Un ministre de l'alternance, Michel Jobert

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Français
308 pages
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Michel Jobert, fils d'un "pionnier" du bled marocain, engagé dans la guerre de Libération dès 1942 et champion d'une Europe de la liberté face aux blocs, entre en "résistance" politique aux débuts de "l'ère nouvelle" giscardienne. Avec l'alternance à la clé et face à un système partisan, bipolaire et dominant, il plaide pour une nouvelle citoyenneté faite de respect et de responsabilité de l'individu : la "démocratie vivante". L'auteur a côtoyé Michel Jobert et milité dans son Mouvement des Démocrates.

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Date de parution 01 janvier 2015
Nombre de lectures 94
EAN13 9782336366418
Langue Français
Poids de l'ouvrage 10 Mo

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AlexisNOËL
Un ministre de l’alternance, Michel Jobert Du Quai d’Orsay au Quai Branly (19811983)
16/12/14 00:27
Un ministre de l’alternance, Michel Jobert
Alexis NOEL
Un ministre de l’alternance, Michel Jobert
Du Quai d’Orsay au Quai Branly (1981-1983)
Du même auteur L’épopée ordinaire et singulière de Michel Jobert, pour l’honneur de la politique,Société des écrivains,2008. La Démocratie vivante, Michel Jobert, un précurseur,L’Harmattan,2004. © L’Harmattan, 2014 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-04945-8 EAN : 9782343049458
« Le principal, au point de vue de l’existence dans l’Histoire, n’est pas de réussir, ce qui ne dure jamais, mais d’avoir été là, ce qui est ineffaçable ». Jacques Maritain,Pour une philosophie de l’histoire, 1959. « La morale et la politique sont peut-être séparées chez les esprits médiocres. Pour moi, la politique est une pratique quotidienne et périlleuse de la morale. Ou alors elle serait le refuge des fripons ». Michel Jobert à Amal Naccache, dansJeune Afrique, n° 1054, 18 mars 1981. « Selon les bonnes traditions, les éclaireurs sont destinés à essuyer les premiers coups de feu » Michel Jobert,Par trente-six chemins, Albin Michel, p. 162.
AVANT-PROPOS
DES ASPECTS DU PARCOURS LIBRE ET SINGULIERDEMICHELJOBERTAvant de décrire dans un même mouvement, et le rôle de Michel Jobert comme « ministre de l'alternance », et ses perspectives et son action dans l'exercice de sa fonction comme ministre d'État, ministre du commerce extérieur de François Mitterrand, j'ai cru bon de tracer les points essentiels de sa vie personnelle et politique, avant mai 1981. Georges Pompidou étant décédé le 9 avril 1974, Jobert raconte quelque part comment il a continué à tenir son poste de ministre des Affaires étrangères « comme si rien de dramatique n'était intervenu », jusqu'au deuxième tour de l'élection présidentielle, le 9 mai : « Je le devais bien à Georges Pompidou. » À en croire le journaliste Abd-el-Dahmani deJeune Afrique (18/04/79), pour Jobert, désormais, « c'est le début du tunnel [...] librement choisi, pour ne pas se compromettre, ni s'abaisser à rentrer dans le rang. Et dire que, quelques mois plus tôt, il faisait la une des journaux et des magazines. Pour Le Point« l'homme qui c'était », avec à la clé ce sondage plutôt monte flatteur : 44 % des Français contre 17 % avaient une bonne opinion de lui [...], 35 % assurant qu'il jouera un rôle important dans l'avenir. Ces scores sontparticulièrement remarquables quand on sait que Michel Jobert 1 ne le devait pratiquement qu'à son seul mérite ». À ce sujet, Jobert concèdera que si Pompidou n’eût point disparu, « J’aurais été, "en situation", peut-être en capacité, mais c’eût été mon
1 Notons encore cet autre sondage Louis Harris, fin 1979 (Le Monde, 26/11/79). A l'interrogation : « Quelle opinion avez-vous des personnalités suivantes : Barre, Chirac, Galley, VGE, Mitterrand ?... » Jobert arrive en tête avec 64 %. Quand il quittera le Quai d'Orsay en 1974, 63 % des Français approuvent la politique étrangère de Georges Pompidou.
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