Paris - Première guerre mondiale

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130 pages
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Description

Éloignée du front, la capitale se sentit d’abord à l’abri du conflit. Cruelle erreur, vite démontrée par les premiers bombardements de Paris dès le 30 août 1914. Suivirent alors de nombreux autres pilonnages, plus ou moins meurtriers. Les Parisiens se mirent à vivre au rythme des attaques, se réfugiant dans les caves à la moindre alerte.

A partir d’une sélection d’images anciennes, Stéphanie Couriaud retrace la vie quotidienne dans la capitale entre 1914 et 1918. Au fil des pages, les moments clés de la Grande Guerre se succèdent : la mobilisation, la ville bombardée, l’arrivée des réfugiés provenant des départements envahis et de Belgique… Sans oublier le défilé de la Victoire et l’hommage rendu à tous les soldats restés sur les champs de bataille. Un livre qui étonne, tant il est vrai que cette tranche de la vie parisienne est méconnue.

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Date de parution 01 mai 2015
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EAN13 9782813816764
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Le28t assassinésjuin 1914, l’archiduc François-Ferdinand et son épouse son àSarajevo, capitale de lal’héritier de l’empire d’Autriche-Hongrie dont l’empereur est François-Joseph, sones t Bosnie. Il oncle. L’assassin, Gavrilo Princip, est un jeune Serbe d’une vingtaine d’années. Les journaux français évoquent le double assassinat sans se douter qu’il sera le point de départ d’une guerre mondiale. Le23juillet, l’Autriche-Hongrie adresseà laSerbie un ultima tum. Celle-cidispose de 48heures pour répondre. Il est accepté à l’exception du dernier point. Elle décrète alors la mobilisation générale.Enréponse, l’Autriche-Hongrie mobilise une partie de son armée. Le28juillet, elle déclare la guerreà laSerbie. Le29juillet,laontièreRussie mobilise partiellement son armée le long de la fr avec l’Autriche-Hongrie. Le30générale. Le lendemain, la mobilisa tion décr ète juillet, elle c ’est er l’Autriche-Hongrie qui décr ète la mobilisa tion générale. L’Italie décide de r ester neutre. Le 1août, l’Allemagne déclare la guerreà laRussie. « Depuis quelques jours, l’état de l’Europe s’est considérablement aggravé en dépit des efforts de la diplomatie… À l’heure présente, la plupart des nations ont mobilisé leurs forces. Même des pays protégés par la neutralité ont cru devoir prendre cette mesure à titre de précaution… La mobilisation n’est pas la guerre ; dans les circonstances présentes, elle apparaît au contraire comme le meilleur moyen d’assurer la paix dans l’honneur… À cette heure, il n’y a plus de partis. Il y a la France éternelle, la France pacifique et résolue. Il y a la patrie du droit et de la justice, tout entière unie dans le calme, la er vigilance et la dignité »(Extrait de la déclaration du 1août1914 deRaymond Poincaré.) er Le 1août 1914,lesFrançais découvrent l’ordre de mobilisation. La jeune génération veut prendre sa revanche afin de récupérer lesdeuxrégions annexées par l’Allemagneen1871. Les anciens se rappellent la défaitede1870, l’occupation allemande et la perte de l’Alsace etde laLorraine. Dans son ouvrage,Dans Paris, la Grand’Ville, sensations de guerre,paru en1916,Jean Ajalbert écrit: « J’avais 7 ans en 1870, j’ai vécu, enfant, le siège, la Commune. Depuis quarante-quatre ans, nous en avons entendu parler de la Revanche. » Le3août, l’Allemagne envahitlaBelgique, pays neutre. L’Allemagne déclare la guerreà laFrance. Le4t ouraoût, c’est au de laGrande-Bretagne de la guerr déclar er l’Allemagne. Le même e à jour, « l’Union sacrée » est décrétéeenpartis politiques s’ entendent pour France, tous les c ombattre ensemble leur même ennemi, l’Allemagne. Le5août,laGrande-Bretagne fait appel aux volontaires pour se battre. Le6août, l’Autriche-Hongrie déclare la guerre aux pays en guerre contre l’Allemagne.
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Sur cette carte postale se tr ouvent quatreportraits: celuideRaymond Poincaré, président de laRépublique française, celui de NicolasII,tsar deRussie, celui de GeorgeV, roi d’Angleterre, et enfin er celui d’AlbertI , roideBelgique. De nombreuses cartes postales patriotiques sont éditées durant la guerre dont celle-ci fait partie.LaFrance, l’Angleterre etlaRussie sont alliées. L’Allemagne viole la neutralitéde laBelgique en l’envahissantdès le 3août 1914. Le roi Albert prend la tête de l’armée belge. Son surnom dur antlaGrande Guerre est le R oi soldat.« Elle[laFrance] sera héroïquement défendue par tous ses fils, dont rien ne brisera devant l’ennemi l’Union sacrée et qui sont aujourd’hui fraternellement assemblés dans une même indignation contre l’agresseur et dans une même foi patriotique. Elle est fidèlement secondée par la Russie, son alliée ; elle est soutenue par la loyale amitié de l’Angleterre. »sagedu mes  (Extrait deRaymond Poincaré,lu auSénat lors de la ses sion extraordinairedu 4août 1914.)
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er Le 1août 1914, l’ ordre de mobilisa tion générale est connudesdeFrançais. Le premier jour mobilisation estle 2août 1914.« De cinq à sept heures, des jeunes gens, précédés des drapeaux français, russe et anglais, se formèrent en bande de cinq cents à mille personnes et parcoururent les boulevards en chantantLaMarseillaise. Des cyclistes précédaient ces cortèges, que la foule acclamait. Les spectateurs saluaient les drapeaux et la jeunesse qui, demain, pourra être appelée à combattre pour la patrie. »(Le Petit Parisien,2août 1914.)
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Les voitures et les chevaux sont réquisitionnés par l’armée. Ils sont conduits par les réservistes.
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Les livrets militaires que portent sur eux les mobilisés son t contrôlés avec soin pour vérifier l’identité de chacun ainsi que leur des tination selon leur régiment d’affectation.
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