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L'identification

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Description

Il nous montre ensuite comment nous pouvons nous identifier à Jésus dans son ministère, aussi bien terrestre que céleste, pour ensuite traiter les deux barrières les plus importantes pour y arriver. Un livre entièrement centré autour de notre merveilleux Sauveur, Jésus, qui vous apprendra encore plus ce qu’il a prévu pour nous, ses enfants!

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 septembre 2019
Nombre de lectures 0
EAN13 9782911537868
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0132€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

L’IDENTIFICATION
 
 
 
Jésus s’est identifié à nous, nous pouvons le faire avec lui!
 
 
Comment recevoir la pleine bénédiction de ce que Jésus à accompli pour nous à la Croix.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Derek Prince
 
ISBN 2-911537-86-6
 
Originally published in English as a series of radio messages under the title "Identification" (RC071-RC074).
 
French translation published by permission of Derek Prince Ministries International USA, P.O. Box 19501, Charlotte, North Carolina 28219-9501, USA.
Copyright by Derek Prince. All rights reserved.
Copyright French translation July 2006 by DPM International.
All rights reserved.
 
Traduit par Florence Boyer.
 
Aucun extrait de cette publication ne peut être reproduit ou transmis sous une forme quelconque, que ce soit par des moyens électroniques ou mécaniques, y compris la photocopie, l'enregistrement ou tout stockage ou report de données sans la permission écrite de l'éditeur.
 
Sauf autre indication, les citations bibliques de cette publication sont tirées de la traduction Louis Segond "Nouvelle Edition".
 
Publié par Derek Prince Ministries France, année 2006.
Dépôt légal: 3e trimestre 2006.
 
Couverture réalisée par Damien Baslé,www.damienbasle.com
 
Imprimé en France
 
Pour tout renseignement, et pour obtenir un catalogue de tous les livres et toutes les cassettes de Derek Prince disponibles, merci de contacter:
 
DEREK PRINCE MINISTRIES FRANCE Route d'Oupia, B.P.31, 34210 Olonzac FRANCE tél. (33) 04 68 91 38 72 fax (33) 04 68 91 38 63 E-mail info@derekprince.fr * www.derekprince.fr
 
 
Table des matières
 
Chapitre un LE FILS DE L’HOMME
Chapitre deux LE SERVITEUR QUI SOUFFRE
Chapitre trois L’ORDONNANCE DE L’ÉCHANGE DIVIN
Chapitre quatre DU CHÂTIMENT À LA PAIX (LE PARDON)
Chapitre cinq DU PÉCHÉ À LA JUSTICE
Chapitre sept DE LA MALADIE À LA GUÉRISON
Chapitre huit DE LA PAUVRETÉ À LA PROSPÉRITÉ
Chapitre neuf DU REJET À L’ACCEPTATION
Chapitre dix DE LA MORT À LA VIE
Chapitre onze ENSEVELI ET RESSUSCITÉ
Chapitre douze DE LA MORT À LA NOUVELLE NAISSANCE
Chapitre treize COMME LE PÈRE M’A ENVOYÉ…
Chapitre quatorze UN ROYAUME DE SACRIFICATEURS
Chapitre quinze LA SAGESSE SECRÈTE ET CACHÉE
Chapitre seize LE PREMIER OBSTACLE EST L’IGNORANCE
Chapitre dix-sept LE DEUXIÈME OBSTACLE EST L’INCRÉDULITÉ
Chapitre dix-huit LA FOI DOIT ÊTRE CONFESSÉE
Du même auteur:

 
L’IDENTIFICATION
 
 
Chapitre un LE FILS DE L’HOMME
 
 
 
Pour ce message, j’ai choisi un thème qui vous aidera à comprendre plus clairement la véritable signification de la mort de Jésus et à entrer plus pleinement dans ce qu’il a obtenu pour nous grâce à elle.
 
C’est le thème de l’identification et il nécessite quelques mots d’explication. "S’identifier à quelqu’un" signifie "devenir un avec cette personne". Ce concept d’identification est une clé pour comprendre réellement le message de Pâques, de la mort et de la résurrection de Christ. Il existe deux côtés à ce processus d’identification, comme les deux faces d’une pièce de monnaie, qui sont tous deux reliés à Jésus.
 
Sur l’une des faces, Jésus lui-même s’est identifié à nous en tant que pécheurs, à nous comme l’espèce humaine déchue tout entière. Sur l’autre face, nous sommes invités à nous identifier nous-mêmes à Jésus en tout ce qui a suivi sa mort, qui signifie l’ensevelissement, la résurrection et même l’ascension vers le trône de Dieu.
 
Nous commencerons par considérer la première face de la pièce, qui est l’identification de Jésus à nous .
 
Ne vous êtes-vous jamais arrêté pour réfléchir à l’appellation que Jésus utilisait le plus souvent à propos de lui-même? Il ne se déclarait pas le Sauveur, le Messie ou le Fils de Dieu, mais le Fils de l’homme. Ne trouvez-vous pas cela frappant? En réalité, cette appellation apparaît environ quatre-vingts fois dans les Evangiles. Cette expression, ou désignation, a un arrière-plan dans les écrits de l’Ancien Testament. Nous la lisons dans Daniel 7:13-14. Ce passage rend compte d’une vision formidable et merveilleuse que Daniel a eue de quelque chose qui se passerait dans le futur, quelque chose qui avait trait à l’établissement d’un royaume qui ne passerait pas, un royaume qui serait régi par un dirigeant spécifiquement choisi par Dieu. Dans l’esprit des Juifs, ce dirigeant a été identifié au Messie. La désignation qui s’applique le plus précisément à ce dont nous étudions ici n’est pas celle du Messie, qui signifie "l’oint", mais plutôt "le Fils de l’homme":
 
"Je regardai encore dans mes visions nocturnes: Sur les nuées du ciel, je vis venir quelqu’un semblable à un fils d’homme. Il s’avança jusqu’au vieillard âgé de nombreux jours (Dieu lui-même) et on le (lui, le Fils de l’homme) fit approcher devant lui. On lui (à ce Fils de l’homme) donna la souveraineté, et la gloire et la royauté, et tous les peuples, toutes les nations, les hommes de toutes les langues lui apportèrent leurs hommages. Sa souveraineté est éternelle, elle ne passera jamais, et quant à son royaume, il ne sera jamais détruit." (version du Semeur)
 
Je voudrais dire un ou deux mots à propos de la langue utilisée. J’ai en quelque sorte été un étudiant en langues la plus grande partie de ma vie. J’ai étudié différents langages comme le latin, le grec, l’hébreu et, jusqu’à un certain niveau, l’araméen, ainsi que de nombreuses langues modernes. Je ne sais pas si vous le savez, mais l’Ancien Testament tel que nous le connaissons nous a été transmis en deux langues, en hébreu pour la plupart, et pour quelques passages en araméen, qui était un autre dialecte sémite que les Juifs ont en réalité intégré durant leur captivité à Babylone. Ce passage de Daniel que nous venons de lire a donc été écrit ou nous a été transmis en araméen, et non pas en hébreu. En hébreu, le mot signifiant "Fils de l’homme" est "Benadon", qui veut dire "fils d’Adam". Il place la personne ainsi appelée en descendance directe d’Adam, père de l’espèce humaine. En araméen, l’expression traduite par "Fils de l’homme" est "Baranush". "Anush" signifie "homme" et "Bar" veut dire "fils". Cependant "Anush" signifie "homme" essentiellement dans le sens de sa faiblesse, de sa fragilité. Ce mot reflète toujours, en ce qui concerne l’homme, cette connotation d’être mortel, sujet à la faiblesse et à la fragilité. Il y a donc comme un paradoxe délibéré; ce fils de l’homme, ce fils de la fragilité et de la faiblesse, est dépeint ici comme un être amené dans la présence même du Dieu tout-puissant et, dans cette présence, un royaume lui est conféré, qui sera le royaume de tous les royaumes, qui aura la domination sur tous les autres et qui sera éternel.
 
Voilà en substance le titre que Jésus s’est appliqué à lui-même, selon le discours que rapportent de lui les Evangiles. Je pense personnellement que Jésus parlait très probablement l’araméen et donc utilisait l’appellation de "Baranush", forme araméenne du mot. Pour les Juifs de l’époque, lorsqu’il a utilisé l’expression "Baranush", il proclamait potentiellement et sans tergiverser qu’il était le Messie.
Jésus a utilisé ce nom de "Fils de l’homme" à propos de lui-même de deux manières différentes ou dans deux contextes différents. Il se l’est approprié en toute humilité. Par exemple, dans Matthieu 8:20:
 
"Jésus lui répondit: Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel des nids; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer sa tête." (version du Semeur)
 
Il est une sorte de vagabond sans domicile fixe ni abri. Dans Matthieu 20:28, Jésus dit:
 
"Car le Fils de l’homme n’est pas venu pour se faire servir, mais pour servir lui-même et donner sa vie en rançon pour beaucoup." (version du Semeur)
 
C’est cela, l’humilité. Mais il se l’approprie aussi en gloire, pour le futur. Il dit dans Matthieu 16:27:
 
"Le Fils de l’homme viendra dans la gloire de son Père, avec ses anges, et alors il donnera à chacun ce que lui auront valu ses actes." (version du Semeur)
 
Et dans Matthieu 26:64:
 
"De plus, je vous le déclare: A partir de maintenant, vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir en gloire sur les nuées du ciel." (version du Semeur)
C’est très proche de la vision de Daniel. Il s’agit ici du Fils de l’homme en tant qu’être glorifié, révélé, désigné par Dieu pour régner sur l’univers entier.
 
Nous avons donc là cet intéressant paradoxe du Fils de l’homme représentant la fragilité et la faiblesse, tout étant celui dont les Juifs attendent qu’il rétablisse le royaume d’Israël et qu’il règne sur toutes les nations.
 
Le "Fils de l’homme", lorsque cette expression s’applique à Jésus, qui était aussi le Fils de Dieu, révèle une combinaison unique entre l’humain et le divin. Il est parfaitement Dieu et il est également parfaitement homme.
 
Cela était prédit dans plusieurs endroits dans l’Ancien Testament. Par exemple, dans le passage bien connu d’Esaïe 7:14:
 
"C’est pourquoi le Seigneur vous donnera lui-même un signe: Voici, la jeune fille sera enceinte et elle enfantera un fils, elle lui donnera pour nom: Emmanuel (Dieu avec nous)." (version du Semeur)
 
Emmanuel, Dieu avec nous… Cet enfant né d’une vierge, tout enfant d’un être humain qu’il est, est aussi Dieu avec nous. Ce nom, ce titre principal Emmanuel, n’est pas deux mots mais un seul, qui révèle magnifiquement l’humanité et la divinité harmonisées en une personne. Nous lisons un peu plus loin:
 
"Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la domination reposera sur son épaule; on l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix." (Esaïe 9:5)
Nous avons ici cette personne, née sous les traits d’un enfant, mais donnée comme le Fils éternel, cet enfant étant également le Dieu tout-puissant. Voilà donc "Baranush", qui est fragilité humaine, et pourtant autorité et puissance divine combinées dans la même personne.
 
La généalogie de Jésus le reflète également de manière frappante. Par exemple dans Luc 3, sa généalogie nous est donnée sous sa forme la plus complète; nous remontons sa filiation directement jusqu’au Fils d’Adam, Fils de Dieu. Il était le représentant de toute l’espèce humaine. Il a totalement été identifié à toute l’humanité, et pas seulement à son propre peuple, le peuple juif. Il est intéressant de noter que, dans le livre de Matthieu, Evangile s’adressant avant tout aux Juifs, sa généalogie remonte seulement jusqu’à Abraham. Dans celui de Luc cependant, qui, en un certain sens, est un message pour toute l’humanité, sa généalogie remonte jusqu’à Adam, Fils de Dieu.
 
Ensuite, dans 1 Corinthiens 15:45, Paul lui attribue cette appellation exaltante dont le contenu est si riche. Il parle de lui comme étant le dernier Adam. Qu’est-ce que cela veut dire? Tout d’abord, en tant que dernier Adam, il est parfaitement un membre de l’espèce humaine; il est absolument identifié, il est parfaitement humain et il est le dernier; pas le dernier dans le temps, car des millions et des millions de descendants sont nés depuis son époque, mais il est le dernier dans ce sens que, lorsqu’il est mort sur la croix, tous les péchés, toutes les fragilités, toutes les faiblesses, tous les problèmes qui sont issus du péché d’Adam et de tous ses descendants, passés et à venir, se sont déversés sur Jésus. Il est devenu notre substitut. Il était le Fils de l’homme, il a été le dernier Adam. Lorsqu’il est mort, tout a été accompli. Tout a été achevé,
tout a été traité, tous les problèmes ont été résolus par la mort de Jésus sur la croix.
 
Chapitre deux LE SERVITEUR QUI SOUFFRE
 
 
 
Etudions à présent le but ultime pour lequel Jésus est devenu le Fils de l’homme; l’unique manière dont le plan de Dieu pouvait s’accomplir était cette façon-là. Même les disciples les plus proches de Jésus n’ont réussi à comprendre cet objectif qu’après sa mort et sa résurrection. Pourtant le plan de Dieu tout entier avait été déployé, spectaculaire par sa précision et ses détails, par le prophète Esaïe sept cents ans avant qu’il devienne réalité dans l’histoire. Cette révélation prophétique est contenue dans Esaïe 53. Nous allons lire ce chapitre en entier, et nous le diviserons en sections successives:
 
"Qui a cru à ce qui nous était annoncé? Qui a reconnu le bras de l’Eternel? Il s’est élevé devant lui comme une faible plante, comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée; il (c’est-à-dire le bras de l’Eternel, cette personne) n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n’avait rien pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas." (versets 1-3)
 
Relevons quelques-uns des traits principaux de cette révélation prophétique et voyons comment ils s’appliquent à Jésus.
Tout d’abord nous sommes mis en garde contre l’incrédulité: "Qui a cru à ce qui nous était annoncé?" est un passage très important. La plus grande barrière empêchant la compréhension est l’incrédulité. Puis une personne appelée "le bras de l’Eternel" nous est présentée. Le bras de l’Eternel est cette partie de Dieu, si je peux l’appeler ainsi, par laquelle il agit, opère et accomplit sa volonté. Cette personne est en quelque sorte l’instrument principal de Dieu pour accomplir sa volonté.
 
Puis il est question de sa propre fragilité: "Il s’est élevé devant lui comme une faible plante." Dans le chapitre précédent, j’ai souligné à quel point l’expression "Baranush", en araméen, est particulièrement axée sur la fragilité humaine. Ensuite il est question de l’aridité spirituelle qui l’entoure, "comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée". Il continue en soulignant l’humilité de sa personne et son niveau social; il n’était pas un prince, pas un gouvernant, il n’était pas issu de la caste ou de la tribu des sacrificateurs; il n’était qu’un homme de condition humble, il n’avait ni beauté ni éclat pour attirer les regards. De plus, son abaissement continue car il est "méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance".
 
Lisons la suite qui parle de cette même personne, ce "Baranush", ce Fils de l’homme:
 
"Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé; et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous
sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie; et l’Eternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous." (versets 4-6)
 
Ce passage souligne particulièrement que les souffrances de Jésus sur la croix, décrites ici de manière si éloquente, sont des souffrances de substitution; elles ne visaient pas son propre salut. Tout au long du texte, cela est mis en exergue par cette première expression du verset
 

4: "Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées." Nous trouvons la forme du discours dans le langage hébreu utilisé ici, qui souligne particulièrement le "il". Tout l’accent est mis sur le "il" – "Il a porté toutes nos souffrances", "il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités, le châtiment qui nous apporte la paix est tombé sur lui", "nous étions tous errants", "Et l’Eternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous". Nous voyons donc que Jésus n’était pas la cause de tout ce qui est tombé sur lui à la croix. Le jugement, la punition, l’humiliation, la honte, c’est nous qui en étions la cause. Malgré ce fait, c’est sur lui, Jésus, que tout est tombé, par décision divine. Dans la phrase "l’Eternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous", l’expression hébreu traduite par "a fait retomber" veut dire "les a réunis". La honte, le péché, la rébellion et toutes leurs conséquences mauvaises, Dieu les a donc réunis sur Jésus. Il est devenu le dernier Adam. L’héritage mauvais résultant du péché de l’espèce d’Adam a été absorbé par lui. Il n’a rien laissé de côté. Il a porté tous les fardeaux, il a été notre substitut absolu, notre représentant désigné par Dieu, Fils de l’homme, portant en lui toutes les imperfections de la nature humaine et tous les problèmes, la désolation et l’agonie de l’humanité.
Poursuivons notre lecture:
 
"Il (le Fils de l’homme) a été maltraité et opprimé, et il n’a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent; il n’a point ouvert la bouche. Il a été enlevé par l’angoisse et le châtiment; et parmi ceux de sa génération, qui a cru qu’il était retranché de la terre des vivants et frappé pour les péchés de mon peuple? On a mis son sépulcre parmi les méchants, son tombeau avec le riche, quoiqu’il n’eût point commis de violence et qu’il n’y eût point de fraude dans sa bouche." (versets 7-9)
 
Plusieurs choses sont mises en exergue ici, et chacune d’entre elles s’applique avec une parfaite précision au jugement et à la mort de Jésus. Tout d’abord son innocence est soulignée de manière conséquente. Il est dit dans le dernier verset: "Quoiqu’il n’eût point commis de violence et qu’il n’y eût point de fraude dans sa bouche." Il est aussi souligné qu’il n’a pas tenté de se défendre lui-même ou de plaider sa propre cause: "Semblable a une brebis muette devant ceux qui la tondent; il n’a point ouvert la bouche." Il ne s’est pas justifié, il ne s’est pas défendu, il a été l’agneau mené volontairement à la boucherie.
 
Puis il est précisé que le jugement dont il a fait l’objet était injuste: "Il a été enlevé par l’angoisse et le châtiment." C’était un châtiment qui était angoissant, injuste. Il ressort ensuite qu’il est mort, qu’il a été retranché du monde des vivants, mais qu’il n’est pas mort pour lui-même, mais "frappé pour les péchés de son peuple", dit Esaïe. Il donne alors avec une précision étonnante les détails de sa mort. Il nous est dit: "On a mis son sépulcre parmi les méchants, son tombeau avec le riche." Il est important de noter que le mot hébreu pour "méchant" est au pluriel et que le mot "riche" est au singulier. Effectivement, il est vrai que, dans le récit des Evangiles, Jésus est mort entre deux voleurs (pluriel), deux méchants, et qu’ensuite sa tombe a été celle de Joseph d’Arimathée, homme riche (singulier). Nous voyons donc chaque détail littéralement accompli en Jésus.
 
Lisons les versets suivants, qui synthétisent le tout:
 
"Il a plu à l’Eternel de le briser par la souffrance... Après avoir livré sa vie (ou son âme) en sacrifice pour le péché, il verra une postérité et prolongera ses jours; et l’œuvre de l’Eternel prospérera entre ses mains. Car après avoir tant souffert, il verra la lumière, et il sera comblé; par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d’hommes, et il se chargera de leurs iniquités. C’est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands; il partagera le butin avec les puissants, parce qu’il s’est livré lui-même à la mort, et qu’il a été mis au nombre des malfaiteurs, parce qu’il a porté les péchés de beaucoup d’hommes, et qu’il a intercédé pour les coupables." (versets 10-12, mélange des versions du Semeur et Louis Segond révisée)
 
Nous voyons que, bien qu’il y ait de l’oppression et de l’injustice, c’est cependant l’accomplissement du plan de Dieu; c’était la volonté de Dieu de le briser, il avait ordonné auparavant qu’il en serait ainsi.
 
Ce texte parle tout d’abord de sa mort, puis nous voyons sa résurrection par implication. Il est dit qu’après sa mort "il verra une postérité et prolongera ses jours". Au verset suivant il est dit qu’"il verra la lumière, et il sera comblé". Il est souligné que tout cela est fait dans le but de justifier beaucoup d’hommes et de les acquitter de leur culpabilité. Esaïe dit: "Mon serviteur juste justifiera beaucoup d’hommes", et le texte continue en disant: "Et il se chargera de leurs iniquités." Voilà comment la justification (un autre mot serait la "justice" ou l’"acquittement") est rendue possible pour nous par la connaissance de Jésus, serviteur juste de l’Eternel, qui a porté nos iniquités, souffert du châtiment qui nous était destiné, et par conséquent qui a détourné de nous le courroux et le jugement de Dieu. Il est aussi dit qu’"il s’est livré lui-même (ou il a livré son âme) à la mort". C’est vraiment frappant, car nous lisons dans Lévitique 17:11: "Car l’âme de la chair est dans le sang", et sur la croix Jésus a déversé sa vie entière dans son sang en tant que substitut pour les pécheurs. Il est également dit qu’"il a été mis au nombre des malfaiteurs" – nous avons déjà fait remarquer qu’il a été crucifié entre deux voleurs. Finalement il a intercédé pour les malfaiteurs. Cela a déjà commencé sur la croix. Il a dit: "Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font." (Luc 23:34a) Voyez donc
 

à quel point la précision est parfaite dans chaque détail de cette impressionnante description des souffrances du Messie, des souffrances du Fils de l’homme, donnée sept cents ans avant leur accomplissement.
 
Chapitre trois L’ORDONNANCE DE L’ÉCHANGE DIVIN
 
 
 
Nous venons d’aborder la magnifique présentation prophétique des souffrances et de la mort de Jésus, exposée dans Esaïe 53, et avons survolé le chapitre entier en sélectionnant quelques-uns des différents aspects qui se sont accomplis avec exactitude dans la vie de Jésus.
 
Intéressons-nous maintenant de manière plus détaillée aux versets 4 à 6, qui représentent le cœur même du message prophétique.
 
Je pense qu’aucun esprit humain ne peut percer complètement tous les mystères de la grâce et de la sagesse divines contenus dans ces trois versets. Nous allons donc les relire posément et attentivement:
 
"Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé; et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie; et l’Eternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous."
 
Je voudrais encore une fois souligner le caractère substitutionnel de la mort de Jésus ainsi décrite. L’emphase est mise sur le "il", et ensuite par contraste sur le "nous" ou "nos". Il est donc devenu celui qui nous représente, le Fils de l’homme, l’homme humble, celui qui s’est réellement identifié à l’humanité. Puis, en tant que notre représentant, "Benadam", fils d’Adam, "Baranush", fils de la fragilité humaine; là, sur la croix, il a pris sur lui tous nos fardeaux, notre culpabilité, notre honte, nos douleurs, nos maladies, nos soucis, nos peines. Comme je l’ai déjà dit, l’esprit humain ne peut pleinement comprendre tout ce qui s’est manifesté et tout ce qui s’est accompli au travers de cette mort de substitution de Jésus. N’oublions pas que le prophète Esaïe commence ce chapitre en nous mettant en garde contre l’incrédulité: "Qui a cru à ce qui nous était annoncé?" Condamnons donc intentionnellement l’incrédulité. Ne rejetons pas le message parce qu’il est trop difficile pour nos petits esprits déficients et limités de comprendre la nature infinie de l’amour, de la grâce et de la sagesse de Dieu. Ayons la volonté de croire.
 
Dans le Nouveau Testament, l’un des auteurs dit: "C’est par la foi que nous comprenons." La foi vient en premier, puis nous recevons la compréhension. Je vous exhorte de ne pas tenter de la saisir avec votre propre petite intelligence charnelle, car vous manqueriez le message d’amour et de grâce de Dieu.
 
Examinons ces merveilleuses expressions. Je voudrais une nouvelle fois souligner que le langage hébreu est exprimé de telle manière que l’accent est mis sur le "il"
 
– "cependant, il". En d’autres termes, détournez vos regards de vous-même. Il n’y a aucune solution à vos problèmes en vous-même. Ne restez pas dans vos problèmes, ne vous courbez pas ni ne pliez sous le fardeau de votre culpabilité et de vos problèmes.

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