Si la fin m était comptée
167 pages
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Si la fin m'était comptée , livre ebook

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Description

Quels temps vivons-nous ? Après 6000 ans, tout change, l'héritage est à portée de main, la guerre est imminente, le temple apparaît, le Roi approche, le mariage commence, la mort recule, la résurrection est proche, la Terre promise s’étend devant nous … Quel est ton plan Ô Eternel ? La création, le déluge, l’appel d’Abraham, la vie de Moïse, le Tabernacle, le signe de Jonas, les noces de Cana, la multiplication des pains, la nouvelle Jérusalem … toute la Bible renferme les mystères du Royaume. Depuis quelques années, nous vivons la dernière phase du plan de rédemption. Pourquoi suis-je sur terre ? Les fêtes de l'Eternel nous conduisent au centre de notre identité personnelle et collective. Nous sommes sa demeure, le lieu de sa révélation, l’endroit de son repos. A l'aube du Millénium, l'habitation de l'Eternel est presque achevée. Pourquoi l’Eternel m’a-t-il créé ? Nous découvrirons le cœur du Père : il nous a conçus avant la fondation du monde, afin que nous devenions Epouse, Armée, Temple, Famille, etc. Que de nos cœurs jaillisse l’adoration éternelle. Gloire à toi Ô Dieu pour tes desseins merveilleux. L’auteur a expérimenté, dès ses premières années, la puissance et le cœur de Dieu. Année après année, question après question, Dieu lui a révélé des mystères cachés. Aujourd'hui, marié et père de deux enfants, il essaie de marcher avec Dieu en toutes circonstances.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 janvier 2014
Nombre de lectures 0
EAN13 9782369570516
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,05€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Si la fin m’était comptée…
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Christophe Bernicot
 
 
 
© 2014, Christophe Bernicot
 
Aucun extrait de cette publication ne peut être reproduit ni transmis sous une forme quelconque, que ce soit par des moyens électroniques ou mécaniques, y compris la photocopie, l'enregistrement ou tout stockage ou report de données sans la permission écrite de l'éditeur.
 
Les mots sont traduits au singulier. En général, la traduction biblique utilisée est la version Ostervald et parfois la version Segond.
 
Publié par les Éditions l'Oasis, année 2014.
 
Ce livre a été publié sous la division auto publication ‘ Publiez votre livre ! ’ des Éditions l'Oasis. Les Éditions l'Oasis déclinent toute responsabilité concernant d'éventuelles erreurs, aussi bien typographiques que grammaticales. Les opinions exprimées dans cet ouvrage n’engagent que leurs auteurs.
 
La peinture de couverture a été réalisée par Patricia Mathieu.
 
Dépôt légal: 2eme trimestre 2014.
 
Imprimé en France
 

 
9, Rte d'Oupia, 34210 Olonzac, France
Tél. (33) (0) 468 32 93 55 * fax (33) (0) 468 91 38 63
Email : editionsoasis@wanadoo.fr
Boutique en ligne sécurisée sur www.editionsoasis.com .
 
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Je remercie tous ceux qui m'ont soutenu dans l’élaboration de cet ouvrage,
en particulier ma femme qui m'a lancé dans le projet.
 
Et je ne veux pas oublier que je ne suis qu'un instrument aux yeux de Dieu,
afin que sa volonté s'accomplisse.
 
Contact : silafinmetaitcomptee@gmail.com

Sommaire
 
AVANT-PROPOS                                                  7
 
INTRODUCTION                                                  9
 
Au commencement                                                  10
L'homme aux yeux de Dieu       
L’homme a péché       
Le retour vers Dieu       
La résurrection       
 
Fêtes de l'Eternel                                                  20
La loi et les fêtes de l'Eternel       
Les fêtes agricoles       
Description des fêtes de l'Eternel       
 
Deux Séries de Fêtes                                                  37
Première série de fêtes       
Deuxième série de fêtes       
Parallèle entre les deux séries       
 
Le mariage dans la tradition Juive                                    62
Les fiançailles       
Le temps de préparation       
Les épousailles       
Interprétations du mariage       
 
En son temps                                                         73
Quel jour sommes-nous ?       
Tout est déjà annoncé !!!       
L’allégorie de la vie de Moïse       
Le tabernacle       
Le chemin du retour       
La Terre promise                                                  96
Qu'est-ce que la Terre promise ?       
Entrée en Terre promise       
La conquête de la Terre promise       
 
Aujourd’hui…                                                         128
... la seconde venue de Jésus       
… vu par l'Apocalypse       
… la révélation de deux femmes       
Que personne ne vous séduise       
… il faut s’habiller       
… comme aux jours de Noé       
 
Et demain alors ?                                                  162
Une histoire de bête       
Enchaînement des événements       
Le millénium : les promesses       
La fin de l'histoire       
 
Le royaume de Dieu                                                  188
Qu'est-ce que le Royaume?       
Le Royaume en marche       
Vivre le royaume de Dieu ....       
Le plan de rédemption de Dieu       
 
CONCLUSION                                                         205


AVANT-PROPOS
 
 
Très jeune j’ai expérimenté une relation avec Dieu. Je fus convaincu de la venue de Jésus pour nous délivrer du péché et nous offrir la vie éternelle. Pourtant j’avais une impression d’inachevé : bien que Jésus nous ait sauvés et pardonnés, nous vivons toujours dans notre corps de péché. Par ailleurs, pourquoi existe-t-il une terre avec des humains ? Où l’histoire doit-elle nous conduire ? Je ressentais qu'il devait se passer quelque chose, que Jésus devait revenir pour terminer ce qu'il avait commencé.
 
Vers l'âge de huit ans, j'ai lu l'Apocalypse d’un bout à l’autre et j’ai eu la confirmation que nous étions à l’aube d’une ère nouvelle. Je voulais en savoir plus.
 
J'ai entendu des messages sur le retour de Jésus mais ils ne me satisfaisaient pas complètement. Alors j'ai lu des livres d'histoire, je me suis intéressé à la géopolitique, j'ai approfondi les livres des prophètes, de l'Apocalypse … Il me paraissait impossible que ces livres puissent décrire uniquement une future réalité historique, mais je pressentais qu’ils étaient porteurs d’un message intemporel : spirituel. En effet, les évènements relatés dans l’Apocalypse ont souvent été interprétés en tant que faits historiques et localisés. Cependant Dieu donne un message universel aussi bien que personnel, chacun peut se sentir directement concerné. Il existe une compréhension de la Bible qui s'applique à l’individu, et qui est plus spirituelle qu’une compréhension historique des livres prophétiques de la Bible. Parallèlement à cela, j’ai été spécialement attiré par l'Ancien Testament et plus particulièrement par les cinq premiers livres.
 
A ma connaissance, il n'y a pas de Juifs dans ma famille mais j’ai été attiré par ce peuple que l’Eglise semblait oublier. Pourquoi ne parlions-nous jamais d'eux ? Que s’était-il passé ? Dieu a choisi de bénir les nations en créant ce peuple !!!
 
Les années ont passé et mes questions étaient toujours sans réponse. Pour tenter de comprendre, je me suis intéressé aux Juifs et à l'Israël d'aujourd'hui. J'ai entendu des enseignements venant de tradition rabbinique, j'ai eu l’occasion d’observer quelques traditions et coutumes juives : cela commençait à répondre à mes questions. J’ai cherché plus profondément et Dieu m’a révélé certaines choses, des questions ont trouvé réponses. Dans ce livre, je rapporte une partie de ce que Dieu m'a montré par l'intermédiaire d'enseignements, de discussions ou tout simplement de révélations dans ma chambre.
 
Elles vont souvent à l'encontre des théories actuelles qui circulent dans le milieu évangélique. Je ne suis pas là pour semer la confusion et créer des divisions, mais juste pour apporter un message, rétablir certaines vérités bibliques et démasquer des fausses illusions : la Bible est un livre en langage spirituel pour des personnes spirituelles et non en langage charnel pour des personnes charnelles. Je suis bien conscient que ce que j’annonce n’est qu’un début et qu'il y a beaucoup plus. Mais je pense que j’aborde des points qui sont des ouvertures vers de grands espaces de révélation. Il y a des points clairs et d'autres plus flous. Que le Saint-Esprit vous convainque lui-même.
 
INTRODUCTION
 
 
L'hébreu, le grec (de même que toutes les langues indoeuropéennes) sont construits sur la notion de radical. Avec une racine on peut construire un grand nombre de mots. Un mot peut donc avoir diverses significations plus ou moins variées. Par exemple « moeb » veut dire « signes, fêtes, temps, temps mis à part pour le mariage ». La compréhension d’un mot dépend de la phrase et du contexte. Cette façon de pensée dite « juive » se base sur la dépendance de l’homme dans son environnement, et donc la dépendance de la signification d’un mot dans son contexte. Ce type de langage ne forge pas la pensée de l’homme dans des structures. Au fil du temps, cette richesse a disparu. Aujourd’hui le langage est plus rationnel, cela rend l’homme plus autonome : c’est la pensée « cartésienne ». Nous autres occidentaux avons été élevés dans ce type de pensée et avons tendance à tout systématiser ne laissant que peu de place à l'inconnu ou à l'imagination.
 
À travers ce livre, j’aimerais expliquer que la seconde venue de Jésus s'accomplit avant tout dans nos cœurs et dans nos êtres. Nous ne devons plus attendre son retour mais le hâter en le vivant personnellement jour après jour. C'est pourquoi, à de nombreuses reprises, je l'appliquerai à l'homme. En effet, Dieu a créé l'homme d'une manière précise avec un objectif pour lui. Mais le péché l'a dénaturé et Dieu, par son plan de rédemption, veut reconstruire l'homme tel qu'il l'avait voulu en le créant.
 
On peut commencer.
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Au commencement
 
Dieu forma les cieux et la terre afin d’accueillir l’homme. L’Eternel est un Dieu de communion, il créa l’homme pour être sa future demeure. Etudions sa nature et son fonctionnement pour comprendre quelle est la merveilleuse destinée que Dieu lui a prévue avant même la fondation du monde.
 
L'homme aux yeux de Dieu
 
La structure de l’homme :
 
Comment Dieu créa-t-il l'homme ? «L’Eternel forma l'homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie, et l'homme devint une âme vivante» (Ge 2:7). En hébreu « souffle » et « esprit » sont le même mot. Dieu place un esprit dans un corps physique et il apparaît une âme vivante. La vie de l'âme est la résultante de l'introduction d’un esprit dans un corps. « Je mettrai mon Esprit en vous et vous vivrez » (Ez 37:14). L’homme est donc composé de trois parties : l’esprit, l’âme et le corps. (1 Th 5:23).
 
L'esprit de l'homme est l’endroit le plus intime comprenant : l'intuition, la conscience de soi, c’est l’ « organe » de communion avec Dieu. Dieu donne la vie et la déverse par le Saint-Esprit dans l’esprit de l’homme (Ps 104:29-30). L'âme est « le moi » constituée de la volonté, de l'intelligence, des émotions et des sentiments. Enfin, le corps est la partie physique et visible de l’extérieur. L’âme est l’intermédiaire entre l’esprit et le corps, le sang est le véhicule de notre âme et sa circulation traduit la vie de l’être (Le 17:11-12). Nous sommes trois en un, indissociables, à l'image de Dieu : Père (âme), Fils (corps) et Esprit (esprit). Cette image est limitée car il n’y a pas d’ordre d’autorité ni de chef en Dieu : le Fils, le Père et le Saint-Esprit sont au même niveau, contrairement à l’homme.
 
Nous pouvons nous considérer de deux façons différentes : comme un esprit dans un corps ou bien comme un corps avec un esprit. Dieu nous a créés esprit dans un corps (êtres spirituels). Tandis que le monde met le corps et son bien-être au centre de ses préoccupations et oublie souvent son être spirituel.
 
L'introduction d’un esprit dans un corps physique donne naissance à une âme. L'âme est donc subordonnée à l'esprit. Sans esprit, notre âme n’aurait pas de vie. Le corps est soumis à l’âme car il est dans l’incapacité de réfléchir, il peut seulement agir : c’est la partie exécutive de notre être dans le monde physique. C’est pourquoi il existe un ordre d'autorité : l’esprit soumis au Saint-Esprit, l’âme à l’esprit et le corps à l’âme (Saint-Esprit, esprit, âme, corps). Paul décrit l’homme dans ce même ordre (1 Th 5:23). Dieu l’a créé de telle manière que l'esprit influe sur l'âme et l'âme sur le corps : c'est l’architecture de l'homme. Notre intelligence, notre volonté, nos envies, nos sentiments et nos émotions devraient être au service de l’esprit qui est le chef, mais nous ne devons pas pour autant négliger l’âme et le corps. C’est le rôle d’une autorité que de protéger ses subordonnés.
 
Puis Dieu a introduit dans l’homme des désirs ou des motivations : « Fructifiez, et multipliez, et remplissez la terre et l’assujettissez, et dominez » (Ge 2:28) . L’homme est ainsi motivé par t rois types de désirs : se multiplier, se nourrir et dominer.
 
Nous ne sommes pas seulement un esprit comme les anges. Même dans le monde à venir, dans la perfection, nous aurons encore un corps, mais glorifié.
 
La croissance de l’homme :
 
A l’origine, animées par les désirs de Dieu, les trois composantes de l’homme étaient en harmonie parfaite. Le corps est la partie physique de l’homme et l’esprit la partie spirituelle. Notre âme relie les deux. Nous sommes le canal entre le monde spirituel et le monde physique. Si l’une des trois parties est endommagée, alors nous ne pouvons plus exercer notre rôle. Or Dieu a confié à l’homme la responsabilité de la création et de son être. L’esprit est blessé par les oppressions, l’abandon, le rejet, les liens, etc. L’âme en relation avec l’extérieur par les cinq sens, est agressée par des images (Le 18), certaines musiques, des paroles (Pr 12:18), … : tout cela introduit des pensées qui souillent l’âme. Enfin Paul met en garde contre le non respect du corps (les excès de table, l’ivrognerie, la gloutonnerie, les perversions sexuelles, Ga 5:21), car il est le temple du Saint-Esprit (1 Co 6:19).
 
Le corps n’a pas d’intelligence, il est incapable de faire le tri entre ses besoins réels, ses envies, ses capacités, ses maladies … Il envoie donc tous ses besoins à l’âme qui est chargée d’analyser et de prendre les décisions. Cependant, une intelligence non soumise au Saint-Esprit ne sait pas non plus ce qui est bon. Nous avons besoin du Saint-Esprit et d’une âme régénérée pour garder et protéger notre être entier de toutes souillures (2 Co 6:17).
 
Dieu a mis dans le jardin deux arbres : celui de la vie et celui de la connaissance du bien et du mal. L'arbre de la vie, la nature éternelle de Dieu devait nourrir l'esprit, et l'arbre de la connaissance du bien et du mal : l'intelligence, donc l'âme. Avant la chute Dieu et l’homme étaient en communion permanente. L l’Esprit de Dieu animait l’esprit de l’homme et avait autorité sur lui, il lui transmettait la vie. Dieu désirait qu'Adam et Eve se nourrissent de l'arbre de la vie afin de partager la nature de Dieu et que celle-ci rayonne sur leur âme et sur leur corps.
 
L’homme a péché
 
L’origine du péché :
 
Que s’est-il passé ? Adam et Eve ont été séduits dans leur âme. Le diable a trompé Eve en tordant la parole de Dieu, il lui a fait miroiter qu'elle n'était pas obligée d'être dépendante de Dieu, mais qu'elle pourrait se passer de Dieu grâce à la connaissance du bien et du mal (Ge 3:5). Le diable va jusqu’à lui annoncer qu’elle obtiendrait un don spirituel de connaissance. Mais pour cela Eve doit accepter de transmettre l'autorité à son âme : le diable a créé chez Eve l’individualisme et le « goût du pouvoir ». Elle a succombé à cette tentation, cette rébellion est à l'origine du péché.
 
La chair :
 
Dieu a introduit dans l’homme des besoins et des désirs de se multiplier, de croître, de dominer la terre et de se nourrir sainement (Ge 1:28-29). Mais le péché a perverti ces désirs en convoitises (Ro 13:14, Ga 5:24). On appelle la chair ou la nature humaine l’ensemble des passions et des désirs qui engendrent des convoitises (Ga 5:24, Ep 2:3). La chair œuvre chaque jour dans nos êtres (Ga 5:19-22), la chair souille notre âme et notre corps (1 Pi 2:11) car elle nous pousse à mal agir. Parmi les œuvres de la chair, nous retrouvons principalement la perversion sexuelle, la dépravation de l’autorité et la gloutonnerie.
 
Conséquences du péché :
 
Adam et Eve ont élevé leur « moi » au-dessus de leur esprit. Leurs âmes étant devenues le chef de leurs êtres, ils eurent l’impression de ne plus avoir besoin de Dieu, cette rébellion les a conduits à l’indépendance. En refusant la vie de Dieu, la mort est entrée. L'esprit de l'homme est devenu soumis à l’âme et sans communion avec le Saint-Esprit, il est agonisant et impuissant comme dans un coma. Leurs organes de communion avec Dieu sont devenus comme morts, des puits oubliés et bouchés. Cette soumission s’est encore accentuée, l'âme a fini par se soumettre au désir du corps. Beaucoup de nos désirs viennent d’une envie corporelle (la gloutonnerie, les désirs sexuels malsains, les envies incontinentes, le voyeurisme, les dépendances, les manques, etc.). Nous vivons donc selon un ordre d'autorité totalement inverse au plan de Dieu. « D’où viennent les luttes, et d’où viennent les querelles parmi vous ? N’est-ce pas de vos passions qui combattent dans vos membres ? » (Ja 4:1). La chair se sert de l’âme et du corps pour rendre le péché vivant et accomplir sa volonté et ses désirs égocentriques. Ne pas combattre ses désirs conduit au péché et ouvre des portes aux esprits de pauvreté spirituelle, sentimentale, matérielle, etc. Le péché conduit l’homme loin de la face de l’Eternel et l’éloigne de la « sainte montagne ». Il n’existe pas de petit péché car celui-ci est un gouffre infranchissable qui nous sépare de Dieu. Cependant l’homme peut s’enfoncer dans le péché et s’éloigner de plus en plus de l’Eternel (Ro 5:20).
 
De nos jours, les techniques de communication et de vente créent des faux besoins, ils légitiment les envies charnelles en nécessités. Sous prétexte que « c’est pour le bien de l’homme », on invente divers arguments qui satisfont l’âme à tort, elle est devenue le centre de l’être humain. Toutes sortes de philosophies tentent d’élever le « moi » d’une manière ou d’une autre. De ce fait, l’homme devient le centre de la nature, et le Créateur est oublié. La pitié, la tolérance au péché, au meurtre, à l’œcuménisme, le sentimentalisme, les doctrines bonifiant l’homme sont des séductions du monde dans l’âme, car elles manipulent les besoins d’amour de l’homme.
 
Le corps n’est pas le lieu du combat, il est seulement l’organe physique par lequel agit l’âme. Le diable accuse, influe et suggère de mauvaises pensées principalement dans l’âme. Sauf cas particulier, l’âme est le centre de tous les combats. Cependant les démons peuvent se loger dans le corps, alors ils pervertissent les désirs du corps dans l’âme et souvent elle ne sait plus les gérer. « Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les autorités … » (Ep 6:12).
 
L'absence de communion avec Dieu, le seul qui soit source de vie, a fait naître la mort dans l'esprit qui l'a transmise à l'âme puis au corps. Voilà pourquoi la mort est apparue à la suite du péché, notre corps meurt et il redevient poussière. La Bible montre que l’espérance de vie diminue de génération en génération car au fur et à mesure la mort s’infiltre et s’installe de plus en plus dans l’être. Les premiers hommes vivaient près de 1000 ans, maintenant ils ne vivent pas plus de 120 ans (Ge 6:3). Mais Dieu veut redonner sa vie à l'esprit de l'homme afin qu'elle rayonne sur l’âme puis sur le corps et que ce dernier devienne éternel, libre de la mort. Dieu nous désire pour l'éternité, c’est pourquoi il veut restaurer l’homme en ré - inversant l’ordre d’autorité et le faire revenir à l’état initial (esprit, âme, corps).
 
Le retour vers Dieu
 
En désobéissant, l’homme s’est éloigné de la face de Dieu, il s’est égaré dans les profondeurs des vallées, loin de la « montagne de Sion », ce lieu symbolique est la demeure de l’Eternel. Dans son immense amour, le Père désire nous ramener dans sa maison, il a envoyé le Saint-Esprit pour nous conduire sur le chemin du retour et nous diriger dans l’ascension de sa montagne.
 
La repentance et la conversion :
 
Pourquoi décide - t-on de rebrousser chemin ? Le Saint-Esprit travaille le cœur jour après jour, sans relâche, au-delà de tout, il fait résonner la pensée de l’éternité mais surtout il convainc l’homme de péché (Jn 16:8), du mal fait à Dieu : c’est la repentance ( metanoia « metanoia » changer son esprit, se repentir, changer d’avis, regretter). La Bible donne des exemples de repentance comme celui des Ninivites au temps de Jonas. « Les gens de Ninive crûrent à Dieu ; ils publièrent un jeûne et se revêtirent de sacs… » (Jon 3:5). Cette attitude de tristesse profonde et de regret sincère conduit à l’acte volontaire de changer de direction et de revenir vers Dieu : c’est la conversion (Convertir epistrefw « epistrepho » : se retourner, changer de direction, revenir, détourner).
Dès ce revirement, on se trouve face au gouffre et à la séparation causée par le péché que seul le sang de Jésus peut combler : le Saint-Esprit nous convainc alors de justice (Jn 16:8). Par son sacrifice, Jésus efface le péché et comble cette séparation. Ce pardon est offert gratuitement à quiconque croit : c’est la justification par la foi. Puis le Saint-Esprit nous pousse vers la sanctification : il nous convainc de jugement (Jn 16:8).
 
La nouvelle naissance :
 
Le retour vers Dieu s’accompagne de la nouvelle naissance (paliggenesia « paliggenesia » : renaissance, résurrection, régénération). Jésus explique à Nicodème (Jn 3) qu’il doit naître de nouveau pour entrer dans le royaume de Dieu. Toute personne est née d’eau (d’une femme), mais elle doit naître d’esprit pour accéder au Royaume. Qu’est-ce que la nouvelle naissance ? Dieu redonne la vie à notre esprit, il y a « re-création » ou « régénération » de l’esprit de l’homme : il devient la base de notre nouvel homme. Par exemple, les douze apôtres sont nés de nouveau juste avant l’ascension, lorsque Jésus souffla sur eux (Jn 20:22). Au moment de la nouvelle naissance, l'esprit de l'homme reçoit le Saint - Esprit et donc la vie de Dieu.
Dieu nous attire tous de différentes manières, cependant la nouvelle naissance résulte toujours de l’action du Saint-Esprit cumulée avec la croissance de la parole de Dieu dans le cœur. En effet la parole de Dieu est la semence, et elle germe lorsque la pluie du Saint-Esprit l’arrose. La nouvelle naissance est le fruit d’une période de gestation de la semence semée dans notre cœur : c’est l’œuvre miraculeuse du Saint-Esprit. « Puisque vous avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole de Dieu » (1 Pi 1:23). « Il nous a engendrés selon sa volonté, par la parole de vérité, afin que nous soyons en quelque sorte les prémices de ses créatures » (Ja 1:18). La parole de Dieu contient l’ADN de Dieu, si nous la recevons sans avorter alors sa nature fleurit dans notre nouvel homme.
La marche avec le Saint-Esprit et le renouvellement quotidien :
Avant de naître de nouveau, nous n’étions qu’un homme animal (1 Co 2:14), une fois régénérés nous sommes une nouvelle créature. La vieille nature (ou le vieil homme) a été crucifiée avec Christ, nous avons alors autorité sur elle car Jésus a tout vaincu et il nous donne la victoire. Mais le comportement de l'homme animal (la chair) est toujours là. Au moment de la conversion l’âme est non régénérée, insoumise à l'esprit et agissant de façon charnelle (soumise à la chair), elle est pervertie, blessée, ayant de mauvais comportements, et de mauvaises pensées. Or Dieu veut la guérir et la transformer pour qu’elle reprenne sa place initiale. « Sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que notre corps de péché soit détruit pour que nous ne soyons plus esclaves du péché » (Ro 6:6).
 
Alors un conflit se crée entre l’esprit et la chair. Nous avons à chaque instant la liberté de suivre qui est le chef de notre être (libre-arbitre): l'esprit soumis au Saint-Esprit ou la chair portée à faire le mal ? Suivre l’esprit est un long apprentissage parsemé d’embuches mais obligatoire. La subtilité est que la chair est nourrie par l'arbre de la connaissance du bien et du mal donc elle peut vouloir faire du bien, mais ce « bien » qui n’est pas la volonté de Dieu est injuste et péché à ses yeux. La nouvelle naissance conduit à une vie de discipline afin de rétablir l’ordre d’autorité initial. En marchant par l’esprit nous autorisons le Saint-Esprit à œuvrer, la vie de Dieu se répand dans tout notre être. A contrario, si nous suivons notre chair, la vie ne peut pas couler dans notre être. « Ayant revêtu l’homme nouveau (nouvellement créé), qui se renouvelle ( ana-kainow « anakainoo » : grandir, croître) dans la connaissance , selon l’image de celui qui l’a créé » (Col 3:10). Au fur et à mesure de la marche par l’esprit, notre chair se détruit et Dieu transforme notre âme non régénérée en âme régénérée soumise à l’esprit : nous devenons un esprit vivifiant. Dieu ne désire pas la mort de notre âme, il la veut pour l’éternité avec lui.
 
Prenons donc soin de notre nouvel homme afin qu’il se fortifie : c’est le renouvellement, ana-kainow « anakainoo », un processus de tous les jours. La nourriture de notre nouvel homme est la communion avec le Créateur source de vie et la mise en pratique de la parole de Dieu qui indique le chemin à suivre. Avant notre conversion nous avons ouvert des portes d’accès au diable. En grandissant spirituellement le Saint-Esprit nous révèle ces portes ouvertes que les démons utilisent pour nous faire chuter, alors par une délivrance nous les fermons. La chair nous pousse vers la vallée. L’Eternel nous attire vers la « montagne sainte », notre nouvel homme grandit sur le chemin de l’ascension. Au sommet règne le Salut et la ville de l’Eternel : Jérusalem ( Mylvwry « yeroushalahim » : fondement de la paix, vient de Mlv « shalam » : quiétude parfaite, état de grâce). Cette ville spirituelle est la finalité du peuple de Dieu, elle est le lieu du repos parfait, du sabbat éternel, en présence du Créateur (Joël 2:32, Abd 1:17).
 
Être remplis du Saint-Esprit et le baptême du Saint-Esprit :
 
A la nouvelle naissance, le Saint-Esprit remplit notre être et rétablit la communion avec Dieu. Alors la vie de Dieu commence à jaillir de notre esprit vers notre âme puis vers notre corps. Cependant, il existe une deuxième expérience qui est le baptême du Saint-Esprit, celle expérimentée par les apôtres à la Pentecôte. Cette fois ils reçoivent la puissance du Saint-Esprit et la capacité d’être des témoins dans le monde. A contre-courant nous grimpons jour après jour la montagne du Père et sommes des témoins, nous rayonnons la lumière de Christ et emmenons les autres avec nous vers notre Créateur. « Mais vous recevrez une puissance, celle du Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins … » (Ac 1:8).
 
La résurrection
 
La mort :
 
La mort la plus évidente est celle du corps « Tu es poussière et tu retourneras dans la poussière » (Ge 3:19). Que se passe-t-il au moment de cette mort physique ? Le cordon d’argent reliant l’âme et l’esprit au corps est coupé (Ec 12:8). La Bible montre deux chemins différents pour l’âme et l’esprit après la mort. L’esprit des croyants retourne à Dieu, ils sont dans le repos (Ec 3:21, Lu 23:46, Ac 7:59). L’esprit des non croyants retourne aussi à Dieu, ils sont dans l’attente du jugement dernier (Ec 3:21, Ec 12:9), mais ils peuvent aussi être mis en prison (1 Pi 3:19).
 
Jusqu’à la résurrection de Jésus le séjour des morts ( lav «  Shéol » ou adhv « hadès ») accueillait toutes les âmes, il était composé de deux parties séparées par un abîme (Lu 16:26). Les injustes étaient dans la première partie en proie aux tourments dans l’attente du jugement dernier (Ps 55:15, Lu 16:23, Ap 20:13). Les justes étaient dans la deuxième partie appelée le sein d’Abraham dans le repos, dans l’attente des promesses (Ps 16:10, Ps 49:16, Lu 16:23). Lorsque Jésus est venu sur terre et que le Père l’a ressuscité, le sein d’Abraham est devenu le « Paradis » (1 Pi 3:18). Aujourd’hui le peuple racheté se rend auprès du Seigneur (2 Co 5:6-8), ils participeront à la résurrection lors de la seconde venue de Jésus. Quant aux âmes des injustes, elles se retrouvent dans le séjour des morts dans l’attente du jugement dernier (Ap 20:11-15). Certaines seront jetées dans l’étang de feu : la géhenne.
 
L’absence de relation entre Dieu et l’homme conduit à l’atrophie de l’esprit, il devient « comme mort » mais pas « complètement mort ». L’esprit sans vie empêche l’âme de vivre dans la présence de Dieu. Personne sur terre n’a encore réellement connu la mort totale de l’esprit. Il faudra attendre le jugement dernier (Ap 20:11-15) qui conduira les âmes de ceux qui ne sont pas inscrits dans le livre de vie dans l’étang de feu : en enfer (Mt 10:28). Ce lieu est la privation totale de la présence et de l’amour de Dieu (l’eau qui rassasie notre esprit), c’est la mort de soif de l’esprit, et la douleur de voir l’Eternel ne pouvant déverser son amour. Satan et tous les démons y seront tourmentés et consumés avec les âmes des incrédules aux siècles des siècles, c’est la ruine éternelle, la destruction à jamais : la seconde mort.
 
En réalité, la mort physique est une conséquence de la mort spirituelle, car la mort introduite dans l’esprit s’est propagée dans l’âme puis dans le corps. Mais cette mort physique est une grâce de l’Eternel car par elle nous sommes libérés de notre corps de péché. S’il n’y avait pas de mort physique, alors ceux inscrits dans le livre de vie vivraient immortels dans leur corps de péché, errant sur terre sans jamais pouvoir atteindre le repos. Tant que nous sommes sur terre nous subissons des tentations, des maux, des blessures, nous souffrons, mais un jour dans notre corps glorifié, toutes les douleurs, les pleurs auront disparu et laisseront la place à la joie et l’allégresse (Ap 21: 4).
 
A la recherche de la vie éternelle :
 
Nous avons tous la pensée de l’éternité (Ec 3:11), nous sommes tous confrontés à la mort et à la recherche d’une suite, car c’est une folie pour la conscience de l’homme que l’existence s’arrête. Seulement, à cause du péché nous sommes condamnés à la destruction éternelle dans l’étang de feu (2 Th 1:9). Mais Jésus est venu nous offrir la vie éternelle, il est le seul chemin pour accéder à l’éternité. L’homme est mortel, seul l’Eternel est immortel : il est la source de vie, toute vie vient de lui.
 
La résurrection du corps :
 
Jésus a ressuscité Lazare qui était physiquement mort, son corps reprit vie car son esprit et son âme sont revenus en lui (Jn 11). Cependant cette résurrection est « partielle » car Lazare est mort naturellement quelques années plus tard. Bien que ressuscité, le corps de Lazare n'était pas immortel, pourquoi ? Parce que le fruit du péché est la mort (Ro 6:23). Le péché et la mort n'ont pas disparu de son corps. D’autres exemples de résurrection sont mentionnés dans la parole de Dieu (1 R 17, 2 R 4).
 
Il existe un autre type de résurrection. « Or, quand ce corps corruptible aura été revêtu de l’incorruptibilité, et que ce corps mortel aura été revêtu de l’immortalité, alors cette parole de l’Écriture sera accomplie : La mort est engloutie en victoire » (1 Co 15:54). Notre corps est prédestiné à vivre une résurrection et à devenir corps glorifié. Lorsque Jésus apparaît aux disciples entre la résurrection et la Pentecôte, il apparaît avec son corps glorifié. Jésus est capable de traverser les murs, cela fait partie des multiples possibilités du corps glorifié. Quelle est la différence entre notre corps mortel et le futur corps glorifié ? La mort aura disparu : le corps glorifié est éternel (Ro 8:23 ; Ph 3:20-21 ; Mt 17:2).
 
Ce deuxième type de résurrection est encore décrit dans la vision d’Ezéchiel (Ez 37:1-14). L’Eternel montre au prophète une vallée d’ossements secs et lui demande de prophétiser afin qu’ils reprennent vie. En prophétisant une première fois les os se rassemblent en un corps et de la chair et des nerfs se forment, puis en prophétisant une deuxième fois l’Esprit de Dieu entre dans ce corps et lui redonne vie. L’Esprit entre à nouveau dans le corps, non corps de péché mais corps glorifié : c’est la résurrection. « Voici, je vais faire entrer en vous un esprit, et vous vivrez » (Ez 37:5).
 
La résurrection de l’esprit :
 
Une autre résurrection est celle de l'esprit, qui commence lors de la nouvelle naissance lorsque la communion entre l’homme et Dieu est rétablie. Cette étape est le début de la résurrection de notre esprit.
Conclusion :
 
Nous avons distingué trois genres de résurrection mais ce n’est pas très judicieux. On va mettre de côté la résurrection du type Lazare car même si c’est un grand miracle, il reste temporaire.
Etudions maintenant les fêtes de l’Eternel et leurs accomplissements dans nos vies. Commençons par les décrire selon la Bible et la manière dont elles sont fêtées par les Israélites.

Fêtes de l'Eternel
 
« Trois fois par année, tu me célèbreras une fête» (Ex 23:14)

La descendance d'Abraham, d’Isaac et de Jacob était captive en Egypte. L'Eternel envoya Moïse pour libérer son peuple de la main de Pharaon afin qu'il le serve au désert (Ex 5:1). Pourtant l’Eternel avait promis à Abraham la terre de Canaan (Terre promise) où coulent le lait et le miel (Ge 17:8), pourquoi ce détour ? En quoi est-il prophétique ? Par une suite extraordinaire de miracles, l'Eternel libéra les Israélites de l'Egypte et les conduisit dans le désert jusqu'au ….
 
La loi et les fêtes de l'Eternel
 
La loi de l’Eternel
 
… mont Sinaï : c’est l’étape importante avant la Terre promise (Ex 19-23). Moïse fut appelé en haut de la montagne pour recevoir la loi (Ex 19-30), il l’inscrivit dans les livres de l'Exode, du Lévitique et des Nombres. Pour la première fois depuis le début de l’humanité, la loi de l’Eternel fut écrite et donnée à un peuple, l’écriture rend les lois divines immuables. Juste avant de mourir en face de la Terre promise, Moïse rappela toute la loi dans le Deutéronome. Mais qu’est-ce que « la loi » ? La Bible emploie de nombreux mots pour la qualifier, étudions ces différentes expressions et leurs significations :
 
- hwum « mitsvah » (« mitsvoh » au pluriel) : commandement, code de conduite, code de la sagesse. (Ex 16:28, Ex 24:12, De 6:1…). « Mitsvah » regroupe tout ce que l’Eternel a ordonné : c’est le code de conduite, le code de la sagesse par excellence. Il contient toutes les lois à la fois morales, religieuses, législatives, économiques, sanitaires, alimentaires … que l’on peut regrouper en trois parties : morales, cérémonielles et législatives.
 
- hrwt « torah » (« toroh » au pluriel) : loi, direction, instruction, enseignement prophétique, direction vers l’âge messianique, loi de l’holocauste. Ce mot a pour racine  hry   « yarah » : atteindre le but, pointer vers. (Ex 12:3, Le 6:9, Le 6:13, Le 14:2, Es 2:3 …). « Torah » concerne les instructions sur la sainteté individuelle et collective. La désobéissance aux commandements « mitsvoh » demande des actes pour effacer et recevoir le pardon : des « toroh ». Ils gèrent les sacrifices du Lévitique, et le respect des « toroh » rétablit une relation avec l’Eternel. Mais par la suite « torah » signifiera l’ensemble de la loi de Moïse et donc le Pentateuque (les cinq premiers livres de la Bible). Dans le nouveau testament le mot loi est fréquemment « nomov »  : la loi de Moïse, la Torah.
 
- jpvm « mishpat » : jugement, justice, habitude, ordonnance, loi, le droit, règle, la cause, le modèle, règle établie. (Ex 21:1, Ex 21:9, Le 5:10, No 36:13…). « Mishpat » est employé pour qualifier les règles morales qui cadrent les relations personnelles et sociales, assurant le maintient de la paix et de la sécurité, et régissant la justice dans la nation (Ex 21-23).
 
- trmvm « mishmereth » : ordre, commandement, fonction, garder, veiller, conserver, … . Ce mot dérive de rmvm « mishmar » : mettre en garde, prison, jugement … (Ge 26:5, Le 22:9, Le 18:30, No 9:19, No 9:23 …). « Mishmereth » est plutôt employé en verbe dans le sens : observer, veiller, prendre soin. Il y a la notion de conservation et d’observation attentive de la loi.
 
- qx « hoq » : statut, droit, acte civil, législatif. (Ex 12:24, Ex 18:20, Le 6:18, …). « Hoq » est utilisé pour insister sur la divinité des prescriptions. Il est souvent employé pour justifier les lois législatives.
 
- hqx « houqah » : ordre, ordonnance, statut, ce qui est prescrit, coutume, usage, destiné. (Ex 12:43, Le 16:29, Le 23:14…). « Houqah » proche du précédent concerne tous les us et coutumes enseignés par l’Eternel. Remarquons qu’un grand nombre de fois l’Eternel demande d’observer une règle à perpétuité, à chaque fois il est utilisé « hoq » ou « houqah ».
 
- hwde « edout » : témoignage. (De 4:45, De 6:17…). L’Eternel demande d’observer ses commandements car ils sont un témoignage pour les nouvelles générations et tous les peuples.
La loi de Dieu concerne tous les domaines de la vie : des lois morales et sociales pour gérer la vie en société, des lois judiciaires et législatives pour gérer le cadre de vie, des lois économiques, agricoles, hygiéniques, sanitaires, festives… cérémonielles, et même des lois pour expier la désobéissance. Maintenant considérons les versets suivant :
« Monte vers moi sur la montagne, et reste là ; je te donnerai des tables de pierre, la loi (torah) et le commandement (mitsvah) que j’ai écrites pour leur instruction » (Ex 24:12),
« Ayez soin de pratiquer le commandement (mitsvah) et la loi (torah) que Moïse, serviteur de l’Eternel vous a prescrits » (Jos 22:5),
« Car le précepte (mitsvah) est une lampe à mes pieds et l’enseignement (torah) une lumière » (Pr 6:23),
« Observe mes préceptes (mitsvah), et tu vivras ; garde mes enseignements (torah) comme la prunelle de tes yeux » (Pr 7:2).
« Mon fils, garde les préceptes (mitsvah) de ton père, et ne rejette pas l’enseignement (torah) de ta mère » (Pr 6:20)
 
De nombreux passages séparent la loi en « mitsvah » et en « torah ». Je pense qu’il est possible d’imager l’ancienne alliance comme un ensemble comprenant le code de conduite et les règles de rachat lorsqu’on enfreint le code de conduite :
 
Loi de l’ancienne alliance = Mitsvah + Torah.
 
La Torah
 
Le péché et la Torah :
 
L’Eternel ordonna aux Israélites d’obéir à ses commandements (mitsvoh) pour les conduire dans leurs destinées collectives et individuelles : vers la vie éternelle. Aujourd’hui notre but n’a pas changé, néanmoins seuls nous ne pouvons l’atteindre. Heureusement Dieu nous y emmène mais nous avons notre part à faire. Pécher ( ajx « hata’ ») c'est « rater le but », celui d’obéir aux 613 « Mitsvoh » et donc d’entrer dans notre destinée. Cet échec de la désobéissance nous endette, et sa conséquence est la prison en enfer pour l’éternité : ce sont les lois spirituelles.
 
Depuis la chute, nos désobéissances nous éloignent de la face de l’Eternel et donnent des droits à Satan (l’adversaire de l’homme) qui réclame son dû. Dieu ne peut que nous livrer à Satan : c’est le jugement de l’Eternel. Au jugement dernier nous devions être jetés dans l’étang de feu pour l’éternité avec Satan, mais par son immense grâce, l’Eternel a donné la Torah qui indique comment effacer la dette de la désobéissance et éviter la ruine éternelle.
 
La loi permet de révéler le péché. Sans elle, il n’y a pas de règle donc pas de désobéissance, ni de justice. Mais par la loi le péché a enfin une signification, il est révélé en chacun de nous (Ro 7), le Saint-Esprit nous en convainc. A ce moment-là le péché use de la chair pour vivre (Ro 7:8). Notre conscience témoigne de la perversité de notre chair et de notre besoin de miséricorde et de grâce. A chaque désobéissance, l’Eternel pourrait exécuter promptement ses jugements, mais il est lent à la colère afin que tout homme se repente et parvienne à la vie éternelle.
 
La Torah nous aide à atteindre notre but en indiquant que les péchés sont effacés par le sacrifice d’agneaux, de taureaux et de boucs (Le 1-7). Mais un agneau physique, aussi pur soit-il, ne peut pas effacer le péché car sa nature est pécheresse (He 9:22, He 10:4), il peut seulement effacer les souillures de la chair (He 9:13). L’homme ne peut se sauver de l’enfer auquel il est voué, il a besoin de Dieu. C’est pourquoi la Torah pointe vers l’âge messianique, vers celui qui peut réellement sauver et conduire à la vie éternelle. La grâce de l’Eternel est de pourvoir au sacrifice de rachat : Jésus est l’Agneau rédempteur, seul son sang, sans péché, peut ôter et effacer le péché. Jésus est le centre même de la Torah car il est le chemin et toutes choses ont été créées en lui, par lui et pour lui (Col 1:16). Il est l'accomplissement et la destinée de toutes choses et de tout être vivant, il est le premier et le dernier, le commencement et la fin, l'alpha et l'oméga (Ap 1:8).
 
La grâce est un don de Dieu, seule la foi sauve. Elle est le combat le plus important, et le diable utilise le monde pour la détruire.
 
L’observation de la Torah :

La loi de l'Eternel donne des instructions précises sur l’âge messianique et l'heure actuelle. Elle a été donnée longtemps à l’avance pour que les écritures soient comprises et que la création soit prête pour les évènements messianiques. Lorsque Jésus est venu une première fois les pharisiens ne l'ont pas reconnu car ils n'avaient pas compris les Ecritures, pourtant elles ne parlent que de lui (Jn 5:39). Voyons-nous réellement Jésus dans l’ancienne alliance ou sommes-nous aveugles et incrédules ?
 
Sans l’aide du Saint-Esprit cette loi ne peut pas être comprise, et l’incompréhension conduit à l’oubli. L’abandon de la loi (mitsvah) et de la Torah conduit à de graves erreurs, des enseignements faussés et des déviations, à cause d’un manque d’amour de la vérité. Pourquoi avons-nous oublié que certaines instructions de la loi sont perpétuelles ( Mlwe « ‘olam » : éternité, perpétuité, à jamais) (Ex 12:24, Ex 29:38…) ? Ces instructions n’étaient pas censées s’arrêter avec la venue de Jésus il y a 2000 ans, ou être modifiées par des conciles tels que celui de Nicée en l’an 325 de notre ère organisé par l'empereur romain Constantin, le concile de Trente, ou celui de Constantinople, elles sont perpétuelles. Sous prétexte de versets tels que « nous ne sommes plus sous la loi mais sous la grâce » (Ro 6:14), la loi a été abandonnée par l’Eglise alors qu’elle est perpétuelle. Ce verset sorti de son contexte peut être mal interprété. Dans ce passage, Paul proclame que le péché n’a pas de pouvoir sur le chrétien qui se tient dans la grâce, chose que la loi ne pouvait pas faire, et invite les Romains à résister au péché.
 
Pourquoi certaines instructions sont perpétuelles ? Jésus n’est pas venu abolir la loi mais l’accomplir (Mt 5:17) car il est la Torah, il est notre Agneau qui délivre du péché. En réalité, il est venu abolir la malédiction de la loi. Obéir à la loi conduit à la rédemption, mais l’homme en est incapable. Jésus (incarnation de Dieu en homme) a vécu dans un corps de chair mais a accompli parfaitement toute la loi et effacé notre péché. Il est donc venu l’accomplir en chacun des croyants pour que toute la création entre dans la rédemption, c’est pourquoi les instructions sont éternelles.
 
Bénédictions et Salut :
 
Les « mitsvoh » ne donnent pas la vie éternelle mais elles fournissent un code de conduite : source de bénédictions de l'Eternel. Régulièrement les scientifiques vérifient la pertinence et les bienfaits des « mitsvoh » économiques, agricoles, sociaux, sanitaires… L'Eternel les a données à son peuple afin qu'il prospère le plus rapidement possible, qu’il soit protégé des maladies et des pièges de la vie, des déviations spirituelles, etc. La loi est là pour instruire, annoncer et bénir mais non pour sauver, car l'écriture n'a aucun moyen de sauver un être doté d'un esprit mais elle «pointe» vers celui qui sauve : Jésus. La loi a donc un double rôle, terrestre : celui de bénir quiconque l’observe, et spirituel : celui de conduire vers le Messie et la vie éternelle. En réalité, l’obéissance à la loi est une discipline qui prépare le cœur à la réception de la semence du Royaume. En effet, même si cette loi s'applique physiquement, Jésus est venu la rendre spirituelle (Mt 5-7).
 
La Bible peut être interprétée sur plusieurs niveaux, la difficulté est de séparer ces niveaux sans en mélanger les interprétations. A travers l’étude de la Torah, on aperçoit déjà deux niveaux d’interprétation.
 
Les fêtes de l’Eternel
 
La puissance de la Torah :
 
Dieu s’est choisi un peuple : la descendance d'Abraham, d’Isaac et de Jacob afin qu'il porte et apporte la loi. Ce peuple l’a reçue sur le mont Sinaï, il en est le porteur dans le sens où il la vit, la transporte, comme un prophète vit et transporte un message de Dieu. Aujourd'hui l'Eglise, dans une grande majorité, a abandonné ses racines juives, pourtant la Bible dit que nous sommes greffés sur l'olivier franc. Les branches de l’olivier franc sont les Juifs ayant reconnu Jésus comme le Messie (Ro 11:16-24), les racines et le tronc représentent le peuple d’Israël depuis Abraham jusqu'à Jésus. Les Juifs sont unis autour de la Torah. Elle a servi et sert encore de ciment pour maintenir et unifier ce peuple que des forces terribles ont voulu détruire et disperser à maintes reprises. De même cet olivier franc est unificateur, il est un ciment dans l'Eglise. De nombreuses divisions ont eu lieu et ont encore lieu par absence de ce ciment unificateur, c'est d'ordre spirituel, l'unité ne peut avoir lieu sans que les croyants soient alimentés par les racines. L’histoire montre que les premières grandes divisions de l’Eglise se sont manifestées juste après l’apparition de la théologie de la substitution. Celle-ci affirme que l’Eglise prend la place d’Israël qui ne compte plus depuis que les chefs religieux ont crucifié Jésus. Elle a émergé dès le second siècle et conduit à la différentiation de la Bible en deux testaments et pire, à la persécution des Juifs par l’Eglise. Le corps de Christ est divisé (1 Co 12:20-26) car mal discerné (1 Co 11:29), ce qui déplaît à l'Eternel. Prenons garde de ne pas tomber dans l'orgueil ou l'autosuffisance et sachons reconnaître d'où nous venons et qui nous a engendrés car Dieu veut faire de son peuple une famille unie.
 
Nous devons revenir à la Torah, à ses instructions et à ses enseignements perpétuels, car l’Eternel y a laissé des messages concernant les venues de Jésus et l’avenir de son peuple. Tout comme la loi annonce la première venue de Jésus, elle annonce aussi sa seconde venue. Les instructions éternelles sont nombreuses et ont toutes un intérêt ; elles devraient être observées plus attentivement. «Observées» non dans le sens appliquées naïvement mais étudiées sagement à la recherche du message divin. Nous nous pencherons uniquement sur les fêtes à célébrer en l'honneur de l'Eternel, elles sont exposées dans chacun des quatre livres mais vues d’une manière différente. Dans le livre de l'Exode (Ex 23:10-19) ces fêtes sont annoncées comme des fêtes agricoles dans le but de rendre gloire à l'Eternel pour toutes les bénédictions du sol (moisson, récolte, vendange...). Dans le Lévitique (Le 23:1-44) elles sont présentées comme des saintes convocations du peuple par l'Eternel (Le 23:2). Et dans les Nombres (No 28-29) ce sont des temps d'offrandes et de sacrifices en l'honneur de l'Eternel (No 28:2). Le Deutéronome qui reprend les trois livres précédents, est le discours de Moïse devant la Terre promise, où il rappelle les lois de l’Eternel.

Juifs et Israélites :
 
Quelle est la différence entre un Juif et un Israélite ? Abraham a enfanté Isaac (le fils de la promesse), et Isaac : Jacob. Ce dernier rencontra l’Eternel et devint Israël (qui lutte avec Dieu). Les Israélites sont la descendance d’Abraham par Isaac puis par Jacob. Jacob a eu douze fils dont l’un s’appelle Joseph. Ce dernier eut deux fils Ephraïm et Manassé. Cependant les Lévites étant consacrés par l’Eternel pour le sacerdoce n’avaient pas de territoire en Israël, ils ne forment donc pas une tribu. En résumé, les douze tribus d’Israël sont les douze fils de Jacob, moins Lévi qui n’a pas eu de territoire propre, et Joseph qui est remplacé par ses deux fils Manassé et Ephraïm. A la mort de Salomon, le royaume d’Israël s’est séparé : Juda et Benjamin d’un côté, et les dix autres de l’autre (Ruben, Siméon, Dan, Nephtali, Gad, Asser, Issacar, Zabulon et les deux fils de Joseph : Manassé et Ephraïm). Les Lévites (de la tribu de Levi) et tous ceux qui avaient à cœur de chercher l’Eternel se sont réfugiés du côté de Juda (2 Ch 11:16). Puis l'histoire a fait que les dix tribus (douze moins Juda et Benjamin) ont été déportées les premières, plus tard ce fut le tour des deux autres (Juda et Benjamin et ceux qui avaient à cœur de chercher l’Eternel). Par la suite, seules ces deux dernières sont revenues en terre de Canaan, et c’est à partir de ce moment-là qu’on les appela les "Juifs". À l'heure actuelle, nous ne savons que peu de choses de ces dix tribus dispersées, pourtant l'Eternel leur a fait des promesses (Es 49, Ez 37, Za 10 …) qui se réaliseront en leur temps. En réalité, elles sont déjà en cours d’accomplissement. Trois tribus sont en cours de retour et les sept autres sont plus ou moins localisées par le rabbin Eliahou Avihaïl. Par exemple, les membres de la tribu des Shinlungs sont les descendants des Manassés, les Pathans en Afghanistan sont issus de la tribu de Gad, mais il y a aussi les Chiang-Min, les Karenims, les Cachmiriens, etc., toutes sont des descendances des tribus d’Israël portant en elles le signe de leur appartenance (Je 31:21). Trois d’entres elles sont déjà revenues en Israël, les autres attendent leur temps. « Il rassemblera les exilés d’Israël, et il recueillera les dispersés de Juda des quatre coins de la terre » (Es 11:12), « Dresse des signes, place des poteaux, prends garde à la route, au chemin que tu as suivi, reviens, vierge d’Israël, reviens dans ces villes qui sont à toi ! » (Je 31:21).
 
Les fêtes agricoles
 
Agenda annuel :
 
Le calendrier hébraïque est semi-lunaire, semi-solaire. Les mois sont basés sur le cycle de la lune et débutent par une nouvelle lune. L'année est fondée sur le cycle du soleil de 365,25 jours, elle est composée de douze mois de trente jours, dont le premier s’appelle Nissan (mois des épis) qui se situe aux environs de notre mois de mars. Cependant douze mois de trente jours comptent 360 jours, il manque donc cinq jours et quart pour effectuer une année solaire. Ces jours manquants sont comblés par l'ajout d'un « mois supplémentaire » tous les trois ans (calendrier basé sur le cycle métonique). Enfin dans ce calendrier les journées commencent au coucher du soleil, et la semaine commence le samedi soir, c'est-à-dire à la fin du sabbat (dernier jour de la semaine). D'un côté plus météorologique en Israël, il y a principalement deux saisons : l'été et l'hiver, le printemps et l'automne n’étant presque pas marqués, le calendrier est plutôt divisé en deux qu’en quatre.
 
L'année est arrosée par deux pluies principales : hrwm « moreh » : pluie de la première saison ou pluie précoce ou encore pluie d’automne qui tombe fin octobre-début novembre, et vwqlm « malqosh » : dernière pluie de l’arrière-saison ou pluie tardive ou encore pluie de printemps au mois d'avril-mai avant la récolte (De 11:14, Je 5:24, Joël 2:23, Ja 5:7…). Entre ces deux pluies, il y a les pluies d’hiver Mvg « geshem ». Chacune de ces deux pluies dure plusieurs jours ou parfois plusieurs semaines. La première sert à arroser et ramollir la terre pour semer les céréales, planter les légumes et les arbres fruitiers. Dès que les jours se rallongent, les semences et les graines germent rapidement, ainsi au mois de mars elles ont déjà bien grandi. La pluie de l'arrière-saison vers le mois d'avril-mai arrose les arbres et les plantes, afin que les fruits parviennent à maturité. En effet en Israël l'été est une saison très aride, il ne pleut plus jusqu'à la prochaine pluie de la première saison. Les deux pluies sont absolument indispensables. En Israël, la pluie est accueillie avec joie, les Juifs remercient toujours Dieu pour ses pluies. C’est la première des bénédictions accordées par l’Eternel à ceux qui obéissent à ces commandements. « Si vous obéissez à mes commandements ... je répandrai la pluie sur le pays au temps opportun, la pluie de la première et de l’arrière-saison … » (De 11:14).
 
L’Eternel ordonne de commémorer une fête trois jours après Pâque pour glorifier Dieu de la future moisson qu'il va donner (Le 23:9-14), mais celle-ci ne devra être fêtée qu'en Terre promise. Il demande aussi à son peuple de célébrer une fête, nommée en hébreux « shavouat » (Pentecôte), pour le remercier de la récolte qu'il a donnée, et une fête des « Tabernacles » pour lui rendre grâce de la vendange et de la récolte des fruits (Ex 23:10-19). Ainsi les fêtes de l’Eternel sont des fêtes agricoles, de joie et de remerciement envers l’Eternel. Quel en est le message spirituel ? Le cycle annuel de la nature décrit la libération de la création de l’esclavage du péché et de la mort. Le péché engendre les souffrances, l’éloignement de l’Eternel, la peur, la crainte, la solitude, l’iniquité, la misère, la pauvreté, … même la nature souffre du péché. Toute la création aspire au repos et soupire après la révélation des fils de l'homme (Ro 8:18-22) jusqu’à ce qu’ils entrent dans la perfection (He 11:40, He 12:23). Qui sont ces fils de l'homme ? Ce sont les saints : tous ceux qui marchent avec Dieu et pour Dieu. Ce sont les saintes myriades prophétisées par Enoch (Jude 1:14), qui viendront comme des flambeaux rayonnant la gloire de l’Eternel dans les ténèbres du monde, pour juger les fils du diable et libérer la création captive du malin. Les fils de l’homme sont aussi la future Epouse de Jésus, la Jérusalem céleste. Dieu se prépare un peuple pour s’unir et se marier avec. « Je me réjouirai en l’Eternel, mon âme sera ravie d’allégresse en mon Dieu ; car il m’a revêtu des vêtements du salut, il m’a couvert du manteau de la délivrance, comme le fiancé s’orne d’un diadème, comme la fiancée se pare de ses joyaux » (Es 61:10).
 
 
Agriculture physique et spirituelle :
 
L'agriculture est une image du monde spirituel, elle décrit la manière dont Dieu entre en communication et rétablit sa relation avec l'homme. La semence est la parole de Dieu (Mt 13:19) et la moisson est la fin des temps (Mt 13:39). La semence est plantée en terre, représentant les cœurs des hommes (Ge 2:7), la loi les prépare à la réception de la parole de Dieu. Le cœur de l'homme est comparé à un terrain plus ou moins fécond suivant son état (Mat 13). Les « non pardon », les séductions du monde, les soucis, etc., empêchent la semence de germer et de croître. Mais un cœur bien disposé est un cœur fertile qui médite la Parole, accepte le changement, le renoncement et la repentance. La semence est plantée dans le cœur de l'homme, un arbre y pousse, et un fruit y apparaît : c'est le fruit de l'Esprit : l'amour, la paix, la joie, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur et la maîtrise de soi (Ga 5:22). La vendange est la récolte du fruit de la vigne : des fruits de nos cœurs (Es 55:9-11).
 
Jésus est le cep et nous sommes les sarments. Si nous sommes en lui, nous porterons du fruit et glorifierons le Père (Jn 15). Jésus va plus loin en disant « on reconnaît l'arbre à son fruit » (Mt 12:33). La parole de Dieu est la semence à partir de laquelle germe un arbre, puis cet arbre porte des fruits. Jésus est la parole de Dieu (Jn 1:1), il est l’arbre de vie. Lorsque nous portons cet arbre de vie, nous acquérons le caractère de Christ jusqu’à ce que nous soyons parvenus à la perfection, à la stature parfaite (Ep 4:13). Une forme de psychologie classe les caractères en catégories (colériques, sanguins, flegmatiques, etc.), elle a même tendance à les fataliser. Mais nous n’avons pas le droit de nous cacher derrière ces classements car ce ne sont pas des caractères de Christ. Notre véritable identité se trouve en Dieu, et notre caractère est amené à la perfection par le Saint-Esprit jusqu’à ce que Christ soit bâti en chacun de nous. Dieu cherche des fruits pour sa récolte, il vient dans le jardin des cœurs pour se régaler (Ja 5:7, Os 6:3). Sommes-nous des jardins fructueux ou infertiles ? Peut-il se rassasier ?
 
Plusieurs fois la Bible fait un parallèle entre les deux venues de Jésus et les pluies de la première et de l'arrière-saison (De 11:14, Joël 2:23) Ces deux pluies sont nécessaires et suffisantes pour que les semences poussent, que les fruits arrivent à maturité et que l’homme parvienne à l’image de Christ. Les deux venues de Jésus sont donc nécessaires et suffisantes pour que nos cœurs soient transformés et que la parole de Dieu y croisse. La première pluie correspond à la première venue de Jésus. A ce moment-là, la terre est arrosée et la semence peut pousser. Puis vient la deuxième pluie qui conduit les fruits à maturité. Les deux venues de Jésus accomplissent les prophéties. Elles restaurent l'homme et le conduisent dans sa destinée, jusqu’à ce que le salut soit pleinement accompli et que la création entre dans le repos de Dieu. « Il y a donc un repos de sabbat réservé au peuple de Dieu » (He 4:9). Le véritable repos du sabbat est l’état de quiétude parfaite en présence de l’Eternel une fois libre du péché.
 
Le chemin :
 
La destinée de l’homme est expliquée dès le début de la Bible. L'Eternel demande à Adam d'entretenir le jardin d'Eden, lieu de leur rencontre : son cœur. Mais à cause du péché, l’homme doit quitter le jardin et les animaux sauvages ravagent tout. Le lieu de la rencontre est détruit, son cœur est une pierre, l’homme devient séparé de Dieu, et par conséquent des autres et de lui-même. Dans son merveilleux dessein Dieu veut restaurer notre jardin pour qu’à nouveau le banc des amours soit occupé, car notre Créateur est un Dieu de communion, il désire une relation intime avec sa créature. Le Père désire rétablir la communion avec l'homme, puis réconcilier l'homme avec lui-même et restaurer les relations de l'homme avec les autres, tout cela dans le but de construire sa demeure éternelle : nous sommes le tabernacle du Dieu vivant. La description du tabernacle physique dans l’Exode et du sacerdoce sont l’image de notre rédemption. « Notre corps est le temple du Saint-Esprit » (1 Co 6:19). C'est un mystère, nous sommes chacun un temple et ensemble nous formons le temple, constitué de pierres vivantes : « J'habiterai au milieu des enfants d'Israël et je serai leur Dieu » (Ex 29:45).
 
Description des fêtes de l'Eternel
 
Les traditions juives ont été ajoutées à la loi de l’Eternel au fil du temps, néanmoins elles constituent la culture juive qu’il est indispensable de connaître pour comprendre les paroles de Jésus. En effet, bien que Jésus soit le fils de Dieu, il est né de parents juifs, a été élevé dans la culture juive et a parlé premièrement au peuple juif selon sa culture et son langage (Mt 10:6, 15:24). Il est d'abord venu sauver les brebis de la maison d'Israël (Ac 3:26). C'est pour cela que nous devons revenir à nos racines juives, afin de saisir d'où l'on vient et où l'on va. Les Juifs ont eux-mêmes ajouté un certain nombre de fêtes dans leur calendrier, mais pour éviter de nous égarer nous nous limiterons uniquement aux fêtes ordonnées par l'Eternel.
 
Calendrier Grégorien
Calendrier Juif
Temps Agricoles
Fêtes de l’Eternel
Nov.
9 : Kislev
Pluie de la première saison ou d’automne ou précoce
 
Déc.
10 : Tevet
Semailles
 
Jan .
11 : Shvat
Semailles
 
Fév.
12 : Adar
 
 
Mars
1 : Nissan
 
Pâque, Gerbe des Prémices, Pains sans Levain
Avril
2 : Iyar
Pluie de l'arrière-saison ou de printemps ou tardive
 
Mai
3 : Sivan
Moisson
Pentecôte
Juin
4 : Tamouz
Moisson
 
Juil.
5 : Av
 
 
Aout
6 : Eloul
Récolte de fruits
 
Sept
7 : Tishri
Vendange
Trompettes, Expiations, Tabernacles
Oct.
8 : Heshvan
 
 
 
La Bible énonce neuf fêtes ; sept annuelles : la Pâque, Gerbe des Prémices, Pains sans Levain, Pentecôte, Trompettes, Expiations et Tabernacles ; une mensuelle : la fête de la nouvelle lune ; et une hebdomadaire : le sabbat. Parmi les sept annuelles, trois sont principales : la Pâque, la Pentecôte et les Tabernacles (Ex 23:14). Au temps de Salomon, ces fêtes étaient respectées (2 Ch 8:13), mais les sacrifices se sont arrêtés à la destruction du temple par les Romains en l’an 70. Depuis, la célébration des fêtes par le peuple juif se perpétue par la prière.
 
 
Fête de la Pâque puis des Pains sans Levain
 
La première fête dans l'ordre chronologique annuel est celle de la Pâque ( xop   «   Pessah » : passer par-dessus), elle a lieu le quatorzième jour du premier mois. Elle est suivie directement par la fête des Pains sans levain ( tum « Matzah » : azyme, non levé, qui vient de Uum « matsat » : savourer) pendant une semaine jusqu'au vingt et unième jour. La Pâque est une commémoration de la sortie d'Egypte, afin que les Israélites n'oublient pas d’où ils viennent, ni la délivrance de la main de Pharaon par l’Eternel. Puis pendant sept jours, ils mangent des pains sans levain, rien de levé ne se trouve dans les habitations pour qu’ils se rappellent qu’au jour de la sortie d’Egypte ils sont sortis à la hâte, et que leur pâte n’avait pas eu le temps de lever (Ex 12:11).
 
Durant la Pâque (Ex 12:1-28, Le 23:5, No 28:16, De 16:1-2) le peuple sacrifiait le quatorzième jour du premier mois entre les deux soirs un agneau mâle d'un an sans défaut. Le livre de l'Exode ajoute que cet agneau était choisi le dixième jour et observé pendant quatre jours. Dans la tradition juive, une fois installés en Terre promise, les Israélites ne sacrifiaient pour la Pâque que des agneaux venant de Bethléem. Le principal sacrificateur offrait l’agneau pour le péché du peuple au cours d’une cérémonie. Une fois celle-ci terminée, il se présentait face au lieu très-saint entre 15h et 18h à la fin de la journée et s’écriait « tout est accompli ». Ce jour solennel est suivi par la fête des Pains sans levain. A cette occasion, le peuple d’Israël vidait son habitation de levain et n’en mangeait pas. Il ne consommait que des pains sans levain, plats, striés et percés de trous, confirmant « l’azimité » du pain.
 
La première fête de la Pâque a eu lieu juste avant la sortie d'Egypte. En ce jour-là, les Israélites ont appliqué le sang de l'agneau sur le linteau de leurs portes, pour se mettre à l'abri de l'exterminateur venu tuer tous les premiers-nés.
 
Fête de la Gerbe des Prémices
 
Une fois entrés en Terre promise, les Israélites devait célébrer la fête de la Gerbe des Prémices ( tyvar « reshit » : commencement, prémices) (Le 23:9-14). Cette fête s'accomplissait le lendemain du sabbat qui suit la Pâque, c'est-à-dire le troisième jour après Pâque. On apportait une gerbe au sacrificateur qui la secouait devant l'Eternel pour qu'elle soit agréée. Par cette fête les Israélites remerciaient Dieu pour la future moisson qu'il allait leur donner. En Terre promise l'Eternel demanda de le célébrer par l’offrande des prémices de tous les fruits du sol (De 26:2). C’est une loi spirituelle que de remercier l’Eternel à l’avance pour ses futures bénédictions. Cela fait partie de la dîme, et le respect de cette loi nous garde de l’avarice et de la dépense, elle nous enseigne l’administration des biens du Royaume.
 
Faisons une petite parenthèse au sujet de la dîme. Le mot dîme vient de ( rvem) qui signifie   : dixième. Prélever la dîme signifie donner le dixième de ce que l’on a reçu. L’ancien testament en présente trois différentes. Jésus aborde peu le sujet. Quant à Paul, il conseille de donner avec libéralité. La première dîme est celle qui revient à la personne elle-même, c’est une réjouissance avec l’Eternel (De 14:22-26) : elle a lieu chaque année. La deuxième dîme est donnée une fois tous les trois ans aux Lévites pour le service du tabernacle, aux étrangers, aux orphelins et aux veuves (De 14:27-29 ; No 18:20-24). Enfin la dernière dîme est la dîme de la dîme : les Lévites font la dîme de ce qu’ils reçoivent et la donnent aux sacrificateurs (No 18:25-32), c’est leur salaire pour le service effectué. Aujourd’hui, les prélèvements sociaux sont déjà une « sorte » de dîme, et nous sommes nous-mêmes lévites et sacrificateurs.
 
Dans la tradition Juive, la célébration de la fête de la Gerbe des Prémices est considérée comme un sabbat. Cette fête commence le « comptage de l’omer ». L’omer est cette gerbe des prémices secouée de part et d’autre. Durant cette période, on compte les jours restant jusqu’à la prochaine fête : Shavouot. Ce comptage dure 49 jours (7x7 jours) ou 7 semaines.
 
Fête de Shavouot ou de la Pentecôte
 
Cinquante-deux jours après la fête de la Pâque au troisième mois de l’année, l'Eternel ordonne au peuple de célébrer une fête pour la moisson qu'il a donnée (Le 23:15-22, No 28:26-31, De 16:9-22). Elle s’appelle jour des Prémices (No 28:26) ou jour des semaines : « Shavouot » (

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