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Laïcité et valeurs québécoises

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Description

On croyait la question de la laïcité québécoise depuis longtemps rangée dans les archives de nos disputes politiques. Or, depuis 2006, un débat d’une rare intensité a déchiré les Québécois et ramené la question de la religion au premier plan au point de faire de la laïcité la controverse politique de la décennie.
Guillaume Lamy, chercheur indépendant et journaliste du monde universitaire, a entrepris de remonter aux racines de cette controverse. Il a épluché toutes les interventions qui ont été écrites sur l’enjeu de la laïcité au Québec depuis la résurgence de ce débat au xxie siècle à travers les accommodements raisonnables, la commission Bouchard Taylor, le programme Éthique et culture religieuse et la charte des valeurs.
Cette controverse a considérablement changé le paysage politique, constate-t-il, au point de réorganiser les clivages politiques en de nouveaux camps où se retrouvent côte à côte des penseurs de droite et de gauche, des fédéralistes et des souverainistes. Le débat a ouvert un fossé au centre des fondations souverainistes, progressistes et aussi chez les féministes québécoises qui se sont divisées sur le modèle d’encadrement de la religion au Québec. Trois familles de pensées forment de nouveaux carrefours idéologiques où se sont regroupés des conservateurs, des républicains civiques et des penseurs libéraux, observe l’auteur dans sa volonté de cartographier les forces en présence.
Cet essai d’une grande pertinence contribue à enfin mettre de l’ordre dans le chaos de cette controverse.
Depuis les années 2000, plusieurs cas médiatiques et juridiques à saveur religieuse ont retenu l’attention au Québec. D’abord, en juin 2001, la Cour supérieure du Québec a confirmé la légalité des érouvs installés dans les rues d’Outremont qui servent, selon la coutume, à étendre symboliquement le domaine privé permettant aux Juifs de sortir de chez eux lors du sabbat et d’autres fêtes judaïques. Ensuite, en 2004, un arrêt de la Cour suprême du Canada a autorisé l’installation de souccahs sur les balcons dans Outremont, malgré l’interdiction municipale qui s’appliquait jusque-là. D’autre part, en 2006, on assistait au renversement de la décision de la Cour d’appel du Québec par la Cour suprême du Canada d’interdire le port du kirpan dans une école. À ceci s’ajoute la tornade médiatique générée, aussi en 2006, par la recommandation de l’ancienne procureure générale de l’Ontario, Marion Boyd, d’instaurer des tribunaux d’arbitrage familial fondés sur le droit musulman dans cette province. Même si cela concernait une juridiction ontarienne, cela a mené à une motion entérinée à l’unanimité et sans débat à l’Assemblée nationale du Québec contre l’éventuelle implantation des tribunaux dits islamiques au Québec et au Canada ». Alors que le sujet des jugements à saveur religieuse commençait à susciter de plus en plus de critiques, on ramena au cœur des discussions l’autorisation, accordée en 1990, du port du turban sikh à des membres de la Gendarmerie royale du Canada, ce qui entraîna la modification du règlement lié à l’uniforme de service.

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Informations

Publié par
Date de parution 31 mars 2015
Nombre de lectures 0
EAN13 9782764429396
Langue Français

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