J'ai vécu longtemps

-

Livres
216 pages
Lire un extrait
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Après avoir raconté ses souvenirs des années d'occupation, l'auteur retrace l'ascension sociale qu'offrait la République tout en faisant part de son étonnement face à la découverte de certains aspects contestables de son fonctionnement. Sa rencontre avec le jazz et le judo s'inscrit dans ce qu'il croit devoir aux hommes et aux femmes qu'il a rencontrés. La gratitude l'envahit lorsqu'il découvre les difficiles parcours de ceux qui l'ont précédé.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 19 février 2019
Nombre de visites sur la page 0
EAN13 9782140114342
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0127 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
Gérard Glandier
J’ai vécu longtemps Récit
Les impliqués É d i t e u r
J’ai vécu longtemps
Les Impliqués Éditeur Structure éditoriale récente fondée par L’Harmattan, Les Impliqués Éditeur a pour ambition de proposer au public des ouvrages de tous horizons, essentiellement dans les domaines des sciences humaines et de la création littéraire.
Déjà parus Rodhain (Claude),Obsession, 2019. Lallement (Anne-Marie),? et autresPourquoi La Nouvelle-Orléans nouvelles, 2019. Dhelvallée (Adrienne),Les saisons intermédiaires,2019.Maombi Mushi (Fabien),L’économie de la République démocratique du Congo, Croissance ou recul ?, 2019 Lallement (Anne-Marie),Au Café sans nom. Un cahier rose pour Patti Smith, 2019. Sastre (Danièle),Entre nous – 1996-1997. Les batailles du désir, 2019. Lagot (Daniel),Un combat pour la paix, Récit, Nouvelle édition revue et augmentée, 2019. Dhoquois-Cohen (Régine),Allons bon ! Le siècle de mon père. 1894 (Oran) – 1992 (Paris),2018. Viellevoye (Josée),Sur les sentiers…, 2018.Boulaire (Danielle),Impressions d’Ouzbékistan. Kaléidoscope, 2018.
Ces dix derniers titres de ce secteur sont classés par ordre chronologique en commençant par le plus récent. La liste complète des parutions, avec une courte présentation du contenu des ouvrages, peut être consultée sur le site : www.lesimpliques.fr
Gérard Glandier
J’ai vécu longtemps Récit Les impliqués Éditeur
© Les impliqués Éditeur, 2019 21 bis, rue des écoles, 75005 Paris www.lesimpliques.fr contact@lesimpliques.fr ISBN : 978-2-343-16186-0 EAN : 9782343161860
Préface
J’ai eu la chance de vivre longtemps. Dans un pays riche de culture, d’histoire, où la vie est plus facile que presque partout ailleurs sur la planète. Fils unique de parents qui, comme leurs propres parents, connurent une remarquable élévation sociale et culturelle, j’ai voulu, et ils me le permirent, aller dans le même sens. Sans Marie-José dont le dévouement pour ceux qui étaient autour d’elle explique la disponibilité dont j’ai bénéficié, il m’aurait été difficile de continuer ce chemin. Nos enfants ont été un exemple pour moi dans leur capacité à surmonter des situations très – parfois trop – difficiles. Confronté à l’adversité, il m’est souvent arrivé de me souvenir de leurs réactions, de leurs comportements lorsqu’ils faisaient face aux rigueurs de l’existence. Ma rencontre avec Sylvie m’a permis d’avoir une fin de vie privilégiée par l’affection dont elle m’a entouré. Mais je ne saurai oublier les rencontres innombrables, amicales, musicales, professionnelles, sportives qui m’ont permis de connaître des hommes et des femmes qui enrichirent ma compréhension de la vie en m’apprenant des façons d’être qui me seraient restées étrangères. Mes petits-enfants arrivèrent tard dans ma vie. J’aurais aimé les rencontrer plus tôt, plus longtemps, plus souvent. C’est principalement pour eux que j’ai écrit ces mémoires. Je ne sais s’ils retiendront un jour leur intérêt, mais pour avoir regretté ne pas en savoir plus sur ceux qui m’ont précédé, étant le seul descendant des deux dernières générations, j’ai voulu qu’ils puissent le moment venu satisfaire leur éventuelle curiosité et qu’ils sachent un jour
qu’au fil du temps la reconnaissance que je porte à mes parents et à mes ancêtres n’a fait que grandir. Je ne terminerai pas ces quelques lignes sans mentionner l’immense respect que m’a inspiré le père de Marie-José dont le courage et les faits d’armes mériteraient à eux seuls un ouvrage. Marie-José a réuni beaucoup d’éléments sur sa vie. J’espère qu’ils ne seront pas dispersés et qu’un jour il en sera tiré parti.  Pour Mathieu, Lou, Sophie et Nicolas
Sommaire 1 – Au plus loin de ma mémoire ........................................ 9 2 – Guerre et libération .................................................... 15 3 – Maternelle et communale........................................... 29 4 – Le lycée ...................................................................... 37 5 – L’École polytechnique ............................................... 63 6 – La rencontre de Marie-José........................................ 77 7 – Une vie professionnelle bien remplie ........................ 85 8 – Les Glandier et les Bergin........................................ 143 9 – Marie-José, Laure et Bertrand.................................. 161 10 – L’âge de la retraite ................................................. 175 11 – La vie : c’est quoi ? ................................................ 191 12 – J'ai vécu longtemps, j'ai appris beaucoup … ......... 207
1 – Au plus loin de ma mémoire J’ai vécu longtemps. Je me souviens, au début des années 40 dans un Paris géré par les nazis, du troisième étage au 64 de la rue de Vouillé dans le quinzième populaire. Pas d’ascenseur, pas de chauffage central, pas de salle d’eau, la cuisine en était le substitut, et une vie heureuse. On le sait plus tard. Trois petites pièces qui ne devaient pas dépasser 50 mètres carrés étaient mon royaume. Mon petit lit fut d’abord dans la chambre de mes parents. Dans cette chambre se trouvait une commode en noyer dont les pieds formaient une sorte de tunnel en U renversé. Le devant de cette commode était masqué par un fauteuil en dissimulant l’entrée de ce qui ne pouvait être qu’une caverne ou plutôt une mystérieuse tanière. Chaque soir après le dîner, une peur épouvantable m’envahissait lorsque mes parents voulaient me coucher dans cette chambre où je me retrouverais seul. Cette commode ne pouvait que cacher l’antre d’un lion qui me ferait un mauvais sort aussitôt que la porte aurait été refermée. La terreur était là et mon Père, pour éviter mes cris et ma résistance physique, devait m’accompagner et me faire constater qu’il n’y avait aucun animal sous cette commode. Mais, bien sûr, comme le lion était rusé – je savais bien qu’il avait anticipé cette recherche et qu’il s’était caché ailleurs – ce n’était qu’après qu’aient été ouvertes toutes les portes des armoires, celle du « cabinet noir » et qu’ait été vérifiée son absence sous le lit de mes
9