La naissance de l islam tome 1 : la Djahilia, période des ténèbres
149 pages
Français

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La naissance de l'islam tome 1 : la Djahilia, période des ténèbres , livre ebook

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Description

Descendante d'un sultan turc, RynaMonaca est une authentique princesse. Noble par le sang, elle l'est aussi par le coeur. Sa douceur, sa bonté et sa générosité font d'elle un personnage authentique. Premier pan d'une saga exposant la naissance de la civilisation musulmane. L'auteur passe en revue les caractéristiques de la Djahilia, période ténébreuse précédant l'apparition de l'islam.Mais aussi période cruciale car elle permet de se pénétrer de l'âme bédouine, de la structure tribale et des codes en vigueur. Bien que considérée comme païenne à l'image des civilisations ayant précédé l'avènement du christianisme,cette description nous aide àmieux comprendre la réforme progressive que le ProphèteMuhammad initie et qui de ces terres désertiques se répandra sur tout le pourtour de la planète. Cette réforme est dans le fond et la forme bien que nombre d'éléments antéislamiques seront intégrés dans les divers codes de la Charia. Codes qui perdurent encore jusqu'à influencer les codes napoléoniens eux-mêmes. Les repèresmis en lumière reposent sur des faits historiques avérés faisant de ces romans une source de connaissance réelle et un moment d'évasion duquel le lecteur ressort toujours apaisé et ressourcé.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2017
Nombre de lectures 27
EAN13 9791022501767
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0600€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Extrait

Les Éditions Albouraq – Riwayat –
D ANS LA MÊME COLLECTION
– Riwayat –
1. Le 17 du mois de Ramadan , Jurji Zaydan, traduit par Jean-Marie Lesage, 2013
2. La conquête de l’Andalousie , Jurji Zaydan, traduit par Jean-Marie Lesage, 2014
3. La Djahiliya, période de ténèbres , Ryna Monaca, 2014
La Djâhiliya période des ténèbres
© Dar Albouraq
Distribué par :
Albouraq Diffusion Distribution
Zone Industrielle
7, rue Henri François
77330 Ozoir-la-Ferrière
Tél. : 01 60 34 37 50
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75005 Paris
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Face à l’Institut du Monde Arabe
Site Web : www.orient-lib.com
E-mail : orient-lib@orient-lib.com
Librairie Albouraq
91, rue Jean-Pierre Timbaud
75011 Paris
Tel : 01 48 05 04 27
Fax : 09 70 62 89 94
E-mail : librairie11@albouraq.com
Site Web : www.albouraq.com
Tous droits de reproduction, d’adaptation ou de traduction par quelque
procédé que ce soit, sont réservés pour tous les pays à l’Éditeur.
1435-2014
EAN 9782841619962
RYNA MONAKA
La Djâhiliya période des ténèbres
Roman historique
NOTE DE L ’ AUTEURE
l’ère de la Djahiliya est, certes, une tâche noire dans le monde des Arabes 1 mais aussi une épine dans leur pied puisque le sujet est éminemment tabou, probablement à cause de l’idolâtrie ridicule qu’ils pratiquaient 2 et de l’absence de civilisation au sens propre du terme.
Cela n’empêche que l’on doit s’y intéresser afin de mettre en évidence les progrès accomplis par ceux qui n’étaient que des Bédouins 3 et qui, après qu’ils devinrent musulmans, se propulsèrent au devant de la scène.
J’ai voulu, à travers des histoires racontées et quelques personnages fictifs introduits, rapporter néanmoins des éléments authentifiés par des auteurs notoirement connus et faisant autorité en la matière.
En conséquence, voulant combler l’indigence en ouvrages sur la question notamment dans la forme, j’ai cru bon de romancer l’histoire de la civilisation musulmane plutôt que d’aligner des faits et des dates souvent difficiles à la lecture.
Les principaux acteurs sont réels : Salah Eddine, plus connu en Occident sous le nom de Saladin est un éminent personnage. Shirin est sa nièce authentique.

1 - « Les Arabes préislamiques étaient en retard par rapport aux civilisations qui les entouraient. La plupart menaient la vie fruste et ignorante de nomades, regroupés en tribus isolées du monde extérieur. Le monde extérieur, quant à lui, n’avait pas non plus de contacts avec eux. Ils étaient des illettrés idolâtres et leur histoire ne présentait guère d’intérêt. ». Jawâd ‘Alî, Al mufassal fî târîkh al- ‘ arab qabla l-islâm , 1/37.
2 - « Nous adorions des pierres ; lorsque nous trouvions une pierre qui nous plaisait plus que l’autre, nous jetions la première pour adorer la nouvelle. Si nous ne trouvions pas de pierre, nous assemblions un monticule de terre, nous trayions une brebis dessus puis nous tournions autour. ». Rapporté par al-Bukhârî, Livre des expéditions militaires, chapitre : « La délégation des Banû Hanîfa et le récit de Thamâma ibn Athâl » (4117).
3 - Les Bédouins sont les Arabes vivant dans la steppe. Joseph Chelhod (spécialiste de l’Arabie du sud) propose la définition suivante : « celui qui vit selon le code d’honneur du désert, en accepte les lois non écrites et ne reconnaît pas un pouvoir supérieur à celui de la tribu et du clan »
PRÉFACE
j’ai toujours été intriguée, et au plus haut point, par les phénomènes de la vie, curieuse de tout ce qui m’entoure, assoiffée de connaissances. C’est pourquoi, je me suis souvent demandé, parmi la kyrielle de questions que je me pose au quotidien, si celui qui souffrait le plus dans sa vie de tous les jours, de tous les instants était l’aveugle de naissance ou par opposition, l’individu qui venait de perdre la vue subitement soit à cause d’un accident soit à cause d’une maladie.
Ma quête sur cette interrogation préoccupante me fait penser, croire et écrire que le second est, du moins psychologiquement mais pas seulement, plus exposé. Il est plus fragile que le premier en ce sens que, lui, a connu préalablement la lumière, le mouvement, les ombres, les contours, les couleurs, la vie en somme. Et, perdre cette capacité brutalement ou insidieusement constitue un désastre, un drame en soi… le drame majeur de sa vie.
La cécité congénitale, quant à elle, fait naître l’individu dans les ténèbres et l’y garde malheureusement pour toujours. Non point qu’il n’existe de souffrances au départ ou tout au long de la vie de ce handicapé car être dépourvu d’un sens aussi vital à la naissance est, à l’évidence, une douleur profonde, une frustration chaque jour réitérée, une peine éternelle. Néanmoins, il faut reconnaître que, tout désavantagé qu’il fut, l’aveugle congénital ne connut toutefois pas de traumatisme au départ puisque n’ayant pas eu l’occasion d’observer au préalable le relief du monde. En somme, sauf évolution fulgurante de la technologie, il ne lui sera jamais donné de construire des différences entre les moments de sa vie, du moins dans ce domaine, puisqu’il n’aura aucun sens de la comparaison. A contrario, si soudain, comme par miracle, il venait à connaitre la lumière du jour, les mouvements du monde qui l’entoure, il comprendrait parfaitement ce que j’écris dans cette préface.
Ceci m’amène à poser une question que j’estime cruciale dans le développement de mon discours : pour mieux appréhender le miracle mohammedien ne faut-il pas mettre en exergue toutes les indigences et les carences de la Gentilité ? Pourtant, celle-ci s’est étalée sur des millénaires et, ce que l’on semble oublier ou que l’on occulte volontairement, elle a pris fin, subitement, avec l’apparition de ce Prophète si particulier qui sut propulser les musulmans dans les hautes sphères du progrès ?
C’est pourquoi les musulmans en général et les Arabes en particulier ont le devoir, aujourd’hui, de s’interroger sur leur passé commun. Ils doivent y faire une halte, procéder à des investigations sérieuses en la matière afin de ne point méconnaître ce côté, même s’il fut éminemment ténébreux. Pan de leur propre histoire qui est aussi, n’en doutons pas, celle de l’humanité tout entière puisque l’Islam est une religion dont la destinée est, que cela plaise ou non, apostolique.
Je citerai un ami qui chanta la civilisation musulmane :
« La pensée arabe ne fut brillante que parce que l’Islam y a concouru. Tous les historiens honnêtes vous le diront. Voyez comment les Arabes vivaient avant l’Islam ! Voyez comment ils ont vécu en tant que musulmans, et ce qu’ils ont apporté à notre civilisation d’aujourd’hui. Par contre, lorsque les musulmans, fort ouverts aux étrangers pourtant, devinrent des Arabes et se comportèrent comme tels, lorsqu’ils s’enfermèrent dans leur bulle tribale et donc archaïque et délaissèrent l’universel que leur apportait l’Islam, c’est alors qu’ils régressèrent ! Et c’est l’Islam qui en a pâti… et voilà que, maintenant, l’Islam a fini par rendre l’Arabe odieux aux yeux des citoyens du monde… ».
Ryna Monaka
LIVRE PREMIER
LA PÉRIODE DES TÉNÈBRES OU LA DJAHILIYA 4

4 - La « Djahiliya » est connue comme la période antéislamique, une ère d’obscurantisme. Le mot signifie « ignorance » ou « gentilité ».
Première nuit « pour quel crime la fait-on mourir ? » 5
— Tais-toi chienne, fille de chienne et que les ténèbres t’engloutissent afin que tu disparaisses de ma vie pour toujours et que je ne te revoie jamais plus… jamais plus !
La malheureuse créature, vestige d’une beauté ancienne était ravagée par la douleur et l’abandon. Vêtue d’une tunique modeste, rapiécée çà et là, les cheveux enfermés dans un voile sombre, elle perdit soudain l’équilibre et roula sur le sol dur d’une pièce dans laquelle le soleil pénétrait à peine.
Après que le bourreau l’eut fouettée jusqu’au sang, puis poussée brutalement avec son pied botté et éperonnée sauvagement, elle avait vacillé.
L’écume à la bouche, les dents serrées, la mâchoire dure, le regard cruel, la face tendue, hurlant comme un damné, vociférant comme le démon qu’il était, l’immonde personnage, le lâche continua, bien qu’elle fût à terre, à battre sauvagement la misérable. À la battre sans aucune pitié, sans la plus petite commisération, sans le moindre 

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