Les épouses du Prophète (bsl) - Vérités et mensonges
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Description

Dr. Nabil Luqa Bébawi, chrétien copte orthodoxe, nous offre une nouvelle fois un présent sur l’autel de l’union nationale égyptienne et les relations entre les communautés musulmane et chrétienne. Dans son nouvel ouvrage, il répond aux allégations injustes et aux affirmations mensongères faites au sujet de la vie privée de Muhammad, le Messager de Dieu (bsl).A travers ce livre intitulé Les épouses du Prophète (bsl) : vérité et mensonges, le Dr. Bébawi présente onze chapitres, chacun d’eux comprenant une description du contexte dans lequel se déroula chacun des mariages contractés par le Prophète (bsl). Il a effectué ce travail de recherches en déployant des efforts assidus, en toute honnêteté et en toute impartialité. Il rejoint ceux qui ont écrit des livres sur l’Islam en toute objectivité, et l’ont défendu sans parti pris. Cet ouvrage, qui est, je le crois, l’un de ses meilleurs ouvrages, a obtenu l’accord d’Al-Azhar et de son Cheikh (son guide le plus haut placé), s’ajoute aux ouvrages sérieux et pertinents publiés à ce propos.

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Informations

Publié par
Date de parution 24 juin 2015
Nombre de lectures 19
EAN13 9791022500708
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0487€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait


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Tous droits de reproduction, d’adaptation ou de traduction par quelque procédé que ce soit, sont réservés pour tous les pays à l’Éditeur.
1427-2006
ISBN 978-2-84161-337-3// EAN 9782841613373
Dr. Nabil Luqa Bébawi
Les Épouses du Prophète  Vérité et mensonges
Texte traduit de l’arabe par
Dr. Hanane Mounib et Fouad Nohra
Annoté par Fouad Nohra
Préface du Dr. Mustapha Khalil
Ancien Président du Conseil des Ministres Égyptien
Au sujet du livre intitulé les Épouses du Prophète  . Vérité et mensonges :
Le Docteur Nabil Luqa Bébawi est un intellectuel de grande renommée, qui aborde le sujet du présent ouvrage par le biais d’une approche scientifique et objective.
Il ajoute, à la littérature arabe, un ouvrage de référence d’une grande importance pour tout lecteur ou chercheur soucieux de sérieux et d’impartialité.
Dr. Mustapha Khalil
Préface de l’Imam Sadiq al-Mahdi
Ancien Premier Ministre Soudanais et Président du Parti Al-Oumma.

Au Nom de Dieu Le Tout-Miséricordieux, Le Très-Miséricordieux
Les églises coptes ont toujours adopté, dans le monde arabe, une attitude patriotique et loyale, créant un climat propice à la concorde. On retrouve cela à travers les propos de certains d’entre eux, comme cela est le cas du leader national égyptien Makram Ebeid qui dit : « ma patrie est l’Islam et ma religion, le christianisme copte ». De même, Constantin Zurayq a déclaré que « l’Islam est la religion nationale des Arabes » 1 .
De son côté, Faris al-Khoury s’exprimait ainsi : « Je suis de religion chrétienne et de civilisation musulmane » 2 .
Le présent ouvrage du Docteur Nabil Luqa Bébawi fait partie d’une série d’autres ouvrages qui témoignent d’une profonde affection pour l’Islam et pour le Prophète  de l’Islam, auxquels les ennemis n’ont cessé de s’attaquer à travers de nombreux thèmes dont essentiellement trois, à savoir, le thème des peines légales (Hudûd) 3 , celui du Jihad, et celui concernant le statut de la femme. Il s’agissait, donc, pour les détracteurs, de s’attaquer au Prophète  lui-même en abordant la question de ses mariages successifs.
L’auteur a bien fait de traiter de la question des épouses du Messager de Dieu  pour le défendre des accusations dont il a été l’objet, peu importe que ces dernières aient été proférées dans l’intention de nuire.
Bien que de nombreux orientalistes se soient associés à ces attaques, d’autres sont demeurés impartiaux et objectifs. Par ailleurs, nous devons reconnaître que ce sont les musulmans eux-mêmes qui ont donné matière à ces provocateurs, en agissant comme des amis ignorants, en accordant la priorité aux peines légales (Hudûd), donnant de l’Islam l’image d’une institution pénale.
Ceux-là même imposèrent ces peines sans se conformer à des conditions restrictives. Ces dernières, lorsqu’elles sont prises en compte, transforment ces peines en garde fous d’un système social juste capable d’offrir les conditions d’une véritable prévention de la criminalité.
Le fait de donner la primauté à l’application de ces peines, en l’absence d’un ordre social juste et sans prendre en compte les conditions restrictives de leur application, ternit l’éclat de l’Islam et porte atteinte à sa pureté. C’est ainsi que certains musulmans s’efforcent de mettre en sourdine la totalité des versets relatifs à la tolérance de l’Islam afin d’appeler au combat en s’appuyant sur des versets qu’ils appellent les versets de l’épée. C’est une interprétation erronée du Jihad, qui, dans l’Islam, signifie bien autre chose que la guerre 4 . En Islam, les guerres sont avant tout défensives, comme le souligne le verset suivant du Très Haut : « Autorisation est donnée à ceux qui sont attaqués (de se défendre) parce que, vraiment, ils sont lésés… » [Sourate Le Pèlerinage, verset 39]. Conformément à leur compréhension agressive de la guerre, ils ont désigné les batailles conduites par le Prophète  par le terme d’expéditions militaires, et ont même donné comme titre à la biographie du Messager de Dieu  « Les récits de guerre ». Ceci est totalement faux, car comment peut-on qualifier Uhud et al-Khandaq ou toute autre bataille, d’expédition militaire, alors qu’elles n’avaient pour objectif que l’autodéfense 5 ?
De nombreux biographes du Prophète  ont fait un récit des épouses du Messager de Dieu  , qui a conduit à une forte méprise et à une grande confusion. A ce propos, je ne comprends pas pourquoi autant d’insistance au sujet du fait que le Prophète  ait demandé ‘Aïcha en mariage, alors qu’elle était âgée de sept ans, et aurait consommé ce mariage alors qu’elle n’en avait que neuf.
Avant son mariage avec le Messager de Dieu  , ‘Aïcha était promise à un autre homme, Joubeïr Ibn Ma’tam Ibn ‘Adiy. Cela signifie donc qu’elle était déjà fiancée à l’âge de cinq ou six ans. Est-ce que cela est plausible ?
‘Aïcha est morte en 58 après l’Hégire, et l’on a rapporté qu’elle était âgée de 57 ans. En ces temps, les dates de naissance étaient approximatives et sujettes à caution. La moyenne d’âge des Mères des Croyants, mais aussi celle des compagnons du Prophète  , oscillait, à l’époque, entre soixante et soixante-dix ans. Conformément à cela, ‘Aïcha devait être âgée de 63, 64 ou 65 ans au moment de sa mort. Par conséquent, si cela s’avère exact, au moment de son mariage, elle devait être âgée de 15, 16 ou 17 ans.
D’un autre côté, est-ce que le mariage avec une enfant âgée d’à peine neuf ans est licite, alors que le Prophète  a précisé que trois types de personnes étaient soustraites aux obligations religieuses, dont les enfants non encore pubères (ce qui signifie que les Nobles Scribes, c’est-à-dire les Anges, ne mémorisent pas les fautes des êtres humains tant qu’ils ne sont pas pubères) ? Est-il licite de faire contracter un mariage à une enfant qui n’a pas encore atteint l’âge de la puberté ?
Que fait-on des recommandations de l’Islam au sujet des droits de l’enfant ? Le droit à l’éducation, à la protection, à la tendresse, et aux soins dont il a besoin ? La plupart des brèches percées par les ennemis de l’Islam, l’ont été à cause de certains biographes du Prophète  et de certains exégètes.
Les mariages du Messager de Dieu  , lorsqu’ils sont mentionnés avec objectivité, sont des points forts et non des points faibles et l’auteur agit judicieusement lorsqu’il précise que ces mariages avaient été contractés bien avant la révélation des versets limitant le nombre d’épouses à quatre. Tout comme il a précisé que Sawda, Zaynab et Oum Salma étaient veuves et mères d’enfants, lorsque le Prophète  les épousa, pour des raisons purement humaines et sociales, et en indiquant que Sawda et Oum Salma avaient déjà atteint l’âge critique. De même, il est très judicieux de sa part de préciser que les mariages contractés avec Safiyya, Juwayriya, Habiba et Maymûna l’avaient été à des fins politiques.
Mais le point, sur lequel je voudrais insister, concerne son mariage avec Khadija et sa loyauté envers elle et ce, même, jusqu’après sa mort. Vient, ensuite son mariage avec ‘Aïcha selon la meilleure idée que l’on se fait du mariage et qui était une union bâtie sur l’amour, la fidélité, la collaboration et la générosité. Cela prouve encore une fois que ‘Aïcha était une femme d’une certaine maturité et possédant une certaine liberté. En témoignait la confiance que lui vouait le Messager de Dieu  , ainsi que son respect pour elle. ‘Aïcha était perspicace et possédait des connaissances que ne pouvait posséder quelqu’un qui n’a pas encore atteint l’âge de raison.
Les mariages du Prophète  avec Khadija, puis avec ‘Aïcha, sont des modèles du mariage musulman idéal selon la parole du Très-Haut : « Et parmi Ses signes, Il a créé de vous, pour vous, des épouses pour que vous viviez en tranquillité avec elles et Il a mis entre vous de l’affection et de la bonté » [Sourate Les Romains, verset 21].
Cela n’empêche pas l’existence de certains mariages légaux qui ne reposent pas sur ce modèle mais qui, dans le contexte social de l’époque, répondaient à des considérations humaines, sociales et politiques.
Il existe, en Islam, plusieurs niveaux de réalisation de ses obligations morales. Par exemple, la parole du Très-Haut : « Craignez Dieu comme Il doit être craint » [Sourate La Famille de ‘Imran, verset 102] ainsi que le verset suivant qui stipule que : « Et si vous punissez, infligez [à l’agresseur] une punition égale au tort qu’il vous a fait. Et si vous endurez, cela est certes meilleur pour les endurants » [Sourate Les Abeilles, verset 126].
Nabil Luqa Bébawi a présenté un plaidoyer des mariages du Messager de Dieu  et c’est un plaidoyer que je respecte même si je n’ai pas la même opinion que lui sur certains points. Par ailleurs, je les considère avec ses autres écrits, comme étant des traits d’union entre le Christianisme et l’Islam, nécessaires à la continuité des relations de coexistence entre les différentes religions et indispensables à l’unité nationale dans nos pays. Cela implique un regard islamique édifiant portant sur la chrétienté et les chrétiens, face aux interprétations hostiles prônées par certains d’entre nous. Plus encore, nous devons mettre en évidence les mobiles de ce lien et qui sont contenus dans nos références islamiques. Le Très-Haut a dit : « Mais ils ne sont pas tous pareils. Il est, parmi les Gens du Livre, une communauté droite qui, aux heures de la nuit, récite les versets de Dieu en se prosternant. Ils croient en Dieu et au Jour Dernier, ordonnent le convenable, interdisent le blâmable et concourent aux bonnes œuvres. Ceux-là sont parmi les gens de bien. Et quelque bien qu’ils fassent, il ne leur sera pas dénié. Car Dieu connaît bien les pieux ». [Sourate La Famille de ‘Imran, versets 113-115].
Bien entendu, certains peuvent se présenter avec des textes qui appellent à la rupture plutôt qu’au rapprochement. Ces textes doivent être replacés et compris dans leur contexte historique. Il est évident que Dieu a apporté la sagesse, tout autant qu’il a révélé le texte coranique, et qu’en conséquence, il a exigé des humains l’usage de leur raison et l’adaptation des règles religieuses à une logique d’ensemble prenant en compte l’intérêt de l’Islam et des musulmans. Il y va d’un tel recours à la raison, à la sagesse et à l’intérêt (général), de considérer comme universels et prioritaires les textes religieux évoquant la tolérance, la coexistence et de juger les textes qui s’y opposent comme des préceptes particuliers, limités à un contexte historique bien précis 6 .
Le Très-Haut a dit : « Ne méditent-ils pas sur le Coran ? Ou y a-t-il des cadenas sur leurs cœurs ? [Sourate Muhammad, verset 24].
Il est vrai que nous devons être de ceux : « Qui, lorsque les versets de leur Seigneur leur sont rappelés, ne deviennent ni sourds ni aveugles [Sourate Le discernement, verset 73]
Lorsque nous évoquons les mariages du Messager de Dieu  , nous considérons que son mariage avec Khadîja, puis celui avec ‘Aïcha, correspondent à un modèle exemplaire de relation entre un homme et une femme dans le cadre familial. Quant à ses autres mariages, il convient de les appréhender dans leur contexte social. Il nous paraît important de noter que le mariage dans l’Islam est un acte civil qui se fonde sur le consentement mutuel, et qui régit des relations privilégiées entre deux parties. C’est la raison qui lui permet d’évoluer, à condition de ne pas aller à l’encontre des objectifs des règles de droit religieuses.
Les mariages du Messager de Dieu  sont le reflet de cette évolution, car ils sont différents. Ainsi, son mariage avec Khadija reposait sur la monogamie. Son refus d’accorder à Ali , marié à sa fille Fatima, de prendre une deuxième épouse répond à cette exigence de monogamie. D’ailleurs, le texte coranique permet la polygamie en la limitant à quatre épouses, tout en l’assortissant de conditions de justice qu’il reconnaît impossibles à réaliser. Le texte coranique et la Sunna prophétique autorisent un travail d’interprétation qui permettrait de les adapter aux conditions historiques présentes distinctes de celles de l’époque, à travers les Fatwas guidées par la sagesse, la raison et la prise en compte de l’intérêt (général). Il faut toujours prendre en considération la condition de s’appuyer sur une véritable connaissance et de bénéficier de l’appui des croyants, en s’exprimant à travers des institutions légales (du point de vue religieux) élues par ces derniers. Il est grand temps que nous nous mettions d’accord sur une interprétation scientifique et sur des mécanismes légaux démocratiquement institués, afin de mettre un terme à la confusion née des interprétations individuelles dénuées de fondement.
Le 11 Août 2003 l’Imam Sadiq al-Mahdi
Préface du Dr. Mahmoud Hamdi Zaqzouq
Ministre du Culte et des Affaires religieuses

Au Nom de Dieu Le Tout-Miséricordieux, Le Très-Miséricordieux
La question de la polygamie du Prophète  est l’une des affaires suspectes évoquées par les adversaires de l’Islam, qui sont allés jusqu’à accuser le Messager de Dieu  d’être un homme ayant une vive inclination pour les plaisirs de la chair et détourné des questions spirituelles. Ces adversaires de l’Islam ont négligé les véritables motifs à l’origine de cette polygamie et se sont contentés de porter un jugement en se basant sur les seules apparences, sans chercher à découvrir la sagesse et les « secrets » qui sous-tendaient ces unions.
Il est de notoriété publique que le Messager de Dieu  avait épousé Khadija alors qu’il était âgé de vingt-cinq ans, qu’elle s’approchait de la quarantaine et qu’elle s’était déjà mariée deux fois avant lui. De son vivant, Khadija demeura son unique épouse et cela dura vingt-huit ans. De plus, il resta fidèle à sa mémoire durant toute sa vie, au point de rendre jalouses certaines de ses épouses.
Il est établi, sans équivoque, dans les biographies du Prophète  , qu’il n’a jamais été avide de plaisirs, y compris au cours de la période antérieure à la Révélation. De plus, comment un homme, qui a dépassé la cinquantaine, pourrait-il se transformer tout à coup en un esclave des plaisirs de la chair, alors que, dans sa jeunesse, il aurait très bien pu en jouir, s’il avait recherché ce que les jeunes gens de son âge désiraient ? Mais il était un jeune homme chaste et d’une moralité exemplaire. Il n’y avait parmi ses épouses aucune femme vierge, exceptée ‘Aïcha, et la plupart d’entre elles étaient veuves.
En outre, ses mariages avaient des desseins humains d’une grande noblesse ou avaient un but d’ordre législatif, et la jouissance des plaisirs charnels ne figurait pas au nombre des motifs
Il nous suffit de signaler à ce propos, qu’après avoir dépassé la cinquantaine, il épousa la veuve de l’un de ses compagnons, Sawda bint Zum’a, sans même savoir si elle était belle, si elle était riche ou si elle se distinguait par un certain rang social. Mais il l’épousa pour prendre soin de la famille de l’un de ses compagnons, qui avait enduré persécution et expulsion, afin de se mettre au service du message de l’Islam.
Il en fut ainsi de tous ses autres mariages, mais la mauvaise foi pousse les adversaires de l’Islam à faire des suppositions et à présenter des conjectures qui n’ont aucun fondement, fondant sur ces dernières leurs allégations et leurs fausses accusations, qui s’effondrent très vite devant la vérité incontestable..
Dans ce cadre, nous louons les efforts constants, exceptionnels et méritoires dont a fait preuve notre honorable frère, Nabil Luqa Bébawi pour dévoiler, à travers le présent ouvrage intitulé Les Épouses du Prophète  , entre Vérité et Mensonges , la réalité sur les faits relatifs à l’Islam, pour faire face à ces attaques qui ont pour but de semer le doute sur l’Islam, car il démontre avec un esprit scientifique, la vérité à ce sujet.
Une telle entreprise a, certes, été précédée de nombreuses autres, faites par des savants musulmans qui, par le passé, ont déployé des efforts dans la voie d’une connaissance scientifique, en vue de défendre l’Islam et de réfuter les allégations et accusations proférées, de manière périodique, par ses adversaires. Mais ce qui caractérise ce livre, que nous présentons à nos lecteurs aujourd’hui, c’est le fait que son auteur est un chrétien convaincu et qu’en même temps la religion de ses compatriotes musulmans lui tient particulièrement à cœur.
Ceci n’est pas étrange de la part du Dr. Nabil Luqa Bébawi qui a publié de nombreux ouvrages pour défendre l’Islam et démasquer les accusations mensongères dont les ennemis de l’Islam sont à l’origine, et qui ajoute un nouveau livre à ses exploits pour défendre le Prophète  de l’Islam, contre toutes ces calomnies et ces affirmations mensongères au sujet de son attachement à la polygamie.
Nous saluons les efforts du Dr. Nabil Luqa Bébawi et nous implorons Dieu qu’Il lui accorde la bonne santé, et qu’Il le récompense de la plus belle des récompenses pour l’œuvre bénéfique qu’il accomplit au service de ses compatriotes musulmans, à travers ses livres à l’aide desquels il défend l’Islam contre les accusations infondées des calomniateurs et les mensonges des falsificateurs.
L’homme propose et Dieu dispose !
Préface du Dr. Ali Joum‘a
Mufti d’Égypte

Au Nom de Dieu Le Tout-Miséricordieux, Le Très-Miséricordieux
Louange à Dieu, le Seigneur des Mondes, et que la prière et la bénédiction de Dieu soient sur notre Prophète  , la miséricorde de Dieu pour toutes les créatures. Que la grâce et la paix soient sur le Prophète  Muhammad, sur sa famille, ses épouses, sa descendance et sur tous ses Compagnons.
Dieu, qu’Il soit glorifié, nous fit parvenir, à travers son Messager, notre guide Muhammad, le message de l’Islam, l’ultime message, qui contient la plus raffinée et la plus complète des guidances morales envoyées à toutes les créatures.
Notre Seigneur – louanges à Lui –a guidé Ses créatures à travers deux choses :
1- La première est le Noble Coran, le Livre Ultime de Dieu, protégé par Dieu de toute altération.
2- La seconde est le Prophète  élu, notre Guide Muhammad qui représente le modèle de comportement capable d’expliquer le Coran par ses dires, ses faits et sa moralité. C’est pourquoi, il se devait d’être moralement infaillible, bénéficiant du regard bienveillant de Dieu, protégé dans son intérieur et ses apparences, n’agissant et ne s’abstenant, en ce sens qu’en vertu d’une révélation, en atteste le verset coranique « Et il ne prononce rien sous l’effet de la passion ; ce n’est rien d’autre que la révélation inspirée » [Sourate L’Étoile, verset 3-4]. C’est pourquoi, sa vie a été d’une grande référence dans divers domaines de l’existence tels que la direction morale, l’éducation, la vie sociale, la politique, et la bienséance. De même, le Saint Coran représente le livre divin lu par les humains qui comprend tout ce qui permet à Dieu de guider ses créatures. De même, le Prophète  représente l’application et la mise en acte de ce livre divin. C’est pourquoi, toute parole qu’il a prononcée, tout acte qu’il a accompli, toute qualité qui lui a été attribuée, ou encore tout silence de sa part, avaient pour source la révélation et étaient exempts de fautes.
Prenons l’exemple de son rapport avec ses épouses. Il en réunit neuf, qui, avec l’aide de Dieu, ont été témoins de chacun de ses actes, afin d’en transmettre les enseignements à la Communauté, et de transmettre une partie des règles inférées à partir de son comportement au foyer et que les compagnons, qui étaient témoins des lois divines, ne pouvaient percevoir ou connaître. Le mariage contracté avec chacune d’entre elles inspirait de nouvelles règles et une nouvelle forme de sagesse sur le plan éducatif, social ou politique. Son mariage avec Zaynab bint Jahsh, par exemple, a eu pour signification celle de l’abolition des règles connues par les Arabes au sujet de l’adoption. Son mariage avec Juayra bint al-Hârith avait une finalité politique, celle de mettre fin à l’hostilité entre les musulmans et les Mustaliq, ces derniers s’étant, par la suite, convertis à l’Islam, fiers qu’ils étaient de leur parenté par alliance avec le Prophète  . Il m’est possible de citer les mariages un a un afin de montrer comment, à travers ceux-ci, il a concrétisé les préceptes divins.
Si l’on situe les mariages du Prophète  dans le contexte de sa biographie en tant que personne moralement infaillible, obéissant aux impératifs de la révélation, et éloigné des inconstances et de la versatilité que connaît toute âme humaine, alors il devient possible d’en faire une source de règles, et d’en tirer les enseignements qui permettent de définir ce que la loi divine nous ordonne de faire en tant qu’époux, en tant que père, en tant que politique ou en tant que dirigeant.
Les savants (religieux) ont de tout temps cherché à tirer de ses relations avec ses épouses, les leçons divines valables pour les humains en général, et que l’on pouvait tirer de ses actes, de son comportement, avec chaque épouse. Les ouvrages portant sur ce sujet sont connus. Néanmoins, nous présentons, aujourd’hui un auteur éminent, un grand juriste égyptien connu pour ses recherches de grande valeur et pour ses écrits d’une grande justice. Il s’agit du Docteur Nabil Luqa Bébawi.
Son ouvrage intitulé Les Épouses du Prophète  Vérité et Mensonges , est une œuvre méritoire, dans laquelle il fait ressortir la grandeur prophétique, et repousse les doutes que sèment les diffamateurs.
J’implore Dieu pour que ce livre soit bénéfique pour les gens, et qu’Il nous accorde son agrément. Louanges à Lui, Il est le Maître de cela, le Puissant, et que la bénédiction de Dieu soit sur notre maître Muhammad, ainsi que sur sa famille et ses compagnons.
Préface du Dr. Mustapha al-Feqî
Président du Comité des Affaires Étrangères au Conseil du Peuple
Dr. Nabil Luqa Bébawi, chrétien copte orthodoxe, nous offre une nouvelle fois un présent sur l’autel de l’union nationale égyptienne et les relations entre les communautés musulmane et chrétienne. Dans son nouvel ouvrage, il répond aux allégations injustes et aux affirmations mensongères faites au sujet de la vie privée de Muhammad, le Messager de Dieu  .
A travers ce livre intitulé Les Épouses du Prophète  : Vérité et Mensonges , le Dr. Bébawi présente onze chapitres, chacun d’eux comprenant une description du contexte dans lequel se déroula chacun des mariages contractés par le Prophète  . Il a effectué ce travail de recherches en déployant des efforts assidus, en toute honnêteté et en toute impartialité. Il rejoint ceux qui ont écrit des livres sur l’Islam en toute objectivité, et l’ont défendu sans parti pris. Cet ouvrage, qui est, je le crois, l’un de ses meilleurs ouvrages, a obtenu l’accord d’Al-Azhar et de son Cheikh (son guide le plus haut placé), s’ajoute aux ouvrages sérieux et pertinents publiés à ce propos.
J’ai personnellement demandé, au lendemain de l’attaque terroriste du 11 septembre 2001, à ce que les Arabes chrétiens prennent la défense de l’Islam face aux attaques violentes et à la guerre ouverte menée à l’encontre de cette noble religion et j’ai rappelé, dans des articles publiés à l’époque, que les Arabes chrétiens étaient les associés authentiques de la civilisation arabo-musulmane et que non seulement leur témoignage ne sera pas entaché d’impartialité, mais qu’il aura un effet plus retentissant dans certains cercles occidentaux qui, à ce jour, n’ont pas compris ce qu’était le vrai visage tolérant de l’Islam. Les travaux du Dr. Bébawi sont, selon moi, une concrétisation de cet appel. Cet homme a pris sa plume pour s’atteler à la défense de la religion musulmane en tant qu’adepte de la religion chrétienne, qui appelle à la concorde et à l’amour entre les hommes du monde entier.
Si la plupart des diatribes injustes et mensongères faites à l’encontre de l’Islam ont pris pour cible la situation de la femme et la polygamie, ce livre répond aux attaques portées sur la personne du Prophète  à travers l’élucidation des conjonctures et des conditions qui ont amené chacune d’entre les épouses du Prophète  à entrer dans la maison prophétique et à mériter cet honneur qui lui était accordé.
Cet ouvrage a retenu toute mon attention et je rends un hommage respectueux à son auteur auquel je voue une immense gratitude, car il a très bien compris que le fait d’attaquer une religion divine équivaut à attaquer toutes les autres religions. Il ne fait aucun doute que ses efforts se poursuivront sur cette voie qui lèvera le voile de l’obscurantisme de l’ignorance, de la stupidité, de ce fanatisme aveugle et de cet extrémisme infâme, en vue d’un lendemain où règneront la tolérance, et la coexistence et la paix entre tous les humains, sans exception, en tous temps et en tous lieux. C’est en cela que consistent les messages des religions monothéistes et leur invitation ( Da‘wa ) éternelle.
Présentation de Dr. Fawzi Fadel Al-Zafzaf
Avant-propos :
Les adversaires de l’Islam n’ont abandonné aucune opportunité de s’y attaquer et n’ont laissé aucun sujet de doute que leur dictait leur imaginaire sans saisir l’opportunité de semer le doute au sujet de l’Islam.
Ils ont fourni les plus grands efforts, en vue de rechercher, dans la vie du Prophète  , la moindre lacune qu’ils pourraient exploiter et qui permettrait de nier sa perfection morale, la noblesse de son comportement, ses hautes qualités humaines et sa magnanimité.
Parmi les sujets auxquels ils se sont attaqués figure celui des épouses du Prophète  , les Mères des Croyants. Ils ont pointé du doigt la polygamie du Prophète  , prétendant qu’il cherchait avant tout à réaliser ses pulsions charnelles, ce qui, selon eux, expliquerait les mariages multiples. La bassesse morale de certains d’entre eux les a même menés à alléguer qu’il aurait violé certaines femmes en vue de les épouser. Ces allégations ont même été récemment diffusées sur Internet.
De nombreux savants et écrivains musulmans ont écrit des dizaines de livres au sujet des mères de croyants, les épouses du Prophète  , expliquant les causes, les circonstances et les motifs de chacun des mariages contractés par le Prophète  et réfutant ainsi l’ensemble de ces allégations sans fondement divulguées par les ennemis de l’Islam et des musulmans, qui cherchaient à invalider l’Islam en défigurant son Prophète  .
Néanmoins, l’originalité du présent ouvrage intitulé Les Épouses du Prophète  : Vérité et Mensonges, réside dans le fait que son auteur est le Professeur et Docteur Nabil Luqa Bébawi, chrétien orthodoxe de confession, fier de sa foi chrétienne à laquelle il adhère, mais animé par l’appel à défendre la vérité et la justice et à s’opposer à ce qui est injuste et sans fondement, soucieux de démasquer cela, animé de cette disposition naturelle créée par Dieu chez l’humain et qui est antérieure à toute perversion suscitée par les penchants et pulsions, éloigné de tout parti pris et de tout fanatisme. Toutes ces nobles qualités sont réunies en la personne du frère et ami, le Professeur et Docteur Nabil Luqa Bébawi, désireux de s’attaquer aux allégations mensongères portant sur la personne du Prophète  Muhammad et proférées par ses ennemis, ceux mêmes qui haïssent l’Islam. A cette fin, il lut de nombreux ouvrages au sujet des Mères des Croyants (les épouses du Prophète  ), que ces derniers aient été écrits par des musulmans soucieux de les défendre, ou par d’autres soucieux de les calomnier.
L’auteur du présent ouvrage lut ces ouvrages dans un esprit de neutralité, dans le but d’en dévoiler la vérité. Il est guidé par une saine disposition, par une saine disposition de sa conscience animée d’une impartialité digne de foi, lorsqu’il affirme que le Prophète  Muhammad est innocent de toutes les accusations mensongères qui lui ont été portées, à travers la critique de ses mariages multiples. Il explique en détail le contexte de chacun des mariages contractés par le Prophète  , ainsi que le motif le justifiant, établissant, par le biais de preuves solides et à l’aide d’un juste raisonnement, qu’aucun d’entre eux n’avait pour fin l’assouvissement de ses pulsions sexuelles.
Les qualités humaines du Prophète  , son souci d’honorer ses compagnons, sa clairvoyance au sujet de l’avenir du message de l’Islam, sa volonté de répandre ce message et d’affaiblir ses ennemis en consolidant les liens qu’il pourrait entretenir avec les tribus, à travers ses liens matrimoniaux, représentaient autant de motifs de ses mariages, plutôt que la quête du plaisir sexuel comme le prétendent les calomniateurs provocateurs d’égarement. C’est pourquoi, ces motifs ne peuvent être compris que par un être doté d’une saine raison, d’une saine personnalité, d’un cœur pur recherchant la vérité afin de la répandre, quelle que soit sa doctrine religieuse ou sa doctrine politique, ou même encore le contexte social dans lequel il vit.
Je rends hommage à l’auteur pour son courage, lorsqu’il reproche aux musulmans d’avoir été incapables de répliquer à ces allégations proférées par les ennemis de l’Islam, mais aussi lorsqu’il leur reproche de ne pas avoir eu recours aux procédés scientifiques modernes mis à leur disposition afin de répondre à ces allégations proférées à tort et injustement contre l’Islam.
Je lui rends hommage lorsque, dans son introduction, il affirme ce qui suit :
« Les calomniateurs et les orientalistes ont puisé leurs forces dans la faible réplique des musulmans à leurs allégations. Du fait que ces derniers n’y ont pas employé les moyens nécessaires, alors que les milliardaires musulmans dépensent des milliards dans les divertissements, la musique et le faste. La défense de l’Islam, du Messager de Dieu  et des musulmans n’est-elle pas supposée être prioritaire ? Si le monde musulman se réveillait, s’il mettait tout en œuvre pour combler ce retard intellectuel et s’il répondait aux affirmations des calomniateurs et des orientalistes, ces derniers se trouveraient dans une impasse, car la religion musulmane, et que recèle le Coran ainsi que la Sunna et les biographies des classiques regorgent de données permettant de répondre à toutes leurs accusations mensongères. C’est pourquoi il faut y faire front en exploitant toutes les preuves et tous les arguments. Les assertions mensongères soutenues par les calomniateurs ont une grande influence sur le monde occidental. Elles ont une influence secondaire sur les intellectuels du monde musulman et du monde occidental. Il ne suffit pas de dire que les calomniateurs sont des incrédules et des pervers et que leurs paroles sont vides de sens. Il faut également répondre à la moindre calomnie qu’ils répandraient et il est nécessaire de créer une institution islamique scientifique mondiale, à laquelle participeraient les États arabes et musulmans, avec leurs moyens financiers et par leur savoir, et dont l’objectif serait la défense de l’Islam et des musulmans, afin de faire face aux attaques répétées des adversaires de l’Islam. Cette institution se devrait de faire ce que font les autres en publiant des périodiques et des recherches, en créant un site Internet pour faire connaître la vérité au sujet de la religion musulmane et pour répondre aux attaques de ses détracteurs. Cette institution mondiale ne doit pas être rattachée à un État, en particulier, afin qu’aucune sorte d’influence, de quelque ordre que ce soit, ne soit exercée sur elle, et qu’elle soit une autorité souveraine, dont le but fondamental serait la défense de l’Islam et des musulmans.
Je suis prêt à faire don de dix mille dollars pour la fondation de cette institution scientifique mondiale afin d’exprimer mon soutien à l’unité nationale, bien que je sois un chrétien orthodoxe. L’une des principales fonctions de cette institution serait la poursuite en justice de toute personne qui profèrerait des allégations injustes à l’encontre de l’Islam et, ce, aux quatre coins du monde. Ils feraient ainsi ce qu’ont fait les juifs en France dans l’affaire qui les opposa à Ibrahim Nafi‘ et ‘Adel Hamouda, en engageant une action en justice contre eux pour avoir, selon eux, altéré la vérité au sujet de la religion juive. Un article sur cette affaire a été publié dans le journal Al - Ahram . C’est leur droit le plus absolu, mais c’est également le droit le plus absolu des musulmans de se soucier du sort réservé à leur religion, parce que ces derniers ne sont pas moins enthousiastes que les juifs à ce sujet. »
Je salue encore une fois l’auteur de ce livre pour sa suggestion édifiante de fonder une institution islamique scientifique mondiale, dont l’objectif serait la défense de l’Islam et des musulmans et de faire connaître la vérité concernant l’Islam en utilisant les moyens de la science moderne.
De même, je lui présente toute ma gratitude et lui fais part de toute ma considération pour sa généreuse initiative en faveur de la création de cette institution islamique scientifique mondiale, afin qu’elle assume cette haute fonction telle qu’énoncée par l’auteur. Cela prouve une seule chose, à savoir, son patriotisme sincère et sa foi en l’unité nationale.
Fawzi Fadhil al-Zafzaf. Ancien Représentant d’al-Azhar. Membre de l’Académie de Recherches Islamiques. Président de la Commission Permanente d’al-Azhar pour le dialogue entre les religions monothéistes. Membre de l’Association Publique de la Commission Mondiale pour le Rapprochement entre les Doctrines Islamiques.
Rapport d’al-Azhar au sujet de l’ouvrage intitulé :
Les Épouses du Prophète  de Nabil Luqa Bébawi
Introduction
Les adversaires de l’Islam ont emprunté toutes les voies possibles et imaginables (dans leur esprit) pour tenter de nuire. Il n’ont omis aucun argument spécieux (dans leur imagination) pour semer le doute dans l’esprit des gens. L’Islam est en butte à d’incessantes attaques de la part des négateurs qui ont continuellement agressé la religion musulmane dès ses premiers moments
Ils ont déployé beaucoup d’efforts pour scruter à la loupe la vie du Messager de Dieu  dans l’espoir d’y trouver une faille, un point faible, qui leur permettrait de remettre en cause ses nobles qualités dont : la perfection morale, la moralité irréprochable, la noblesse de son comportement, les grandes qualités humaines et la magnanimité.
Parmi les questions que ces derniers ont abordées, au cours de leur étude de la vie du Prophète  , figure celle relative à ses épouses, les mères des croyants, ce qui leur permettait de mettre en doute sa moralité. Ils l’ont présenté, à tort, comme une personne obsédée par la réalisation de ses pulsions, ce qui aurait, selon eux, expliqué ses mariages multiples, lesquels lui auraient permis de satisfaire ses désirs sexuels.
Thème et objectif du livre
Ayant lu de nombreux ouvrages sur l’Islam, de nombreuses biographies du Prophète  écrites par les musulmans, et, en parallèle, les écrits des non musulmans sur l’Islam et sur le Messager de Dieu  , l’auteur a été interpellé par son jugement naturel sain dépourvu de toute partialité et de tout extrémisme. Il s’est aperçu, grâce à cette conscience, que Dieu crée en chaque être humain et qui est innée en lui, que les ennemis de l’Islam, qui éprouvent une grande haine pour la religion musulmane, dont certains orientalistes fanatiques, ont proféré des mensonges au sujet du Prophète Muhammad  . Il s’agit de mensonges que leur ont soufflés leurs esprits maladifs, et que leur ont inspirés leurs âmes malades. Ils ont prétendu que Muhammad, était un homme qui avait un vif penchant pour les plaisirs charnels, et qu’il avait abusé de la polygamie en vue de satisfaire ses désirs sexuels... Ils ont cru qu’en avançant ces fausses allégations au sujet du Prophète  , ils parviendraient à leur fin, qui est d’altérer l’image de l’Islam, l’anéantissant ainsi, à partir du moment où ils ont altéré son symbole !!
L’auteur a écrit ce livre en témoignant de la réalité des faits, en brandissant l’étendard de la justice, et en répondant aux orientalistes et aux calomniateurs. Il a réfuté les fausses accusations avancées par eux, en leur démontrant l’exactitude de ce qu’il soutenait par des preuves irréfutables. Il a exposé les faits de manière saine, après les avoir analysés de façon rationnelle, en faisant appel à des sources historiques et sociales, amenant ainsi le lecteur à une vérité manifeste et qui n’est autre que celle de l’humanisme du Prophète  , tout en préservant son innocence de toutes ces affirmations fallacieuses.
Contenu du livre
Le livre contient :
A- La préface de l’auteur, dans laquelle il explique les raisons et les motivations qui l’ont incité à élaborer ce livre.
B- Onze chapitres traitent des mères des croyants, les épouses du Prophète  , chacun d’eux se composant de deux sections.
C- Un tableau très utile, à la fin du livre reprend de manière concise les informations essentielles au sujet des épouses du Messager de Dieu  , que Dieu les agrée.
D- Une bibliographie.
Les chapitres sont ainsi répartis :
Le Chapitre un : traite de la mère des croyants, Khadija bint Khouwaylid, la première épouse du Messager de Dieu  .
Le Chapitre deux : est consacré à la mère des croyants, Sawda bint Zam‘a, la seconde épouse du Messager de Dieu  .
Le Chapitre trois : est consacré à la mère des croyants, ‘Aïcha bint Abou Bakr, la troisième épouse du Messager de Dieu  .
Le Chapitre quatre : est consacré à la mère des croyants, Hafsa bint Omar Ibn al-Khattab, la quatrième épouse du Messager de Dieu  .
Le Chapitre cinq : est consacré à la mère des croyants, Zaynab bint Khouzayma, la cinquième épouse du Messager de Dieu  .
Le Chapitre six : est consacré à la mère des croyants, Hind bint Abou Oumayya, la sixième épouse du Messager de Dieu  .
Le Chapitre sept : est consacré à de la mère des croyants, Zaynab bint Jahch, la septième épouse du Messager de Dieu  .
Le Chapitre huit : est consacré à de la mère des croyants, Juwayriya bint al-Hârith, la huitième épouse du Messager de Dieu  .
Le Chapitre neuf : est consacré à la mère des croyants, Safiyya bint Huyay, la neuvième épouse du Messager de Dieu  .
Le Chapitre dix : est consacré à la mère des croyants, Ramla bint Abou Soufyan Oum Habiba, la dixième épouse du Messager de Dieu  .
Le Chapitre onze : est consacré à la mère des croyants, Maymûna bint al-Hârith, la onzième épouse du Messager de Dieu  .
Commentaire
Je voudrais, en tant que musulman, exprimer mes vifs remerciements et ma grande estime au Dr. Nabil Luqa Bébawi, pour l’élaboration de ce précieux livre. Ce dernier nous révèle l’impartialité de l’auteur dans sa recherche de la connaissance, sa quête de la vérité, sa volonté de connaître les faits tels qu’ils se sont déroulés, son souhait d’avoir une connaissance conforme à la réalité, sa défense de ce qui est juste, quelle que soit la personne qui en bénéficiera, et son refus de l’injustice, quelle qu’en soit la source.
Dans cet ouvrage, l’auteur a suivi une règle et adopté une méthode auxquelles il se conforme dans tous les chapitres, selon le schéma suivant :
Dans la première partie de chaque chapitre, il expose en détails, toutes les circonstances et les conjonctures entourant chacun des mariages contractés par le Messager de Dieu  , ainsi que toutes les raisons qui l’ont poussé à conclure ce mariage.
Dans une seconde partie du même chapitre, l’auteur donne son avis au sujet du mariage dont il est question, établissant, grâce à des preuves irréfutables et à des arguments indéniables, l’absence de la recherche du plaisir sexuel, à l’origine de chacun de ces mariages. Il démontre, avec un esprit sain et une logique implacable, l’humanisme du Messager de Dieu  , toute la considération qu’il témoignait à ses compagnons, sa perspicacité au service du message de l’Islam, sa volonté d’affaiblir les ennemis de ce message, en contractant des alliances par le mariage avec les autres tribus…Tous ces motifs étaient les véritables raisons à l’origine des différents mariages du Messager de Dieu  , au lieu de ce prétendu vif penchant pour l’assouvissement du plaisir sexuel, comme le prétendent les calomniateurs et les esprits perfides.
L’auteur, en tant qu’homme de loi, maîtrisant parfaitement ses connaissances, fait appel à ses études dans ce domaine pour traiter ce sujet avec distinction et clairvoyance, en présentant des arguments indéniables et des preuves à l’appui de ce qu’il affirme.
Je le salue pour son courage lorsqu’il reproche aux musulmans leur incapacité de répondre aux allégations des adversaires de l’Islam, et d’utiliser les procédés scientifiques modernes à cette fin.
Je lui rends hommage lorsque, dans son introduction, il affirme ce qui suit :
« Les calomniateurs et les orientalistes ont puisé leurs forces dans la faible réplique des musulmans à leurs allégations, du fait que ces derniers n’y ont pas employé les moyens nécessaires, alors que les milliardaires musulmans dépensent des milliards dans les divertissements, la musique et le faste. La défense de l’Islam, du Messager de Dieu  et des musulmans n’est-elle pas supposée être prioritaire ? Si le monde musulman se réveillait, s’il mettait tout en œuvre pour combler ce retard intellectuel et s’il répondait aux affirmations des calomniateurs et des orientalistes, ces derniers se trouveraient dans une impasse, car la religion musulmane, et que recèle le Coran ainsi que la Sunna et les biographies des classiques regorgent de données permettant de répondre à toutes leurs accusations mensongères. C’est pourquoi il faut y faire front en exploitant toutes les preuves et tous les arguments. Les assertions mensongères soutenues par les calomniateurs ont une grande influence sur le monde occidental. Elles ont une influence secondaire sur les intellectuels du monde musulman et du monde occidental. Il ne suffit pas de dire que les calomniateurs sont des incrédules et des pervers et que leurs paroles sont vides de sens. Il faut également répondre à la moindre calomnie qu’ils répandraient et il est nécessaire de créer une institution islamique scientifique mondiale, à laquelle participeraient les États arabes et musulmans, avec leurs moyens financiers et leur savoir, et dont l’objectif serait la défense de l’Islam et des musulmans, afin de faire face aux attaques répétées des adversaires de l’Islam. Cette institution se devrait de faire ce que font les autres en publiant des périodiques et des recherches, en créant un site Internet pour faire connaître la vérité au sujet de la religion musulmane et pour répondre aux attaques de ses détracteurs. Cette institution mondiale ne doit pas être rattachée à un État, en particulier, afin qu’aucune sorte d’influence, de quelque ordre que ce soit, ne soit exercée sur elle, et qu’elle soit une autorité souveraine, dont le but fondamental serait la défense de l’Islam et des musulmans.
Je suis prêt à faire don de dix mille dollars pour la fondation de cette institution scientifique mondiale afin d’exprimer mon soutien à l’unité nationale, bien que je sois un chrétien orthodoxe. L’une des principales fonctions de cette institution serait la poursuite en justice de toute personne qui profèrerait des allégations injustes à l’encontre de l’Islam et, ce, aux quatre coins du monde. Ils feraient ainsi ce qu’ont fait les juifs en France dans l’affaire qui les opposa à Ibrahim Nafi‘ et ‘Adel Hamouda, en engageant une action en justice contre eux pour avoir, selon eux, altéré la vérité au sujet de la religion juive. Un article sur cette affaire a été publié dans le journal Al - Ahram . C’est leur droit le plus absolu, mais c’est également le droit le plus absolu des musulmans de se soucier du sort réservé à leur religion, parce que ces derniers ne sont pas moins enthousiastes que les juifs à ce sujet. »
Je salue, encore une fois, l’auteur de ce livre pour sa suggestion édifiante de fonder une institution islamique scientifique mondiale, dont l’objectif serait la défense de l’Islam et des musulmans et de faire connaître la vérité concernant l’Islam en utilisant les moyens de la science moderne.
Tout comme je lui présente toute ma gratitude et lui fais part de toute ma considération pour sa généreuse initiative en faveur de la création de cette institution islamique scientifique mondiale, afin qu’elle assume cette haute fonction telle qu’énoncée par l’auteur. Cela prouve une seule chose, à savoir, son patriotisme sincère et sa foi en l’unité nationale.
Avis de l’examinateur
Ce précieux livre répond aux affirmations mensongères injustes des adversaires de l’Islam, suggérées par les orientalistes, qui tentent de nuire à la réputation du Messager de Dieu  , en l’accusant injustement et calomnieusement d’avoir multiplié le nombre d’épouses pour assouvir son désir sexuel.
J’approuve, donc, son impression, sa publication, sa diffusion et sa traduction en d’autres langues.
14 Jumada I, 1424 de l’Hégire, 14 juillet 2003 apr. J.-C. Fawzi Fadhil al-Zafzaf Ancien Représentant d’al-Azhar, Membre de l’Académie de Recherches Islamiques Pour accord, Dr. Muhammad Sayyid Tantawi, La plus haute autorité d’Al Azhar.
Introduction
Premièrement : À la suite des événements du 11 septembre 2001, les attaques ont proliféré à l’encontre des symboles de l’Islam au premier chef desquels figure la personne du Prophète Muhammad  . Ces offensives ont pour dessein de porter atteinte à l’image de l’Islam et à ses principes, de nuire à la réputation du Prophète  , en s’attaquant à sa vie et à son style de vie, dans un but politique, qui n’est autre que l’anéantissement de la civilisation musulmane en vue d’imposer l’hégémonie de la civilisation occidentale au monde entier, conformément à la théorie du choc des civilisations, prônée par Samuel Huntington, Professeur de Sciences Politiques à l’Université de Harvard et conseiller auprès de la CIA 7 . Étant chrétien orthodoxe de conviction, il était toutefois de mon devoir patriotique et scientifique d’effectuer cette recherche de manière objective pour arriver à la vérité au sujet des épouses du Prophète  . Néanmoins, ces travaux représentent de la pure recherche et reposent sur un style scientifique d’une totale impartialité. Ce qui m’a aidé dans mes recherches sur ce sujet délicat qui ressemble à un champ de mines pour quiconque ne croit pas en la doctrine musulmane, c’est l’achèvement de ma thèse de doctorat dans le domaine de la Sharî‘a islamique, sous la direction du Dr. Muhammad Hamdi Zaqzouq, ministre des affaires religieuses, sur le thème « Droits et devoirs des non musulmans dans la Communauté Musulmane » 8 . Cela m’a donné l’opportunité de lire le Coran, la Tradition du Prophète  dans Le Recueil des Hadiths Authentiques d’al-Boukhari et de Muslim, la biographie du Prophète  ainsi que des livres portant sur la jurisprudence islamique, sur les circonstances de la Révélation, sur L’abrogeant et l’abrogé, sur l’Histoire de l’Islam, et d’autres ouvrages de même nature. C’est pourquoi le sujet de ce livre traite des épouses du Messager de Dieu  , des vérités et mensonges à ce sujet. Il est le fruit d’une recherche impartiale.
Deuxièmement : les orientalistes et certains calomniateurs ont prétendu que le Prophète  n’était pas convaincu de la règle imposée à sa communauté, de ne pas épouser plus de quatre femmes. Ils ont prétendu qu’il avait transgressé sa propre loi, à telle enseigne que le nombre de ses épouses avait dépassé la dizaine, du fait qu’il était l’esclave de ses passions. Nous réfutons toutes ces déclarations injustes faites à son encontre, car ses unions n’étaient nullement soumises aux impératifs du plaisir charnel, mais avaient plutôt pour objectif les intérêts de la communauté 9 et le l’expansion du message de l’Islam, qui en était encore à son tout début. 10
Troisièmement : pour juger d’une affaire, il faut nécessairement le faire en faisant appel aux données permettant d’avoir des connaissances au sujet du lieu et de l’époque concernés.
On ne peut juger d’une affaire sans avoir une connaissance parfaite du milieu culturel, ainsi que des us et coutumes établies dans leur contexte spatio-temporel.
La polygamie était un système social légalement admis dans les sociétés anciennes ; elle faisait partie de leurs traditions et de leurs usages. Elle était répandue chez les peuples anciens de l’Inde, de l’Égypte, de la Chine, de Rome, de la Perse, chez les Arabes et chez les Grecs. La raison invoquée par ces anciens peuples, pour légitimer la polygamie, est ce que nous appelons de nos jours le souci de la filiation, à savoir, le souci d’une nombreuse descendance. Le père jouissait d’une certaine influence et avait des enfants qui le soutenaient tout au long de sa vie et l’assistaient dans ses vieux jours. Par exemple, dans le Premier Livre des Rois, de l’Ancien Testament, section 11, il est précisé que le Roi Salomon avait épousé des centaines de femmes. Avant la naissance du Messager de Dieu  , la coutume qui était établie dans la société arabe de l’époque mais également chez les autres nations, autorisait la polygamie à grande échelle.
Quatrièmement : Nous savons que le Messager de Dieu  avait contracté ses onze mariages à une époque antérieure à la révélation du verset qui limitait le nombre d’épouses à quatre. La sourate « Les Femmes » fut révélée lors de la huitième année de l’Hégire, c’est-à-dire en 629 apr. J.-C. A cette période, il avait déjà épousé toutes ses femmes. La coutume répandue chez les Arabes n’imposait pas de limite au nombre d’épouses jusqu’à ce que fût révélée cette sourate. C’est pourquoi, ces mariages multiples qu’avait contractés le Prophète  étaient conformes à la coutume arabe de l’époque. Mais, ces mariages avaient été contractés dans un but bien précis et dans l’intérêt général du message de l’Islam. La révélation de cette Sourate fut ultérieure à son mariage avec chacune de ses onze femmes. Elle stipule ce qui suit : « Il est permis d’épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez » [Sourate Les Femmes, verset 3].
Cinquièmement : En tant que religion monothéiste, l’Islam régit les affaires de ce monde dans tous les domaines liés à la vie humaine, en même temps qu’il énonce un discours sur l’au-delà. Font partie de ces questions, celle relative à la descendance des musulmans. L’Islam a donc prescrit le mariage. Il l’a rendu licite et a rendu illicite la fornication. Le principe est, dans l’Islam, celui de la monogamie. Le fait d’épouser quatre femmes est une exception. Il s’agit d’un droit qui admet des restrictions, dont celle qui consiste à être juste envers ses épouses.
Ainsi, selon le verset 3 de la Sourate (Les Femmes) : « Si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule ». Le principe est celui de la monogamie. Lorsqu’il y a polygamie, il faut être juste. Le Coran stipule à ce sujet que : « Vous ne pourrez jamais être équitables entre vos femmes, même si vous en êtes soucieux » [Sourate Les Femmes, verset 129]. L’équité entre les épouses est une chose très difficile à atteindre. Cela excède la capacité d’un homme du commun. C’est pourquoi ce dernier doit se contenter d’une seule épouse. Parce que, la plupart du temps, il est incapable d’agir avec équité avec toutes ses épouses, il ne doit pas en épouser plus d’une seule. La bonne cohabitation avec elles, l’équité dans le partage des nuits, et la capacité d’assumer sa responsabilité vis à vis d’elles et de leurs enfants, sont des exigences auxquelles il ne peut satisfaire. En effet, le mariage avec quatre femmes suppose qu’on ait les moyens financiers de subvenir à leurs besoins, ce qui est hors de portée la plupart des gens 11 . La polygamie doit être assortie de restrictions, de raisons valables et d’obligations. Répondre à ses désirs charnels ne représente pas, dans l’Islam, de raison valable justifiant la polygamie. Il est indispensable qu’il y ait des raisons contraignantes et sérieuses à cela, telles que la stérilité de l’épouse, ou une autre maladie chronique incurable.
Sixièmement : Dieu a décrit son Messager, comme étant doté des qualités louables. Dans certains versets, Il le décrit comme étant clément, plein de bonté et d’une moralité éminente. Le Coran l’a dépeint comme étant exempt de fautes et comme étant le dépositaire fidèle de la révélation 12 . Le Prophète  était un exemple pour les musulmans et pour toute la Nation.
Étant donné que le Coran est une révélation divine, il est tout à fait inconcevable, lorsqu’y sont énumérées toutes les qualités du Prophète  , par lesquelles Dieu l’a décrit et lorsque le Prophète  y est érigé en exemple pour les musulmans, d’affirmer qu’il était entraîné par ses pulsions. Mais les détracteurs de l’Islam essayent de donner cette image du Messager de Dieu  afin de nuire à celle de l’Islam et des musulmans. Le Coran, qui a été révélé par Dieu, ne peut donc comprendre de message invalide. C’est pourquoi, l’infaillibilité morale du Prophète  , est essentielle, dans la biographie Prophétique et plus précisément en ce qui a trait à ses mariages 13 .
Septièmement : dans la biographie du Prophète  , de Muhammad Ibn al-Malik Ibn Hicham Ibn Ayyub al-Himayri, né à Bosra, émigré en l’Égypte et décédé en 213 de l’Hégire, et sur laquelle nous nous sommes principalement appuyé lors de la rédaction de cet ouvrage, il est mentionné que le Messager de Dieu  avait épousé onze femmes, dont six appartenaient à la tribu de Qoreïch, une à la communauté israélite et quatre à diverses tribus arabes. Deux de ses épouses moururent de son vivant : Khadija bint Khuwaïlid et Zaïnab bint Khouzayma 14 . Avant son décès, en 632, il était entouré de neuf épouses :
1- Six épouses de la tribu de Qoreïch, dont Khadija bint Khouwaylid, Sawda bint Zam‘a, Hind bint Abou Oumayya (Oum Salma), ‘Aïcha bint Abou Bakr, Hafsa bint Omar et Oum Habiba bint Abou Soufyan.
2- Quatre épouses appartenant à diverses tribus arabes : Zaynab bint Jahch, Maymûna bint al-Hârith, Zaynab bint Khouzayma, et Juwayriya bint al-Hârith.
3- Une épouse appartenant à une tribu juive : Safiyya bint Huyay.
4- Le Prophète  avait à sa charge deux femmes qu’il n’avait pas épousées : Maria, la copte, et Rayhâna. Elles n’étaient pas parmi les « Mères des Croyants », qui étaient au nombre de onze.
Huitièmement : chaque épouse du Messager de Dieu  portait le titre de « Mère des Croyants ». Par exemple Khadija bint Khuwaïlid, était appelée « Mère des Croyants », et ceci est stipulé dans le Coran, dans le verset suivant : « Le Prophète  a une prééminence sur les croyants par rapport à eux-mêmes; et ses épouses sont leurs mères » [Sourate Les Coalisés, verset 6].

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