Aimé CESAIRE Et La relecture de la colonialité du pouvoir
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Description

Buata Malela propose une mise en situation des écrivains antillais et africains qui ont dominé la scène littéraire francophone depuis la seconde guerre mondiale et une relecture de leurs œuvres. Il ne propose ni biographies, ni monographies des uns et des autres, ni des lectures directes de leur abondante production romanesque, poétique, dramatique. […] Son propos relève d’une sociologie de la littérature, entendue de manière spécifique : écrivains et œuvres se comprennent selon leurs positions comparées au regard des faits du pouvoir colonial et de l’aliénation, et selon les rapports d’accord, de désaccord, manifeste ou implicites, qu’ils entretiennent entre eux et à travers leurs idéologies et leurs œuvres.

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Informations

Publié par
Date de parution 01 mars 2019
Nombre de lectures 4
EAN13 9782916121192
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

DU MÊME AUTEUR
Les Écrivains afro-antillais à Paris (1920-1960) : Stratégies et postures identitaires, Paris, Karthala, coll. « Lettres du Sud », 2008. Aimé Césaire. Le îl et la trame. Critique et îgurations de la colonialité du pouvoir, Paris, Anibwe, 2009. Michael Jackson. Le visage, la musique et la danse : Anamnèse d’une trajectoire afro-améri-caine, Paris, Anibwe, coll. « Liziba », deu-xième édition 2014. avec Linda Rasoamanana & Rémi Tcho-kothe (dir.),Les Littératures francophones de l’archipel des Comores, Paris, Classiques Gar-nier,coll. « Rencontres », 2017. avec Simona Jisa & Sergiu Miscoiu (dir.), Littérature et politique en Afrique. Approche transdisciplinaire, Paris, éditions du Cerf, coll. « Patrimoines », 2018.
Aimé Césaire et la relecture de la colonialité du pouvoir
avec Sartre, Fanon, Glissant, Kourouma, Badian, Schwarz-Bart, Dadié et Ouologuem
Cet ouvrage est la version revue et corrigée de l’édition de 2009 parue sous le titre d’Aimé Cé-saire. Le îl est la trame. Critique et îguration de la colonialité du pouvoir.
Il nous a semblé judicieux de revoir le titre pour rendre justice au contenu de l’ouvrage. Nous remercions chaleureusement Kassi Assémian pour l’accueil de cet ouvrage, le professeur Jean Bessière pour ses conseils et sa préface, Hans Färnlöf et Fanny Laurent pour leur releture at-tentive, Rémi Tchokothe et Gérald Désert pour leurs encouragements permanents.
© Anibwe 2018
Éditions Anibwe anibwe@yahoo.fr www.anibwe.com
ISBN 978-2-916121-96-3 ISSN : 2259-8626
Buata B. MALELA
Aimé Césaire et la relecture de la colonialité du pouvoir
avec Sartre, Fanon, Glissant, Kourouma, Badian, Schwarz-Bart, Dadié et Ouologuem
Préface de Jean Bessière
Sommaire Préface9 Avant-dire« Le même qui depuis toujours m’obsède » 15
Partie I Le moment Césaire 28
I. De la crise nationale à la reconquête de soi 29 1. Aimé et Suzanne Césaire résistants 29 2. Césaire et Damas résistants 34 II. L’ère des réajustements : indépen-dances et colonialité 41 1. La gure de Sartre et la présence afro-antillaise 41 2. Le recul de l’engagement : pratique transgénérique 45 3. Deux moments du champ : de l'affaiblissement sartrien au structuralisme 48 4. L’anticolonialisme césairien 70 5. De la poésie au théâtre césairien 73 6. Sartre entre anticolonialisme et dialectique 76 III. La mise en scène de îgures de proximité 89 1. Des gures populaires à la conscience nationale 91 2. Du grand stratège politique à l’autoritarisme 115 3. Souffrance, contre-guration et théâtralisation de la violence 130 4. Césaire/Sarte et les deux Lumumba 142 5. Fanon/Sartre sur les damnés de la terre 159
IV. Des archétypes de la proximité avec soi-même et le monde 173 1. Ambivalence, historialité et identité 174 2. De l’autobiographie à l’écriture etètymalogique 179
Partie II Paradigme Césaire postmodernité 182
et
V. L’écart au nomos césairien 185 1. De la reconguration à la déconstruction 186 2. De l’archéologie du passé à l’archétype de la parenté : Edouard Glissant 199 3. L’archétype de la parenté : Schwarz-Bart, Kourouma & Badian 210 4. De la violence à la souffrance : Glissant 229 5. De la violence à la souffrance : Badian, Kourouma & Schwarz-Bart 237 6. De la violence à la souffrance : les Schwarz-Bart, Ouologuem & Dadié 243 VI. Ambivalence et historialité du dis-cours glissantien 277 1. Identité-Relation, principe et hénélogie 277 2. Métaphores et gurations
Finale « Le îl et la trame »293 Références bibliographiques 306 Index314
Préface
Buata Malela propose une mise en si-tuation des écrivains antillais et africains qui ont dominé la scène littéraire fran-cophone depuis la seconde guerre mon-diale et une relecture de leurs œuvres. Il ne propose ni biographies, ni monogra-phies des uns et des autres, ni des lec-tures directes de leur abondante produc-tion romanesque, poétique, dramatique. Il n’offre, dans une perspective explica-tive, ni précis arrière-plans historiques, ni présentation des pouvoirs de la co-lonisation, ni approche particulière des temps de la décolonisation. Son propos relève d’une sociologie de la littérature, entendue de manière spécique : écri-vains et œuvres se comprennent selon leurs positions comparées au regard des faits du pouvoir colonial et de l’aliéna-tion, et selon les rapports d’accord, de désaccord, manifestes ou implicites, qu’ils entretiennent entre eux et à tra-vers leurs idéologies et leurs œuvres. Ces rapports sont eux-mêmes indissociables de l’histoire littéraire et de l’histoire des idées, qui caractérisent le champ littéraire francophone depuis la seconde guerre mondiale, et qui se sont construits sui-vant la succession et la différenciation de pensées et de moments dominants. On va ainsi de Sartre et de l’existentia-lisme, du marxisme au structuralisme, au poststructuralisme, sans qu’il faille conclure au caractère seulement déter-
minant de ces pensées et des moments qu’elles permettent d’identier. Il vaut mieux dire que ces pensées et ces mo-ments constituent des champs et des ho-rizons de positionnements spéciques et mutuels pour les écrivains concernés, en même temps qu’ils offrent au critique des moyens de lecture et d’interpréta-tion. La gure d’Aimé Césaire domine ce parcours critique. Les raisons de cette domination sont évidentes : l’écrivain antillais est un grand aîné ; il a vécu et écrit sufsamment longtemps pour per-mettre, par ses propres positions poli-tiques, idéologiques, et par son œuvre, une lecture continue et comparée des moments et des écrivains qui identient l’histoire du face à face avec la colonia-lité et avec l’après-colonialité, depuis la seconde guerre mondiale. Il a surtout xé, de manière remarquable, à la fois dans une perspective littéraire et dans une perspective politique, le traitement de l’aliénation et de sa possible levée. Ce traitement, qui a, on le sait, largement évolué chez Césaire, constitue, sous la plume de Buata Malela, un l rouge, dont sont indissociables, d’une part, les analyses des divers écrivains et, d’autre part, le cadre sociologique de cet essai : quels que soient les champs français de la pensée, les revues, les groupes d’écri-vains, tous ont partie liée à un traitement de l’aliénation, sans qu’il soit nécessai-rement fait référence à la situation co-
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