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Par la queue des diables

De
80 pages
Publié par :
Ajouté le : 01 janvier 1997
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EAN13 : 9782296344839
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PAR LA QUEUE DES DIABLES

cg L'Harmattan, 1997 ISBN: 2-7384-5635-9

Dominique LE BOUCHER

PAR LA QUEUE DES DIABLES

Préface de Moussa LEBKIRI

L'Harmattan 5-7, rue de l'Ecole Polytechnique 75005 Paris - FRANCE

L'Harmattan Ine. 55, rue 5t Jacques Montréal (Qc) - CANADA H2Y lK9

PREFACE Cardamone...me nthe...basil ie... Quand Dominique Le Boucher nous raconte son histoire, elle nous met les mots à la bouche. Elle nous met au parfum: cardamone... menthe et basilic, ce sont là les ingrédients de ses personnages gorgés d'amour, de rage à vivre coûte que coûte, même si la désespérance est en fond de toile. Alors on ouvre nos oreilles pour ne rien perdre... en fait, l'histoire qu'elle nous raconte n'a ni tête ni queue, et c'est tant mieux. Il n'y a rien du banal d'un roman ou d'un texte qui se voudrait donneur de leçons philosophiques. Non, rien de tout cela. Il y a seulement une histoire, et quelle histoire! De celle qui vous mène par le bout de la langue, vous fait délicieusement tourner en bourrique les pages, pour voir ce qu'il y a derrière. Je me suis d'ailleurs surpris de mon avarice à vouloir garder quelques pages pour les lendemains. Pour ne pas tout manger aujourd'hui de cette écriture de chair. La mémoire de D. Le Boucher se fait fleuve et courant tumultueux

pour nous dire sa bonne « mauvaise conscience ». Et combien ces personnages si multiples, si différents et si ressemblants à la fois, elle nous les fait toucher au point qu'on a l'impression de vivre avec eux le temps d'une lecture. fi y a Alî, l'artiste jusqu'au bout du cal' âme. Lui qui a perdu un doigt dans une machine à perdre les doigts. Alî qui doit inventer un autre métier, s'invente celui de la tendresse. Il y a Lakhdar

avec « sa boîte à odeur» boîte à nostalgie,toute l'Algérie y est dedans. Et Loula la conteuse, celle sur qui tout le monde peut « conter ». Et

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puis soudainement « coincée dans l'ascenceur avec l'ange».
Quelle drôle d'histoire! TIens bon, oh narratrice, toi qui nous livre toute cette belle prose cadencée au souffle ténu de ton cordon d'oxygène sous perfu à nous couper le souffle. Ton récit tient à quelques gouttes d'amour. Tes délires sont des victoires rendues aux femmes. Et ce livre est un beau livre qui nous en « ivre ».

Moussa Lebldri

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A mes amis algériens A Neila

«Van Gogh pensait qu'il faut savoir déduire le mythe des choses les plus terre-à-terre de la vie. En quoi je pense, moi, qu'il avait foutrement raison. Car la réalité est terriblement supérieure à toute histoire, à toute fable, à toute divinité,à toute surréalité. Il suftit d'avoir le génie de l'interpréter. C'est ainsi que la lumière du bougeoir sonne, que la lumière du bougeoir allumé sur le fauteuil de paille verte sonne comme la respiration d'un corps aimant devant le corps d'un malade endormi. »

A. Artaud Van Gogh. Le suicidé de la société

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