Les Grandes Affaires Criminelles de France

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446 pages
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Sujet : Crimes célèbres, tueurs en série, erreurs judiciaires, femmes assassins, disparitions mystérieuses, braquages, escroqueries, affaires non résolues, crimes politiques… se sont succédé au cours de l'histoire. Cet ouvrage retrace les péripéties des plus célèbres affaires criminelles d'hier et d'aujourd'hui, de l'Auberge rouge aux disparus de Mourmelon, en passant par la bande à Bonnot, Landru, l'affaire Seznec, l'affaire Dominici, Lucien Léger ou encore l'affaire Grégory. Il est nourri d'une iconographie riche et variée (portraits des assassins, pièces de procédure judiciaire inédites, photographies ou dessins de presse de prétoires, documents administratifs des bagnes, etc.) et la maquette est harmonieuse et engageante. Le travail de coordination et d'écriture est entrepris par le meilleur spécialiste en activité du monde criminel, l'historien Sylvain Larue.


L'auteur : Sylvain Larue est un auteur on ne peut plus prolixe. Après un premier tome très remarqué consacré aux Grandes Affaires Criminelles de Paris puis de nombreux livres retraçant les méfaits sordides des différents départements de la banlieue parisienne, l'auteur coordonne aujourd'hui un premier livre généraliste consacré au crime en France. De par sa passion de chercheur et sa connaissance encyclopédique du sujet, il a accès à des documents introuvables et pourra retracer, avec sa plume très grand public, toutes les affaires qui ont marqué leur époque du XIXe au XXe siècle.

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Date de parution 01 octobre 2008
Nombre de visites sur la page 37
EAN13 9782812915772
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0105 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Les Grandes AffairesCriminelles de France LARUE SYLVAIN
De Borée ÉDITIONS
Autres publications de Sylvain Larue
Les Grandes Affaires Criminelles du Gers, Éditions De Borée, 2004
Les Grandes Affaires Criminelles du Vaucluse, Éditions De Borée, 2005
Les Grandes Affaires Criminelles du Tarn, Éditions De Borée, 2006
Les Grandes Affaires Criminelles de la Gascogne, Éditions De Borée, 2006
Les Grandes Affaires Criminelles du ValdeMarne, Éditions De Borée, 2007
Les Grandes Affaires Criminelles de Paris, Éditions De Borée, 2007
Les Grandes Affaires Criminelles des HautsdeSeine, Éditions De Borée, 2008
Les Grandes Affaires Criminelles du Vald’Oise, Éditions De Borée, 2008
Les Grandes Affaires Criminelles de SeineSaintDenis, Éditions De Borée, 2008
Tueurs en série de France, Éditions De Borée, 2008
En application de la loi du 11 mars 1957, il est interdit de reproduire intégralement ou partiellement le présent ouvrage sans autorisation de l’éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie, 20, rue des GrandsAugustins, 75006 Paris.
©De Borée, 2008 Achevé d’imprimer en U.E. en octobre 2008 Dépôt légal octobre 2008
Avec les contributions de
Paul ASTRUC
Vincent BROUSSE
Jean-Michel COSSON
Alain DOMMANGET
Alain FISNOT
Jean-Charles GONTHIER
Philippe GRANDCOING
Gérald MASSÉ
Nathalie MICHAU
Alain MORO
Jean-Philippe SAVIGNONI
Bernard SCHAEFFER
Jean-Michel VALADE
De Borée ÉDITIONS
“ Le maître de cérémonie
Avantpropos
LLES ONT FAIT PARLER D’ELLES pendant des semaines, des mois, parfois même des années. Elles font partie de ces histoires que les anciens évoquaient dans les veillées, en espérant faire peur mais aussi pour faire réfléchir les enfants. Elles sont ces anecdotes dont on a entendu parler une fois sans tout apprendre dans le détail. Elles sont, à leur manière, de petits romans policiers authentiques, où Monsieur ToutleMonde peut soudain devenir une bête sanguinaire. De l’assassinat du procureur Fualdès dans l’Aveyron de la Restauration, aux fâcheuses immiscions journalistiques rencon trées au cours de l’affaire Grégory Villemin, une trentaine des e e plus célèbres affaires criminelles de France duXIX etXX siècles vous attendent dans ces pages, toutes ayant pour point commun d’avoir passionné les foules venues en nombre assister aux procès et applaudir aux verdicts… Amateurs de petite et de grande Histoire, ne vous effrayez pas d’avance. Découvrez ou redécouvrez ces crimes qui, en leur temps, firent la une de la presse, captivèrent l’attention des masses et suscitèrent parfois les plus vives discussions. Je vous souhaite une bonne lecture.
Sylvain LARUE
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Cour d’assises de l’Aveyron, 18 août 1817 Cour d’assises du Tarn, 25 mars 1818 Le procureur FUALDÈS
er E 1 SEPTEMBRE 1811 fut installée à Rodez «la pre mière cour d’assises de l’Aveyron» en exécution de l’arrêt de la cour impériale de Montpellier, en date du 2 juillet 1811. Baron de l’Empire, M. Duveyrier en assu rait la présidence. C’est solennellement qu’il prit la tête du cortège qui, de l’hôtel de Bussy, gagna la salle d’audience située dans l’an cien couvent des Cordeliers. Le siège de procureur impérial au criminel était alors tenu par JosephBernardin Fualdès. La carrière de ce magistrat avait été marquée par sa participation active aux événements révolution naires. Élu juré au tribunal révolutionnaire de Paris, il avait siégé notamment lors des procès de Custine et de Charlotte Corday avant d’être nommé, de 1800 à 1811, juge au tribunal criminel de Rodez. Avec la Restauration, le procureur Fualdès avait pris du recul avec la vie publique, se consacrant pour l’essentiel à des tâches maçonni ques. Jusqu’à ce jour funeste du 19 mars 1817.
Quatre heures viennent de sonner à la cathédrale de Rodez quand JosephBernardin Fualdès ouvre la porte de sa demeure du quartier des Embergues. Devant lui se tient le facteur Sincholles. « Un billet pour vous, monsieur Fualdès.» L’exprocureur le déplie, lit en quelques secondes le message puis répond au facteur : « Je viendrai ce soir.»
La mort du procureur Fualdès en 1817 dans une maison sordide de Rodez... Ce crime valut à l’Aveyron une réputation de “ pays où on égorge les gens comme des porcs “.
8 - Le procureur FUALDÈS
Au moment du souper, Fualdès confie à sa femme l’objet de sa sortie nocturne. « Les frères de la Loge m’ont fixé rendezvous vers 10 heures. Je dois leur apporter des documents confidentiels. – Prenez garde à vous, Bernardin. Le soir, les rues de Rodez ne sont pas sûres. Des gouapes y sont toujours à traîner à la recherche de quelques sous.» Coiffé d’un hautdeforme et revêtu d’un manteau à large cape, un paquet fermement tenu sous son bras, Bernardin Fualdès quitte son domicile vers les 9 h 30. Sur la place de la Cité, il n’y a plus âme qui vive. En hiver, les Ruthénois sont des gens casaniers. L’ancien procureur accélère le pas, tourne à l’angle de la rue du Terral et s’avance devant la cathédrale pour rejoindre la maison de la Loge. Bernardin Fualdès ne parviendra jamais à son rendezvous.
Trois cents conjurés pour Louis XVIII Trois ans plus tôt, le 15 février 1814, à quinze kilomètres au nord de Rodez, le château de la Goudalie est en pleine effervescence. À Paris, les chefs de la société secrète royaliste, « Les Chevaliers de la foi », ont donné l’ordre de passer à l’insurrection. La première étape aura pour théâtre Rodez. Trois cents conjurés s’empareront de la ville où les autorités sont favorables à la monarchie. Ils pren dront les munitions et libèreront cinq cents prisonniers russes. De Toulouse, des renforts seront ensuite acheminés. Si tout se passe bien, Louis XVIII pourra être proclamé roi dans la cathédrale de Rodez. C’est un immense honneur pour les nobles aveyronnais. Malheureusement pour eux, le complot échouera avant que les conjurés ne puissent passer à l’action. En effet, le 16 au matin, le procureur impérial Fualdès est averti de l’imminence de la conjuration par Bastide, propriétaire à Dalmayrac, dont le domaine jouxte celui de La Goudalie. Cet informateur possède des renseignements de première main. Le doute n’est pas possible. Il n’est que temps de stopper les insurgés. Aussitôt, de son bureau, Fualdès rédige une note au préfet et au colonel Delafond, sans se douter qu’une complicité unit les deux hommes aux chefs du complot. « Les notables, écritil, seront égorgés, les fonds publics pillés, les prisonniers libérés.» Avertis, les trois cents conjurés ont juste le temps de s’évanouir dans la nature. Quant à leurs chefs, Goudal de la Goudalie, René de
10 - Le procureur FUALDÈS