Les pires formes de travail des enfants à Kinshasa

Les pires formes de travail des enfants à Kinshasa

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Français
106 pages

Description

Cet ouvrage ne porte pas seulement sur l'inventaire descriptif des pires formes de travail des enfants dans les vingt-quatre communes de la ville de Kinshasa et sur la présentation de son cadre juridique et institutionnel. L'étude est en effet enrichie d'une enquête, dont la finalité est la perception que ces enfants ont aussi bien du travail qu'ils font, du salaire qu'ils touchent, des risques qu'ils encourent, de leurs lendemains, que de tout autre sentiment qu'ils éprouvent en rapport avec leur travail.

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Date de parution 10 juillet 2019
Nombre de lectures 0
EAN13 9782140126321
Langue Français
Poids de l'ouvrage 4 Mo

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pandémies et conits armés.
présentation de son cadre juridique et institutionnel. L’étude est en eFet enrichie d’une enquête, dont la Inalité est la perception que ces enfants ont aussi bien
sentiment qu’ils éprouvent en rapport avec leur travail.
Joseph Ar thur MONDIMO ABENDJE
les pires formes de travail des enfants
a kinshasa
Préface d’Abraham Wufela Y’Aekolingo André L.
Les pires formes de travail des enfants àKinshasa
Joseph ArthurMondimo Abendje
Les pires formes de travail des enfants àKinshasa
Préface d’Abraham WUFELA Y’AEKOLINGO André L., directeur de recherche au CRESH et professeur à l’Université protestante au Congo
© L’Harmattan, 2019 5-7, rue de l’École-Polytechnique75005 Paris www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-17690-1 EAN : 9782343176901
Préface L’ouvrage que voici, le troisième, si nos souvenirs ne nous trahissent pas, élaboré par le Professeur Dr Mondimo, psychologue de formation, est, à notre avis, d’un intérêt certain. Il devra se trouver sans aucun doute dans les bibliothèques de tous ceux qui, de l’une ou de l’autre manière, de près ou de loin, sont impliqués dans les questions relatives au travail des enfants à travers le monde. L’intérêt de l’ouvrage est d’autant plus grand que le sujet traité – les pires formes de travail des enfants – est d’une brûlante actualité dans le monde du travail, particulièrement, en Europe centrale et orientale suite aux bouleversements socio-économiques y intervenus il y a plus d’une décennie et surtout en Afrique où l’arbitraire, la faim et la misère extrême engendrent régulièrement pandémies et conflits armés. La République Démocratique du Congo, pays africain aux dimensions continentales où depuis quelques années et, d’une manière récurrente, les épidémies et pandémies, les guerres fratricides ou d’agression semblent avoir élu domicile, peut paraitre à maints égards et aux yeux de nombreux observateurs comme une terre privilégiés où s’exerceraient les pires formes de travail des enfants. Vu sous cet angle, on peut affirmer que ce travail apparait à un moment favorable où les uns et les autres, en Afrique ou ailleurs, qui aimeraient bien connaitre, en ce qui concerne les pires formes de travail des enfants, la situation qui prévaut actuellement en République
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Démocratique du Congo, trouveront, ici, une réponse adéquate venant d’un cadre congolais.
L’intérêt de l’étude tient également à l’approche scientifique mise en œuvre par l’auteur. En effet, l’ouvrage ne porte pas seulement sur l’inventaire descriptif des pires formes de travail des enfants dans les vingt-quatre communes de la ville de Kinshasa et la présentation du cadre juridique et institutionnel. Cette partie de l’étude est agréablement enrichie par une enquête ayant comme finalité la perception que ces enfants, exerçant les pires formes de travail, ont aussi bien du travail qu’ils font, du salaire qu’ils touchent, des risques qu’ils encourent, de leur lendemain que de tout autre sentiment qu’ils éprouvent en rapport avec leur travail. Par ailleurs, si l’on se rappelait que l’OIT qui, depuis longtemps, est fortement préoccupé par cette situation, avait fixé en 2016 l’éradication de ce fléau, on peut affirmer sans fausse modestie que le Professeur Mondimo, par cette publication, s’impose comme l’un des meilleurs interlocuteurs congolais de l’OIT concernant les questions relatives au travail des enfants en général et, aux pires formes de travail des enfants en particulier. Enfin, en terminant cette préface encore trop courte, souhaitons d’ores et déjà, de tout cœur, franc succès et longue vie à ce livre.
Abraham WUFELA Y’AEKOLINGO André L. Directeur de Recherche au CRESH et Professeur à l’Université Protestante au Congo
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Avant-propos Le travail des enfants est un fléau social qu’il faut combattre étant donné l’importance de cette période qu’est l’enfance pour le devenir de l’enfant, lui-même et, pour celui de la société tout entière. Des millions d’enfants à travers le monde en général, en Afrique et en République Démocratique du Congo, en particulier, vivent une enfance difficile, sans amour, sans soins ni protection ; une enfance qui se passe dans un cadre familial ou dans la rue qui ne les incitent pas à donner la pleine mesure de leurs capacités. La pauvreté, les conflits armés, le VIH/SIDA, la dissolution familiale et l’instabilité de foyers en sont les causes les plus connues. Et, cette situation qui pousse ces enfants à travailler se reproduira de génération en génération, parce que les enfants qui travaillent, aujourd’hui, deviendront plus tard parents, leurs enfants risqueraient également d’être privés de leurs droits. Nous voulons démontrer que l’efficacité des mesures de prise en charge des enfants devrait se fonder sur la connaissance de leurs opinions, de leurs perceptions, de leurs besoins, de leurs aspirations, de leurs sentiments, de leurs intérêts, de leurs valeurs et de leurs attitudes. Ces caractéristiques affectives des individus jouent un rôle capital dans le processus éducatif tant en ce qui concerne les buts que les moyens. Selon qu’elles sont reliées positivement ou négativement à un objet, ces caractéristiques sont considérées comme facilitatrices ou
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