Clément, l
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Clément, l'ultime chapitre

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Clément, l'ultime chapitre "Avec mon jeu, je ne pensais pas durer si longtemps." Il est sûrement, avec Fabrice Santoro, le joueur qui a le plus passé de temps sur un court dans sa carrière. A 34 ans, Arnaud Clément s'apprête à vivre sa dernière saison comme joueur professionnel de tennis. Pendant 16 ans, il a réussi à monter les échelons pour se faire une place à part dans le coeur du public français. Une carrière exemplaire pour un joueur qui était à l'image de son style de jeu. Un homme courageux. Un combattant du fond du court qui ne lâche rien sur un terrain. Sur le circuit, il a réussi à faire avec ses armes face à des joueurs qui très souvent basent leur jeu sur la puissance. Physiquement, Clément reste un monstre sur le terrain. Joueur rapide, capable de courir pendant plusieurs heures avec la même intensité, il a épuisé et découragé plus d'un adversaire. Capable aussi de contrer avec talent grâce à une connaissance de lui-même et une exigence au- dessus de la moyenne. Cette dernière lui a d'ailleurs permis de se maintenir dans le top 100 depuis plus de 10 ans. Depuis ses débuts en 1995, Arnaud Clément a connu une progression linéaire qui lui a permis de s'installer comme l'une des figures incontournables du circuit. Ce qui le satisfait amplement. " J'ai progressé de manière constante et mon classement a toujours évolué dans le bon sens." Sa carrière, il la doit à ses parents qui l'ont toujours soutenu financièrement jusqu'à ce qu'il puisse subvenir à ses besoins.

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Date de parution 21 janvier 2012
Nombre de lectures 8
Langue Français

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Clément, l'ultime chapitre "Avec mon jeu, je ne pensais pas durer si longtemps."

Il est sûrement, avec Fabrice Santoro, le joueur qui a le plus passé de temps sur un court dans sa carrière. A 34 ans, Arnaud Clément s'apprête à vivre sa dernière saison comme joueur professionnel de tennis. Pendant 16 ans, il a réussi à monter les échelons pour se faire une place à part dans le coeur du public français. Une carrière exemplaire pour un joueur qui était à l'image de son style de jeu. Un homme courageux. Un combattant du fond du court qui ne lâche rien sur un terrain. Sur le circuit, il a réussi à faire avec ses armes face à des joueurs qui très souvent basent leur jeu sur la puissance. Physiquement, Clément reste un monstre sur le terrain. Joueur rapide, capable de courir pendant plusieurs heures avec la même intensité, il a épuisé et découragé plus d'un adversaire. Capable aussi de contrer avec talent grâce à une connaissance de lui-même et une exigence au-dessus de la moyenne. Cette dernière lui a d'ailleurs permis de se maintenir dans le top 100 depuis plus de 10 ans. Depuis ses débuts en 1995, Arnaud Clément a connu une progression linéaire qui lui a permis de s'installer comme l'une des figures incontournables du circuit. Ce qui le satisfait amplement. " J'ai progressé de manière constante et mon classement a toujours évolué dans le bon sens." Sa carrière, il la doit à ses parents qui l'ont toujours soutenu financièrement jusqu'à ce qu'il puisse subvenir à ses besoins. Ce qui arriva rapidement au bout de deux ans de carrière. Au moment de fermer le livre, Arnaud Clément comptera quatre tournois remportés à Lyon (2000, 7-6, 7-6 face à Patrick Rafter), Metz (2003, 6-3, 1-6, 6-3 à Fernando Gonzalez), Marseille (2006, 6-4, 6-2 face Mario Ancic) et Washington (2006, 7-6, 6-2 face à Murray). Mais son grand moment, il le vivra en 2001 quand il se qualifie pour la finale de l'Australian Open face à André Agassi après avoir éliminé Ievgueni Kafelnikov en quarts et Sébastien Grosjean, son ami, en demi-finale. En finale, il tombera face à Agassi en trois petits sets (6-4, 6-2, 6-2), dépassé par l'évènement. Une performance qui lui ouvrira les portes du top 20 avec une 10ème place à la veille de Roland-Garros. Un tournoi où il n'aura jamais réussi en étant souvent éliminé dès la première semaine. A son palmarès, il peut tout de même se vanter de compter un tournoi du Grand Chelem... C'était en 2007 quand il remporta Wimbledon en double avec Michaël Llodra. Son partenaire avec qui il remportera également l'Open de Saint-Pétersbourg, le Grand Prix de Lyon, l'Open 13 à deux reprises, comme l'Open de Moselle, faisant de la paire Clément-Llodra l'une des meilleures de la fin des années 2000. Cette riche carrière en double ne l'a pas empêché d'afficher une belle régularité en participant à des finales, gagnées ou pas, en simple, tout au long de sa carrière et encore en 2011 avec des finales aux Challengers d'Orléans et Saint-Rémy de Provence. Et au moment de repartir pour sa dernière saison, Arnaud Clément compte bien jouer encore la gagne dans les tournois où il s'alignera. " Je ne suis pas encore dans les souvenirs, j'aurai le temps pour ça...

Là, je veux vraiment faire une bonne préparation pour essayer de remonter dans les 100 premiers. Je n'irai pas sur les tournois en disant aux gens : "Allez, profitez parce qu'après, c'est fini !" Si j'arrive comme ça, je vais prendre 6-2, 6-2 à chaque match." Pour son premier tournoi en 2012, à Nouméa (Challenger), La Clé s'est fait sortir au 1er tour, mais il a obligé son adversaire du jour, Grégoire Burquier, à batailler en trois sets (6-2, 4-6, 5-7) pour éliminer l'ancien numéro 10 mondial. Avec sa 152ème place actuelle, Arnaud Clément sait qu'il devra en passer par les qualifications ou bénéficier d'une invitation pour espérer jouer les grands tournois. Le gros de son programme en 2012 devrait surtout se jouer sur les courts du circuit Challenger. " Le circuit Challenger est en-dessous du circuit principal, mais ce n'est pas aussi notable que dans d'autres sports, comme le golf, explique-t-il. Tu peux varier, jouer des Challengers, jouer des Grands Prix, des Challengers, des Grands Prix... En 2010, j'avais surtout joué des Grands, mais j'avais aussi inclus quelques Challengers dans mon programme. On peut sauter d'un circuit à l'autre. Après, ça dépend d'où tu les joues, tes Challengers. Moi, aujourd'hui, j'aurais du mal à aller jouer des Challengers paumés, au Kazakhstan ou en Ouzbékistan. Le lieu, c'est important. Je joue en majorité en France, parce qu'on a la chance d'avoir des tournois bien organisés. Ce n'est pas toujours le cas à l'étranger..." Pour Arnaud Clément, jouer des tournois Challengers sera surtout l'occasion pour lui de continuer à gagner. "Je n'ai gagné qu'un titre en Challenger dans ma carrière, à Cherbourg (2009). C'était vraiment sympa. Tu arrives au bout d'un tournoi, tu es le seul qui reste... Même si ce sont des épreuves de catégories inférieures, les gagner te donne toujours un super feeling."

"J'ai 34 ans et je cours toujours"

Mais au moment d'expliquer les raisons de sa décision, il se montre tout de même surpris d'avoir continué aussi longtemps au plus haut niveau. " Avec mon jeu, je ne pensais pas durer si longtemps. Je me suis souvent comparé à Michael Chang. Lui, il a arrêté à 28 ans, je croyais devoir dire stop à 30 ans. J'en ai 34 et je cours toujours. Par rapport à d'autres tennismen, je ne me suis jamais mis de gros objectifs, à part peut-être l'Open 13 de Marseille." Un tournoi à part pour le natif d'Aix-en-Provence. " Je l'ai gagné en 2006, sortant Nadal en demi et Ancic en finale sous les yeux de mes proches et ma famille." Pour sa dernière saison, il espère d'abord prendre du plaisir même s'il avoue que les déplacements au bout du monde ne risquent pas lui manquer au moment de raccrocher. " Cette année, je vais juste essayer d'en profiter, de m'éclater et faire de gros matches pour battre des têtes d'affiche. Mentalement, je suis prêt, mais ça grince un peu de partout au niveau des articulations. Quand j'arrêterai, je vais me reposer quelques mois pour retrouver une vie normale, sans les voyages." Avec l'arrêt d'Arnaud Clément en 2012 et après les dernières retraites de Santoro et Grosjean, le tennis français tourne une nouvelle page de son histoire. Celle des tacticiens et des joueurs de contre qui faisaient le bonheur du public français qui espérait voir ses petits formats battre les grands prototypes du tennis moderne comme Ievgueni Kafelnikov ou même Jo-Wilfried Tsonga, sa dernière victime du top 8 mondial du côté de Lyon en 2009. Sa décision est aujourd'hui définitive et à moins de quelques exploits supplémentaires à la fin de l'année 2012, la carrière d'Arnaud Clément pourra maintenant se raconter au passé.