Jalons pour une théologie du pardon et de la réconciliation en Afrique
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Français
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Description

La situation générale de l'Afrique est marquée par des crises qui empêchent son développement. Dans ce contexte, la question du pardon et de la réconciliation est d'une grande importance. Cette étude soulève les problèmes existentiels et sociétaux et conduit le lecteur à une réflexion sur l'intelligence de la foi et la responsabilité ecclésiale. Elle invite les personnes de bonne volonté à se réconcilier, à construire un ordre social juste, en s'engageant pour la vérité, source de toute paix.

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Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2013
Nombre de lectures 146
EAN13 9782296513891
Langue Français
Poids de l'ouvrage 6 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

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JALONS POUR UNE THÉOLOGIE PASTORALE DU PARDON ET DE LA RÉCONCILIATION EN AFRIQUE
Cas de la République démocratique du Congo (RDC)
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JALONS POUR UNE THÉOLOGIE PASTORALE DU PARDON ET DE LA RÉCONCILIATION EN AFRIQUE
Cas de la République démocratique du Congo (RDC)
Préface d’HenriDerroitte
D/2012/4910/49 © HARMATTAN-ACADEMIA  Grand’Place 29  B-1348 Louvain-la-neuve
www.editions-academia.be
ISBN 978-2-8061-0086-3
Tous droits de reproduction, d’adaptation ou de traduction, par quelque procédé que ce soit, réservés pour tous pays sans l’autorisation de l’éditeur ou de ses ayants droit.
PRÉFACE
Connaissez-vous le nom de cet Anglais, James Mawdsley ? Il y a quelques années, il est parti en Birmanie afin de protester contre la dictature d’un gouvernement qu’il jugeait tyrannique. Il s’est enchaîné à un bâtiment, dans la capitale, Rangoon, il s’est mis à distribuer des tracts, il avait emmené un magnéto-phone : il l’a mis en marche afin de diffuser des messages so-nores contre le régime. Il a été vite arrêté et mis, pour un petit moment, en prison : l’ambassade de Grande-Bretagne est inter-venue, il a été mis dans le premier avion et il a été sermonné : « arrêtez de faire l’idiot et de vous mêler des affaires de ce pays qui n’est pas le vôtre ». Mais cet entêté de James Mawdsley est revenu en Birmanie, encore et encore. Il a été chaque fois arrê-té, mis en prison pour des séjours de plus en plus longs ; il a été placé en cellule d’isolement. Et c’est là qu’il a écrit cette phrase, si belle et si cruciale : « L’humanité est une. Nous ne pouvons avancer qu’ensemble. Nous ne pouvons pas laisser des parties de nous-mêmes en arrière. Personne n’est libre tant que nous 1 ne sommes pas tous libres » . Une phrase pareille, si on l’adopte pour vraie et si on veut la mettre en œuvre, c’est le meilleur antidote contre tous les replis frileux et racistes, contre les extrémistes de tous bords qui, au nom d’une tradition, d’une race, d’un parti cherchent à monter les hommes les uns contre les autres. Charles Pataya dans ce livre nous invite à nous saisir d’un autre de ces grands enjeux d’humanité. La question du pardon et de la réconciliation en Afrique centrale est une question de haute actualité. Elle concerne toutes les personnes de bonne volonté. Le livre de Charles Pataya montre que ces questions existentielles et sociétales graves concernent largement les
1  L’histoire de James Mawdsley est racontée par T. Radcliff, dans son livrePour-quoi donc être chrétien ?,Paris, Cerf, 2005.
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JALONS POUR UNE THÉOLOGIE PASTORALE DU PARDON ET DE LA RÉCONCILIATION EN AFRIQUE
chrétiens et qu’une réflexion théologique contextualisée est non seulement nécessaire, mais possible sur ces dossiers déli-cats. Il conduit le lecteur, au bout du travail, à réfléchir à l’intel-ligence de la foi et à la responsabilité ecclésiale dans des régions meurtries. Ces défis sont – nous le comprendrons aisément – cru-ciaux dans la région des Grands Lacs. Combien il est devenu important et urgent de travailler à la réconciliation. Combien de femmes, d’enfants et de vieillards auront souffert sans pers-pectives de pacification et de reconstruction ! Mais ces défis concernent plus largement l’humanité entière. À l’heure où l’Église catholique, dans ses réflexions universelles, se demande quelle forme pourrait prendre une « nouvelle évangélisation », à quels destinataires devrait-elle s’intéresser par priorité, avec quelles énergies elle pourrait donner un message d’espérance à ce monde, le livre de Charles Pataya apporte une contribution intéressante : le service « missionnaire » de l’Église ne passe pas seulement par les actes liturgiques et catéchétiques, il est lié tout autant à une dimension « diaconale » : servir la justice, le pardon et la réconciliation, favoriser le dialogue social, donner et redonner confiance aux forces de reconstruction locales. Le chemin balisé ici est exigeant et long, il mobilise les ressources de l’intelligence, du discernement du lecteur. Mais, comme horizon sur lequel il ouvre, ce chemin conduit à iden-tifier deux enjeux majeurs : celui de la plausibilité chrétienne et celui de l’aptitude du christianisme à servir la citoyenneté. D’abord la plausibilité. Une Église qui ne sert pas l’autre, le pauvre et le petit peut-elle être une Église dont la parole reste crédible et plausible ? L’Église d’Afrique peut-elle se nourrir du témoignage de celles et de ceux qui sont au service de l’huma-nité à soigner, à éduquer ou à protéger ? Comment l’initie-t-elle à la diaconie et comment parle-t-elle du service : en se faisant moralisatrice ou en donnant mauvaise conscience ? En évitant d’en parler de manière trop précise ? En dénonçant les tares de l’hyper-mondialisation ? Il y a ensuite la question de la clarification d’un lien pos-sible entre appartenance religieuse et citoyenneté. Face à ceux qui disent tranquillement que « l’effacement de la religion est
PRÉFACE
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2 une condition du politique » , ce livre fait examiner sereine-ment la pertinence de la formule opposée. Ce qui pourra le mieux aider les individus à devenir des citoyens ne serait-ce pas justement de les aider à être inscrits ou réinscrits dans des ap-partenances et des identifications, et les groupes conditionnels dans une société pluraliste ne seraient-ils pas « une chance pour 3 la démocratie, une chance et non une menace » ?
HenriDerroitte
2  Formule citée et commentée par D.Hervieu-legerConclusion. Croire, « en modernité. Au-delà de la problématique des champs religieux et politique », dans P.MicHel(dir.),Religion et démocratie. Nouveaux enjeux, nouvelles approches, Paris, Albin Michel, 1997, pp. 364-365. 3  J.-P.WillaMe, « Individus, communauté, société » dans Semaines sociales de e France,session. Lyon – centreLes religions, menace ou espoir pour nos sociétés ? Actes de la 83 des congrès – 21-23 novembre 2008, Paris, Bayard, 2009, pp. 116-133.
Dédicace À mes très chers parents, mes frères et mes sœurs, À vous tous qui m’avez appris la valeur et le respect de la vie humaine, À vous tous, victimes des guerres imméri-tées au Congo-Kinshasa et partout dans le monde, À vous tous qui êtes soucieux et engagés pour la non-violence, la justice et la paix dans le monde, À vous tous artisans d’un monde plus juste et équitable, Je dédie ce travail. In cruce salus
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