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Les OPCVM : l'avantage du choix

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L'investissement dans les organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) n'est pas une démarche à mener à la légère. Il s'agit de portefeuilles collectifs, Sicav ou FCP, gérés par des professionnels. Bien s'informer est primordial avant toute opération !

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Date de parution 03 juillet 2012
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Langue Français

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Les OPCVM : l'avantage du choix

Vous avez peur d'investir en Bourse à tort et à travers ? Les organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) ne sont pas un biais d'investissement aussi aisé que le PEA (plan d'épargne en actions, lire l'article dédié dans la rubrique : «L'investissement boursier»). Il s'agit ici de passer par un conseiller en investissement financier, par une société de gestion ou au minimum par un entretien approfondi avec votre banquier. Cependant, les OPCVM présentent de nombreux avantages de nature à vous rassurer. Via ces organismes, vous détenez des parts ou des actions, c'est-à-dire des valeurs mobilières, comme pour n'importe quel investissement boursier... mais collectivement ! Vous n'investissez pas directement dans une société mais vous placez votre argent dans un OPCVM qui, lui, se charge de placer l'argent de différents investisseurs (comme vous) dans de multiples sociétés. Ainsi, votre pécule est géré par des professionnels, rompus à la Bourse et à ses aléas, tout en étant investi dans plusieurs entreprises, ce qui limite les risques de perte.

Deux familles

Si le sigle OPCVM ne parle pas forcément au grand public, les termes Sicav et FCP évoquent généralement plus facilement les placements financiers. Or, ce sont tout simplement les deux uniques types d'OPCVM existants. Les deux sont à capital variable ; pourtant, il subsiste des différences : - les Sicav, ou plus exactement les sociétés d'investissement à capital variable, répondent à la définition suivante selon l'AMF (Autorité des marchés financiers) : « OPCVM ayant la personnalité juridique (société) et qui émet des actions (par opposition aux FCP qui n'ont pas la personnalité juridique et émettent des parts). Tout investisseur devient actionnaire et peut s'exprimer au sein des assemblées générales. Une Sicav peut assurer elle-même sa gestion ou bien confier cette fonction à une société de gestion de portefeuille française qui pourra déléguer (sous réserve de l'approbation de l'AMF) éventuellement la gestion financière ou administrative à une société de gestion spécialisée française ou étrangère dans le cadre d'une délégation de gestion ». En résumé, les Sicav sont des sociétés anonymes dont le but premier est de détenir un portefeuille de valeurs mobilières et d'émettre des actions ; - les FCP, ou fonds communs de placement. Il s'agit selon l'AMF d'un « type d'OPCVM émettant des parts et n'ayant pas de personnalité juridique. L'investisseur, en achetant des parts, devient membre d'une copropriété de valeurs mobilières mais ne dispose d'aucun droit de vote. Il n'en est pas actionnaire. Un FCP est représenté et géré, sur les plans administratif, financier et comptable, par une société de gestion unique qui peut elle-même déléguer ces tâches ». En bref, les FCP sont des copropriétés de valeurs mobilières. À noter, il existe des FCP spécialisés dans un type d'investissement. Il s'agit notamment des FCPE (fonds commun de placement d'entreprise), réservés aux salariés d'une société, et des FCPR (fonds commun de placement à risques), dont l'actif est composé pour 50% de titres d'entreprises non cotées en Bourse.

Six familles d'OPCVM

L'Autorité des marchés financiers (AMF), qui distribue les agréments aux sociétés de gestion de portefeuille gérant les OPCVM, classe ces organismes de placement collectif en 6 familles distinctes de support d'investissement. Celles-ci se différencient principalement par les risques inhérents à ces organismes et par la nature de leur gestion : - monétaires. Ils sont destinés à placer de la trésorerie, ce qui rime avec risques faibles... mais pour des gains souvent limités. Il s'agit clairement d'un produit d'épargne. À savoir, dans cette famille d'OPCVM, une nouvelle classification a récemment institué 2 sous-catégories : les «monétaires court terme» et les «monétaires» ; - obligations ou autres titres de créance. Ceux-ci sont sensibles aux variations des taux d'intérêt ; - actions. Il s'agit d'investissements à long terme ; - diversifiés. Ces fonds combinent généralement 50% d'actions et 50% d'obligations ; - fonds à formule. L'objectif de ces fonds est d'offrir une performance conditionnelle définie en fonction de l'évolution des indices boursiers. Les capitaux garantis et protégés font partie de cette famille ; - fonds alternatifs. Ceux-ci utilisent des stratégies décorrélées des marchés.

Risques et rentabilité

Dans tous les cas, l'avantage principal de l'OPCVM, quel qu'il soit, reste sa détention collective et le placement de l'argent investi dans plusieurs sociétés, ce qui permet de limiter les risques. Ainsi, si une valeur s'écroule, chose courante en Bourse, les autres parts ou actions de la Sicav ou du FCP contrebalancent cette perte. Ce fonctionnement permet aussi à la société de gestion de portefeuille de diversifier le type d'investissement, avec par exemple des intéressements sur le marché de l'immobilier, d'autres dans les pays émergents, des actions placées sur le secteur de l'énergie, d'autres dans celui du développement durable... À savoir : les parts ou actions peuvent à tout moment être rachetées à leur valeur liquidative.

Comment souscrire et choisir ?

À qui faut-il s'adresser pour investir ? Le moyen le plus rapide et aisé est probablement de faire appel à son banquier. De manière générale, les investissements dans les OPCVM peuvent se faire auprès de tout intermédiaire financier. La transaction prend la forme d'un ordre d'achat ou de vente. Le code ISIN du produit doit y apparaître.

Pour vous aider dans votre décision, un prospectus simplifié, remis préalablement à toute souscription, doit présenter l'OPCVM de manière synthétique, avec notamment les instruments financiers qu'il utilise. Sa lecture est nécessaire avant tout engagement ! Veillez notamment à ce que le produit d'épargne soit bien agréé par l'Autorité des marchés financiers (AMF). La documentation globale fournie à l'investisseur se décompose en 3 parties : - le prospectus simplifié. Comme le signale l'AMF, celui-ci doit livrer les renseignements essentiels nécessaires à la décision et surtout mettre en évidence les risques. « Il doit indiquer que les dernières informations périodiques (rapports semestriel et annuel), la note détaillée et le règlement ou les statuts peuvent être obtenus gratuitement sur simple demande. Il est structuré et rédigé de façon à pouvoir être compris facilement et donne une information transparente et claire permettant de prendre une décision en toute connaissance de cause. L'utilisation de termes techniques est limitée, lorsque leur emploi est nécessaire, ils doivent être expliqués. Le prospectus simplifié comporte une présentation brève, claire, attractive des principales caractéristiques de l'OPCVM, son objectif étant d'encourager et de faciliter sa lecture », explique l'AMF sur son site Internet. C'est à la lecture de ce prospectus que vous devez comprendre le degré de risque de l'OPCVM. Et ainsi savoir s'il s'agit d'un fonds prudent, avec une part limitée d'actions volatiles et plus d'obligations, s'il s'agit d'un fonds dit «dynamique», avec une majorité d'actions, pour un investissement à long terme, ou enfin s'il s'agit d'une solution intermédiaire : le fonds «équilibré». Rappelezvous : en règle générale, plus le fonds est spécialisé, plus il est risqué...

- la note détaillée. Elle vient en complément du prospectus simplifié, pour les investisseurs à la recherche d'informations supplémentaires sur un point précis, par exemple. La banque ou la société de gestion de portefeuille ne vous la fournit pas automatiquement. Cependant, elle s'obtient logiquement gratuitement sur simple demande ; - le règlement ou les statuts de l'OPCVM.

Par ailleurs, les sociétés de gestion de portefeuille réclament évidemment des frais de souscription, de gestion... Le particulier investisseur peut normalement identifier ces coûts rapidement et facilement grâce au prospectus simplifié. À vous de comparer ensuite les différents OPCVM et les offres des différentes sociétés de gestion...

La fiscalité des OPCVM

La fiscalité des FCP et Sicav est par nature difficile à prévoir puisque les revenus sont imposés selon la nature et les plusvalues de vos investissements... En cas de vente, le montant de vos impôts sera calculé en fonction des plus-values. Ainsi, le gain net réalisé lors de la vente d'actions, d'obligations, de parts de Sicav ou de FCP est imposable dès le premier euro. Le taux forfaitaire se situe depuis le 1er janvier 2012 à 24%, auquel s'ajoutent les prélèvements sociaux, actuellement de 13,5%.