Pour une éducation à la paix et au développement au Tchad
149 pages
Français

Pour une éducation à la paix et au développement au Tchad

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149 pages
Français

Description

Depuis son accession à l'indépendance, le Tchad a connu plusieurs maux : guerres, coups d'Etat, conflits communautaires, violence, rébellions. Ceux-ci s'expliquent par la mauvaise gestion de la chose publique, la recherche des intérêts égoïstes, régionalistes et ethniques. Un sentiment de méfiance, de haine et de rejet de l'autre s'est installé entre les individus et les communautés. Cette instabilité a une influence négative sur le développement et le vivre-ensemble. La promotion de l'éducation à la paix et au développement est l'une des possibilités de remédiation à la situation du Tchad.

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Publié par
Date de parution 21 septembre 2020
Nombre de lectures 1
EAN13 9782140158209
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

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Exrait

coups d’Etat, conflits communautaires, rébellions, violence,
la mauvaise gestion de la chose publique, la recherche des
Un sentiment de méfiance, de haine et de rejet de l’autre s’est installé entre les individus et les communautés. Cette situation d’instabilité a influencé négativement sur le développement et sur le vivre-ensemble.
La promotion de l’éducation à la paix et au développement est l’une des possibilités de remédiation à la situation de notre pays.
La problématique de l’enseignement secondaire technique et professionnel en Afrique Subsaharienne de 1950-2000 ; le cas
Etudes africaines
Série Education
Thalès Djimrassem Reoular Ndigmbayel
Pour une éducation à la paix et au développement au Tchad
Préface de Nodjitolabaye Kouladoumadji
Pour une éducation à la paix et au développement au Tchad
Collection « Études africaines » dirigée par Denis Pryen et son équipe Forte de plus de mille titres publiés à ce jour, la collection « Études africaines » fait peau neuve. Elle présentera toujours les essais généraux qui ont fait son succès, mais se déclinera désormais également par séries thématiques : droit, économie, politique, sociologie, etc.
Dernières parutions
Firmin Marius Olivaint NYAMA (coord.),La violence au Gabon, 2020. Jose Do NASCIMENTO,La pensée politique de Cheikh Anta Diop,2020. Giscard Kevin DESSINGA,Démocraties au four et au moulin,Alternance et conflits électoraux,2020 Roger NDONA KAYAMBA,La production agricole dans la Province du Kwilu (RDC), 2020. Georges Moussavou,Organisation et système universitaire au Gabon. Sociologie des processus et systèmes institutionnels, 2020. Abdoulaye Wotem SOMPARÉ,L’énigme d’Ebola en Guinée. Une étude socio-anthropologique des réticences, 2020. Arsène Francoeur NGANGA et Roland Christian MBINDA-NZAOU,Peuples et civilisations kongo dans le sud du Gabon, 2020. Sylvain OBAME,Gabon : la réforme administrative sans la réforme de l’État,2020. Bernadette Clara Alvine AYO MBARGA,La mission de la femme dans le processus de réconciliation, 2020. Brice POREAU,Rwanda : une ère nouvelle. Comprendre le travail de reconnaissance (nouvelle édition), 2020. Holy HOLENU MANGENDA,Kinshasa. Urbanisation et enjeux écologiques durables, 2020. Ronsard MAKONZO NDONTONI,La preuve de la propriété immobilière en droit positif congolais, 2020.
Thalès DJIMRASSEM Reoular NDIGMBAYEL POUR UNE EDUCATIONA LA PAIX ET AU DEVELOPPEMENT AUTCHADPréface de Nodjitolabaye Kouladoumadji
© L’Harmattan, 2020 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-20120-7 EAN : 9782343201207
Remerciements De nombreuses personnes ont contribué à la réalisation de ce travail. Nous voulons, au début de cette étude, remercier tous ceux et celles qui nous ont aidé à son élaboration.
Nos remerciements vont tout d’abord à l’endroit du Dr Nodjitolabaye Kouladoumadji qui a accepté de nous orienter tout au long de notre investigation malgré ses nombreuses occupations. Ses conseils et ses remarques ont guidé le cheminement de nos investigations.
 Nous remercions tous nos collègues, l’administration de la Faculté des Sciences de l’Education et nos amis : Dr Djimbaye Naimo Gatro, Dr Bouba, M. Gaigasso Soulandi, M. Naringar Nguébatna, M. M’Bang-bassa Mor Itafanus, M. JonasSoudy, M. Aguid-Mya Garbaroum, M. Djonyaho Wéléké, Mallet II Guednan, M. Mékondion Nahoundongar.
 Nous exprimons particulièrement notre gratitude à l’endroit de l’équipe de la bibliothèque du CEFOD. Nous remercions Mme Neloumngaye Elisabeth, Mme Rari Catherine, Mme Mad-yon Ivette, M. Masrané Ferdimand, Mme Modjirom Sylvie et Mme Nékodji Patricia pour leur appui multiforme.
 Nos remerciements vont aussi à l’endroit de M. Beassim Poria et à M. Madjibaye Alphonse pour la correction de cette étude.
 Nous remercions tous les étudiants de la Faculté des Sciences de l’Education pour leur appui dans la collecte des données. Que tous trouvent dans ces modestes mots l’expression de notre profonde gratitude.
PréfaceIl y a de cela trois mois, nous nous sommes réunis pour présenter un texte de Djimrassem Thalès intituléPeut-on sauver le système éducatif tchadien ?La présentation de ce livre coïncide avec l’analyse par l’assemblée nationale de la crise du système éducatif tchadien. En effet, si quelqu’un veut détruire un Etat moderne, il suffit que cette personne mal intentionnée mette le bâton dans la roue du système éducatif de cet Etat
Le rôle des universités africaines et des centres africains de recherche, des organismes africains tels l’Union Africaine (UA) et ses sous-comités, c’est de s’assurer que les nouveaux systèmes éducatifs africains, créés sur les cendres des systèmes éducatifs coloniaux, ne sombrent pas suite ou sous les coups répétés des facteurs endogènes et exogènes que sont les guerres fratricides, la pauvreté endémique, l’inconscience ou l’insouciance des dirigeants, le manque de crédit alloué à l’éducation, le manque d’infrastructure d’accueil, le manque de personnel enseignant qualifié, le manque de matériel didactique et l’absence d’imagination pour trouver des solutions novatrices à de nouveaux défis, tant il est impossible de résoudre de nouveaux problèmes du système éducatif avec des anciennes méthodes.
Pour une éducation à la paix et au développement au Tchad est un nouveau livre qui ouvre un nouveau chapitre et identifie une nouvelle problématique dans l’analyse du système éducatif tchadien. Le texte comprend trois (3) parties et huit (8) chapitres.
 En effet, si l’on veut savoir pourquoi la société tchadienne connaît des crises à répétitions et parfois des crises et blocages de longue durée, les causes économiques ne suffisent pas. On évoque de temps en temps la crise de
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pétrole, mais il y a des pays africains qui n’ont pas de pétrole et qui continuent à fonctionner normalement. Si nous voulons savoir pourquoi un arbre meurt dans ses feuillages, son tronc et ses branchages, il faut descendre dans ses racines. Et chaque fois que Djimrassem Thalès apparaît au grand public avec un livre, c’est comme pour nous dire ‘’voilà’’ l’une des causes pour lesquelles notre arbre est en train de mourir. Telle racine est atteinte et est en phase de putréfaction avancée. Si nous ne faisons rien, d’ici peu l’arbre va mourir’’.
 De toutes les productions pédagogiques de notre pays, rares sont ceux consacrés à la paix, comme condition primordiale, non seulement de développement en général, mais spécialement de l’éducation. Le texte est une analyse sans complaisance menée par des pédagogues de terrain qui ont fait leurs preuves en ne publiant que des textes issus des enquêtes. Mais Djimrassem Thalès et Dr Ndigmbayel Reoular Urbain sont aussi des grands théoriciens de la pédagogie nouvelle adaptée à des circonstances de tout pays en développement comme les nôtres. C’est pourquoi avant de se lancer dans l’analyse critique de la situation éducationnelle du Tchad, ils passent toujours en revue les problèmes méthodologiques, les termes et les concepts, les définitions et les approches de leurs devanciers, ayant traité en profondeur les questions pédagogiques. C’est ce à quoi sont consacrés les trois (3) premiers chapitres. Le livre n’est pas un mémoire, ni une thèse qui pourrait être encadré de l’extérieur. Djimrassem Thalès et Dr Ndigmbayel Reoular Urbain sont les auteurs de leur texte.
L’éducation est l’unique moyen dont dispose toute société pour former le type d’homme qu’elle veut avoir. Si la société veut avoir de bons citoyens, courageux, travailleurs et patriotes, c’est à travers l’éducation. Si la société veut avoir des brigands, des voleurs ou des poltrons
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