Laver et Graf ndétrônables?
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Laver et Graf ndétrônables?

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Laver et Graf ndétrônables? OPEN D'AUSTRALIE (16-29 janvier) : Créé en 1905, et ouvert aux femmes depuis 1922, le tournoi organisé à Melbourne depuis 1972 (après avoir migré à Sydney, Melbourne, Perth, Adelaïde et même en Nouvelle-Zélande) est le plus récent des quatre tournois du Grand Chelem. Après 75 éditions sur gazon, et seize sur son site actuel, l'Open d'Australie est désormais disputé sur synthétique dur (Plexicushion depuis 2008), fin janvier. Il lance les hostilités de la saison dans des conditions de jeu agréables introuvables dans l'hémisphère nord. Mais l'épreuve s'est également disputée en fin d'année civile, en novembre (de 1981 à 1985) ou décembre (1975, et de 1977 à 1980). Les joueurs étant souvent, soit pas encore tout à fait prêt physiquement ou à l'inverse frais. La compétition est souvent relevée, à tel point que sous l'ère Open, aucun joueur n'est encore parvenu à s'y imposer plus de deux fois d'affilée chez les hommes. En revanche, cinq joueuses (Margaret Court, Evonne Goolagong-Crawley, Steffi Graf, Monica Seles et Martina Hingis) ont réussi la passe de deux. Le record de victoires est de six chez les messieurs pour l'Australien Roy Emerson (1961 puis de 1963 à 1967), mais de quatre seulement depuis le début de l'ère Open en 1969 (Andre Agassi en 1995, 2000, 2001 et 2003 et Roger Federer en 2004, 2006, 2007 et 2010).

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Date de parution 21 janvier 2012
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Langue Français

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Laver et Graf ndétrônables?

OPEN D'AUSTRALIE (16-29 janvier) : Créé en 1905, et ouvert aux femmes depuis 1922, le tournoi organisé à Melbourne depuis 1972 (après avoir migré à Sydney, Melbourne, Perth, Adelaïde et même en Nouvelle-Zélande) est le plus récent des quatre tournois du Grand Chelem. Après 75 éditions sur gazon, et seize sur son site actuel, l'Open d'Australie est désormais disputé sur synthétique dur (Plexicushion depuis 2008), fin janvier. Il lance les hostilités de la saison dans des conditions de jeu agréables introuvables dans l'hémisphère nord. Mais l'épreuve s'est également disputée en fin d'année civile, en novembre (de 1981 à 1985) ou décembre (1975, et de 1977 à 1980). Les joueurs étant souvent, soit pas encore tout à fait prêt physiquement ou à l'inverse frais. La compétition est souvent relevée, à tel point que sous l'ère Open, aucun joueur n'est encore parvenu à s'y imposer plus de deux fois d'affilée chez les hommes. En revanche, cinq joueuses (Margaret Court, Evonne Goolagong-Crawley, Steffi Graf, Monica Seles et Martina Hingis) ont réussi la passe de deux. Le record de victoires est de six chez les messieurs pour l'Australien Roy Emerson (1961 puis de 1963 à 1967), mais de quatre seulement depuis le début de l'ère Open en 1969 (Andre Agassi en 1995, 2000, 2001 et 2003 et Roger Federer en 2004, 2006, 2007 et 2010). Chez les femmes, Margaret Court détient le record absolu (7 succès consécutifs de 1960 à 1966), et Serena Williams celui de l'ère Open (5 en 2003, 2005, 2007, 2009 et 2010). En 2011, Novak Djokovic s'y est imposé pour la deuxième fois (après 2008 contre Tsonga) en s'imposant en trois manches sèches face à Andy Murray (6-4, 6-2, 6-3) et Kim Clijsters, un an et demi après son retour de maternité, s'imposait aux dépens de la Chinoise Na Li (3-6, 6-3, 6-3). A noter que côté français, aucun joueur, que ce soit avant ou après 1969, ne s'y est imposé en simple. En revanche, Mickaël Llodra et Fabrice Santoro y ont remporté le double en 2003 et 2004. Quant aux Australiens, ils attendent un vainqueur depuis 1976 chez les messieurs (finale 100% australienne entre Mark Edmondson et son vaincu John Newcombe), 1978 chez les dames (Chris O'Neil battant l'Américaine Betsy Nagelsen), et ce, malgré les finales de John Marks (battu en 1978 par Vilas), Kim Warwick (1980 contre Teacher), Pat Cash (1987 et 1988 contre Edberg et Wilander), et Lleyton Hewitt (2005 contre Safin).

ROLAND-GARROS (27 mai-10 juin) : Plus de quatre mois après la première épreuve de la saison, le Grand Chelem de tennis se poursuit en France, à Paris. Et ce, depuis 1891, soit le troisième tournoi le plus récent. Après avoir migré entre les installations du Racing Club de France et celles du Stade Français, c'est en 1928 que le tournoi est organisé Porte d'Auteuil, au stade Roland-Garros. C'est aussi le seul tournoi qui se déroule sur terre battue, depuis que l'US Open est désormais organisé sur synthétique dur, ce qui en fait un des tournois les plus difficiles à remporter pour les joueurs polyvalents capables de s'imposer partout. De grands joueurs comme Jimmy Connors, John McEnroe, Pete Sampras s'y sont ainsi toujours cassé les dents, alors qu'à l'inverse, l'Espagnol Rafael Nadal, y est quasiment invincible depuis 2005 (éliminé uniquement en huitièmes de finale par Söderling en 2008) avec six victoires (quatre fois contre Federer, dont 7-5, 7-6(3), 5-7, 6-1 en 2011), à égalité au record de succès de l'ère Open avec le Suédois Borg (1974, 1975 et de 1978 à 1981). Les deux hommes pourraient donc être départagés en 2012 si le Majorquin s'imposait, revenant à l'occasion à une longueur du record absolu de huit succès détenu par le Français Max Decugis (entre 1903 et 1914). Chez les femmes, c'est l'Américaine Chris Evert, avec sept titres entre 1974 et 1986 (devant Graf avec 6), qui est la reine de Roland-Garros. Depuis la fin de l'ère Hénin en 2007 (quatre victoires en 2003, puis entre 2005 et 2007), aucune joueuse n'est parvenue à conserver la Coupe Suzanne-Lenglen. L'Italienne Francesca Schiavone, victorieuse en 2010, mais battue par la Chinoise Na Li en 2011 (6-4, 7-6), peut en témoigner. Mary Pierce exceptée (en 2000, finaliste en 1994 et 2005), aucune Française ne s'y est distinguée depuis Françoise Durr en 1967. Chez les garçons, la victoire de Yannick Noah (1983) et la finale d'Henri Leconte (1988) commencent à dater également. Mais il avait fallu 37 ans après la victoire de Marcel Bernard en 1946 avant de voir un Français s'imposer à nouveau à Roland-Garros Encore un peu de patience ...

WIMBLEDON (25 juin-8 juillet) : Le plus ancien (1877, 1884 pour les femmes) et le plus prestigieux des quatre tournois. Lui est resté fidèle aux origines du jeu, disputé sur gazon, n'a jamais déménagé depuis sa création, et il impose aux joueurs une certaine étiquette, un peu archaïque, comme d'être vêtu à 80% de blanc. Organisée moins d'un mois après Roland-Garros, l'épreuve achève donc une petite séquence de trois semaines sur gazon, débutée à Halle et Londres au lendemain de la finale française, les tournois se déroulant sur herbe étant désormais nettement minoritaires au calendrier. Il y aura néanmoins cette année une seconde ration avec le tournoi olympique des J-O de Londres. Autrefois idéale pour les joueurs d'attaque par sa rapidité, la surface a été refaite en 2001 et l'est désormais un peu moins, même si le rebond y reste bas. William Renshaw (entre 1881 et 1889) et Pete Sampras (1993 à 1995, puis de 1997 à 2000) sont les recordmen de victoires (7) chez les messieurs, Roger Federer (6 entre 2003 et 2007 et en 2009) n'est donc plus qu'à une longueur. Novak Djokovic, qui a battu Rafael Nadal en finale en 2011 (deux victoires et trois finales pour l'Espagnol) a à l'inverse seulement ajouté son nom au palmarès. Chez les dames, Martina Navratilova, avec neuf titres dont six consécutifs entre 1982 et 1987 (les trois autres en 1978, 1979 et 1990) sera difficile à battre. D'autant que parmi les joueuses encore en activité, Venus et Serena Williams, qui se sont partagées neuf des douze dernières éditions, en sont à cinq et quatre. C'est la Tchèque Petra Kvitova qui s'est imposée en 2011 aux dépens de Maria Sharapova (6-3, 6-4). Amélie Mauresmo, en 2006, est la dernière Française à s'y être imposée (finale pour Bartoli en 2007), rejoignant Suzanne Lenglen, la seule autre Française, au palmarès. 66 ans après Yvon Petra et 14 après la finale de Cédric Pioline (1997), les Français cherchent désespérément un vainqueur. Même si Nicolas Mahut est entré dans l'histoire du tournoi avec John Isner en 2010 avec le match le plus long de l'histoire (11h05, 5ème set le plus long avec 70-68, plus grand nombre de jeux (183), de points (980), d'aces (216). Mais les Anglais patientent, eux, depuis ... 1936 (!) chez les messieurs avec Fred Perry et 1977 (Virginia Wade) chez les dames.

US OPEN (27 août-16 septembre) : Pas facile d'être le dernier tournoi du Grand Chelem de l'année (mais le deuxième historiquement, puisque fondé en 1881, 1897 pour les femmes). Que ce soit en termes d'impact médiatique, les deux levées européennes ayant monopolisé l'essentiel de l'attention télévisuelle du public, voire de forces en présence. Certains joueurs du top 10, fatigués ou blessés après une saison éprouvante, déclarent forfait ou sont rapidement éliminés, à l'image par exemple de Rafael Nadal (vainqueur en 2010, mais éliminé en quarts et huitièmes de finale en 2006 et 2007 après avoir gagné Roland-Garros et perdu en finale à Wimbledon). Ce qui offre un palmarès très américain, avec neuf joueurs locaux sur les douze joueurs les plus titrés (7 victoires pour Larned, Sears et Tilden entre 1881 et 1929, 5 pour Connors et Sampras, 4 pour McEnroe et Wrenn, 3 pour Campbell et Whitman sous l'ère open), Federer avec cinq victoires consécutives entre 2004 et 2008, Lendl (3 consécutifs entre 1985 et 1987) et le Britannique Perry (3 entre 1933 et 1936) mettant une petite touche internationale. Mais depuis Andy Roddick en 2003, l'épreuve ne sourit guère aux Américains, avec une victoire pour Del Potro (2009), Nadal (2010) et Djokovic (2011). Chez les femmes, les blessures de Venus et Serena Williams ont également ouvert la porte aux joueuses étrangères, avec deux succès pour Clijsters en 2009 et 2010, et un pour l'Australienne Samantha Stosur (6-2, 6-3 face à Serena justement) en 2011. Mais là encore, le palmarès reste largement la chasse gardée des locales, avec 15 Américaines parmi les 19 meilleures (huit pour la Norvégienne naturalisée en 1919 Molla Bjurstedt-Mallory entre 1915 et 1926, sept pour Helen Willis entre 1923 et 1931, six pour Evert, cinq pour l'Australienne Smith Court et Steffi Graf...) Aucun(e) Français(e), même à l'époque des Mousquetaires ou de Lenglen ne s'y est imposé(e), et Mary Pierce (en 2005) est la première à y avoir disputé une finale. A noter que l'US Open s'est disputé sur trois surfaces différentes : gazon à l'origine et jusqu'en 1974, terre battue entre 1975 et 1977 et dur depuis et a eu lieu à Rhode Island, à Forest Hills, provisoirement à Philadelphie entre 1921 et 1923, et à Flushing Meadow depuis 1978.