Méditation du naufragé

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En prenant pour base le personnage d’un naufragé, Jean-Pierre Corbineau s'interroge sur le monde qui l’entoure. Les certitudes sont passées au crible, la différence entre foi et religion mise à nu. De quoi peut-on être sûr? Existe-t-il une vérité absolue, une conscience essentielle? Le naufragé qui ne sait rien en sait peut-être plus que nous… Avec cet essai court, abordable, mais pertinent, Jean-Pierre Corbineau nous sort en douceur de l’engourdissement dans lequel notre éducation et des siècles d’histoire nous ont plongés, et nous mène sur la voie de la réflexion quant aux vérités que nous tenions pour acquises et sur lesquelles nous n’avons jamais pris le temps de nous interroger. Une prise de conscience salutaire.

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EAN13 9782748366273
Langue Français

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Méditation du naufragé
Jean-Pierre Corbineau Méditation du naufragé
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À Janine
Il pourrait être une fois… Tant d’aventures peuvent survenir à chacun d’entre nous que nous pouvons en imaginer une. Ce conte ne met en scène ni roi, ni princesse, ni fée, c’est l’histoire de l’un d’entre nous, donc, fina-lement de nous tous. Il était donc une fois, quelque part sur un océan, un navire encerclé par une tempête. Le capitaine ayant perdu toute possibilité de manœuvre, le ba-teau, désemparé, dispersa aux quatre coins des vents toute sa cargaison vivante. Un des passagers, ayant lutté pour se maintenir à la surface de la mer, finit par trouver un flotteur de fortune. Cramponné à ce minuscule refuge, étouffé par l’eau le sel et le vent, seul et ignorant de son sort, il fut finalement jeté, inconscient, sur une plage déserte. La mer, en se retirant, le laissa, allongé sur le dos, solidement ancré par les épaules sur le sable de la grève.
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Ce conte pourrait être l’histoire heureuse d’un marin chanceux, rescapé d’un naufrage, c’est plu-tôt le début d’une expérience fondamentale. La tempête s’est éloignée, le soleil fait son ap-parition et réchauffe notre naufragé qui reprend lentement conscience. Il est vivant, pesant sur le sol, face à un grand vide bleu et lumineux, il est conscient d’être pré-sent dans un monde inconnu, il est incapable d’en savoir plus. Il a perdu, après sa nuit d’épreuves, tout souve-nir des habitudes humaines. Il a oublié toutes les connaissances que lui ont imposées depuis son enfance les grammairiens, les mathématiciens, les philosophes et les théologiens. Et, néanmoins, s’énonce lentement en lui la seule question qui ait un sens universel : « Com-ment peut-il se faire que je sois présent là, au-dessus de cet abîme ? » N’attendons pas de notre ami qu’il répète la fameuse formule de Descartes. Pour le moment il ne pense pas, il vient tout juste de renaître à la conscience. Il ne pratique pas encore la pensée qui est une conscience en marche. D’ailleurs, il n’a jamais possédé les facultés mentales de Descartes ; C’est un homme ordinaire, il n’était pas capable de dominer et de mettre en examen toutes les connaissances de son temps, il
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