu’un d’autre pour vous assister, le Saint-Esprit, et, lorsqu’il viendra, il ne vous quittera plus." Ce qui est implicite, c’est que sans le Saint-Esprit ils auraient été des orphelins abandonnés, sans personne pour prendre soin d’eux, pour les assister ou pour les enseigner. Par le Saint-Esprit, tout a été prévu pour eux.
Un peu plus loin, dans le même discours, Jésus aborde encore ce sujet:
 
"Cependant je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur (conseiller) ne viendra pas vers vous; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai." (Jean 16:7)
 
Jésus s’en va et une autre personne arrive à sa place. Dans Jean 16:12-15 Jésus répète ce message vital:
 
"J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant. Quand le conseiller sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité (Jésus souligne que le Saint-Esprit est une personne en utilisant le pronom "il"); car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera. Tout ce que le Père a est à moi; c’est pourquoi j’ai dit qu’il prend de ce qui est à moi, et qu’il vous l’annoncera."
 
Puisque cette promesse s’est accomplie, le Saint-Esprit est maintenant le représentant personnel de la divinité ayant fait sa demeure sur terre. Il est l’interprète, le révélateur et l’administrateur pour le Père et le Fils. Jésus dit: "Il prendra de ce qui est à moi et vous le communiquera." Il ajoute "de ce qui est à moi", parce que "tout ce que le Père a est à moi". Le Saint-Esprit est donc l’interprète, le révélateur et l’administrateur de tout ce qui appartient au Père et au Fils; tout est révélé, interprété et administré par le Saint-Esprit.
 
 
Chapitre TROIS Ce qui s’est passÉ À la PentecÔte
 
 
Abordons l’accomplissement de cette promesse faite par Jésus, celle que le Saint-Esprit va venir comme son représentant personnel. Voyons en particulier les choses nouvelles et merveilleuses qui ont eu lieu lorsque le Saint-Esprit est descendu le jour de la Pentecôte.
Comme pour la plupart des promesses de la Bible, celle-ci ne s’est pas réalisée en une seule fois, mais a nécessité plusieurs étapes. La première a eu lieu lors de ce que nous appelons le "dimanche de Pâques", qui a été le jour de la résurrection de Jésus.
 
"Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées, à cause de la crainte qu’ils avaient des Juifs, Jésus vint, se présenta au milieu d’eux, et leur dit: La paix soit avec vous! Et quand il eut dit cela, il leur montra ses mains et son côté (il prouvait ainsi qu’il était celui qu’ils avaient vu crucifié). Les disciples furent dans la joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau: La paix soit avec vous! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie. Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit: Recevez le Saint-Esprit." (Jean 20:19-22)
 
Le verset 22 est une déclaration importante. Le mot grec pour "Esprit", "pneuma", veut aussi dire "souffle" ou "vent". Cette action de "souffler sur eux" était liée aux paroles de Jésus: "… il souffla sur eux et dit: Recevez le souffle saint (Saint-Esprit, souffle de Dieu)."
Je crois que cela a été l’une des étapes les plus cruciales et décisives dans tout l’accomplissement des objectifs que Dieu voulait atteindre au travers de la rédemption.
Que s’est-il passé au cours de cet instant prodigieux? Tout d’abord, à ce moment-là, ses premiers disciples sont entrés dans ce que j’appelle le "salut du Nouveau Testament". Dans Romains 10:9, Paul expose les conditions fondamentales pour être sauvé:
 
"Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé."
 
Jean 20:19-22 est le premier moment où les disciples ont vraiment cru que Dieu avait ressuscité Jésus d’entre les morts. Avant cet événement, ils ne pouvaient pas entrer dans le salut tel qu’il est présenté dans le Nouveau Testament. Au moment où ils ont confessé que Jésus était leur Seigneur et ont cru que Dieu l’avait ressuscité d’entre les morts, ils ont été sauvés par le salut du Nouveau Testament.
La deuxième chose est que les disciples ont été régénérés, ou nés de nouveau. Ils sont devenus de nouvelles créatures. Chacun d’entre eux est sorti de l’ancienne créature pour entrer dans la nouvelle par le souffle insufflé par Dieu. Pour le comprendre, il faut revenir à la description de la création originelle de l’homme que nous lisons dans Genèse 2:7:
 
"L’Eternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant (ou une âme vivante)."
 
La première création de l’homme a eu lieu lorsque Dieu a insufflé l’Esprit de vie (le souffle de vie ou le Saint-Esprit) à cette forme d’argile étendue à terre. Le souffle insufflé par Dieu, le Saint-Esprit, a transformé cette forme d’argile en une âme vivante. Toutefois le passage de Jean parle de la nouvelle créature décrite par Paul dans 2 Corinthiens 5:17: "Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature." Le parallèle entre la première créature et la nouvelle créature est net.
Dans la nouvelle créature, Jésus est le Seigneur et Sauveur ressuscité qui a vaincu le péché, la mort, l’enfer et Satan. L’ayant accompli, il est apparu à ses disciples et leur a insufflé le souffle de la vie de résurrection. Cela a été une vie nouvelle, une vie qui avait triomphé de toutes les forces du mal, de la mort et du péché. A travers cette expérience, les disciples ont passé de l’ordre ancien au salut du Nouveau Testament, à la nouvelle créature en Christ, par le moyen du souffle de vie de résurrection qu’ils ont reçu de Jésus.
Il est important de comprendre que, même après l’expérience du "dimanche de Pâques", l’accomplissement de la promesse du Saint-Esprit n’était pas encore total. Après la résurrection, Jésus a dit aux disciples:
 
"Et voici, j’enverrai sur vous ce que mon Père a promis; mais vous, restez dans la ville (Jérusalem) jusqu’à ce que vous soyez revêtus de la puissance d’en haut." (Luc 24:49)
 
Plus explicitement encore, peu avant son ascension au ciel et presque quarante jours après le "dimanche de la résurrection", Jésus leur dit:
 
"Car Jean a baptisé d’eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit." (Actes 1:5)
 
Par ces versets nous voyons que le "dimanche de résurrection" n’était pas l’aboutissement absolu de la promesse. Pratiquement tous les théologiens et commentateurs de la Bible sont d’accord de dire que la promesse a été totalement accomplie le jour de la Pentecôte, qui est décrit dans Actes 2:1-4:
 
"Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux. Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer."
 
La Pentecôte était en fait la manifestation et l’accomplissement de la promesse. Le Saint-Esprit est descendu des cieux en personne sous la forme d’un vent puissant et a rempli chaque individu en lui donnant des paroles surnaturelles dans une langue qu’il n’avait jamais apprise.
A la fin de ce deuxième chapitre des Actes, Pierre donne une explication théologique de ce qui vient de se passer:
 
"C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité; nous en sommes tous témoins. Elevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint-Esprit qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez." (Actes 2:32-33)
 
Nous trouvons de nouveau les trois personnes de la divinité dans ces versets. Jésus le Fils reçoit le Saint-Esprit de la part du Père et le déverse sur les disciples qui se trouvaient dans l’expectative dans la chambre haute à Jérusalem.
Remarquez qu’à ce moment-là, Jésus était plus que simplement ressuscité; il était aussi exalté et glorifié. Rappelez-vous également que, dans Jean 7:39, l’auteur de l’Evangile avait souligné que la promesse du Saint-Esprit ne pouvait s’accomplir avant que Jésus ait été glorifié.
Nous voici face à deux "dimanches" spectaculaires et merveilleux. Le premier est le "dimanche de Pâques", où le Christ est ressuscité et le Saint-Esprit insufflé. Le second est celui de la Pentecôte, où le Christ est glorifié et le Saint-Esprit déversé. Souvenez-vous que chacun d’entre eux est un modèle pour tous les croyants aujourd’hui encore.
 
"Dimanche de Pâques"
 
Christ ressuscité
Le Saint-Esprit insufflé
"Dimanche de Pentecôte"
Christ glorifié
Le Saint-Esprit déversé
 
Résumons le caractère d’immuabilité des événements que nous venons d’étudier. Le jour de la Pentecôte, le Saint-Esprit est descendu en personne sur la terre. Il est maintenant le représentant personnel de la divinité sur terre. Il semble être de règle (je ne peux pas expliquer pourquoi) que seule l’une des personnes de la divinité à la fois peut résider sur terre. Pendant quelques années, cela a été le Fils. Lorsque Jésus est retourné au ciel, il a promis qu’une autre personne viendrait à sa place et resterait avec nous pour toujours, pas seulement pour une courte période de quelques années. Cette promesse a été accomplie le jour de la Pentecôte. Jésus le Fils est parti rejoindre le Père au ciel. Puis, envoyé à la fois par le Père et par le Fils, le Saint-Esprit est venu prendre la place de Jésus.
Où le Saint-Esprit réside-t-il à présent? Il y a deux réponses. Tout d’abord il habite l’Eglise, le corps de Christ assemblé. Paul pose la question aux croyants corinthiens:
 
"Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous?" (1 Corinthiens 3:16)
 
Paul parle ici du temple du Saint-Esprit rassemblé. Ensuite, dans 1 Corinthiens 6:19, il dit quelque chose de plus formidable encore. Il révèle que non seulement le corps assemblé de Christ est la demeure du Saint-Esprit, mais que le but de Dieu est que le corps de chaque croyant soit également la demeure du Saint-Esprit:
 
"Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes?"
 
C’est l’une des déclarations les plus sidérantes que nous puissions trouver dans la Bible! Si nous sommes des croyants en Jésus-Christ, nos corps physiques doivent être la demeure de Dieu, le Saint-Esprit.
 
 
Chapitre quatre Notre assistant personnel intÉrieur
 
 
Que signifie pour nous le fait que le Saint-Esprit soit venu pour être notre paraclet? Relisons le passage de Jean 14:16-18, dans lequel Jésus fait cette promesse spécifique:
 
"Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur (conseiller, paraclet), afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous."
 
Le mot "paraclet", dérivé du grec, a simplement été traduit en anglais. Cela veut dire littéralement "quelqu’un appelé à accompagner pour assister". Un paraclet est quelqu’un qui peut faire quelque chose pour vous que vous ne pouvez faire vous-même. Le même mot grec est utilisé dans 1 Jean 2:1a:
 
"Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste."
 
Le mot traduit ici par "avocat" provient du terme "paraclet". Le mot français "avocat" est dérivé du latin "ad", "pour", et "vocata", "appelé" – "quelqu’un appelé pour ou à". Dans la plupart des langues dérivées du latin, le terme "avocat" est celui utilisé pour un homme de loi. Cela signifie quelqu’un parlant pour notre défense. Nous connaissons tous le rôle d’un avocat, d’un procureur ou d’un homme de loi dans notre culture moderne.
La Parole révèle cette vérité extraordinaire que nous avons deux avocats. Sur terre, le Saint-Esprit plaide notre cause. Ce que nous ne pouvons pas formuler correctement, il l’exprime à notre place; ce que nous ne comprenons pas, il l’interprète pour nous. Dans le ciel, Jésus est notre avocat auprès du Père; il plaide notre cause. Réfléchissez-y! Nous avons les deux meilleurs avocats de l’univers! Nous avons Jésus-Christ, à la droite de Dieu, et le Saint-Esprit, sur terre. Avec de tels avocats ou défenseurs, comment pouvons-nous perdre l’affaire?
Permettez-moi de continuer et d’élargir ce que Jésus a dit de cet avocat, qui est notre paraclet – notre défenseur, notre consolateur, notre conseiller et notre assistant. Je vais commenter certaines choses que Jésus a dites dans le passage de Jean 14:16-18 que nous venons de lire.
  Le Père vous donnera un autre consolateur. Vous devez comprendre la signification de ce "un autre", car cela indique une personne. Jésus a dit: "Je suis une personne. Je m’en vais. Lorsque cela arrivera, une autre personne viendra pour vous aider. J’ai été votre assistant pendant mon séjour ici-bas, et à présent je m’en vais. Je ne vous laisserai pas sans assistance. Un autre viendra pour vous aider." Il demeurera éternellement avec vous. Jésus dit: "J’ai été avec vous durant plus de trois ans. Je vous quitte, mais que votre cœur ne soit pas brisé car quelqu’un viendra à ma place, et lui ne vous quittera jamais. Il sera éternellement avec vous." Il demeure avec vous, et il sera en vous. La locution "en vous" est importante. Cet avocat ou consolateur va vivre en nous. Nous serons son adresse de résidence. Je ne vous laisserai pas orphelins. Cela implique que, s’il était parti sans pourvoir à son remplacement auprès d’eux, les disciples auraient été laissés orphelins, sans personne pour prendre soin d’eux, pour les aider et pour leur expliquer les choses. Je viendrai à vous. Ce fait est très important. Christ revient auprès de ses disciples dans le Saint-Esprit. Pendant qu’il était sur terre dans son corps, Jésus ne pouvait être qu’à un endroit à la fois. Il ne pouvait s’adresser qu’à Pierre, qu’à Jean ou qu’à Marie-Madeleine; il ne pouvait le faire qu’à un seul à la fois, il ne pouvait avoir de conversation différente avec chacun d’entre eux en même temps. Il était limité par le temps et l’espace. Maintenant qu’il revient vers son peuple dans le Saint-Esprit, il est libéré de ces limitations. Il peut être en Australie, s’adressant à un enfant de Dieu dans le besoin; il peut être aux Etats-Unis en train d’oindre un prédicateur; il peut être quelque part dans le désert ou la jungle africaine, fortifiant ou guérissant un missionnaire. Il n’est pas limité. Il est revenu, et il n’est plus soumis aux limitations de temps et d’espace.
Je voudrais approfondir un peu ce sujet de l’échange de personnes, de celui d’une personne qui part et d’une autre qui arrive. Dans Jean 16:5-7, Jésus dit:
 
"Maintenant je m’en vais vers celui qui m’a envoyé, et aucun de vous ne me demande: Où vas-tu? Mais, parce que je vous ai dit ces choses, la tristesse a rempli votre cœur. Cependant je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je m’en aille, car si je ne m’en vais pas, le consolateur (conseiller) ne viendra pas vers vous; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai."
 
Ce langage est très clair: "Tant que je suis avec vous en personne sur la terre, dit Jésus, le Saint-Esprit doit rester au ciel, en tant que personne. Si je m’en vais en tant que personne, alors je vous enverrai à ma place une autre personne, le Saint-Esprit." C’est un échange de personnes divines. Pour un temps, le Fils était sur terre en tant que personne, puis il est retourné au ciel, ayant accompli son ministère. A sa place, le Saint-Esprit (une autre personne divine) est venu pour s’acquitter du ministère que Jésus avait commencé.
Jésus a dit qu’il partait pour notre bien. La version anglaise King James de la Bible dit: "Cela est convenable pour vous." C’est une déclaration surprenante. Il est préférable pour nous que Jésus soit au ciel et le Saint-Esprit sur la terre que le contraire. Peu de gens le réalisent. Les chrétiens disent toujours: "Si seulement j’avais pu vivre au temps où Jésus était sur terre!" Mais Jésus répond: "Vous êtes mieux sans moi ici et maintenant. Lorsque je serai au ciel et que le Saint-Esprit sera sur la terre, vous aurez plus de choses que vous n’en avez maintenant."
Permettez-moi de l’interpréter à la lumière de l’expérience des premiers disciples. Observez ce qui s’est produit après que le Saint-Esprit est descendu. Il y a eu trois résultats immédiats:
  D’abord ils ont compris le plan de Dieu et le ministère de Jésus bien mieux qu’ils ne l’avaient compris alors que Jésus était encore sur terre. Il est remarquable de constater qu’auparavant leur intelligence était très lente et limitée, et que, lorsque le Saint-Esprit est venu, ils ont reçu une compréhension du ministère de Jésus tout à fait différente. Ensuite ils sont devenus extrêmement audacieux. Même après la résurrection, ils se cachaient encore derrière des portes fermées, par crainte des Juifs. Ils n’avaient aucune volonté de sortir proclamer et prêcher la vérité; ils n’étaient pas non plus équipés pour cela. Au moment où le Saint-Esprit est arrivé, tout a changé. Pierre s’est enhardi à raconter sans détours toute l’histoire de Jésus aux Juifs de Jérusalem et leur a jeté en pleine figure la culpabilité de sa crucifixion. Enfin ils ont eu des confirmations surnaturelles. Au moment de la venue du Saint-Esprit, des miracles ont commencé à avoir lieu. C’était comme si Jésus était revenu auprès d’eux en personne, car il avait dit: "Lorsque le Saint-Esprit arrivera, je reviendrai en lui. Je serai avec vous. Je ne vous laisserai pas orphelins."
 
 
Chapitre cinq La rÉvÉlation de la Parole de Dieu
 
 
Le Saint-Esprit nous aide, nous console et répond à nos besoins d’une manière très spécifique. Nous allons voir la première de ces manières qui est celle de la révélation de la parole de Dieu. Le Saint-Esprit est celui qui révèle et qui interprète la parole de Dieu. Dans Jean 14:25-26, Jésus dit à ses disciples:
 
"Je vous ai dit ces choses pendant que je demeure avec vous. Mais le consolateur (conseiller, paraclet), l’Esprit saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit."
 
Deux des fonctions du Saint-Esprit sont mentionnées dans le verset 26 et sont importantes: il doit rappeler et il doit enseigner. Il devait rappeler aux disciples tout ce que Jésus leur avait déjà dit. Je le comprends comme signifiant que le récit des apôtres dans le Nouveau Testament n’est pas sujet aux faiblesses de la mémoire humaine, mais il est inspiré par le Saint-Esprit. Les disciples ne se sont peut-être pas souvenus de manière très précise de certaines choses, mais ce dont ils devaient se souvenir, le Saint-Esprit lui-même le leur a remis en mémoire.
Toutefois, il ne s’est pas seulement occupé du passé, il s’est aussi chargé du futur. Il leur a enseigné tout ce qu’ils devaient savoir. C’est aussi vrai pour nous aujourd’hui. Il est notre enseignant actuel ici-bas. Jésus était le grand enseignant de son époque lors de son passage sur terre; à présent il a passé la main au Saint-Esprit, son représentant personnel. Tout ce que nous devons savoir sur la parole de Dieu, le Saint-Esprit est là pour nous l’enseigner.
Cela a placé les disciples au même niveau que les prophètes de l’Ancien Testament. A propos des prophètes, Pierre nous dit dans 2 Pierre 1:21:
 
"Car ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu."
La précision et l’autorité des prophètes de l’Ancien Testament étaient celles du Saint-Esprit en personne. Il était responsable de ce qu’ils disaient, car il reposait sur eux. Il les a inspirés et les a portés. C’est également vrai pour les récits du Nouveau Testament. Jésus s’est assuré que le Saint-Esprit rappelle aux disciples tout ce qu’il avait dit et leur enseigne tout ce qu’il leur restait à apprendre. Le Saint-Esprit est le véritable auteur de toute la Parole, l’Ancien et le Nouveau Testaments réunis. Paul le déclare très clairement dans 2 Timothée 3:16:
 
"Toute Ecriture est insufflée par Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice."
 
Une autre traduction utilise le mot "inspirée"; "inspirée" ou "insufflée par Dieu" indiquent l’action du Saint-Esprit. Le Saint-Esprit est celui qui a insufflé toute la Parole en se servant du canal humain par lequel elle nous est parvenue.
La provision parfaite de Dieu à notre égard me réjouit le cœur. Le Saint-Esprit est l’auteur de la Parole et il en est également notre enseignant personnel. L’auteur lui-même devient donc l’interprète du Livre. Qui pourra jamais mieux interpréter un livre que celui qui l’a lui-même écrit? J’ai personnellement écrit plus d’une vingtaine de livres. Quelquefois j’entends d’autres personnes interpréter mes livres, et souvent elles le font très bien, mais je pense toujours: "Vous avez oublié cela", ou bien: "Vous n’avez pas tout à fait compris cela." En ce qui concerne notre sujet, le Saint-Esprit, qui est l’auteur de la Parole, en est aussi l’interprète. Il n’oublie rien; il a tout compris. Si nous pouvons l’écouter et recevoir de lui, nous connaîtrons ce que la Parole a réellement à nous dire.
La révélation de la Parole a eu un effet immédiat le jour de la Pentecôte. Lorsque le Saint-Esprit est descendu, les incroyants ont cru qu’ils étaient ivres! Pierre s’est alors levé et a dit:
 
"Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car c’est la troisième heure du jour. Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël…" (Actes 2:15-16)
 
Jusqu’à ce moment, Pierre n’avait aucune idée de ce que voulait dire la prophétie de Joël. En fait, il avait une compréhension très limitée de l’enseignement même de Jésus. Au moment où le Saint-Esprit est venu, le sens de la Bible lui est devenu tout à fait clair, d’une manière nouvelle, parce que l’auteur en était devenu son interprète.
C’est la même chose pour l’apôtre Paul. Il avait persécuté l’Eglise et rejeté les paroles de Jésus. Nous lisons dans Actes 9:17:
 
"Ananias sortit; et, lorsqu’il fut arrivé dans la maison (où se trouvait Paul), il imposa les mains à Saul, en disant: Saul, mon frère, le Seigneur Jésus, qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais, m’a envoyé pour que tu recouvres la vue et que tu sois rempli du Saint-Esprit."
 
Immédiatement après cela, Paul a commencé à prêcher dans les synagogues que Jésus était le Fils de Dieu, concept même qu’il avait nié. Dès le moment où le Saint-Esprit était entré en lui, sa compréhension était devenue tout à fait différente. Cela a été comme le passage de l’obscurité à la lumière. Cela n’a pas été une transformation graduelle, mais pratiquement instantanée, parce que le Saint-Esprit, l’enseignant, l’auteur de la Parole, était en Paul.
Lorsque nous parlons du Saint-Esprit en tant qu’interprète et révélateur de la parole de Dieu, nous devons garder en mémoire que non seulement la Bible est la parole de Dieu, mais également que Jésus est appelé "Parole de Dieu". Dans Jean 1:1, nous lisons à propos de Jésus:
 
"Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu."
 
Il est appelé "la Parole" à trois reprises dans ce verset. Jean 1:14 déclare:
 
"Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père."
 
La Bible, les saintes Ecritures, sont la parole écrite de Dieu, et Jésus est la parole personnelle de Dieu. Bien entendu, ce qui est extraordinaire, c’est qu’ils sont en totale harmonie.
Non seulement le Saint-Esprit révèle et interprète la parole écrite de Dieu, mais il révèle et interprète la parole personnelle de Dieu, Jésus. Voici ce que dit Jésus à propos du Saint-Esprit:
"J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant. Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera. Tout ce que le Père a est à moi; c’est pourquoi j’ai dit qu’il prend de ce qui est à moi, et qu’il vous l’annoncera." (Jean 16:12-15)
 
Le verset 12 nous dit que Jésus n’a pas tenté d’aborder tous les sujets, parce qu’il avait confiance dans le Saint-Esprit et qu’il savait que celui-ci allait venir. Puis il explique ce que le Saint-Esprit fera lorsqu’il viendra.
Le Saint-Esprit prend ce qui appartient à Jésus et nous le fait connaître. Il glorifie Jésus pour nous. Il révèle Jésus dans toute sa gloire, dans sa totalité. Chaque aspect de la nature, du caractère et du ministère de Jésus nous est révélé par le Saint-Esprit.
Il est fort intéressant de noter qu’une fois que le Saint-Esprit est descendu sur les apôtres le jour de la Pentecôte à Jérusalem, ils n’ont plus jamais eu de doute quant à l’endroit où se trouvait Jésus. Ils savaient qu’il était arrivé glorieusement à la droite de Dieu. Le Saint-Esprit avait glorifié Jésus pour les disciples. Il avait pris ce qui était au Christ – dans la Parole, dans leur mémoire et dans leurs contacts avec Jésus – et il l’avait révélé aux disciples.
Le Saint-Esprit révèle et glorifie Jésus. Il administre aussi la totalité des biens du Père et du Fils, parce que tout ce qui appartient au Père il l’a donné au Fils et que tout ce qui appartient au Fils, le Saint-Esprit en est l’administrateur. Il n’est pas étonnant que nous ne soyons pas orphelins, puisqu’il est notre administrateur et que tous les biens de Dieu sont à sa disposition.
 
 
Chapitre six ÉlevÉ À un niveau surnaturel
 
 
Un autre effet de la venue du Saint-Esprit est que nous sommes élevés à un niveau de vie surnaturel.

  • Accueil Accueil
  • Univers Univers
  • Ebooks Ebooks
  • Livres audio Livres audio
  • Presse Presse
  • BD BD
  • Documents Documents