Propos sur l'Afrique

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L'Afrique n'agonise pas, quoi qu'en disent les forcenés, tenus par des paris visant à exclure le continent du banquet de l'universel. Plutôt, elle tente désespérément de se révéler à elle-même, de ficeler et de conduire des développements. C'est à cette urgence que les auteurs se sont consacrés, faisant émerger à l'interstice d'une problématique univoque, des contributions plurielles pour offrir aux décideurs africains des choix alternatifs de gouvernance politique et économique.

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Date de parution 01 septembre 2013
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EAN13 9782336321257
Langue Français

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L’Afrique n’agonise pas, quoi qu’en disent des forcenés, tenus par des paris visant à exclure le continent du banquet de l’universel. Plutôt, elle tente désespérément de se révéler à elle-même, de îceler et de conduire des développements. C’est à cette urgence que l’auteur s’est consacré, faisant émerger à l’interstice d’une problématique univoque, des contributions plurielles pour offrir aux décideurs africains des choix alternatifs de gouvernance politique et économique.
Ainsi, au-delà de l’insuccès des plans — sans stratégies — de développement depuis 1960, l’ouvrage opère une symétrie stratégique et rompt avec l’acharnement galvaudé d’un développement mythico-représentatif à construire. Dans ce sens, il tente une douloureuse passerelle entre l’héritage colonial et post-colonial de l’Afrique, en s’écartant des débats distributifs — et peu indispensables — qu’entretiennent de façon disproportionnée des afro-centristes et afro-pessimistes.
Sous les plumes les plus diverses et dans une approche épistémologique propre à chaque science, les contributeurs se sont démarqués de la douloureuse commémoration d’uneAfrique maudite, s’abstenant de placer la fatalité dans l’histoire. Ils se sont refusés de se débarrasser de la peine de penser en admettant l’embarras de rechercher les causes du mal développement du continent et de susciter des réexions suggestives— et atemporelles — pour une vie du « Berceau de l’Humanité ». C’est dire, en déînitive, qu’ils n’ont pu se permettre, en plus, de laisser se déliter le seul symbole qui reste au continent noir : la réexion.
Alphonse Zozime Tamekamta est né en 1978 à Mbouda (Cameroun). Ancien étudiant del’École Normale Supérieure de Yaoundé, il attend de soutenir une Thèse pour le Doctorat Ph/D en Histoire, consacrée à la conictualité en zone CEMAC. Chercheur associé auGRIPet expert afIlié à (Bruxelles) Thinking Africail a publié cinq ouvrages chez (Abidjan), L’Harmattan. (tzozime@yahoo.fr)
ISBN : 978-2-336-29202-1 23
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Sous la direction de Alphonse Zozime TAMEKAMTA
Propos sur l’Afrique
Regards croisés des jeunes sur le développement e utilitaire du continent au 21 siècle
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Préfacedu professeur Jean-Emmanuel PONDI
Propos sur l’Afrique
Emergences Africaines Dirigée par Magloire KEDE ONANA La collection « ÉMERGENCES AFRICAINES » se propose de renverser des certitudes faciles. Nous sommes convaincus que l’Afrique, longtemps considérée comme en retrait, s’ouvre au monde, et est plus que jamais au cœur des enjeux. Son Histoire ne doit plus s’écrire ailleurs, par des continents eux-mêmes en crise de modèles à proposer/imposer. Une nouvelle génération très entreprenante d’Africains et d’Africanistes existe aujourd’hui, qui problématise et réécrit l’Histoire du continent dans toutes ses facettes, et par une approche multidisciplinaire. Il s’agit de dévoiler une Afrique des « Bonnes Nouvelles » : celle qui, parce que plus ouverte au monde, présente tous ses atouts d’émergence. Dernière arrivée dans la compétition mondiale, l’Afrique est capable d’apporter un élan différent à la mondialisation grâce à son devenir, qui est subordonné à son être.
Sous la direction de Alphonse Zozime TAMEKAMTA PROPOS SUR L’AFRIQUERegards croisés des jeunes sur le développement utilitaire du continent e au 21 siècle L’HARMATTAN
© L'HARMATTAN, 2013 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-336-29202-1 EAN : 9782336292021
Aux
Vrais intellectuels africains, acteurs de la Renaissance du Berceau de l’Humanité ; Vrais enseignants des universités camerounaises, soucieux du confort intellectuel de la jeunesse ; Contributeurs et co-auteurs, animés par la nécessité du combat de sens du continent.
PRÉFACE
La célébration des cinquantenaires de l’indépendance des pays africains a charrié plusieurs espoirs. Ces espoirs, résultats de l’euphorie innocente -peut-être- des années 1960, n’ont pu consolider, au bout du compte, les attentes. Sortis non indemnes de plusieurs siècles de marchandisation, de colonisation saignante et de luttes étriquées pour la liberté, les pays africains, dès 1960, se sont imposés l’intégration/unité et réconciliation nationales comme préalable au développement. Pour y parvenir, disait-on au début de la première décennie après les indépendances, il fallait, en théorie, unanimiser les discours et les stratégies. Cette exigence, défi honoraire de Kwamé Nkrumah, a abouti à la résurgence du débat contradictoire, faisant émerger à l’interstice de l’urgent et de l’indispensable, deux tendances intellectuelles : le panafricanisme maximaliste qui soutenait la fédération étatique du continent et le panafricanisme minimaliste militant pour le renforcement des cercles concentriques de solidarité.
Bien que la deuxième tendance ait prévalu, il a fallu, après moult efforts, que les dirigeants africains réalisent que les contingences factuelles, les dotations naturelles disparates, les actions nationales unilatérales risquaient de ne pas impacter significativement sur les économies. Dans ce sillage, de nombreux pays africains ont remarquablement bâti un socle appréciable à partir duquel la croissance économique zigzague. D’autres, par contre, élaborent encore des schémas opératoires qui tardent à fournir des résultats probants.
Conscients de la forte prédation de l’environnement international concurrentiel et de l’apprivoisement occidental des transactions avec l’Afrique, les dirigeants africains, depuis 1960, ont opté pour la collectivisation des efforts et des énergies. Dans ce cadre, des initiatives strictement régionales ont été entreprises, élaborées et entretenues par l’Organisation de l’unité africaine (OUA), devenue Union africaine (UA). Au
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