Victor Hugo devant l

Victor Hugo devant l'objectif

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Français
460 pages

Description

Victor Hugo, qui fut probablement l'écrivain le plus photographié de son temps, ne parvint jamais à convaincre son éditeur Jules Hetzel de publier ses éditions de Châtiments ou du Rhin avec sa photographie en frontispice. La correspondance prouve que ce visionnaire avait, à rebours des professionnels de l'édition, non seulement compris l'importance du fait photographique dès le début de la seconde moitié du XIXe siècle, mais aussi, saisi ses futures applications dans de nombreux domaines, celui des illustrations d'ouvrages littéraires ou touristiques. Vaincu par leur scepticisme frileux, Victor Hugo continuera néanmoins de se prêter de bonne grâce aux sollicitations nombreuses des plus grands photographes de son temps.

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Date de parution 13 décembre 2018
Nombre de lectures 0
EAN13 9782140107818
Langue Français
Poids de l'ouvrage 21 Mo

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JeanMarc Gomis VICTOR HUGO devant l’objectif Préface de Sophie FournyDargère
Victor Hugo devant l’objectif
Du même auteur
« La draisienne de Victor Hugo »,L’Écho Hugo, 2004.
Trajectoires, Le Petit véhicule, 2008.
Publications en ligne sur le site du Groupe Hugo (http://groupugo.div.jussieu.fr) :
« À propos de la photographie de Victor Hugo sur le Rocher des Proscrits. »
« Sur l’attribution de la photographie de Victor Hugo du 5 mai 1861, la première (?) où il porte la barbe ? »
© L’Harmattan, 2018 5-7, rue de l’École-Polytechnique ‒ 75005 Pariswww.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-14660-7 EAN : 9782343146607
Jean-Marc Gomis
Victor Hugo devant l’objectif
Préface de Sophie Fourny-Dargère
«Imaginons les idolâtres de Shakespeare placés devant le choix de disposer d’un portrait signé d’un Holbein le Jeune qui aurait vécu plus longtemps, ou de découvrir une photo du maître prise par un ancêtre de l’appareil photographique ; ne préféreraient-ils pas, pour la plupart, la deuxième hypothèse ? Et pas seulement parce que la photo révèlerait sans doute à quoi l’écrivain ressemblait vraiment ; car, même si elle était jaunie, à peine visible, avec des zones d’ombre, elle l’emporterait à nos yeux sur n’importe quel chef-d’œuvre de la peinture. Avoir une photographie de Shakespeare, ce serait comme posséder — pour les chrétiens — un clou de la vraie Croix.[...] Personne ne considère un tableau de chevalet comme consubstantiel à son sujet ; il se contente de le représenter ou de s’y référer. Mais une photographie n’est pas seulement " semblable " à son sujet, pas uniquement un hommage, elle en fait partie, elle en est l’extension et un moyen puissant de l’acquérir et de s’en rendre maître.»
Susan Sontag(La Photographie,Paris, Le Seuil, 1979)
À Gérard Pouchain et Éric Bertin qui n’ont pas encore eu l’occasion de se rencontrer. Avec ma plus profonde gratitude et mon indéfectible affection. Sans leur aide, ce livre n’aurait jamais vu le jour.
À la mémoire de mes parents.