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Auditorium de Dijon

De
264 pages
L'auditorium de Dijon va sur ses vingt ans. L'acoustique est enfin au point, les grands orchestres y déploient leur faste, mais les petits ensembles sont brimés ; la danse est un parent pauvre ; quant à l'opéra, le directeur Laurent Joyeux cherche à le dépoussiérer. La longue salle limite le contact avec le plateau et le rituel du concert n'est pas égayé. Les désirs du public sont ignorés. L'auteur s'adresse à l'Opéra de Dijon pour lui insuffler une vie qui se fait attendre.
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enfin au point, les grands orchestres y déploient leur faste, mais les petits ensembles sont brimés ; la danse est un parent pauvre ; quant à l’opéra, le directeur Laurent Joyeux cherche à le dépoussiérer et s’est déjà essayé à la mise en scène.
La longue salle limite le contact avec le plateau et le rituel du concert n’est pas égayé. Les désirs du public sont ignorés.
L’auteur s’adresse à l’Opéra de Dijon pour lui insuffler une vie qui se fait attendre.
Photo de couverture :
Musiques et Champ social
Louis Finne
Auditorium de Dijon
Autopsie d’un mortvivant
Musiques et Champ Social dirigée par Anne-Marie Green Les transformations technologiques depuis cinquante ans ont bouleversé la place de la musique dans la vie quotidienne. Celle-ci est actuellement omniprésente tant dans l'espace que dans les temps sociaux, et ses implications sociales ou culturelles sont si fortes qu'elles exigent d'être observées et analysées. Cette série se propose de permettre aux lecteurs de comprendre les faits musicaux en tant que symptômes de la société. Déjà parus Stéphane SACCHI,Les enjeux esthétiques dans le processus de création, 2016. Véronique FLANET,La belle histoire des fanfares des Beaux-Arts, 1948-1968,2015. Nicolas CANOVA,La musique au cœur de l’analyse géographique, 2014. Michelle BOURHIS,La vie musicale à Nantes pendant la seconde guerre mondiale, 2014. Eva VILLAR,Le voyage salsa. Une danse de société par et pour la pluralité, 2012. Guy DUBOIS,Les chansons de cow-boys. Etude sociohistorique, 1840-1910, 2012. Michelle BOURHIS,La musique de chambre à Nantes entre les deux guerres, 2011. Cristina BĂRBULESCU, Les opéras européens aujourd’hui : comment promouvoir un spectacle ?, 2011.E. BOUTOUYRIE,La musique techno. Une approche sociogéographique, 2010. Jacob ETIENNE,Les Bals populaires des Antillais en région parisienne, 2010. Antoine PÉTARD,L'improvisation musicale. Enjeux et contrainte sociale, 2010. Gérard REGNIER,Jazz et société sous l’Occupation, 2009. Stéphanie MOLINERO,Les publics du rap, 2009. Alfred WILLENER,Le désir d’improvisation musicale, 2008. Vincent SERMET,Les musiques Soul et Funk, 2008.
AUDITORIUM DE DIJON
© L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Parishttp://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-10972-5 EAN : 9782343109725
Louis FinneAuditorium de Dijon Autopsie d’un mort-vivant
Du même auteur, chez le même éditeur :
Le Maire, la Muse et l’Architecte 2004, collection Univers Musical ISBN : 2-7475-6407-X
« Lorsque nous nous engageons à consacrer nos vies aux arts, nous décidons de passer notre temps dans des zones dangereuses. Nous consacrons nos forces à des questions trop difficiles pour que les politiques y répondent simplement, clairement ; notre tâche est d’exposer les problèmes dans leur complexité. Il nous faut affronter ces zones d’ombre que les gens qui s’occupent des affaires de l’Etat ou de la finance ne peuvent, sous peine de perdre leur travail, prendre en compte. » Peter Sellars. « La musique doit vous saisir et non vous divertir. » NikolausHarnoncourt. « La relation avec un lieu musical doit être (…) continue. On doit pouvoir arriver avant, traîner à la médiathèque, réentendre (…) une œuvre dès après sa création, en savoir plus en voyant un film. (…) Les autres salles fonctionnent souvent comme un restaurant, ouvertes de 20 heures à 23 heures et, quand le chef est parti, rideau ! » Pierre Boulez. « La fonction d’un écrivain est d’appeler un chat un chat. » Nicolas Machiavel.  7
PrologueIl y a bientôt vingt ans, l’Auditorium de Dijonétait inauguré. Imaginé dès 1974, exigé en 1988 par des citoyens mélomanes, 1 et dix ans de gésine : tous les épisodes ont été contés en 2004 . De sa conception jusqu’à l’état actuel, trente ans déjà se sont écoulés. Pour son vingtième anniversaire, l’équipe dirigeante éditera-t-elle fin 2018 un ouvrage sur papier glacé où chacun verra son rôle magnifié en photos glamour ? Tel n’est pas mon propos. Avec mes yeux de spectateur payant, j’ai regardé ce que dix-huit années de fonctionnement ont fait de cet établissement de prestige. Ma chronique, appuyée sur de nombreux documents, témoignages et clichés parus dans la presse, ne fut pas du goût de sa direction. Liée par un contrat d’exclusivité à Gilles Abegg, son photographe en résidence, elle a refusé qu’on utilise ses clichés et interdit la commercialisation 2 du livre . Fallacieux argument. Laurent Joyeux, le directeur, étant prolongé jusque fin 2020, le texte, désormais privé de photos, a été repris, resserré et actualisé. Il contera comment les citoyens, par leur volonté et leurs impôts, ont permis de doter la 3 ville d’un grand outil culturel . Cette histoire est exemplaire, elle pourra être comparée à ce que d’autres villes ont réalisé. Avant l’Auditorium, Dijon faisait peu de cas de la musique. 1 Louis Finne : Le Maire, la Muse et l’Architecte,L’Harmattan, 2004, collection Univers Musical,ISBN : 2-7475-6407-X. 2 Jean Louis Roy,L’AUDITORIUM DE DIJON, bientôt vingt ans, 2015, L’Harmattan, Univers Musical, ISBN : 978-2-343-07401-6,« épuisé ».3 Les erreurs et omissions éventuelles sont liées au secret dont s’entourent les institutions, même à l’encontre de qui veut les aider (note de l’auteur).  9