Le Dernier Français
241 pages
Français

Le Dernier Français

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241 pages
Français

Description


Une voix montante au carrefour des cultures.






La France, c'est notre bled, que tu le veuilles ou non ! À travers sa génération, Abd Al Malik interpelle l'humanité tout entière.







Vive la France arc-en-ciel unie et débarrassée de toutes ses peurs ! Son cri n'est pas nationaliste, il est universaliste. La France qu'il chante, c'est celle de 1789 et des Droits de l'homme. La France qu'il appelle de ses vœux, c'est celle des frontons républicains : Liberté – Égalité – Fraternité. Sa France, c'est celle du " vivre ensemble " : J'ai planté du jasmin ce matin dans ma cité HLM / Et je me suis demandé ce que je devais faire pour que la France, elle m'aime...







S'il est patriote, souligne Mazarine Pingeot dans sa préface, c'est parce qu'il a compris qu'il n'y a " d'identité que celle de la langue ".







La vie est une bataille, qu'on soit jeune ou vieux. Abd Al Malik se bat. Ses mots sont ses seules armes et lui ouvrent le chemin de la poésie et de la spiritualité. Sa langue, qu'il invente ligne après ligne, embrasse le passé, le présent, l'avenir et... les autres humains : Je rêve donc éveillé pour qu'ils me comprennent.









Sa quête est notre espoir commun : Je cherche quelque chose de plus grand que moi.








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Informations

Publié par
Date de parution 16 février 2012
Nombre de lectures 58
EAN13 9782749125404
Langue Français
Poids de l'ouvrage 38 Mo

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

LE DERNIER FRANÇAIS
Directeur éditorial : Jean-Paul Liégeois Directeur de collection : Arash Derambarsh
Couverture : Bruno Hamaï
© Atmosphériques Éditions pour « Céline », « Le Marseillais », « Lorsqu’ils essayèrent », « Conte alsacien », « HLM Tango », « C’est du lourd », « Soldat de plomb », « Noces à Grenelle », « Les Autres », « Il se rêve debout », « La Gravité », « Saigne », « L’Alchimiste ». © Mazarine Pingeot pour la préface © BFC pour toutes les photos www.bfc-photo.com
© le cherche midi, 2012 23, rue du Cherche-Midi – 75006 Paris
Vous pouvez consulter le catalogue général du cherche midi et l’annonce de ses prochaines parutions sur son site Internet :www.cherchemidi.com
« Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur et strictement réservée à l’usage privé du client. Toute reproduction ou diffusion au profit de tiers, à titre gratuit ou onéreux, de tout ou partie de cette œuvre, est strictement interdite et constitue une contrefaçon prévue par les articles L 335-2 et suivants du Code de la Propriété Intellectuelle. L’éditeur se réserve le droit de poursuivre toute atteinte à ses droits de propriété intellectuelle devant les juridictions civiles ou pénales. »
ISBN numérique : 978-2-7491-2540-4
Abd Al Malik
LE DERNIER FRANÇAIS
Préface de Mazarine Pingeot
du même auteur aucherchemidi
La guerre des banlîeues n’aura pas lîeu, prîx Edgar-Faure du îvre poîtîque, 2010.
chez d’autres éditeurs
Qu’Allah bénîsse la France !, prîx Laurence Trân, Abîn Mîche, 2007.
PRÉFACE
IL A FAIT DU SLOGAN L’ESPACE DE LA POÉSIE
Les mots sont des actes. I n’est pus besoîn de e prouver, c’est même ce qu’on appee dans e jargon « e angage performatîf ». Les mots sont de a musîque. Et c’est ce qu’on appee dans un autre jargon « e rap ». Abd A Maîk se sîtue à ce carrefour. Ses mots sont sîgnîiants, engagés, maîs eur sîgnîicatîon est portée par e martèement du rythme. Au carrefour aussî d’une vîsîon du monde engobante et du pus petît détaî, de ’anecdote, cee de a poésîe quotîdîenne quî contîent ce monde. Dedans, dehors, contenant, contenu, Abd A Maîk se joue de ces frontîères, échappe aux paces qu’on voudraît uî donner, échappe à a cîté quî vouaît e détermîner, échappe à a récupératîon et à a trahîson dans aquee on auraît vouu ’attîrer. I mutîpîe es idéîtés en cherchant désespérément à être uî-même, et se trouve, au moment même où î s’échappe, vers un au-deà, un îeu mystîque qu’î nous montre comme
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’Étoîe du Nord, sans jamaîs devenîr proséyte. Abd A Maîk est un homme de conversîon. Conversîon reî-gîeuse, maîs d’abord conversîon de vîe, conversîon des mots en musîque, de a musîque en mots, conversîon en adute quî porte en uî ’adoescent qu’î fut et qu’î a en même temps quîtté, conversîon du regard vers ce quî e constîtuaît, et dont a focae faît émerger es dangers quî auraîent pu ’anéantîr, quî ont parfoîs brîsé ses amîs, puîs es causes de ces dangers, quî ne sont pus seuement à trouver dans a cîté, maîs vers a téé. Le dîscours poî-tîque, ’étendard du racîsme auréoé de préoccupatîons sécurîtaîres, a pensée unîque sur un Isam-îsamîste, a fracture d’une France dont e ma îdentîtaîre est né en même temps que e dîscours quî e déinîssaît. I mîîte maîs sans sogan, ou putôt î a faît du sogan ’espace de a poésîe. I a des ettres et î a a rue. I saît de quoî î pare, et învente comment en parer. I aîme a France, son pays. I est patrîotîque, ouî, à sa manîère, pour avoîr bîen comprîs qu’î n’y avaît d’îdentîté que cee de a angue. Et d’une forme d’amour. I renoue avec ’esprît des Lumîères, et son unîversaîsme qu’î veut à tout prîx concret, et qu’î concrétîse : c’est îcî que se rejoîgnent sa pensée et son cœur, en cette îdée de ’homme, nî banc nî
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noîr, nî juîf nî musuman, maîs tout ça à a foîs, parce que chaque homme grandît dans un îmmeube, un quartîer, une famîe, une vîe, et qu’î ne faut pas renîer e îeu d’où ’on vîent. Moîns î e renîe, pus î ’agrandît : e îeu d’où î vîent s’est enrîchî de son extrême curîosîté, de ses ectures et de son art. Maîs sa famîe est toujours présente. Sartre et Camus côtoîent Notorîous B.I.G. et Jay-Z, Deeuze et Derrîda, IAM et NTM. C’est que a pensée détruît es muraîes des ghettos, et qu’une cuture, c’est de pouvoîr aîmerL’Étrangeret écouterNîque Ta Mère. Quant à moî, je ’aî découvert un jour, en voîture : de a radîo, doucement, émergeaîent es premîères phrases desAutres. Assocîatîon de pensée,Ces gens-là, Jacques Bre : « Parce que chez ces gens-à [...] Monsîeur », « on prîe », « on trîche » ou « on compte » ; Abd A Maîk ne compte nî ne trîche. I essaîe, î voyage, î se retourne sur uî-même, î prêche à sa façon. Et comme ’îustre maïtre, î raconte des hîstoîres, en peu de phrases, en îtanîes et en scansîon, des hîstoîres quî tîennent sur une page, pour aîsser e sîence s’înstaer. Les musîcîens et es poètes e connaîssent, ce sîence. C’est de à que tout part, c’est e banc de a page, c’est e « pas encore », e « encore un peu », e recueîement nécessaîre, quî est ’objet de
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