L'École de Francfort et la critique de la modernité

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Français
138 pages
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Description

Réalité autonome et fait social, l'œuvre d'art est le produit de la société sans être une copie, traduisant l'ordre établi. Entité utopique l'œuvre d'art est l'antidote au désenchantement du monde. Comme tel, elle est promesse de liberté et de bonheur authentiques dans un univers de production-reproduction, soumis au principe du rendement. Et dans un monde pris par les rets d'une mondialisation technocapitaliste et totalitaire, il est impérieux de penser, avec l'école de Francfort, le caractère subversif et utopique de l'art si l'on veut endiguer les avatars de la modernité.

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Date de parution 01 mai 2015
Nombre de lectures 111
EAN13 9782336377070
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

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Doh Ludovic F
L’ÉCOLE DE FRANCFORT ET LA CRITIQUE DE LA MODERNITÉ Le paradoxe de l’œuvre d’art
Série Esthétique
ouverturephilosophique
L’ÉCOLE DE FRANCFORT ET LA CRITIQUE DE LA MODERNITÉ
Le paradoxe de l’œuvre d’art
Ouverture philosophique Collection dirigée par Aline Caillet, Dominique Chateau, et Bruno Péquignot Série Esthétique La série Esthétique publie des ouvrages qui traitent de l’art, de sa production et de sa réception, ainsi que de diverses questions esthétiques (goût, valeurs, etc.), d’un point de vue principalement philosophique. Des livres de théorie de l’art (cinéma, littérature, peinture, etc.) et de la culture ayant une portée générale ou philosophique peuvent être également pris en considération. Dernières parutions Sous la direction de Dominique BERTHET,Une esthétique du trouble, 2015. Frédéric MONTÉGU,Image et abstraction dans l’œuvre de Mark Rothko. Tome 2 : Réhabilitation de l’œuvre entière, 2014. Frédéric MONTÉGU,Image et abstraction dans l’œuvre de Mark Rothko. Tome 1 : Période dite de la maturité, 2014. Jean VION-DURY et Christian XERRI (dir.),Plaisir esthétique dans les arts, 2014. Francesca CARUANA (dir.),Ecritures et inscriptions de l’oeuvre d’art,2014. Sous la direction de Dominique BERTHET,L’insolite dans l’art, 2013. Sous la direction de Bernard GUELTON,Images & récits,La fiction à l’épreuve de l’intermédialité,2013. David BRUNEL,La Photographie comme métaphore d’elle-même. Corps et visage de l’image photonique, 2012. Sous la direction de Miguel EGAÑA,Figures de l’artiste,2012. Gisèle GRAMMARE,La Maison de l’Armateur. Hôtel Thi-bault, 2012.Dominique BERTHET (dir.),L’imprévisible dans l’art, 2012.
Doh Ludovic Fié L’ÉCOLE DE FRANCFORT ET LA CRITIQUE DE LA MODERNITÉ
Le paradoxe de l’œuvre d’art
Du même auteur Musiques populaires urbaines et stratégies du refus en Côte d’Ivoire, Paris, Edilivre, 2012.
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-06158-0 EAN : 9782343061580
Sommaire
Avant-propos...................................................................... 9 Introduction...................................................................... 11 Première partie : Œuvre d’art et société : entre autonomie et hétéronomie ............................................. 17 Chapitre I – Platon et Aristote ......................................... 19 Chapitre II – Schopenhauer et Nietzsche......................... 41 Chapitre III – Marx et les marxistes ................................ 55 Deuxième partie : Modernité et crise de l’histoire :cadre d’émergence de la théorie esthétiqueà l’école de Francfort ..................................................... 67 Chapitre IV – Dialectique de la domination et déréliction de l’histoire : le pessimisme francfortois ......................... 69 Chapitre V – Culture affirmative et désenchantement de l’art .............................................................................. 77 Chapitre VI – Adorno et la critique de la musique populaire ................................................... 87 Troisième partie : Problématique de la liberté et du bonheur.................................................................. 95 Chapitre VII – Une affinité complexe ............................. 97 Chapitre VIII – Liberté ou l’enjeu d’un paradoxe ......... 101 Chapitre IX – Art et promesse de bonheur .................... 111
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Conclusion ..................................................................... 117 Bibliographie.................................................................. 119
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Avant-propos
Réalité autonome et fait social par excellence, l’œuvre d’art est le produit de la société sans pour autant en être une pure copie, servante de la réalité. Elle est, en effet, la production réflexive d’une société antagonique. Cette na-ture paradoxale fait de l’œuvre d’art une entité utopique et un antidote au désenchantement généralisé du monde, ef-fet induit de la modernité. Telle est la conception francfor-toise de l’œuvre d’art, fond discursif de ce livre.
Mais, si les réflexions sur le rapport de l’art à la société menées par les philosophes de l’École de Francfort, dans les années 60, sont justifiées pour leur temps, ne versons-nous pas dans la provocation en invoquant, dans un uni-vers des Techniques de l’information et de la communica-tion, du numérique, où les nouvelles techniques de produc-tion et de reproduction sont partie intégrante de la création artistique, une théorie esthétique qui entretient un rapport controversé à la technique ? L’approche francfortoise bien que d’aujourd’hui, est-elle contemporaine ? N’est-elle pas désuète ? Ces interrogations, au-delà de leur caractère ap-paremment rhétorique, mettent en évidence la probléma-tique d’une théorie qui puisse s’adapter aux nouvelles formes d’art méconnues ou ignorées de la théorie dite spé-culative de l’art dont la Théorie critique est tributaire.
Aussi, s’il est vrai, en effet, que de nouvelles ap-proches, notamment les perspectives analytique et hermé-neutique permettent d’ouvrir l’horizon de l’art, si elles se présentent comme un dépassement de la théorie spécula-tive de l’art, est-ce pour autant qu’il faut dire de la « Théo-
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