Avez-vous dit performance des universités ?

-

Français
207 pages
Lire un extrait
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

L'amélioration de la performance des universités se situe au cœur des politiques publiques. Mais quels outils nous permettent aujourd'hui d'en apprécier les résultats ? Cet ouvrage revient sur la manière dont le concept de performance a émergé dans le paysage universitaire et sur ce qu'il induit pour le pilotage des établissements. Une nouvelle modalité d'évaluation comparative y est proposée.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 octobre 2010
Nombre de lectures 218
EAN13 9782296265691
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
2
     
Questions Contemporaines Collection dirigée par J.P. Chagnollaud, B. Péquignot et D. Rolland  Chômage, exclusion, globalisation… Jamais les « questions contemporaines » n’ont été aussi nombreuses et aussi complexes à appréhender. Le pari de la collection « Questions Contemporaines » est d’offrir un espace de réflexion et de débat à tous ceux, chercheurs, militants ou praticiens, qui osent penser autrement, exprimer des idées neuves et ouvrir de nouvelles pistes à la réflexion collective.    Vincent TROVATO,Marie Madeleine. Des écrits canoniques au Da Vinci Code, 2010. Ricciarda BELGIOJOSO,Construire l'espace urbain avec les sons, 2010. Collectif des médecins du travail de BourgenBresse,La santé au travail en France : un immense gâchis humain, 2010. Cyril LE TALLEC,Petit dictonnaire des cultes politiques en France, 2010. Steven E. Stoft,Dépasser Copenhague : Apprendre à coopérer. Proposition de politique mondiale postKyoto, 2010. Bernard OLLAGNIER,Communiquer, un défi français. De l'illusion du tout com' à la communication réelle, 2010. JeanPierre CASTEL,Le déni de la violence monothéiste, 2010. Sergiu MICOIU,Naissance de la nation en Europe, 2010. Joëlle MALLET, Sophie GEORGES,Une action sur l'emploi qui change tout,2010. Alem SURREGARCIA,La théocratie républicaine, Les avatars du Sacré, 2010. Asmara KLEIN,La coalition « »'. UnePubliez ce que vous payez campagne pour la gestion responsable des ressources naturelles,2010. Olivier BATAILLE,Les Apprentissages professionnels informels. Comment nous apprenons au travail pour se former toute sa vie, 2010. Stéphane ENGUELEGUELE, Justice, politique pénale et tolérance zéro, 2010. MarieChristine ZELEM, Odile BLANCHARD, Didier LECOMTE (dir.), L'éducation au développement durable. De l'école au campus, 2010. Robert HOLCMAN,Euthanasie, l'ultime injustice, 2010. Gilbert BOUTTE,Nicolas Sarkozy face à la crise, 2010.
      
© L’Harmattan, 2010 57, rue de l’EcolePolytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 9782296128484 EAN : 9782296128484
Avant propos
En septembre 2006, j’étais nommé comme « faisant fonction » de sousdirecteur de la performance de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, à la Direction de l’Evaluation, de la Prospective et de la Performance (DEPP). La DEPP est l’une des directions du secrétariat général commun au Ministère de l’Education Nationale (MEN) et au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MESR). La raison du « faisant fonction » tenait au fait que je n’appartiens pas à un corps d’État qui peut donner accès au titre officiel de sousdirecteur d’une administration centrale, alors que j’étais jugé suffisamment compétent pour en exercer la fonction. Dans la pratique, cela fait peu de différence. La mission qui m’a été confiée consistait à créer une nouvelle sousdirection consacrée à l’étude de la performance de l’enseignement supérieur et de la recherche, dans une structure essentiellement dévolue aux statistiques publiques et à l’évaluation du système éducatif. Il s’agissait ainsi de participer à la réorganisation de la DEPP par grands métiers, dans le but d’accompagner la nouvelle politique lancée à l’occasion de la mise en place de la Loi Organique de Loi de Finances (LOLF), avec sa batterie d’objectifs et d’indicateurs. Dans le même temps, François Goulard installait le pacte pour la recherche. Sa loi de programme pour la recherche, votée en avril 2006, instituait plusieurs créations dans l’organisation du système de recherche et d’innovation. Le principe général consistait à insuffler une dynamique de réformes sans fondamentalement transformer le dispositif existant. Les changements étaient apportés par la conception de nouvelles entités dévolues à de nouvelles missions à l’échelle nationale, ainsi qu’avec le développement de structures fédératives d'enseignement supérieur et de recherche destinées à être plus
7
visibles et efficaces. Ainsi ont été créés le Haut Conseil pour les Sciences et les Technologies (HCST), l’Agence Nationale pour la Recherche (ANR), l’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES), les Pôles de Recherche et d’Enseignement Supérieur (PRES) et les Réseaux Thématiques de Recherche Avancée (RTRA) et leur version Santé (CTRS), les pôles de compétitivité et les instituts Carnot, et enfin, l’Institut des Hautes Etudes en Sciences et en Technologie (IHEST). Quelques mois plus tard, en août 2007, Valérie Pécresse faisait voter la loi « Liberté et responsabilités des universités (LRU)» qui avait pour but d’élargir l’autonomie des universités. Cette loi instaure un nouveau cadre pour la gouvernance des établissements universitaires qui se traduit par une réduction du nombre d’administrateurs, une plus large ouverture des conseils d’administration à des personnalités issues du monde socioéconomique et un renforcement des pouvoirs des présidents. Par ailleurs, des mesures ont été prises pour que ces mêmes universités réunissent les conditions pour accéder à de nouvelles compétences, notamment la gestion de leurs ressources humaines et éventuellement de leur patrimoine immobilier, au plus tard dans les cinq ans. La ministre a en outre lancé cinq chantiers de réflexion sur les conditions de vie étudiante, les carrières des personnels, les campus, les jeunes chercheurs, et enfin, la réussite en licence. Ainsi j’ai exercé mes fonctions à un moment de grande volonté réformatrice. Mais aussi dans l’urgence de l’action, car tous ces changements n’empêchaient pas la vie universitaire, la vie de la recherche, la vie gouvernementale, la vie politique en général, de continuer, avec l’ouverture quasiquotidienne de sujets nouveaux, des plus idéologiques au plus pragmatiques. En tant que responsable des outils de pilotage et des productions statistiques, il me fallait réunir le maximum de données quantitatives relatives à tous ces sujets et les réorganiser pour les rendre utiles à la réflexion et à la décision. Exercice
8
d’équilibriste entre fiabilité des informations et urgence de la réponse, entre optimisme des attentes et dure réalité des chiffres. J’ai eu le bonheur dans ce travail de pouvoir m’appuyer sur des équipes compétentes et motivées qui n’ont jamais rechigné à l’ouvrage. Un grand merci leur est ici adressé pour leur dévouement et leur patience. Une pensée particulière s’adresse ème aux locataires du moment du 6 étage du 65 de la rue Dutot, lieu particulièrement foisonnant de discussions et d’innovation. Ma vie professionnelle antérieure dans le monde de la recherche publique m’avait permis d’être confronté avec l’action du ministère. Mais celuici demeurait pour moi une entité bien distante, aux réactions incertaines, voire improbables. J’étais loin de me douter de la puissance des mécaniques institutionnelles sousjacentes qui la gouvernent et que j’ai découvertes au fur et à mesure. Mon regard a profondément changé au contact de cette grosse machine à la démarche lourde, hésitante mais inexorable, indispensable dans son principe, exaltante dans ses ambitions, cependant souvent ingrate dans sa pratique quotidienne et parfois très décourageante. Cet ouvrage tente de restituer quelques éléments de réflexion qui tirent profit de cette expérience au sein de l’administration dite centrale, dans une période de chamboulement qui a même fini par toucher l’organisation interne du ministère. Il présente un point de vue totalement personnel sur quelques questions arbitrairement choisies. Il cherche délibérément à sortir des cadres de pensée dominants. Non par esprit de provocation, mais pour extraire le lecteur du confort des chemins trop familiers et éventuellement le pousser à remettre en question quelques idées reçues. Il ne prétend pas couvrir l’ensemble du champ, ni éviter les partispris. Les propos qui y sont tenus n’engagent strictement que l’auteur de ces lignes.
9
10