Djokovic toujours au top ?
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Djokovic toujours au top ?

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Djokovic toujours au top ? Quasi indestructible une bonne partie de la saison dernière, "Djoko" va devoir confirmer en 2012. Djokovic va-t-il rester n°1 ? Le Serbe a achevé sa saison avec 70 victoires pour seulement 6 défaites. Un bilan plus que positif. Toujours est-il que les dernières échéances de 2011 n'ont guère poussé à un optimisme total. Mal profond ou coup de pompe passager ? Car sa prestation aux Masters de Londres a démontré une certaine lassitude physique et mentale chez le n°1. Dans la poule de David Ferrer, Andy Murray et Tomas Berdych, "Nole" a remporté son premier match face au Tchèque (3/6, 6/3, 7/6), mais a perdu ensuite ses deux matches contre l'Espagnol (3/6, 1/6), puis contre Janko Tisparevic (6/3 3/6 6/3), le remplaçant d'Andy Murray. En perdant contre son compatriote, lequel lui a infligé sa sixième défaite de sa saison, Djokovic a terminé son parcours sur une fausse note. Vainqueur de l'Open d'Australie, de Wimbledon et de l'US Open, le Serbe qui a été extrêmement sollicité sur le plan physique et qui aura énormément de points à défendre en 2012, pourra t-il confirmer ? Toute la question est là pour ce joueur qui a détrôné Rafael Nadal de son piédestal. Federer va-t-il redevenir irrésistible ? Il faut remonter à la saison 2002 pour trouver trace d'un Federer n'ayant pas remporté la moindre levée du Grand Chelem.

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Date de parution 21 janvier 2012
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Langue Français

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Djokovic toujours au top ? Quasi indestructible une bonne partie de la saison dernière, "Djoko" va devoir confirmer en 2012.

Djokovic va-t-il rester n°1 ? Le Serbe a achevé sa saison avec 70 victoires pour seulement 6 défaites. Un bilan plus que positif. Toujours est-il que les dernières échéances de 2011 n'ont guère poussé à un optimisme total. Mal profond ou coup de pompe passager ? Car sa prestation aux Masters de Londres a démontré une certaine lassitude physique et mentale chez le n°1. Dans la poule de David Ferrer, Andy Murray et Tomas Berdych, "Nole" a remporté son premier match face au Tchèque (3/6, 6/3, 7/6), mais a perdu ensuite ses deux matches contre l'Espagnol (3/6, 1/6), puis contre Janko Tisparevic (6/3 3/6 6/3), le remplaçant d'Andy Murray. En perdant contre son compatriote, lequel lui a infligé sa sixième défaite de sa saison, Djokovic a terminé son parcours sur une fausse note. Vainqueur de l'Open d'Australie, de Wimbledon et de l'US Open, le Serbe qui a été extrêmement sollicité sur le plan physique et qui aura énormément de points à défendre en 2012, pourra t-il confirmer ? Toute la question est là pour ce joueur qui a détrôné Rafael Nadal de son piédestal.

Federer va-t-il redevenir irrésistible ? Il faut remonter à la saison 2002 pour trouver trace d'un Federer n'ayant pas remporté la moindre levée du Grand Chelem. Avec des défaites, en demi-finale contre Novak Djokovic lors de l'Open d'Australie, une place de finaliste à Roland-Garros (défaite contre Nadal), une place de quart de finaliste à Wimbledon (défaite contre Tsonga), et une autre de demi-finaliste lors de l'US Open (défaite contre Novak Djokovic), ce cru 2011 n'a pas été à la hauteur de ceux des années précédentes. Descendant à la 4e place mondiale en plein coeur de la saison, il a pourtant fini en boulet de canon en remportant notamment les tournois de Bale, Bercy, mais surtout son sixième Masters (record absolu), pour revenir sur le podium mondial. Alors "Rodgeur" peut-il redevenir le Maître ? Possible car rempli de confiance par sa fin de saison, le Suisse reste, à la fois, le plus grand joueur de tous les temps sur le plan technique, mais aussi un monstre physique de 30 ans qui a de l'expérience à revendre. Avec lui, tout est possible.

Nadal va-t-il retrouver le plaisir ? L'Espagnol a certes donné le point de la victoire à son pays en Coupe Davis contre l'Argentine, et gagné son sixième Roland-Garros. Cependant il a perdu sa couronne mondiale au profit de Novak Djokovic, un joueur qui l'a clairement dominé. Et surtout il a laissé entrevoir et même admis une grande lassitude mentale. Il est encore allé puiser au plus profond de lui-même pour ramener la Coupe Davis à son pays. Mais Rafa a commis des erreurs lors de grands rendez-vous qu'on n'avait plus l'habitude de lui voir faire. Le désordre n'est pas essentiellement d'ordre technique, mais plutôt mental. Dès l'Open d'Australie, il sera intéressant de voir s'il a pu recharger au mieux les accus lors de sa coupure hivernale et faire étalage d'un jeu moins stéréotypé.

Murray va-t-il bousculer la hiérarchie ? On en avait fait un vainqueur potentiel chez lui à Londres lors des Masters. Mais le corps de l'Ecossais l'a trahi. Dommage car il restait sur une tournée asiatique aboutie (vainqueur de l'Open de Thaïlande, du Masters de Shangai). Sa tournée indoor a été dans la foulée plus que décevante, avec un forfait à Bâle, une défaite en quart de finale contre Berdych à Bercy et donc un forfait à Londres aux Masters. De ce fait, "Angry Murray" (Murray le colérique) a été rétrogradé à la 4e place mondiale en fin de saison alors que Federer lui finissait en trombe. L'Ecossais a sans aucun doute le talent pour venir bousculer le podium, mais encore faut-il qu'il soit capable à la fois de juguler sa frustration quand les événements ne tournent pas en sa faveur, mais aussi qu'il produise un jeu bien plus offensif, sans trop attendre la faute de son adversaire.

Tsonga peut-t-il gagner un tournoi du Grand Chelem ? Le Manceau avait terminé à la 13e place en 2010. Il finit en 2011 à la 6e comme en 2008, soit son meilleur classement. Une sacrée performance pour un joueur qui n'a jamais été épargné par les blessures ces dernières années (hernie discale, ligaments du genou...). Le numéro un français a surtout eu l'intelligence technique et tactique de savoir modifier son jeu en raison de ses tracas liés à la défaillance de son corps. Il n'a absolument pas à rougir de ses défaites contre Roger Federer revenu en état de grâce, que ce soit à Bercy ou aux Masters de Londres. Il est tombé sur plus fort que lui. Mais qui sait si dans les mois à venir, il ne pourrait pas profiter de l'aubaine en profitant d'éventuelles défaillances conjuguées des tous meilleurs ? L'espoir est permis car sans un Federer et un Nadal éblouissants chacun à leurs moments, "Jo" aurait été déjà couronné lors d'un tournoi du Grand Chelem. Finaliste de l'Open d'Australie en 2008, il n'a pas été loin de conquérir son Graal tout comme cette saison lorsqu'il a atteint les demi-finales de Wimbledon...

Un danger nommé Del Potro ? Si dans la plus haute hiérarchie mondiale, des joueurs comme David Ferrer (5e), Tomas Berdych (7e), Mardy Fish (8e), Janko Tipsarevic (9e), Nicolas Almagro (10e), ou Robin Soderling (13e), sont toujours difficiles à contrer, Juan Martin Del Potro figure sans aucun doute parmi ces grandes menaces. En revenant d'où il vient après une saison 2010 quasiment blanche, terminer à la 11e place en dit long sur son potentiel. "La Tour de Tandil" a enlevé les tournois d'Estoril et de Delray Beach. En 2012, l'ancien vainqueur de l'US Open en 2009 pourrait faire parler sa pleine puissance et demeurer pourquoi pas le joueur de l'année. Les plus grands le craignent !

Juan Martin Del Potro pourrait créer la surprise cette année.

Quelles chances françaises à Roland-Garros ? En partant du constat que le dernier tricolore à avoir soulevé le trophée en 1983 reste encore et toujours Yannick Noah, l'attente est longue. Dans le camp français, les chances sont minces car la concurrence est forte. C'est pourtant sur terre battue qu'on peut y voir la meilleure chance tricolore. Elles pourraient en fait se dénombrer au nombre de deux. On pense d'abord à Richard Gasquet qui devra impérativement profiter d'un tableau dégagé et surtout d'un Gaël Monfils qui devra arriver en pleine possession de ses moyens. Pour le reste, on peut imaginer que "Jo" Tsonga présente un gabarit trop lourd pour la surface et Gilles Simon souffrir d'un manque de puissance. Quant à Llodra, son jeu ne se prête guère à la terre battue... Bref, ce n'est pas gagné car pendant ce tempslà, les spécialistes de l'ocre rouge glissent avec légèreté.

Confirmation pour Raonic et Nishikori ? Classés respectivement 31e et 25e de la hiérarchie, le Canadien et le Japonais, révélations cette saison, sont devenus des stars dans leurs pays, pourtant peu habitués à voir défiler de tels champions. Milos Raonic serait déjà presque en passe de faire oublier Greg Rusedski, ancien 4e mondial. Quant à Kei Nishikori, il fait déjà bien mieux que l'ancienne gloire tennistique nippone à savoir Shuzo Matsuoka (ex-46e mondial). Leurs performances en 2012 seront intéressantes à suivre.

Soderling va-t-il retrouver la santé ? Le Suédois n'est pas suffisamment remis de sa mononucléose pour participer à l'Open d'Australie 2012. Le joueur l'a annoncé par le biais de son agent. Le double finaliste de Roland-Garros en 2009 et 2010 n'a pas rejoué depuis son titre à Bastad en juillet dernier. Sur sa page Facebook, il n'a pas donné de nouvelles rassurantes : "Ma convalescence prend plus de temps que ce qui était prévu. Je me sens mieux, mais cela prendra encore du temps avant que je puisse m'entraîner à 100%. Mon objectif est de reprendre l'entraînement en janvier puis la compétition en février, mais il est encore trop tôt pour dire ou et quand exactement. J'espère que mon corps m'y autorisera". Descendu à la 13e place mondiale, Soderling devrait encore poursuivre sa chute au classement.

Gasquet va-t-il enfin éclater ? Depuis sa plus tendre enfance, le Biterrois suscite la curiosité. On a immédiatement vu en lui un talent naturel. Propulsé d'emblée comme le grand espoir du tennis français, "Richie" a dû faire avec cette étiquette du joueur qui avait constamment à prouver et digérer les attentes médiatiques de plus en plus fortes. Prétendre qu'il a toujours eu une immense pression sur les épaules relève de l'euphémisme. Terminant sa saison à la 19e place mondiale (avec notamment deux 8e à Roland-Garros et Wimbledon), on s'attendait à mieux le concernant. Son association avec Riccardo Piatti depuis février et Sébastien Grosjean depuis mars a pris un certain temps à se mettre en place. Quatrième joueur français derrière Tsonga, Simon et Monfils, on s'attend à ce que son année 2012 soit de très bonne qualité. Car à 25 ans, Gasquet n'est plus un espoir.

Interclubs, kézako ?

Les Bordelais de Villa Primrose ont été sacrés champions de France par équipes pour la première fois de leur histoire à Marcq-en-Baroeuil. Ces derniers ont laminé en finale le TC Paris (4/0) de Gilles Simon, Julien Benneteau, Marc Gicquel et du Suisse Marco Chuidinelli. On pouvait comprendre la joie légitime de Michael Llodra, Jérémy Chardy, Benoît Paire et du Belge Steve Darcis, lesquels ont porté en triomphe leur président Bernard Dupouy, une fois le dernier point de la confrontation disputé. Par le passé, les Bordelais sont passés près du titre à deux reprises. Mais faisant preuve d'un état d'esprit remarquable, d'une grande solidarité, leur état de forme depuis le début de ce championnat a fait la différence. Cette compétition marque toujours le point final d'une saison. Elle constitue toujours un plaisir pour les yeux car l'opposition met aux prises de sacrés clients du circuit ATP, qu'ils soient Français ou étrangers. Ces derniers délestés d'une certaine forme de pression par rapport aux tournois qu'ils disputent le reste de l'année font prévaloir l'esprit d'équipe et donnent le meilleur d'eux-mêmes. Une aubaine pour un sport aussi individualiste !