Jésus selon Pascal
199 pages
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Jésus selon Pascal , livre ebook

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Description

Le constat semble entendu : chez Pascal, Jésus-Christ est au centre de tout. Il convenait pourtant d’affiner cette affirmation qui restait encore pour une large part à étayer. S’appuyant sur les récents travaux de Philippe Sellier et Jean Mesnard, le frère dominicain Jean-Christophe de Nadaï offre ici en neuf études une exploration inédite de nombre d’écrits de Pascal. Leur commentaire dégage les quatre grandes époques d’une réflexion pascalienne puisant constamment à la contemplation de la mission du Sauveur. Si le cheminement de Pascal, redevable à Bérulle, suit un long temps les voies attendues de l’augustino-jansénisme en considérant prioritairement le Rédempteur selon sa nature divine, l’auteur montre que la pensée pascalienne ménage finalement une place éminente à l’humanité du Christ envisagée pour elle-même, et donc à la figure de Jésus.

Tout lecteur intéressé par l’œuvre de Pascal, dont la philosophie et l’intelligence de l’Univers sont commandées par son modèle de l’Incarnation, est invité à emprunter le parcours qui mène à cette découverte. Pour ce faire, il sera muni de précieux instruments de lecture : présentation de chacun des chapitres, table chronologique des écrits de Pascal, bibliographie, index des matières et des auteurs, table des matières détaillée.

Une collection de référence en christologie sous la direction de Monseigneur Doré.


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 25 mars 2011
Nombre de lectures 25
EAN13 9782718907871
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0142€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

© Desclée, Paris, 2008 ISBN : 978-2-7189-0787-1
Au frère Jacques-Dominique Amoudru, o.p., prêtre, et à sa sœur Chantal Enfants de Bernard Amoudru (auteur deDes « pascalins » aux « pascalisants »)
Remerciements : à MM. les professeurs Yves Krumenacker, Philippe Sellier et Laurent Thirouin ; au frère Bruno Cadoré, o.p., prieur de la Province de France ; à ma famille et à mes frères du couvent de Rennes.
Présentation
par Mgr Joseph Doré
1. Signalons-le d’emblée avec l’auteur, qui le déclare lui-même sans ambages : cet ouvrage est, et se reconnaît, fondamentalement redevable aux deux grands connaisseurs et spécialistes de Pascal que sont Philippe Sellier et Jean M esnard. Le premier a fourni l’impulsion et la motivation de départ. Certes, tout se passe comme si tout le monde s’accordait sur le caractère éminent voire central de la place tenue par le Christ chez Pascal ; mais il est assez clair qu’en une telle opinion on s’en tient quasiment toujours à quelques thèmes et à quelques passages ou fragments, essentiellement tirés de l’Apologie, de l’œuvre du penseur desPensées. On néglige donc de fait nombre d’autres écrits du même auteur. Or leur inexploitation peut être en l’occurrence estimée d’autant plus regrettable que leur richesse christologique est en réalité – on le constatera bel et bien ici ! – susceptible d’apparaître tout à fait considérable. Le Frère Jean-Christophe de Nadaï o.p., dont le nom m’avait d’ailleurs été suggéré par M. Sellier, a vu là la désignation par un spécialiste reconnu d’un chantier d’investigation qui lui est apparu d’autant plus mobilisateur qu’il n’avait jusqu’à ce jour jamais été véritablement ouvert. Encore fallait-il, pour pouvoir sans se perdre s’aventurer ici au-delà des sentiers battus, disposer d’un balisage suffisant du vaste terrain qu’il s’agissait dès lors d’explorer. C’est ici que s’avérèrent précieux pour J.-C. de Nadaï les travaux du second des spécialistes évoqués en commençant, le Professeur Mesnard. Puisqu’en effet nous devons à cet éminent pascalien une édition (achevée pour les opuscules sinon pour l’Apologie) des Œuvres complètesde Pascal qui les dispose selon leur ordre chronologique, la possibilité était par là donnée non seulement d’élargir beaucoup la connaissance de la christologie pascalienne, mais encore d’éclairer avec précision ses modifications, ses transformations mêmes à travers le temps, de mettre à jour ses enrichissements, ses réajustements voire ses repentirs successifs – bref : de faire apparaître son évolution globale et donc sa dynamique d’ensemble. 2. Pour la découverte des résultats obtenus par J.-C. de Nadaï dans son élaboration de la christologie pascalienne, le lecteur sera aidé par un certain nombre d’éléments, véritables instruments de lecture, sur lesquels il convient, également d’emblée, d’attirer maintenant l’attention. Tout d’abord, dès ses premières lignes, l’auteur tient à préciser que son travail n’a justement pas d’autre intention que de s’employer à « remplir […] le programme défini par M. Sellier » : un sujet « aussi central » que celui du « christo-centrisme » de Pascal n’ayant jamais été « véritablement traité », le besoin apparaît du même coup criant, d’un travail qui, « [s’interrogeant] sur la théologie [qui] suscite » ce trait majeur du discours pascalien, « [vérifie] à quel point chez Pascal Jésus-Christ est le centre de tout ». Et, précisant à partir de là, sans plus attendre, comment il va pour sa part s’employer à « faire face » lui-même à une tâche d’une telle « ampleur », J.-C. de Nadaï présente avant toute chose une «Table chronologique des écrits de Pascal cités pour leur portée christologique » (dont il est du reste dûment précisé qu’elle a été établie « d’après les travaux et hypothèses de M. Mesnard »). Cela conduit et fonde notre auteur à construire tout son ouvrage en quatre étapes (d’inégale longueur), dont chacune correspondra précisément à une « époque » de la pensée christologique de Pascal. S’en rapportant essentiellement àundu grand écrit solitaire de Port-Royal, chacun des chapitres se verra par la suite présenté pour lui-même dans un avant-propos qui, à chaque fois, annoncera la position christologique adoptée là par Pascal, renvoyant à l’occasion soit à l’avant soit à l’après. Ainsi se trouveront jalonnés
avec précision, d’étape en étape, l’évolution et finalement le progrès de la christologie pascalienne dûment examinée dans son ensemble. Sur la fin viendra une dense et richeConclusiondestinée à faire, au terme, le bilan de la récolte christologique engrangée à la faveur de tout le parcours accompli, tant sur le plan de l’évolutionhistoriquela pensée de Pascal à travers ses divers écrits, que de concernant son contenudoctrinalprécis. Pour faire bonne mesure, après une abondanteBibliographie judicieusement classée, l’ouvrage se terminera d’une part sur unIndex des matières et des auteursqui permettra au lecteur attentif de faciles repérages, et d’autre part sur uneTable des matièresqui, très soigneusement détaillée, ne manquera pas d’être fort précieuse. 3. Un ouvrage qui se présente sous une forme où il fournit lui-même pour sa lecture de tels instruments, dispense à l’évidence son Présentateur de s’étendre beaucoup sur les contenus exposés : pareillement facilitée, leur découverte pourra se faire aisément au fil des pages. Je me contenterai donc, pour achever cettePrésentation, d’ajouter maintenant deux remarques. Voulant parer à un possible étonnement liminaire du lecteur, une première remarque voudrait fournir une explication concernant le titre retenu pour l’ouvrage. Comme on pourra le constater dans la citation que J.-C. de Nadaï a placée en tête de son Introduction, le fin pascalien qu’est Ph. Sellier fait précisément état d’un «christo-centrisme » pascalien et parle bel et bien du « Jésus-Christ» de Pascal. Comment se fait-il, alors, que le titre retenu pour cet ouvrage mentionne seulement Jésus :Jésus selon Pascal? Cautionnée par Pascal, une première réponse se présente immédiatement. Même les lecteurs occasionnels de son œuvre savent bien, en effet, que lui-même a intentionnellement fait état de« Jésus », et non pas de « Jésus-Christ », dans le fameux fragment S 749 desPenséesque la tradition pascalienne n’a cessé d’intituler, justement, « Le Mystère de Jésus ». Or, il faut bien le voir, une telle désignation est loin d’être anodine chez celui qui connut la nuit de feu. On peut même dire qu’elle permet d’accéder judicieusement à ce que l’on peut appeler la problématique christologique propre à Pascal, mais considérée dans toute son ampleur. À vrai dire, comme notre auteur le relève bien dans sa Conclusion, Pascal est surtout connu « par la place qu’il a donnée dans son projet d’apologie à la doctrine augustinienne de la grâce comme le remède que Dieu procure à la nature humaine déchue ». Certes, jusqu’à un certain point, on ne manque pas de rattacher cette donnée anthropo-sotériologique à la christologie et à la théologie qui la commandent, mais il s’agit alors d’une christologie qui, dans une perspective exclusivement descendante empruntée ici à S. Augustin et aux commentaires de Jansénius, considère le Sauveur comme le Verbe venu prendre en notre humanité pécheresse et souffrante une chair semblable à la nôtre, dont il se sert comme d’un « instrument conjoint de sa divinité » pour sauver le monde déchu. Mais, si elle est certes quantitativement dominante chez Pascal comme le montre bien le présent ouvrage, cette vision du Mystère du salut chrétien n’épuise pas, à bien loin près, la christologie pascalienne ; et l’insistance de J.-C. de Nadaï va à montrer qu’en réalité Pascal met aussi en œuvre bien d’autres approches du mystère qui s’est révélé en Jésus. Or c’est un fait que ces dernières se signalent particulièrement en ce qu’elles comportent une tout autre compréhension de la place et du rôle de l’humanité, de la nature humaine, donc deJésus, en matière de christologie. Ce n’est bien sûr pas le lieu d’entrer ici dans le détail de ce que, en ce domaine, les pages qui suivent exposeront tout à loisir. Signalons seulement que ces autres approches christologiques pratiquées par Pascal le conduiront à présenter tout autrement que le fait la perspective augustino-janséniste, aussi bien lesacrifice de Jésus-Christ que son
abaissement ou sa kénose, et aussi bien le régime de saconscience d’homme que le statut de lagrâceil fut doté dans sa nature humaine. Cela suffira à souligner dont l’importance des acquis de la recherche ici conduite, et à expliquer du même coup l’insistance mise, et jusque dans la formulation de notre titre, sur « Jésus », le nom humain du Verbe de Dieu incarné et sauveur. Enfin, cela pourra redoubler, on l’espère en tout cas, l’intérêt des théologiens, pascaliens ou non… 4. Ma seconde remarque veut souligner que, si l’évolution ainsi repérable de la pensée christologique de Pascal a poureffetde permettre d’approfondir et d’élargir beaucoup son intérêt, elle a pourcausede facteurs dont, théologien ou non, le lecteur l’intervention pourra faire son profit, car le présent ouvrage réussit aussi à les bien mettre en valeur. Un premier facteur est d’ordre intellectuel, réflexif, et proprement théologique : aussi augustinien (et janséniste) qu’il a assurément pu être, Pascal a néanmoins de fait une grande dette à l’égard de l’École Française, et plus particulièrement à l’endroit du Père Charles de Condren, deuxième supérieur de l’Oratoire de France et du Cardinal de Bérulle, fondateur de cet institut (auxquels il faut ajouter au moins le dominicain Louis Chardon). Un second facteur est, lui, d’ordre spirituel, expérientiel et finalement mystique. La mort de son père (1651), sa première conversion (la nuit du lundi 23 novembre de l’an de grâce 1654), puis la seconde (peu avant sa mort à l’automne 1660), ont représenté des événements majeurs auxquels font respectivement écho laLettre aux Perrier (1651), le Mémorial (1654), et laPrière pour demander à Dieu le bon usage des maladies (1660). Ces événements ont été pour Pascal à la source d’expériences profondes qui l’ont précisément conduit à compléter ses vues augustiniennes-jansénistes sur le Mystère de Jésus-Christ. Aussi est-il lourd de sens que, comme l’imposait du reste la chronologie, l’étude du premier de ces écrits (laLettre) ouvre l’investigation systématique de la vision pascalienne du Christ qu’explore le présent ouvrage, tout comme la clôt l’étude du troisième (laPrière). Cela relevé, on se plaira à souligner en terminant que, s’il faut en croire J.-C. de Nadaï (qui a tout pour nous en convaincre), c’est l’« admirable prière » que Pascal a écrite « à l’occasion des derniers assauts de la maladie qui devait [l’]emporter », qui fait « [parvenir] sa christologie à son point d’équilibre ». Là, autrement dit, s’éclaire le « Mystère de Jésus » chez Pascal ; là apparaît dans tout son éclat le « Jésus selon Pascal » e qu’annonce ce 94 titre de la collectionJésus et Jésus-Christ…là n’est sans doute Et pas, en matière de christologie, la moindre leçon du penseur et chrétien Pascal. † Joseph Doré Archevêque émérite de Strasbourg
Introduction
Le christocentrisme desPensées est bien connu. Un grand nombre d’essais sur Pascal lui consacrent chacun quelques paragraphes ou quelques pages. Mais on n’est pas peu surpris de découvrir qu’un sujet aussi central – et s’agissant d’un écrivain sur lequel beaucoup vont répétant que tout est dit et qu’on vient trop tard – n’a jamais été véritablementtraité. La littérature pascalienne revient sans cesse aux mêmes fragments de l’Apologiele Médiateur, les trois « ordres », le « Mystère de : Jésus »…, mais elle les cite et les récite plutôt qu’elle ne s’interroge sur la théologie qui les suscite. D’autre part, elle néglige des écrits aussi denses que la lettreSur la mort, l’Abrégé de la vie de Jésus-Christ, lesÉcrits sur la grâcela ou Prièrele pour bon usage des maladies. Devant la multiplicité et la richesse des textes, le critique ne tarde pas à prendre conscience de l’ampleur de la tâche ; il vérifie à quel point, chez Pascal, Jésus-Christ est le centre de tout. (Philippe Sellier, « Jésus-Christ chez Pascal » inRevue des sciences philosophiques et théologiques, t. 66, Paris, Vrin, 1983, p. 505) On a voulu, dans ce travail, remplir, autant qu’il est en nous, le programme défini par M. Philippe Sellier. Nous proposerons au lecteur, en autant de chapitres, neuf études consacrées à divers écrits de Pascal, chacune centrée sur l’un d’eux ou sur des textes 1 manifestement voisins par l’esprit . Nous les avons disposées selon l’ordre chronologique, nous fondant sur l’admirable 2 travail de M. Mesnard , dans l’édition desŒuvres complètes, encore en cours, mais qui donne déjà tous les opuscules. Nous tenons en effet que la pensée de Pascal a connu des évolutions très remarquables sur la période envisagée, que nous faisons aller de fin 1651, date de la « Lettre sur la mort de son père », à laPrière pour demander à Dieu le bon usage des maladies, pour laquelle M. Mesnard propose l’automne 1660. Il nous est apparu important de les relever pour en mieux manifester les enjeux. Nous avons distingué quatre grandes étapes ou époques. De la première témoigne la Lettre déjà citée sur la mort de son père, dont l’inspiration est certes mêlée, mais qui, pour la christologie, reprend les enseignements des maîtres de l’Oratoire, Bérulle et Condren en particulier : de cette École française dont nous espérons manifester combien son empreinte fut profonde et décisive chez notre auteur, même lorsqu’il put s’éloigner d’elle par la suite. La deuxième étape fut celle de la deuxième grande conversion de Pascal, celle de la nuit du Mémorial (23 novembre 1654), auquel nous consacrons une longue étude. Il n’est pas exagéré de dire que la réflexion christologique de notre auteur consistera dès lors dans l’exploration des divers aspects de la révélation qui lui fut faite durant ces heures. Cette exploration connut deux versants successifs. Le premier est assurément le plus connu. Aussi la troisième époque, de 1654 à 1658, où Pascal exposa à Port-Royal le dessein de sonApologie de la religion chrétienne, offre-t-elle les textes les plus nombreux. La christologie que Pascal y développe doit évidemment beaucoup à la doctrine de saint Augustin, transmise par Jansénius. Nous nous efforcerons d’en articuler les divers éléments, en lien avec la doctrine de la grâce efficace, que Pascal défend avec Port-Royal : elle n’est pas autre chose que l’aspect sotériologique d’une christologie fondée sur l’Incarnation du Verbe en vue de la rédemption du péché des humains. Nous aurons lieu, d’ailleurs, de vérifier combien le modèle de l’Incarnation et de l’union des deux natures dans l’unique Personne du Verbe incarné gouverne la philosophie même de notre auteur et commande son intelligence de l’univers. Un des aspects du génie de Pascal est de suivre une pensée dans ses ultimes
conséquences. Il semble ainsi que la christologie de saint Augustin, dans sa version janséniste, lui ait offert les éléments de sa propre contestation, qui intervint, croyons-nous, dans le cours même de la rédaction de l’Apologie, sans que nous ayons cru devoir pour autant diviser l’étude desPensées, au terme de la troisième époque. La quatrième étape se caractérise ainsi par une christologie « d’en bas », qui s’arrête à considérer l’humanité de Jésus-Christ en elle-même. Le Jardin de l’Agonie, dont M. Sellier relève l’importance dans la réflexion de Pascal, est précisément le lieu dévolu à son observation. L’humanité du Christ n’était naguère donnée que comme un instrument des desseins du Dieu rédempteur et sauveur. Mais cette économie paraît d’un coup déconcertée à Gethsémani, où Jésus est dit se trouver « exposé à la colère de Dieu » (S 749). La contemplation de Jésus en son humanité, inaugurée, à notre avis, dès le Mémorial, se poursuit dans la dernière époque considérée, à laquelle appartient sans doute le fameux fragment « Mystère de Jésus ». Elle engage un rapport particulier du fidèle avec le Médiateur, dont laPrièrenous est témoin. Il n’est guère que dans lesÉcrits sur la grâce et, dans une moindre mesure, dans les Pensées, où Pascal adopte le langage de la théologie. L’Entretien avec M. de Sacy, auquel nous consacrons une étude, est une défense de la philosophie au nom de ses lle rapports avec la théologie. Ses lettres (aux Périer, à M de Roannez) sont admirables de doctrine, tout comme ses écrits de dévotion, mais le langage en est tout imagé. S’agissant de dégager « la théologie qui suscite ces textes », nous avons cru devoir réduire leur diversité stylistique et générique par le recours à des concepts empruntés à la tradition doctrinale, et spécialement à saint Thomas d’Aquin. Nous pourrons ainsi mieux manifester les axes successifs d’une pensée en constant travail, jusqu’à cet équilibre auquel elle est selon nous parvenue, alors que la maladie frappait Pascal de ses plus rudes coups. * * * Abréviations utilisées OC:Œuvres complètesde Pascal, dans l’édition de Jean Mesnard (Paris, Desclée de Brouwer, « Bibliothèque européenne », t. I, 1964 ; t. II, 1970 ; t. III, 1991 ; t. IV, 1992). S *** : indique le rang d’un fragment desPensées, dans l’édition de Philippe Sellier (1991), établie sur la seconde Copie, rééditée au Livre de Poche, 2000, avec présentation et notes de Gérard Ferreyrolles. Dz *** : Référence à l’Enchiridion symbolorum, etc., de Denzinger-Schönmetzer.
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