TEKKI principes et méthodes du responsabilisme
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Description

Le Mouvement Tekki est dans sa troisième année d'existence au Sénégal. Il est devenu une réalité politique incontestable au Sénégal, en particulier à l'Assemblée nationale et dans une centaine de collectivités locales. Quelle est la spécificité de ce mouvement ? A-t-il une vocation internationale ? Est-ce un parti politique, comme beaucoup d'autres, qui cherche à prendre le pouvoir pour le partage des ressources publiques entre les membres des clientèles ?

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 juillet 2010
Nombre de lectures 258
EAN13 9782336262604
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

TEKKI
Principes et méthodes du Responsabilisme

Mamadou Lamine Diallo
© L’HARMATTAN, 2010
5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan 1 @wanadoo.fr
9782296102705
EAN : 9782296102705
Sommaire
Page de titre Page de Copyright AVANT-PROPOS L’ÉTAT DU MONDE LE TEKKI , LE RESPONSABILISME : JUSTIFICATION LE TEKKI , PRINCIPES FONDATEURS ET MÉTHODE
Moussa NDIAYE
Premier coordinateur du Mouvement Tekki décédé de manière suspecte le 2 septembre 2008 à Dakar
AVANT-PROPOS
Après plus de deux années d’existence, le Mouvement Tekki , lancé à la faveur de l’élection présidentielle au Sénégal en 2007, a senti la nécessité de systématiser sa démarche politique inspirée par l’émergence citoyenne afin de permettre aux partenaires et volontaires du mouvement de mieux comprendre le sens de leur combat pour la justice.

J’ai donc entrepris ce travail avec la collaboration fructueuse de notre Premier coordonnateur national Moussa Ndiaye, décédé de manière suspecte le 2 septembre 2008 à Dakar. Je me suis trouvé dans l’obligation de finir au plus vite ce travail pour lui rendre un hommage mérité et perpétuer sa mémoire 1 .
Ce texte provient des discussions que j’ai menées avec Moussa Ndiaye autour de vécus de militants marxistes ayant rencontré l’islam, de ses propres interrogations et de l’expérience de militants de la société civile. J’ai également bénéficié des analyses de l’un des dirigeants du Parti de l’indépendance et du travail (PIT), feu Sémou Pathé Guèye, brillant philosophe engagé dans la lutte des populations africaines et qui a, en particulier, attiré mon attention sur Habermas. Les témoignages d’Amadou Makhtar Mbow sur les luttes anticoloniales et leurs difficultés à construire un État indépendant m’ont permis de mieux comprendre l’histoire politique du Sénégal. Enfin, Serigne Moustapha Saliou Mbacké de Touba m’a été d’un précieux concours dans la mise au point du Responsabilisme en me fournissant de précieuses orientations à chaque fois que j’ai eu l’occasion de le rencontrer.
L’ÉTAT DU MONDE
Le défi qui se dresse devant le monde en ce début de vingt-et-unième siècle est l’établissement de la justice sur terre. En effet, l’accumulation effrénée des richesses matérielles « par des États prédateurs » menace notre environnement, augmente les inégalités au sein des pays et entre les pays du globe, pousse à la marginalisation de plus d’un milliard d’individus et à la multiplication des conflits armés locaux et des tensions religieuses.

Ceci est le résultat de la globalisation qui n’est que l’intensification des relations et des échanges économiques entre les territoires du globe terrestre. Si la globalisation pousse à une mobilité plus grande des marchandises, des biens et services, des capitaux, de l’information et des idées, elle place, cependant, des obstacles à la mobilité des femmes et des hommes. Elle aura connu deux phases dans son évolution historique. La première commence avec le contournement maritime de l’Afrique au XVe siècle et se ferme avec la chute du mur de Berlin en 1989. Celle-ci a ouvert la nouvelle phase dans la globalisation du monde par la conjonction de la révolution numérique et la volonté de libéralisation des échanges entre les territoires par les élites politiques des pays les plus industrialisés. Elle marque aussi la fin des expériences socialistes de dépassement du capitalisme. L’enjeu est dans la recherche d’un nouvel équilibre du monde avec l’émergence économique de pays tels que la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Iran et le risque de marginalisation de l’Afrique.

ÉVOLUTION RÉCENTE DU MONDE ET RÔLE CAPITAL DES ÉTATS

De la globalisation
La globalisation met en relation plusieurs territoires qui, auparavant, échangeaient très peu entre eux et se suffisaient presque à eux-mêmes. D’une part, elle est le résultat du progrès technique qui facilite les activités économiques et la mobilité des biens et des personnes. D’autre part, elle a bénéficié d’un appui politique des États. Deux compréhensions de la globalisation marquent jusqu’ici la marche politique et économique du monde : * l’approche socialiste, à la suite de Marx, considère cette évolution comme le résultat de la lutte des classes, véritable moteur de l’histoire et prévoit son dépassement inéluctable. * l’approche libérale, préconisée par Adam Smith et ses disciples, estime que la libre entreprise et le commerce sans entrave entre les territoires créent les conditions de la prospérité et de la paix dans le monde parce qu’il y aurait une propension naturelle à échanger, ce qui favorise la division du travail et la création de richesses matérielles.

Des capitalismes
Les capitalismes qui dominent l’Europe, à partir du XVe siècle, se caractérisent par l’existence simultanée de territoires sur lesquels s’exerce la souveraineté d’un État, d’une propriété privée garantie par cet État et d’une monnaie ayant cours légal et pouvoir libératoire ; en vérité, l’État est l’institution qui crée le capitalisme. Dans toutes les transformations de la production, des corporations à la grande industrie, en passant par l’atelier et la manufacture, l’État est omniprésent.
Mais la dynamique d’expansion spatiale du capitalisme est aussi rythmée par les chocs technologiques qui permettent une mobilité plus grande des biens et services, des personnes, des capitaux et des idées. Ainsi, le commerce colonial avec la Traite des Noirs vers l’Amérique et le colonialisme résultent du progrès technique dans le transport maritime et ferroviaire et caractérisent la première globalisation.

De même, le développement d’activités économiques à hauts risques et à hauts rendements, telles que la grande industrie, a été permis par le progrès technique qui a suscité l’émergence d’un capitalisme où l’existence de rendements croissants pousse à une production de plus en plus massive dans le but d’obtenir de bas coûts unitaires. Dès lors, la recherche de nouveaux marchés pour écouler de tels volumes devient un enjeu stratégique pour les producteurs, mais aussi pour les États.

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