Un médecin d
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Un médecin d'Oran dans la guerre de libération

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Description

A travers le récit de la vie de son père Tami Medjbeur, médecin algérien engagé dans le FLN, l'auteur retrace le déroulement de la guerre d'Algérie. Après sa mort, réunissant ses notes de prison dans lesquelles il décrivait les derniers instants de ses jeunes codétenus condamnés à mort, la nécessité s'est imposée à elle de tenter de reconstituer le cheminement existentiel de son père, de la période coloniale aux années âpres de la guerre.

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Informations

Publié par
Date de parution 01 juillet 2012
Nombre de lectures 31
EAN13 9782296498723
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Un médecin d’Oran dans la guerre de libération
Graveurs de MémoireCette collection, consacrée essentiellement aux récits de vie et textes autobiographiques, s’ouvre également aux études historiques * La liste des parutions, avec une courte présentation du contenu des ouvrages, peut être consultée sur le sitewww.harmattan.fr
Soraya MEDJBEUR BENYELLES Un médecin d’Oran dans la guerre de libération
Couverture : L’Algérie vue d’Oran © L’HARMATTAN, 2012 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-99450-8 EAN : 9782296994508
A Tami MEDJBEUR, mon père,
« Pour vivre, loi suprême, Il me faut, comme à toi, l’air et la liberté. »
Louise MICHEL
PROLOGUE Bien que plusieurs décennies soient passées depuis la fin de la guerre d’Algérie, son évocation continue à susciter les passions les plus vives. La raison est probablement à rapporter d’une part au bilan humain très lourd et d’autre part aux bouleversements de grande ampleur que ce conflit a occasionnés. J’ai gardé de mon enfance, enfoui, le souvenir, parfois très précis, d’autres fois plus flou, de ces événements qui ont déchiré la vie de mes parents et des autres adultes qui m’étaient proches. De tout cela une chose m’apparaît indiscutable, c’est le sentiment d’humiliation et d’injustice vécu alors par la population algérienne et la grande amertume qui en a résulté. Je me devais de la dévoiler au grand jour. Comme il en est question dans de nombreux domaines et pour des questions diverses dans l’histoire, la résilience ne peut être obtenue que lorsque la souffrance a pu être exprimée puis entendue et reconnue par les autres. De nombreux ouvrages d’historiens ont traité de cette guerre dans ses moindres détails et, pour beaucoup d’entre eux, avec la plus grande rigueur. Pourtant, au fil du temps, il m’est apparu qu’au-delà de la grande histoire, le récit du parcours des individus, à l’échelle humaine, aide à mieux comprendre l’intensité de la souffrance vécue et les raisons qui y ont conduit, particulièrement pour celui qui s’est trouvé dans le camp opposé.
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C’est ainsi que les plaies pourront se refermer, permettant de tourner définitivement une page de l’histoire dans l’apaisement et enterrer enfin les haines que cette guerre a générées. De plus, cette démarche procède aussi du devoir de mémoire.Ce dernier doit être reconnu comme légitime pour tous les peuples sans distinction et pour toutes les situations, sans censure ni tabou, brandis par quelque nécessité du présent que ce soit. Pour ma part, j’ai toujours admiré mon père pour son engagement et ses choix pendant cette guerre car ils m’ont toujours paru logiques et légitimes. Ses positions humanistes découlaient sans doute aussi de sa formation de médecin qui le conduisait à prodiguer tout naturellement son aide à toute personne qui le requérait. Après sa mort, réunissant ses notes de prison dans lesquelles il décrivait avec beaucoup d’émotion les derniers instants de ses jeunes codétenus condamnés à mort, la nécessité s’est imposée à moi de tenter de reconstituer le cheminement existentiel de mon père, de la période coloniale, insouciante et indolente, aux années âpres de la guerre. Je me suis efforcée dans cette tâche à raconter les choses de la façon la plus objective possible, en me servant du regard de ceux qui les ont vécus. SORAYAMEDJBEURBENYELLESParis, le 16 Mai 2011 - 10 -