La première fois
116 pages
Français
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Description

A travers sept textes autobiographiques, Julie Dollé évoque toutes ces premières fois que chacun connaît, ces expériences qui peuvent parfois faire brutalement basculer nos vies. On y retrouve les thèmes qui lui sont chers : un amour brûlant pour le piano, un appétit insatiable pour les livres, sa passion pour la philosophie, sa première expérience de la mort, sa découverte du sentiment amoureux et celle du monde de l'analyse...

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 décembre 2013
Nombre de lectures 18
EAN13 9782336332819
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

le piano plus précisément –, un appétit insatiable et très tôt affirmé pour
réflexif sur le bonheur, on trouve à la fin de ce deuxième ouvrage un texte réunissant des réflexions sur le rapport de l’Homme à la nature.
sensible aux violences infligées à la Terre, elle dénonce la folie de ses
de réfléchir sur le long terme et contrôler la croissance de la population
Julie Dollé
La première fois autobiographie
LA PREMIÈRE FOIS
La première fois
Julie Dollé
La première fois
Autobiographie
Du même auteur Vaincue parfois… Résignée jamais !,L’Harmattan, 2011 © L’Harmattan, 2013 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-02158-4 EAN : 9782343021584
A Madame B. Pour ce que je connais d’elle
- « C’est la première fois que cela m’arrive », dis-je à mon professeur de philosophie de khâgne au cours d’une colle. Et lui de me répondre : - « Mademoiselle Dollé, il y a beaucoup de choses qui vont vous arriver pour la première fois dans votre vie. »
I
1 « La musique souvent me prend comme une mer. »
C’est un piano droit, contre un mur. Ronan s’apprête à jouer et je ne vois que son dos. Je suis debout, quelques pas derrière lui, le bassin légèrement en appui sur une table, les bras croisés. Je m’apprête à écouter, je suis calme. Nous sommes calmes. Ronan laisse d’abord place au silence, pendant une bonne quinzaine de secondes. Ses mains posées sur ses cuisses, il regarde la partition installée sur l’instrument. Toujours, le silence règne. Il ne se passe rien, en apparence en tous les cas. Dans ces dispositions, à deux dans la même pièce, c’est long une quinzaine de secondes dans le silence le plus complet. Essayez, vous verrez. Et puis, ça y est. Ça commence. Tranquillement, les doigts se mettent en action. Je les vois rapidement comme les corps tout aussi sveltes que musclés des petits rats de l’opéra dansant avec une élégance voluptueuse sur
1- Baudelaire C.,Les Fleurs du Mal, Spleen et Idéal, La Musique, Paris, La Pléiade, 1997, p. 68
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