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Algérie, 50 ans après

De
234 pages
L'Algérie fête cette année les 50 ans de son indépendance, une occasion pour revenir sur son parcours à la fois politique, économique et culturel. Au sommaire notamment de ce numéro des contributions sur Ben Bella, le développement économique depuis 50 ans, le pétrole, la dépendance alimentaire, le logement, la jeunesse, l'histoire de la peinture, le cinéma, la création littéraire.
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REVUE TRIMESTRIELLE
81 Printemps 2012
EDITIONSL’HARMATTAN
est une revue trimestrielle dont l’ambition est d’aborder les grandes questions politiques et culturelles qui concernent les peuples et les sociétés du bassin méditerranéen. Sans aucun parti pris idéologique, elle privilégie avant tout le débat entre les acteurs, les témoins et les décideurs, aussi différents soientils.
Les membres du comité de rédaction ont choisi cette orientation parce qu’ils sont convaincus que le dialogue est une philosophie de l’action politique. Ni l’ampleur des divergences, ni la gravité des oppositions ne doivent empêcher que soient patiemment recherchées les possibilités de confluences.
Cet attachement au dialogue et à la confrontation des idées vient de la conviction que seul le dialogue peut permettre de construire durablement de nouvelles formes de configurations politiques, à la fois équilibrées et fécondes.
La création de cette revue à vocation internationale apparaît comme une contribution à l’ouverture d’un indispensable espace de confrontations des analyses et des opinions sur les problèmes qui façonneront l’avenir de cette région.
www.confluences-mediterranee.com
Dans ce site, consultez tous les numéros de la revue depuis sa création en 1991.
Normes pour les envois de manuscrits
Les textes soumis à la rédaction doivent lui être adressés par mail à l’adresse suivante contact@confluences mediterranee.com. Ils doivent comporter un titre, un chapeau de présentation de l’article et des soustitres. Les notes doivent figurer en fin d’article et doivent suivre une numérotation continue pour la totalité de l’article. Les références bibliographiques doivent respecter les conventions de la norme ISO 6902 (février 1998). Les articles ne doivent pas dépasser 25 000 signes et ils doivent être fournis avec un résumé en français de 10 lignes maximum, ainsi que 45 mots clés.
Nous demandons que les nom et prénom des auteurs des articles proposés soient accompagnés de leur titre, de leur adresse institutionnelle et de leurs coordonnées (destinées à la seule rédaction).
Les articles et toute correspondance éditoriale sont à adressés à la rédaction de la revue.
Confluences Méditerranée – 50, rue Descartes – 75005 Paris
50 rue Descartes – 75005 Paris Site internet : www.confluencesmediterranee.com
FondateurHamadi Essid (1939-1991)
Directeur de la revue Jean-Paul Chagnollaud
Rédacteur en chef Pierre Blanc
Comité de rédaction Sébastien Abis Sarah Ben Nefissa Karine Bennafla  Robert Bistolfi Christophe Chiclet Nilüfer Göle Salam Kawakibi  Agnès Levallois Ivan Martin  Barah Mikaïl Bernard Ravenel  Sylviane de Wangen
Webmaster : Patrick Habis
Comité scientifique Lahouari Addi Paul Balta Elie Barnavi JeanMichel Belorgey Monique ChemillierGendreau JeanFrançois Coustillière Burhan Ghalioun Alain Gresh  Paul Kessler Théo Klein Bassma Kodmani  Abderrahim Lamchichi Farouk MardamBey  Gilbert Meynier JeanChristophe Ploquin  Claudine Rulleau
Correspondants Jamal Al Shalabi (Amman) Ghassan El Ezzi (Beyrouth) Kolë Gjeloshaj (Bruxelles)  Roger Heacock (Jérusalem) Amaya Ubeda de Torres (Madrid)  Rabeh Sebaa (Alger) Jamila Houfaidi Settar (Rabat)
© L’Harmattan ISSN : 11482664 / ISBN : 9782296994058
81 Printemps 2012
Algérie, 50 ans après
Sommaire
Dossier SidAhmed Souiah Algérie : itinéraire de 50 ans d’indépendance Lahouari Addi Sociologie politique d’un populisme autoritaire Omar Carlier Ben Bella : l’homme, le mythe et l’histoire
Louisa Dris Aït Hamadouche L’Algérie face au « printemps arabe » : l’équilibre par la neutralisation des contestations
PierreJean Roca Les associations « modernes », fer de lance de la société civile ?
Ahmed Bouyacoub Quel développement économique depuis 50 ans ?
Hocine Malti Le gaspillage de l’or noir
Madjid Djenane La dépendance alimentaire : un essai d’analyse
Madani SafarZitoun Le logement en Algérie : programmes, enjeux et tensions
Nadji Safir La jeunesse algérienne : un profond et durable malaise
p. 9
p. 27
p. 41
p. 55
p. 69
p. 81
p. 101
p. 115
p. 131
p. 151
Dossier dirigé par Sid Ahmed Souiah
Anissa Bouayed Histoire de la peinture en Algérie : continuum et ruptures
Benjamin Stora Le cinéma algérien, entre deux guerres
Christiane ChauletAchour Ecrits d’Algériennes et guerre d’indépendance : Témoignages et créations
Portraits Paul Balta Mes rencontres avec Boumediène Lamia Bereksi Abdelkader Alloula, un dramaturge au carrefour des générations Yasmina Khadra Slim
Notes de lecture
En couverture :
Jeunes de la Grande Poste - Alger - Juillet 2010 - © Dahane Feth Eddine • Drapeau algérien - Avril 2011- Johanna Bourgault
p. 161
p. 179
p. 187
p. 205
p. 211
p. 215
p. 220
Berre l’Étang
un territoire à découvrir
Une ville dynamique
et active
Aujourd’hui, la ville se conjugue avec le développement économique et la protection de l’environnement. Ville fleurie, où se mêlent traditions provençales, pétrochimie, pêche et agriculture, cité de Provence aux petits airs camarguais, Berre l’Étang vit face à l’étang qui porte son nom. Ville attachante, ancrée dans la modernité grâce à son développement urbain, elle est forte d’une identité locale. Son port de pêche et de plaisance, sa base nautique et son nouveau boule-vard urbain bordé de palmiers ornent sa belle façade littorale. Equipée de lieux de détente et de pratiques sportives, Berre l’Étang est une ville dynamique et active.
Dossier
Algérie, 50 ans après
Dossier dirigé par SidAhmed Souiah
SidAhmed Souiah
Dossier
Professeur de géographie, MRTE, Université de CergyPontoise, membre du GREMAMO, Sedet.
Algérie : itinéraire de 50 ans d’indépendance
L’Algérie fête cette année les 50 ans de son indépendance, une occasion pour revenir sur son parcours à la fois politique, économique et culturel. C’est l’objectif recherché par la revue« Confluences Méditerranée » à travers ce numéro consacré à « L’Algérie, 50 ans après ». De nombreux auteurs ont accepté d’y contribuer pour livrer leurs analyses sur des thématiques suffisamment diversifiées pour que le lecteur puisse avoir une vue d’ensemble. En tant que coordonnateur du numéro, ma contribution présente les différents apports et élargit le champ d’analyse : la politique étrangère, le système éducatif et l’arabisation, les récentes élections législatives sont ainsi abordés.
près 132 ans de colonisation française, l’Algérie accède à l’indépendance le 5 juillet 1962. Pour un jeune ado Il symAbolise la rupture avec un passé tragique fait d’exclusions, lescent de 13 ans, cet évènement marque toute une vie. de brimades et de peines. Né dans un quartier dit « musulman » d’Oran, deuxième grande ville du pays, il avait très tôt compris qu’il appartenait aux marges de la ville, des marges du « vivre entresoi » se distinguant fortement des quartiers européens et n’entretenant que peu de relations avec un centreville réservé à la minorité européenne. C’est dire la forte ségrégation sociorésidentielle qui caractérisait sa ville natale. Et cette ségrégation était autrement plus
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forte pour les familles qui habitaient les bidonvilles en périphérie des grandes villes et plus pénible, encore, pour les ruraux isolés dans leurs douars ou entassés et déracinés dans les « camps périurbains » et les centres de regroupement.
Les premiers mois de l’indépendance
Pour l’adolescent que je suis alors, l’indépendance c’est la joie de retrouver un père, libéré de prison, où il avait passé six années pour ses positions politiques. Retrouver un père qui ne me reconnaît pas de prime abord, et qui demande « Qui est ce garçon ? », c’est à la fois un choc et une immense joie. Puis, pour les huit enfants qui composaient cette fratrie, sans la présence du père, avec une mère au foyer et sans ressources, l’indépen dance c’est aussi la fin des difficultés quotidiennes et des misères. L’indépendance en 1962, correspondait bien à un reclassement social et une grande fierté puisque ce père devient le premier pré 1 fet de l’Igamie d’Oran . Nous avions quitté notre quartier pour habiter les appartements du 16ème étage de la préfecture d’Oran. Là, j’avais compris que la tâche n’était pas aisée pour le premier préfet du début de l’indé 2 pendance : l’OAS résistait encore, il fallait à la fois neutraliser son action et assurer la protection de la population européenne contre les actes atroces commis par des éléments incontrôlés. Ces premiers mois de l’indépendance étaient en réalité une dure épreuve, malgré cette liesse manifestée par un peuple enfin libre : mettre en place l’administration, relancer l’économie, gérer les biens demeurés vacants avec le départ des Européens – une mission difficile dans un pays où les cadres algériens sont peu nombreux et la sécurité diffi cile à maintenir. Durant ce premier mois de l’indépendance, une grande effervescence régnait dans les salons de la préfecture : Ben Bella, Boumediène, Khémisti, Medeghri, Kaïd Ahmed, Bouteflika, e Mahsas, etc., tous étaient là et gamin, je les ai croisés entre le 15 e et 16 étage de la préfecture, incrédule face à ces attroupements et ces nombreuses réunions. Plus tard, j’ai compris que j’étais témoin d’un évènement majeur : la préparation de la prise de pouvoir par le groupe dit « d’Oujda » contre le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA) présidé par Ben Khedda. J’avais l’impression que la préfecture était prise d’assaut par ceux qui se préparaient à prendre les rênes du pouvoir à Alger alors que mon
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