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Enjeux stratégiques de l'Afghanistan

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Description

L'Afghanistan avance vers la paix malgré un certain nombre de défis à relever : sa géographie contrastée, son histoire tumultueuse, son identité culturelle mythique et la convoitise suscitée par ses terres au carrefour d'intérêts majeurs. Projeté au coeur des grands enjeux internationaux et des grandes menaces contemporaines, ce pays exorcisera-t-il ses peurs et s'intégrera-t-il pacifiquement dans l'histoire du XXIe siècle ?

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Publié par
Date de parution 01 décembre 2013
Nombre de lectures 16
EAN13 9782336331324
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Abdul Naîm Asas
Les enjeux stratégiques de l’Afghanistan
Préface d’Emmanuel Caulier
DIPLOMATIE ET STRATÉGIE
Les enjeux stratégiques de l’Afghanistan
« Diplomatie et stratégie » Collection dirigée par Emmanuel Caulier Dernières parutions Guy SALLAT,Décider en stratège. La voie de la performance, 2013. Arnaud MAILHOS,Les travailleurs birmans dans le nord de la Thaïlande. Géopolitique d’un pays clandestin, 2013. Mehdi LAZAR,Espace et histoire de l’université américaine, De Bologne à Harvard, 2013. Nathalie BORDEAU (dir.),L’Intelligence Économique à l’épreuve de l’éthique, 2013. Mehdi LAZAR,Espace et histoire de l’université américaine. De Bologne à Harvard,2013. Stéphane Charles NATALE,Business à risque à Bagdad. Le retour des entreprises françaises en Irak, 2012. Arnaud MAILHOS, Nicolas MEUNIER, Juliette SIMONIN,La vague noire en Israël. L’ultra-religiosité menace-t-elle l’Etat hébreux ?,2012. Naim Abdul ASAS,Analyse de la représentation afghane, 2012.Medhi LAZAR,Délocalisation des campus universitaires et globalisation de l'enseignement supérieur. Le cas du Qatar,2012.Alexandre HENRY,La privatisation de la sécurité. Logiques d’intrusion des sociétés militaires privées, 2011. Fazil ZEYLANOV,Le conflit du Haut-Karabakh, une paix juste ou une guerre inévitable : une approche historique, géopolitique et juridique, 2011. Philippe DEPRÉDURAND,L’Union européenne et la mer, ou les limbes d’une puissance maritime, 2011.Marie-Charlotte BURNET, Sarah Dubreil, Anaïs Mirval, Laura Pajot MORICHEAU,La Gestion des fleuves dans la stratégie d’expansion régionale de la Chine, 2011. Valériane ÉTÉ, Clémentine LEPAIS et Samantha VACHEZ, Géopolitique des technologies de l’information et de la communication au Moyen-Orient. Entre compétitivité étatique et stratégie de contrôle, 2011.Cristina AGUIAR et Khamliènhe NHOUYVANISVONG (ambas-sadeurs),Guide pratique de la négociation internationale, 2010.
Abdul Naim ASASLes enjeux stratégiques de l’Afghanistan Préface d’Emmanuel Caulier L’HARMATTAN
© L’HARMATTAN, 2013 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Pariswww.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-02160-7 EAN : 9782343021607
PRÉFACE Ce sont toutes les grandes œuvres du passé  qui sont en avant de nous. Lacoue-Labarthe  L’indétermination et le pouvoir créateur  sont pleinement interrelationnés. Roman Jakobson  Même si le coq ne chantait pas, l'aurore viendrait. Ce proverbe afghan restitue parfaitement l’inexorable optimisme qui inspire ce livre.  Car, à l’extrémité orientale du plateau iranien, les derniers contreforts de l’Himalaya donnent à ce pays un atout géographique unique. Celui-ci, à lui seul, décide, depuis la nuit des temps, du caractère imprenable du pays. Pays citadelle pour les millions de nomades de la région de Kandahar, comme pour les hauts fonctionnaires et commerçants pachtounes, qui depuis les villes, ont fortement contribué à l’unité du pays. Les Tadjiks d’Hérat sédentaires et agriculteurs, les montagnards Hazaras sédentaires du centre, les nomades Turkmènes et les Ouzbeks agriculteurs du nord, ont, nous le rappelle l’auteur, constamment lutté, eux aussi, pour protéger cette unité. e  État tampon créé au XIX siècle par les impérialismes russes et anglais, son histoire politique moderne est initialement marquée par deux coups d’État. Celui de Daoud d’abord, celui d’Amin ensuite. Une nouvelle constitution et l’apparition de partis politiques, dans les années 60, marquent une époque politique féconde mais tragique. L’invasion soviétique et le gouvernement de Karmal sont de nouveaux drames qui plongent l’Afghanistan des années 80, dans un antagonisme sévère entre deux influences. Processus entrant toujours en œuvre contre les individus.  Naim Asas puise ici dans sa culture d’historien et de sociologue, pour nous rappeler constamment, en filigrane, que ces développement nouveaux n’ont pas conduit à la ruine de la culture qu’ils attaquaient, mais au contraire que la culture afghane en a été
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stimulée. En évoquant tour à tour la défaite de l’Armée rouge, l’émergence des talibans, et celle de la démocratie afghane, il se plait toujours à souligner la reconnaissance du double caractère de la détermination socioculturelle : négatif lorsque les envahisseurs ici, ou les extrémistes là, excluent ce qu’il ne faut pas penser et connaître ; positif aussi, lorsque l’influence extérieure prescrit ce qu’il faut faire pour avancer vers la démocratie et la liberté.  Le Docteur Asas, réfléchit simultanément en politologue, solidement formé au Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques de Paris et à la Sorbonne. Pour lui, l’approche de la complexité afghane ne peut pas se faire sans mettre le doigt sur les sous-déterminations, les polydéterminations, les indéterminations, les facteurs aléatoires créés par les pays voisins : Pakistan surtout, Russie, Inde, Chine, États-Unis avant et après le 11 septembre. Un bouillon de culture en ébullition, générant çà et là occultation et emprisonnement de la pensée, mais aussi ouverture sur les autres cultures, libération de la connaissance, progrès politiques.  Voici donc une analyse qui se refuse à tout déterminisme simpliste, au profit de la considération érudite d’un contexte fait de multiples interactions. L’imprinting culturel de la présence étrangère, la puissance de la diaspora, les intérêts des États, créent des conditions favorables au dépassement des visions locales ethnocentriques, à l’examen critique des idées endogènes, à la lutte contre l’erreur. Comme le dit Fernando Pessoa,les fils de la tradition sont tissés en un motif que la tradition ne pouvait pas tisser.  L’auteur aime son pays, éprouve de la fierté et de l’ambition pour son pays. Il croit que les échanges, certes imposés avec d’autres cultures, permettront corrélativement aux extrémistes Afghans de se relativiser eux-mêmes, et d’interféconder des solutions politiques de paix. Il pense que la chance d’avenir de son pays repose sur ce qui est son risque présent : le retard de certains esprits sur les possibles. Comme le disait Jasper, « si l’homme veut vivre, il doit changer ». Emmanuel CAULIER Avocat au barreau de Paris Professeur au Centre d’Études Diplomatiques et Stratégiques
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Introduction Le changement de régime, en 1978, et l’invasion soviétique, en 1979, déclenchent à la fois la réaction des Afghans et celle de la communauté internationale. La résistance contre l’Armée rouge est organisée et l’Afghanistan devient un centre de confrontations des grandes puissances.Après dix ans de combats, l’armée soviétique se retire, en 1989, laissant derrière elle le régime de Najibullah et un pays en ruine. Ce régime seul, qui ne reçoit aucun soutien étranger, ne résiste pas aux moudjahidines, qui prennent, en 1992, le pouvoir à Kaboul. Cette prise du pouvoir par les moudjahidines ne met pas fin à la crise, mais conduit à une guerre civile qui déstabilise le pays. L’Afghanistan devient une zone de non droit et un théâtre de multiconflictualités. Dans les années 1993-94, en pleine guerre civile, le mouvement des talibans fait son apparition sur la scène militaire afghane. En 1996, avec le soutien du Pakistan, il prend le pouvoir à Kaboul et met en place un régime islamiste et fanatique. Concomitamment (1993-1996), du gaz et du pétrole sont découverts en mer Caspienne et des compagnies étrangères (comme UNOCAL) imaginent de faire transiter ces richesses vers l’océan Indien, en passant par l’Afghanistan. Après 1996, le pays se transforme en une base pour l’extrémisme islamiste notamment pour al-Qaïda. Des attentats contre les intérêts Américains sont perpétrés, notamment au Kenya et en Tanzanie. Washington accuse alors al-Qaïda et Oussama Ben Laden, milliardaire saoudien réfugié en Afghanistan, d’être les instigateurs de ces attentats. En représailles, les États-Unis attaquent l’Afghanistan, en 98, à partir de navires de guerre. Le 11 septembre 2001, les États-Unis sont attaqués par des avions commerciaux visant les deux symboles de la puissance américaine : les deux tours du World Trade Center et le Pentagone. L’organisation d’al-Qaïda et son leader Oussama Ben Laden sont accusés d’être responsables de ces attentats. Washington déclare la guerre contre le terrorisme international et notamment contre l’organisation d’al-Qaïda. A la suite des attentats du 11 septembre 2001, l’Afghanistan occupe une place prépondérante dans les relations internationales. Avec le soutien de l’OTAN et l’aval du Conseil de sécurité, les Américains, au nom de la lutte contre le terrorisme, forment une
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