Les heures buissonnières au collège

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Un collège en ZEP dans le 20e arrondissement de Paris. Un professeur de français. Des élèves. Et des poésies, des images, des calligrammes, et bien d'autres choses encore. Mais qui sont les auteurs ? Des enfants statistiquement situés dans la « petite moyenne » d'un collège, à qui, tout simplement, ont été ménagées des « heures buissonnières » où la seule obligation était s'écouter, sans se moquer. Maria Pierrakos

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Date de parution 01 juillet 2016
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EAN13 9782140014628
Langue Français

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Les heures buissonnières au collège
1971-1985
Charlotte NACCACHELes heures buissonnières
au collège
1971-1985
© L’Harmattan, 2016 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris
http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-343-09511-0 EAN : 9782343095110
Pour celui qui a ouvert mes yeux
à l’amour et à la beauté du monde.
STOP 2015 Danger d’une interprétation hâtive. Si on ouvre ce livre au hasard, comme ça, pour voir, et qu’on découvre ces dessins, qu’on lit ces distiques, qu’on s’étonne de ce que des enfants ont pu voir de poésie dans un abécédaire, ces portraits « à la manière de.. » ces Calligrammes et ces Cortèges, on risque de se faire une idée très insolite de ces classes où se côtoyaient 25 ou 30 collégiens. De se faire beaucoup d’illusions romanesques et d’imaginer ces enfants, sages, attentifs, comme des chefs-d’œuvre confits, levant le doigt pour demander la parole, réfutant courtoisement les opinions qu’ils ne partagent pas, comme des philosophes athéniens, et dans un langage châtié. Eh bien NON. Dans la classe, on se donnait des coups de pied sous la table, on s’interrompait l’un l’autre, on s’invectivait dans un vocabulaire sans cesse renouvelé, et on se promettait…à la récréation… Il y avait, comme aujourd’hui, probablement, les paresseux, les bavards, les farceurs, les forts en gueule, ceux qui jetaient des regards en biais sur la feuille du voisin et ceux qui entouraient du bras leur copie, pour les en empêcher, les actifs et les apathiques, les bons élèves et les cancres. La vie, quoi ! Ceci représente la mise au clair et la synthèse des notes de travail, entre les années 1971 et 1985, que je prenais – échecs ou succès – et que je transcrivais lorsque, enfin, les « expériences » que j’avais tentées m’apparaissaient significatives ou réussies.
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PRÉAMBULE AU PRÉAMBULE En novembre 2006 Je suis une vieille dame de 85 ans, donc à la retraite depuis très très longtemps. Parfois, il m’arrive de refaire le chemin ; et certains souvenirs, certaines aventures me reviennent en mémoire, ceux d’une partie de mon activité de professeur, et qui me sont précieux La plus longue partie de ma carrière de professeur s’est déroulée en France. Je ne parle pas ici des quelques années passées dans des classes de second cycle de lycée, mais de celles où j’ai été affectée, un temps, dans un collège de la région e parisienne et surtout à Paris dans un CES du 20 arrondissement classé ZEP (Zone d’Education Prioritaire), à Belleville. Et ces années ont constitué pour moi une aventure que j’ai envie de raconter. J’ai interrogé pour cela de nombreux « cahiers de classe » pleins de dessins, de poèmes, de textes, signés ou anonymes ; et même de brouillons, qui me servaient à noter ce que pompeusement, j’appelais « mes expériences » Ils dormaient dans un coin de ma bibliothèque, sans que personne les aient jamais vus. Et voilà qu’ils en sortent. Et qu’ils en sortent une seconde fois en 2015 à l’occasion d’un de ces moments de bavardage où on évoque le passé, avec mon amie psychanalyste Maria Pierrakos.
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